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Pour Obama, la gestion du coronavirus par Trump est un “désastre chaotique absolu”

L’ancien président des États-Unis en a profité pour renouveler son soutien à Joe Biden, son ex-vice-président.

Barack Obama s'en est pris vertement à la gestion de l'épidémie de coronavirus par Donald
Barack Obama s’en est pris vertement à la gestion de l’épidémie de coronavirus par Donald Trump.

L’ancien président des États-Unis Barack Obama a estimé que la gestion de la pandémie due au nouveau coronavirus par son successeur Donald Trump était un “désastre chaotique absolu”, ont rapporté ce samedi 9 mai des médias américains.

Cette critique cinglante, la plus explicite à ce jour de sa part, l’ex-président démocrate l’a faite vendredi soir lors d’une conversation téléphonique d’une demi-heure avec d’anciens collaborateurs de son gouvernement, dont Yahoo News s’est procuré un enregistrement.

Donald Trump a “rejeté les avertissements” sur le covid-19

Barack Obama y invoque notamment la réponse à la crise sanitaire pour justifier la nécessité de choisir de bons dirigeants et appeler ses ex-conseillers à s’investir dans la campagne de Joe Biden, son ancien vice-président et candidat démocrate à la présidentielle de novembre face à Donald Trump.

“L’élection qui arrive, à tous les niveaux, est tellement importante car nous n’affronterons pas seulement un individu ou un parti politique”, a-t-il dit, selon ses propos rapportés par plusieurs médias. Il estime que le véritable adversaire, ce sont des “tendances de long-terme” comme ”être tribal, être divisés, voir les autres comme des ennemis”, qui risquent de caractériser “la vie américaine”.

Encore très populaire chez les démocrates, Barack Obama avait déjà laissé entendre que le milliardaire républicain avait “rejeté les avertissements” sur les risques de pandémie. Donald Trump est accusé par ses détracteurs d’avoir d’abord minimisé la menace, puis d’avoir donné des consignes contradictoires et confuses, entre les appels à la prudence et la hâte de voir l’économie redémarrer.

L’État de droit “menacé” par Trump? 

Dans la conversation de vendredi, le premier président noir des États-Unis (2009-2017) est aussi revenu sur la décision controversée du ministère américain de la Justice de retirer le dossier d’accusation contre Michael Flynn, un ex-conseiller de Donald Trump poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe.

“Il n’y a aucun précédent que l’on puisse trouver sur une personne inculpée de parjure qui s’en tire impunément”, a-t-il dit. “C’est le genre de situation où l’on peut commencer à redouter que (…) notre lecture basique de l’État de droit soit menacée”, a-t-il prévenu.

“Quand on prend ce chemin, cela peut aller très vite, comme on l’a vu ailleurs”, a-t-il ajouté, appelant à ne pas sous-estimer cet événement. Là aussi, il souligne y voir une raison pour soutenir son ancien vice-président. “C’est pourquoi je vais passer autant de temps que nécessaire à faire campagne aussi intensivement que possible pour Joe Biden”, a-t-il assuré.

Pour vaincre Trump, Sanders rallie Joe Biden pour la présidentielle américaine

Après son abandon, Bernie Sanders avait déjà indiqué qu’il soutiendrait le candidat du parti démocrate, qui sera sans surprise Joe Biden. Mais ce ralliement officiel va plus loin qu’un simple soutien.

Joe Biden et Bernie Sanders, ici le 15 mars 2020, sont maintenant alliés pour vaincre Donald Trump...
Joe Biden et Bernie Sanders, ici le 15 mars 2020, sont maintenant alliés pour vaincre Donald Trump à l’élection présidentielle de novembre 2020. 

ÉLECTIONS AMÉRICAINES – Le champion de la gauche américaine Bernie Sanders s’est clairement rallié ce lundi 13 avril à la candidature de son ex-rival dans les primaires démocrates, le modéré Joe Biden, avec un objectif assumé: battre Donald Trump, le “président le plus dangereux de l’histoire moderne”.

Le sénateur indépendant, 78 ans, qui avait renoncé mercredi à briguer l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, avait déjà dit qu’il travaillerait avec Joe Biden, 77 ans, “un homme très respectable”.

Il a franchi lundi un pas supplémentaire en apportant explicitement son soutien à la campagne de l’ancien vice-président de Barack Obama et en appelant tous les Américains à faire de même.

Dans une démonstration d’unité, les deux septuagénaires, filmés séparément en raison du nouveau coronavirus, sont apparus côte à côte sur une vidéo diffusée en direct sur internet. “Aujourd’hui, je demande à tous les Américains ― tous les démocrates, indépendants, et de nombreux républicains ― de se rassembler dans cette campagne et de défendre votre candidature, que je soutiens”, a déclaré Bernie Sanders, dont certains partisans ont exprimé des réserves sur le programme de Joe Biden qu’ils jugent trop tiède.

C’était notamment le cas de membres du parti  Démocrate Socialiste, dont la très médiatique et populaire députée Alexandra Ocasio-Cortez, qui avait fait savoir la veille qu’ils ne rallierait pas Biden. 

We must come together to defeat the most dangerous president in modern history. I’m joining @JoeBiden‘s livestream with a special announcement. https://t.co/AC3zh3ChX3— Bernie Sanders (@BernieSanders) April 13, 2020

Mais pour Bernie Sanders, la fin justifie les moyens. Et ce ralliement officiel a un but clairement énoncé: “Vaincre quelqu’un qui, je crois ― et je parle seulement pour moi maintenant ― est le président le plus dangereux de l’histoire moderne de ce pays”.

Ce ralliement contraste avec ses réticences à soutenir la candidature d’Hillary Clinton après qu’elle l’eut battue dans les primaires démocrates de 2016. Les atermoiements de Bernie Sanders avaient sérieusement affaibli la campagne de l’ancienne secrétaire d’Etat.

Joe Biden qui a remporté une série de nettes victoires dans les primaires démocrates avant l’irruption du coronavirus, s’est dit “profondément reconnaissant” de ce soutien.

“Vous avez placé les intérêts de la Nation et le besoin de battre Donald Trump au-dessus de tout”, a-t-il dit à Bernie Sanders. “Comme vous dîtes, ce n’est pas ‘moi’ mais ‘nous’”, a-t-il ajouté en référence au slogan du sénateur du Vermont, plaçant sa campagne sous le signe de l’unité.

Joe Biden officialisé le 17 août sans surprise

Joe Biden s’est ensuite directement adressé aux partisans de Bernie Sanders, particulièrement populaire chez les jeunes. “Je vous vois, je vous entends, je comprends l’urgence de ce qui doit être fait pour ce pays et j’espère que vous vous joindrez à nous”, leur a-t-il lancé.

Joe Biden a ajouté que les deux hommes allaient créer des groupes de travail communs, notamment sur le changement climatique, la santé ou le financement des études supérieures, des thématiques sur lesquelles son rival avait fait des propositions nettement plus à gauche.

“C’est la preuve que, même si Bernie Sanders n’est pas sur les bulletins de vote en novembre, son programme le sera”, a commenté l’équipe de campagne de Donald Trump qui reproche régulièrement à Bernie Sanders d’être un “socialiste”, un terme marqué très à gauche aux Etats-Unis où il garde des relents de Guerre froide.

Joe Biden devrait être désigné officiellement candidat lors d’une convention démocrate le 17 août. Il s’agira du point d’orgue d’une campagne pour l’investiture démocrate qui avait démarré avec un nombre inédit de candidats, affichant une diversité record.

Après des débuts difficiles, le vétéran de la politique américaine s’était imposé sur ses concurrents notamment grâce au soutien des électeurs noirs et des ouvriers. Un à un, ses rivaux avaient jeté l’éponge pour se rallier à sa candidature. Seule la sénatrice Elizabeth Warren n’a pas encore franchi ce pas.

Les démocrates attendent également une prise de parole de l’ancien président Barack Obama qui s’est gardé d’intervenir dans la campagne jusqu’ici.

Celle-ci est mise en sourdine depuis un mois en raison de la pandémie de Covid-19, qui a mis un terme à tous les meetings, réunions publiques et autre porte-à-porte. Donald Trump reste lui très visible pendant la crise, dont l’impact électoral est toutefois incertain.

Trump annonce une vaste opération d’expulsion de migrants

Le président américain en campagne pour sa réélection multiplie les actions en direction de son électorat le plus conservateur. Une vaste opération d’expulsion de migrants devait débuter dimanche 14 juillet. 

Donald Trump avait prévenu. Sur tout le territoire américain, une gigantesque opération de reconduite à la frontière de clandestins allait être menée à partir du dimanche 14 juillet. Dix villes devaient être ciblées, de New York à San Francisco en passant par Chicago ou Houston, mais au soir du 14 juillet, peu de coup de filet de grande ampleur.

Les grandes villes souvent démocrates ont fait de la résistance. Scène surréaliste à Los Angeles où c’est le shérif en personne et en uniforme qui donne des conseils aux immigrants de non-coopération avec la police : « Gardez votre porte fermée et demandez aux policiers de l’immigration à voir leur mandat, s’ils n’en ont pas, n’ouvrez pas la porte », informe Alex Villanueva.

Polémique autour des conditions de détention


Pour ses détracteurs, Donald Trump applique sa stratégie de grande promesse pas forcément suivie des faits, à l’image de la construction laborieuse du mur à la frontière avec le Mexique. Les méthodes du président américain font polémiques, notamment les conditions insalubres des immigrants dans les centres de détention. 

Trump joue l’apaisement avec l’Iran: “Rien ne presse”

Le président américain a jugé vendredi que « rien ne press[ait] » pour résoudre les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, après une série d’incidents et d’invectives

« Nous avons le temps. Rien ne presse, ils peuvent prendre leur temps », a dit Donald Trump à son arrivée au G20 d’Osaka, lui qui parlait encore il y a peu de « guerre » contre les Iraniens.

Ces propos apaisants tranchent avec le ping-pong des déclarations choc qui s’était poursuivi jeudi entre l’Iran et les Etats-Unis. Téhéran avait mis en garde contre l' »illusion » d’une « guerre courte » entre les deux pays ennemis. La crise entre les Etats-Unis et l’Iran doit être au menu des discussions du sommet du G20 qui s’est ouvert vendredi au Japon.

Une crise de 40 ans

Le même jour, des représentants des Etats encore parties à l’accord nucléaire signé en 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Iran et Russie) doivent se retrouver à Vienne pour faire le point sur l’application du texte. Les Européens pressent l’Iran de ne pas commettre l' »erreur » de se retrouver en violation de ses engagements.

Après leur retrait de l’accord en 2018, les Etats-Unis ont rétabli des sanctions économiques qui asphyxient l’économie iranienne et privent Téhéran des bénéfices qu’il attendait de ce pacte.

La crise au long cours qui caractérise depuis 40 ans les relations entre les Etats-Unis et l’Iran connaît depuis environ deux mois un nouvel accès de fièvre, sur fond d’escalade dans la région du Golfe et d’inquiétudes pour la survie de l’accord nucléaire, menacé depuis que les Etats-Unis s’en sont retirés.

“Ennemi principal”

Un nouveau pic a été atteint lorsque l’Iran a abattu un drone américain, le 20 juin, après une série d’attaques d’origine inconnue contre des tankers attribuées par Washington à Téhéran qui a démenti.

Dans ces circonstances ultratendues faisant craindre un embrasement, M. Trump avait évoqué mercredi la possibilité d’une guerre courte contre Téhéran. « Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire. Et je ne parle pas de troupes au sol ».

L’idée d’une « +guerre courte+ avec l’Iran est une illusion », a réagi le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif dans un message sur Twitter destiné, selon lui, à corriger certaines « idées fausses » du président américain qui « menacent la paix ».

Un drone américain abattu

Mardi, le président iranien Hassan Rohani a déclaré à son homologue français Emmanuel Macron que l’Iran ne cherchait la guerre « avec aucun pays », pas même les Etats-Unis. Pour autant, Téhéran multiplie les mises en garde.

A Téhéran, les funérailles publiques de près de « 150 martyrs » tombés lors de la guerre Iran-Irak ou en Syrie, ont donné aux autorités l’occasion d’exalter la « résistance » face à l' »ennemi principal »: les Etats-Unis.

S’adressant à la foule, le chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, est revenu sur la destruction du drone américain – abattu selon Téhéran dans l’espace aérien iranien, ce que Washington conteste. « La main bénie qui a attaqué le drone américain a confirmé que pour résister devant l’ennemi, la République islamique d’Iran n’a aucune hésitation », a-t-il déclaré.

“Accord durable”

Cherchant à calmer les inquiétudes, Mark Esper, secrétaire américain à la Défense par intérim, a assuré jeudi à l’Otan que son pays ne voulait pas d’un conflit avec l’Iran. « Notre propos est d’amener l’Iran à négocier un accord durable », a-t-il assuré alors que Washington veut un nouvel accord avec l’Iran, pour qui, au contraire, le pacte de 2015 n’est pas négociable.

Par l’accord de Vienne, l’Iran s’est engagé à ne jamais chercher à se doter de l’arme atomique, et à limiter drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée partielle des sanctions internationales. En riposte au retour des sanctions américaines, Téhéran a fait connaître le 8 mai son intention de se délier progressivement de ses engagements si Européens, Russes et Chinois ne l’aidaient pas à contourner les mesures américaines.

Un franchissement du seuil d’uranium?

L’Iran a annoncé ce jour-là ne plus se sentir tenu par les limites que l’accord de impose à ses réserves d’eau lourde et d’uranium faiblement enrichi, et a menacé de s’affranchir d’autres engagements à partir du 7 juillet.

Il avait indiqué le 17 juin que ses réserves d’uranium dépasserait à partir du 27 juin le plafond des 300 kilos fixé par l’accord, mais aucune confirmation du franchissement de ce seuil n’est venue ce jour. Les Iraniens ne « dépasseront pas (la limite) aujourd’hui », a indiqué jeudi à l’AFP un diplomate à Vienne, évoquant une possible « raison politique » à cette retenue.

Mais un responsable iranien à Vienne a affirmé sous couvert de l’anonymat que la limite n’avait pas été dépassée pour des « raisons techniques », soulignant que jeudi et vendredi étaient des jours de repos hebdomadaire en Iran.

Source: Belga

Trump s’acharne contre les médias et traite les journalistes d’ennemis du peuple

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

« Ils devront se mettre à genoux et implorer mon pardon, ce sont vraiment les ennemis du peuple ». Le tweet présidentiel, d’une agressivité inouïe, visait le New York Times. Les attaques au vitriol de Donald Trump contre les médias n’ont rien de nouveau. Mais elles ont encore gagné en fréquence et en férocité ces dernières semaines.

Son meeting de campagne samedi soir à Green Bay, dans le Wisconsin, devrait selon toute vraisemblance donner lieu à de nouveaux assauts contre les journalistes. D’autant qu’au même moment aura lieu, à Washington, le dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA). Comme en 2017 et 2018, le milliardaire républicain a décidé de bouder ce rendez-vous annuel – « ennuyeux » selon ses termes -qui met la liberté de la presse à l’honneur et donne l’occasion au président américain de prononcer un discours, en général teinté d’autodérision, sur l’année écoulée.

Les raisons de l’intensification des attaques du président de la première puissance mondiale contre les médias qu’il qualifie à la moindre occasion de « Fake News »? Difficile de se prononcer avec certitude. Mais, au-delà de la volonté de galvaniser sa base électorale en désignant un « ennemi », la diffusion des conclusions du rapport du procureur spécial Robert Mueller sur l’enquête russe a incontestablement déstabilisé le locataire de la Maison Blanche.

Le point presse disparaît

Autre hypothèse: le milliardaire américain raffole de l’attention des journalistes, or elle lui échappe un peu avec l’entrée en lice des candidats démocrates pour l’élection présidentielle de 2020. Kamala Harris, Beto O’Rourke, Pete Buttigieg, Joe Biden: un a un, depuis plusieurs semaines, ils captent un peu de la lumière, et déplacent l’attention des médias américains au-delà de la seule Maison Blanche. Les attaques sont d’autant plus remarquables qu’elles s’accompagnent de la quasi-disparition du point de presse quotidien de la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Cela fait plus de 40 jours que cette dernière ne s’est pas présentée au podium de la célèbre salle de presse pour faire face aux questions des journalistes. Et cette année, contrairement à l’année dernière, elle ne participera pas, elle non plus, au dîner de gala: tous les membres de l’équipe Trump ont reçu comme consigne de décliner l’invitation. « Soyons clairs: le fait que cette administration réduise les points de presse de la Maison Blanche, du Pentagone et du département d’Etat est infiniment plus grave que de la question de savoir si le président participe au dîner des correspondants », souligne, dans Politico, Olivier Knox, président de la WHCA.

Certes, le président lui-même répond plusieurs fois par jour aux questions des journalistes. Mais cela se fait toujours dans une certain désordre, suivant son tempo, dans les jardins de la Maison Blanche avant qu’il ne monte dans son hélicoptère, ou dans le Bureau ovale au milieu d’un véritable brouhaha. Et rien n’indique que les relations du 45e président des Etats-Unis avec la presse sont sur le point de s’apaiser. Jeudi, Sarah Sanders s’est bien présentée au pupitre. Mais c’était pour répondre aux questions des enfants du personnel de la Maison Blanche qui participaient à la journée « Emmenez vos enfants sur votre lieu de travail ».

Dangereux pour les journalistes

Vendredi, devant les membres de la NRA, puissant lobby des armes, Donald Trump n’a pas fait dans la dentelle: « Le niveau de malhonnêteté et de corruption dans les médias est incroyable », a-t-il lancé. Pour Jeffrey Morosoff, qui enseigne le journalisme à la Hofstra University près de New York, le président américain « joue un jeu dangereux ». « Un jour, l’un de ses supporteurs va s’en prendre physiquement à un journaliste ».

Trump exhorte les démocrates à financer une « barrière en acier » à la frontière avec le Mexique

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

Le président américain faisait sa première « allocution à la Nation » depuis le bureau ovale de la Maison Blanche. « Les gens ne construisent pas des murs parce qu’ils détestent les gens à l’extérieur, mais parce qu’ils aiment les gens à l’intérieur ».

La courte intervention télévisée de Donald Trump mardi 8 janvier n’aura porté que sur un seul sujet: le mur frontalier qu’il souhaite avec le Mexique et dont la question de son financement paralyse le pays depuis plusieurs semaines.

Lors de sa première allocution à la nation depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, le président américain a réclamé 5,7 milliards de dollars pour une « barrière en acier » à sa frontière avec le Mexique.

« A la demande des démocrates, il s’agira d’une barrière en acier plutôt que d’un mur en béton », a-t-il affirmé, évoquant une « crise humanitaire et sécuritaire grandissante ».

« Notre frontière sud est la porte d’entrée de vastes quantités de drogue, dont méthamphétamine, héroïne, cocaïne et fentanyl », a également dénoncé le 45e président des Etats-Unis, rejetant une fois de plus la responsabilité du « shutdown » sur les démocrates, qui selon lui « refusent de financer la sécurité aux frontières ».

S’appliquant à prendre un ton grave au cours de son intervention de neuf minutes, il n’a pas mentionné la possibilité de recourir à une mesure d’urgence exceptionnelle, comme il l’avait évoqué.

Les démocrates, opposés au financement de ce mur qu’ils jugent « immoral », coûteux et inefficace, ont immédiatement dénoncé l’absence de main tendue du président, l’exhortant une nouvelle fois à « rouvrir le gouvernement ».

« Le président Trump doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise » migratoire et humanitaire à la frontière, a lancé le présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. De son côté, Chuck Schumer a ajouté: « le symbole des États-Unis doit être la statue de la liberté, pas un mur de 9 mètres ».

Après 24 heures d’intenses spéculations à Washington, Donald Trump n’a finalement pas annoncé le recours au « National Emergencies Act » qui lui aurait permis de contourner le Congrès et de s’appuyer sur l’armée pour construire l’édifice. Mais il a mis en avant la nécessité, impérieuse selon lui, de mener à bien son projet.

« Au fil des ans, des milliers d’Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d’autres vies seront perdues si nous n’agissons pas tout de suite », a-t-il lancé.

« Notre frontière sud est la porte d’entrée de vastes quantités de drogue, dont méthamphétamine, héroïne, cocaïne et fentanyl », a également dénoncé le 45e président des Etats-Unis, rejetant une fois de plus la responsabilité du « shutdown » sur les démocrates, qui selon lui « refusent de financer la sécurité aux frontières ».

Les négociations budgétaires sont au point mort: depuis plus de deux semaines, quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux sont contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés.

Et le record du plus long « shutdown » de l’histoire pourrait bientôt tomber: 21 jours, entre fin 1995 et début 1996, sous le présidence de Bill Clinton.

Durant la campagne et depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans, le président a envoyé des messages très différents -et parfois contradictoires- sur la longueur et la nature exacte du mur qu’il espérait.

Depuis quelque temps, il émet l’idée d’un mur fait de barres verticales en acier et non en béton dans l’espoir de rendre le projet plus acceptable pour les démocrates. Mais ces derniers n’ont pas du tout été sensibles à l’argument.

Mercredi, Donald Trump participera à un déjeuner au Congrès avec les sénateurs républicains. Jeudi, il se rendra à la frontière sud « pour rencontrer ceux qui sont en première ligne » de ce qu’il appelle une « crise de sécurité nationale ».

En mars 2018, il s’était rendu à San Diego, près de la frontière avec le Mexique, pour examiner lors d’une visite savamment mise en scène des prototypes de mur.

Huff post

Le juge de Trump (Par Yves Boisvert)

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

Ce n’était qu’une petite défaite pour le président, mais elle aura servi à illustrer un grand principe : l’indépendance judiciaire.

Eh oui, ça existe encore, même dans les États-Unis de Donald Trump.

Vendredi, le juge fédéral Timothy Kelly, nommé par Trump lui-même, a donné raison à CNN dans sa poursuite contre la Maison-Blanche. La révocation de l’accréditation du journaliste Jim Acosta s’est faite en violation de ses droits constitutionnels ; une nouvelle carte doit lui être délivrée.

Un « simple juge », non élu, qui remet le président à sa place. Ça semble presque héroïque ces jours-ci, mais ce n’est pourtant presque rien. Rien que de très normal, rien que le fondement même de la démocratie américaine : des pouvoirs qui se surveillent les uns les autres.

***

On n’est qu’au stade préliminaire de la poursuite. Le juge Kelly ne s’est même pas prononcé sur une possible violation de la liberté de la presse. À cette étape, le juge constate simplement qu’on a retiré l’accréditation du journaliste de manière arbitraire. Or, le pouvoir exécutif (le président) est soumis à une obligation d’équité procédurale. À première vue, il a manqué à cette obligation constitutionnelle.

Le seul avertissement que le journaliste a eu fut celui du président, qui l’a décrit comme un journaliste épouvantable à la fameuse conférence de presse post-élections. Par la suite, la Maison-Blanche a publié une vidéo truquée où l’on a accéléré le mouvement pour donner à penser qu’il avait touché à une stagiaire venue lui enlever le micro. Ces justifications après le fait ne tiennent pas la route.

Le juge n’a pas dit que les journalistes avaient un droit inaliénable à détenir pour toujours une carte de presse. Il ne s’est pas prononcé sur le comportement du journaliste. Simplement, à partir du moment où la Maison-Blanche distribue un certain nombre d’accréditations, elle ne peut les retirer sans un processus équitable et rationnel.

L’affaire n’est pas entendue sur le fond encore. La décision est temporaire. En attendant un jugement final, le juge ordonne qu’on redonne une carte de presse au reporter, dont les droits sont violés de manière irrémédiable jour après jour.

C’est quand même une leçon élémentaire de droit constitutionnel.

***

Il n’y a rien d’extraordinaire ou d’audacieux dans cette décision. Elle suit des précédents sur le même sujet. L’intérêt n’est pas là.

L’intérêt, ces jours-ci, c’est le rappel de ce pivot de la démocratie américaine, de la démocratie tout court : la séparation des pouvoirs.

À force de parler des nominations politiques, on en vient à penser que les juges américains sont d’abord politiques et accessoirement magistrats. Que leur seul but est de tordre la loi jusqu’à ce qu’elle plaise au président qui les a nommés.

Donald Trump voit ainsi la justice, c’est un fait. Quand un juge rend une décision qui lui est défavorable, c’est que c’est un juge « démocrate » ou « mexicain » ou va savoir.

Jamais dans l’époque moderne n’a-t-on vu un président parler de manière aussi dégradante de la justice, attaquer personnellement des juges, ravaler la fonction judiciaire au rang d’exécutants de ses ordres. L’idée même qu’un « simple juge » puisse contrecarrer une décision du président est psychologiquement révoltante pour Trump.

Voilà en quoi ce jugement est pédagogique. Eh oui, les juges sont aussi là pour interpréter la Constitution, pour vérifier si les actions du président ou du Congrès sont valides. Leur serment veut encore dire quelque chose.

L’exercice n’est pas totalement aléatoire, politique ou intéressé. Il s’appuie sur des principes sculptés depuis quelques générations et qui ont survécu aux péripéties de l’histoire…

***

Il y avait pourtant quelques portes de sortie juridiques pas tout à fait délirantes, dans cette affaire.

Après tout, la Maison-Blanche jouit d’une discrétion pour gérer le fonctionnement de la tribune de la presse dans ses murs et sur son terrain. Est-ce aux juges à s’immiscer dans la gestion des accréditations ?

Un juge « politique » aurait facilement pu remettre à plus tard la décision, sans rétablir Acosta dans ses droits. D’ailleurs, CNN a plusieurs autres journalistes sur place.

Ça n’est pas arrivé. Ça donne à penser qu’au-delà des apparences politiques, il y a une culture juridique profonde qui est encore vivante et qu’on ne peut pas la bazarder si facilement. Ça donne à voir fonctionner normalement les mécanismes de défense fondamentaux des institutions démocratiques.

Ça donne à ne pas totalement désespérer de ce pays qui les a un peu inventés…

Source : La Presse

Échange houleux avec Trump: l’accréditation d’un journaliste suspendue

Jim Acosta a eu mercredi un échange houleux avec le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse abordant les élections de mi-mandat.

La Maison-Blanche a annoncé suspendre, « jusqu’à nouvel ordre », son accréditation à un journaliste de CNN, à la suite d’échanges houleux avec Donald Trump lors d’une conférence de presse organisée après les résultats en demi-teinte des élections de mi-mandat.

« Je viens de me faire refuser l’accès à la Maison-Blanche », a confirmé sur Twitter Jim Acosta, reporter de CNN, cible régulière des critiques et des apostrophes « Fake News » du président américain.

Au cours du point presse, M. Acosta, engagé dans un échange verbal houleux avec le président républicain, qui ne voulait plus lui répondre davantage, a refusé de rendre le micro à une membre de l’équipe de la Maison-Blanche.

La jeune femme a alors tenté de lui prendre des mains le micro, et les bras des deux individus se sont touchés très brièvement.

« Le président Trump croit en une presse libre […] Nous ne tolérerons cependant jamais qu’un reporter pose sa main sur une jeune femme essayant simplement de faire son travail de stagiaire à la Maison-Blanche », a tweeté Sarah Sanders, la porte-parole de l’exécutif américain.

« Après l’incident d’aujourd’hui (mercredi), la Maison-Blanche suspend l’accréditation permanente du reporter impliqué jusqu’à nouvel ordre », a poursuivi Mme Sanders, sans jamais nommer directement le journaliste.

« Menace pour notre démocratie »

« Ceci est un mensonge », a réagi à l’accusation de la porte-parole de la Maison-Blanche M. Acosta, sur Twitter.

« Dans son explication, la porte-parole Sarah Sanders a menti. Elle a fourni des accusations frauduleuses et cité un événement qui ne s’est jamais passé », a également taclé CNN dans un communiqué.

La chaîne a par ailleurs apporté son soutien à son journaliste et s’est inquiétée d’une « décision sans précédent », qui est « une menace pour notre démocratie ».

Une association représentant la presse présidentielle a exhorté la Maison-Blanche a « immédiatement annulé cette action faible et malavisée ». Une réaction qu’elle qualifie de « disproportionnée » et inacceptable « .

» L’association des correspondants de la Maison-Blanche s’oppose fortement à la décision de l’administration Trump «, a écrit dans un communiqué Olivier Knox, à la tête de ce groupement de journalistes.

Ce n’est pas la première fois que ce reporter subit les foudres du président américain.

Mais mercredi, l’atmosphère était particulièrement électrique entre le locataire de la Maison-Blanche et plusieurs journalistes, même si Donald Trump a concentré ses piques sur Jim Acosta.

» Ça suffit, rendez le micro «, lui a lancé M. Trump après un long échange houleux suivant une question sur la » caravane « de migrants venant d’Amérique centrale et se dirigeant vers la frontière américaine.

Jim Acosta a pourtant continué à l’interroger alors que le président s’éloignait du pupitre pour ne pas répondre.

» CNN devrait avoir honte de vous employer, vous êtes très impoli et une personne horrible «, lui a lancé le milliardaire.

« Je rends les coups »

Le journaliste qui a succédé à M. Acosta au micro a pris la défense de son confrère, le saluant comme un » reporter scrupuleux « .

» Je ne suis pas un de vos grands fans pour être honnête «, et » vous n’êtes pas le meilleur «, a rétorqué M. Trump, avant de répondre à sa question.

Il a également fait taire une autre journaliste de CNN, April Ryan, qui tentait de lui poser une question sans avoir le micro.

Le président a ensuite accusé une journaliste noire de poser une question » raciste « après l’avoir interrogé sur sa rhétorique » nationaliste « qui aurait fait le jeu des suprématistes blancs.

» Je fais l’objet d’une couverture (médiatique) très inexacte «, a-t-il affirmé. » Je pourrais faire quelque chose de fantastique et ils (les journalistes, NDLR) en feraient quelque chose de mauvais « .

A la fin de la conférence de presse, qui aura duré près d’1 h 30, M. Trump a dit espérer que » le ton puisse s’améliorer « . » Mais cela commence avec les médias «, a-t-il prévenu. » Je rends les coups et je ne me bats pas pour moi, mais pour le peuple de ce pays « .

Le 45e président des États-Unis a de très mauvaises relations avec une partie de la presse américaine, et accuse ceux qu’il appelle les » Fake News « d’être les » ennemis du peuple « .

La semaine dernière, il les avait accusés d’engendrer la » violence « en Amérique après la pire tuerie antisémite jamais perpétrée dans le pays, dans une synagogue de Pittsburgh, et l’envoi de colis piégés à des personnalités et institutions opposées au président

Trump : « les Noirs étaient trop stupides pour voter pour moi

Cité dans un article de Vanity Fair paru vendredi 2 novembre, Michael Cohen, brouillé avec le président depuis qu’il a accepté de collaborer avec la justice dans une enquête sur le financement de la campagne électorale, a relayé une série de propos racistes qu’il accuse Donald Trump d’avoir tenus alors qu’il était en campagne.

« Les Noirs sont trop stupides pour voter pour moi ». Un président ne devrait pas dire ça, et pourtant, c’est bien le type de discours que tiendrait celui des Etats-Unis. Dans un article de Vanity Fair publié vendredi 2 novembre, son ancien avocat Michael Cohen, affirme ainsi que Donald Trump aurait eu à maintes reprises des propos racistes.

Michael Cohen, l’ancien avocat du magnat de l’immobilier, a géré pour lui de nombreux dossiers délicats avant de devenir le président adjoint des finances du parti Républicain.

A l’époque, il se disait prêt à « prendre une balle » pour protéger le président. Une « bromance » qui a pris fin brusquement cet été. En août, il s’est désolidarisé de son client après avoir plaidé coupable de fraude fiscale et bancaire et de violation des lois sur le financement des campagnes électorales. Au grand désarroi – et mécontentement – du président.

Depuis, celui qui était un temps surnommé le « pitbull de Donald Trump » a évité de prendre la parole. Mais, suite à l’attaque antisémite de Pittsburgh, il avait appelé, sur Twitter, à « arrêter la haine ». En ajoutant qu’il fallait « agir pour atténuer cette rhétorique ».

Alors, pour ce faire, l’ancien bras droit de Donald Trump a révélé des détails de son passage à la Trump Organization à Vanity Fair. Des confidences qu’il aurait faites pour avoir la conscience tranquille, selon le magazine américain, et afin « d’avertir les électeurs » avant les élections de mi-mandat.

Une série de propos racistes

Dans cet entretien, il raconte donc comment, en privé, le président aurait eu des propos racistes à en donner froid dans le dos. Des paroles qui seraient bien pires que celles déjà entendues dans ses prises de position publiques.

Ainsi, l’avocat relate une discussion à laquelle il aurait participé à la Trump Tower. Celui qui est alors candidat à l’élection présidentielle est de retour de campagne. Et son avocat lui fait remarquer que ses meetings sont « vanillés », dans le sens où les minorités ethniques sont absentes.

Ce à quoi le désormais président aurait répondu : « C’est parce que les Noirs sont trop stupides pour voter pour moi. » Une conversation qu’il compare à celle qu’il aurait eue, des années auparavant, après la mort de Nelson Mandela. On est alors en 2013 et le magnat de l’immobilier réagit à ce décès ainsi : « Nommez un pays dirigé par une personne noire qui ne soit pas un trou à rats ». Un discours déjà présent dans les années 2000, lorsque, en passant dans un quartier difficile, il aurait lancé que « seuls les Noirs peuvent vivre ainsi ».

Alors pourquoi est-ce que Cohen n’a pas abandonné plus tôt cet homme raciste ? Lorsqu’il repense à cette époque, l’intéressé dit regretter ne pas avoir quitté les rangs plus tôt. Mais selon lui, il serait devenu insensible à ce langage, trop impressionné par le travail de son patron à qui il pardonnait tout. Et il dit qu’il espérait intérieurement que la responsabilité de la fonction qu’allait avoir Donald Trump l’obligerait à calmer ses propos. Mais, selon l’ex avocat, ce n’est pas le cas. Au contraire, ce poste aurait même exacerbé cette rhétorique de la haine.

Face à ces propos, Vanity Fair a voulu interroger la Maison Blanche, qui n’a pas donné suite.

Une ex-conseillère de Trump diffuse l’enregistrement de son licenciement

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

Omarosa Manigault Newman, une ancienne conseillère de la Maison Blanche, auteur d’un livre à paraître sur son expérience sous la présidence de Donald Trump, a diffusé dimanche un enregistrement classé secret de son licenciement par le chef de cabinet. « C’est une Maison Blanche dans laquelle tout le monde ment », a affirmé l’ancienne haute conseillère noire, Omarosa Manigault Newman, chargée du « Bureau des relations publiques » jusqu’en janvier dernier, pour justifier sa décision de rendre public son entretien avec John Kelly dans la salle de crise de la Maison Blanche – en violation des protocoles de sécurité- – et ses conversations enregistrées avec Donald Trump.

La Situation Room, la salle de gestion des crises, située au sous-sol du siège de la présidence américaine, est ultra-sécurisée et les appareils électroniques y sont interdits. « Problèmes d’intégrité » Dans cet enregistrement effectué en 2017, selon l’ancienne conseillère, une voix qui serait celle de M. Kelly – le secrétaire général de la Maison Blanche -, invoque des « problèmes d’intégrité importants » pour justifier son licenciement.

« Ils me conduisent dans la salle de crise, les portes sont verrouillées, ils me disent que je ne peux pas en partir et ils commencent à me menacer, à me faire peur, à me contraindre », a raconté Omarosa Manigault Newman dans une interview à la chaîne de télévision NBC qui a présenté l’enregistrement. « Je me suis protégée car c’est une Maison Blanche dans laquelle tout le monde ment.

Le président ment au peuple américain, (la porte-parole) Sarah Sanders se tient devant le pays et ment tous les jours. Il faut se protéger tout seul sinon tu risques de recevoir 17 coups de couteau dans le dos », a déclaré cette ancienne candidate de l’émission de télé-réalité « The Apprentice », animée pendant des années par Donald Trump.
« Mépris » pour la sécurité nationale La présidence américaine a réagi avec colère, la qualifiant « d’ancienne employée mécontente ». « L’idée même qu’un membre du personnel puisse faire entrer un appareil d’enregistrement dans la salle de crise témoigne d’un mépris flagrant pour notre sécurité nationale », a déclaré Sarah Sanders dans un communiqué.

« Et se vanter à la télévision nationale prouve le manque de caractère et d’intégrité de cette ex-employée mécontente », a-t-elle poursuivi. Racisme Dans son livre, à paraître mardi, l’ex-conseillère affirme que le président a prononcé une « insulte raciale » plusieurs fois au cours de son émission à succès et que des enregistrements le prouvent.
Elle a qualifié le président de « raciste » et lui, en retour, l’a traitée de « minable » pour avoir procédé à ces enregistrements.

« Avec du recul, je dirai que j’ai été complice de la tromperie de la Maison Blanche vis-à-vis de la nation », a déclaré l’ex-conseillère sur NBC, qui affirme que Donald Trump « souffre de déclin sur le plan mental » Selon elle, « il lui est difficile de traiter des informations complexes » et « il n’est pas impliqué dans certaines des décisions les plus importantes pour le pays ». « J’ai été complice de cela et je le regrette », a-elle admis.

7sur7.be

Etats unis : La Cour suprême valide le décret migratoire de Trump

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

La Cour suprême des Etats-Unis a validé mardi le décret anti-immigration de Donald Trump, offrant une victoire définitive au président américain à l’issue d’une âpre bataille judiciaire autour de cette mesure extrêmement controversée.

La décision, prise à la majorité de cinq juges contre quatre, entérine ce décret qui interdit le territoire américain, de façon permanente, aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane.

Compétences présidentielles
La haute cour, dans son arrêt rédigé par le président de l’institution John Roberts, estime que le président n’a fait qu’user de façon légitime de ses prérogatives en matière d’immigration.

Onde de choc mondiale
Le texte en cause est la troisième mouture d’un décret qui avait provoqué une onde de choc mondiale en étant abruptement mis en vigueur par la Maison Blanche le 27 janvier 2017, une semaine après l’entrée en fonction de M. Trump.

Décret anti-musulmans?
Cette dernière version ferme les frontières américaines à environ 150 millions de personnes, ressortissantes des pays suivants: Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie et Corée du Nord. Les opposants au texte dénonçaient un « décret anti-musulmans », une accusation vivement combattue par le gouvernement.

Donald Trump est prêt à inviter Kim Jong-un aux Etats unis

A combination photo shows U.S. President Donald Trump in New York, U.S. September 21, 2017 and North Korean leader Kim Jong Un in this undated photo released by North Korea’s Korean Central News Agency (KCNA) in Pyongyang, September 4, 2017. REUTERS/Kevin Lamarque, KCNA/Handout via REUTERS/File Photos

Il a aussi révélé ce que contenait la lettre apportée par le n°2 nord-coréen le 1er juin.

Donald Trump est prêt à inviter Kim Jong-un aux Etats-Unis si leur sommet se passe bien.
INTERNATIONAL – Le président américain Donald Trump s’est dit prêt jeudi à inviter le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un aux Etats-Unis si leur rencontre historique, prévue le 12 juin à Singapour, se passe bien, en ajoutant espérer une « normalisation » des relations entre les deux pays.

« La réponse est oui (…), assurément si ça se passe bien », a dit Donald Trump à un journaliste qui lui demandait s’il envisageait d’inviter le dirigeant nord-coréen aux Etats-Unis. « Nous aimerions voir une normalisation, oui », a-t-il par ailleurs déclaré à la presse à la Maison Blanche aux côtés du Premier ministre japonais Shinzo Abe, en visite à Washington.

Donald Trump a austsi dit que la lettre que lui avait envoyée Kim Jong Un était « chaleureuse et aimable ». « Je l’ai beaucoup appréciée », a-t-il dit. La lettre ne disait « rien d’autre que ‘nous avons hâte de vous voir et nous avons hâte pour le sommet et nous espérons que des choses formidables vont se passer’ Nous avons donc apprécié », a-t-il poursuivi.

« Je suis prêt à m’en aller »

Le président américain a dit croire qu’un « grand succès » découlerait de la rencontre avec le dirigeant nord-coréen, tout en se disant tout à fait préparé à se retirer.

« Je suis prêt à m’en aller (…). J’espère que ce ne sera pas nécessaire. Je pense vraiment que Kim Jong Un veut faire quelque chose de formidable pour son peuple et aussi pour sa famille et pour lui-même », a-t-il dit.

Le président américain s’est enfin engagé à soulever, pendant son sommet avec Kim Jong Un, la question des ressortissants japonais enlevés dans les années 1970 et 1980 par la Corée du Nord.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s’est de son côté dit prêt à parler directement à la Corée du Nord. « Je souhaite faire directement face à la Corée du Nord et lui parler afin que le problème des enlèvements soit rapidement résolu », a dit M. Abe lors de la conférence de presse.

Il n’y a pas de changement dans la politique japonaise visant à réaliser « une vraie paix dans l’Asie du Nord-Est », a-t-il ajouté, affirmant que si la Corée du Nord était « désireuse de faire un pas » dans la bonne direction, elle aurait « un avenir radieux ».

Harold Bornstein, médecin du président des USA :  » Trump m’a dicté son bulletin de santé »

epa05711773 US President-elect Donald Trump looks out at the press during a press conference in the lobby of Trump Tower in New York, New York, USA, 11 January 2017. EPA/JUSTIN LANE

Le médecin personnel de Donald Trump a déclaré que le président américain lui avait dicté son bulletin médical.

Le bulletin médical de Donald Trump, alors candidat à l’élection présidentielle américaine faisait état de « sa force physique et son endurance extraordinaire ».

Ce rapport de santé parfait voire élogieux a été dicté par Donald Trump lui-même, selon son ex-médecin traitant, Harold Bornstein.

Le médecin new-yorkais a déclaré mardi sur les antennes de CNN que Trump « avait dicté cette lettre en entier ».

« Je n’ai pas écrit cette lettre. Je l’ai juste inventé au fur et à mesure » a-t-il indiqué.

En décembre 2015, l’équipe de campagne du candidat Trump a diffusé cette missive élogieuse de son médecin qui précisait « sans équivoque » que Trump présenterait le meilleur état de santé jamais observé chez un candidat élu à la présidence des Etats Unis.

Quelques mois plus tard, le médecin de Manhattan a avoué qu’il avait écrit la lettre à la hâte alors que la voiture de M. Trump l’attendait.

Raid dans son cabinet médical

Les nouvelles déclarations d’Harold Bornstein interviennent alors que le médecin se retrouve sous les projecteurs après avoir déclaré à la NBC qu’un garde du corps avait visité son bureau sur Park Avenue l’année dernière et avait confisqué les dossiers médicaux du président Trump.

Selon M. Bornstein, le « raid » à son bureau est intervenu deux jours après que le New York Times l’ait cité dans une polémique capillaire en indiquant qu’il lui a prescrit un médicament pour la croissance des cheveux pendant des années.

Le médecin a déclaré que l’unique dossier médical et les autres copies – comprenant des résultats d’analyse de laboratoire – enregistrés sous le nom du président et divers pseudonymes ont été pris.

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a déclaré que l’incident était « une procédure standard ».

Le président iranien rejette le « nouvel accord » sur le nucléaire évoqué par Trump et Macron

Le « nouvel accord » sur le nucléaire iranien évoqué par Donald Trump et Emmanuel Macron a déjà du plomb dans l’aile. Quelques heures seulement après les déclarations des présidents américain et français, le président iranien, Hassan Rohani, a contesté la légimité d’un éventuel nouvel accord.

« Ensemble, avec un chef d’un pays européen, ils disent : ‘Nous voulons décider pour un accord conclu à sept.’ Pour quoi faire ? De quel droit ? », a demandé Hassan Rohani, mercredi 25 avril, dans un discours à Tabriz (nord-ouest de l’Iran).
Trump traité de « commerçant »

Le président iranien a poursuivi en lançant des piques à Donald Trump, qui menace de dénoncer l’accord signé en juillet 2015 entre l’Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne. « Vous n’avez aucune expérience en politique. Vous n’avez aucune expérience en droit. Vous n’avez aucune expérience en matière de traités internationaux. Comment un commerçant, un marchand, un constructeur d’immeubles, un constructeur de tours peut-il émettre des jugements sur les affaires internationales ? », a martelé le président iranien.

Donald Trump, qui n’a pas mâché ses mots depuis son élection sur l’accord de Vienne, a donné aux signataires européens jusqu’au 12 mai pour « réparer les affreuses erreurs » de ce texte, faute de quoi il refuserait de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre la république islamique.

Franceinfo

Selon Comey, Trump est un menteur moralement inapte à diriger les USA

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

La réplique au tweet de Donald Trump du 13 avril traitant James Comey de « menteur » ne s’est pas fait attendre.

L’ancien directeur du FBI, sur les antennes de la chaîne de télévision ABC, a ouvertement traité le président américain de « moralement inapte » à diriger les Etats-Unis.

« Je ne crois pas à ces histoires selon lesquelles il serait mentalement déficient ou dans les premiers stades de la démence », a indiqué M. Comey.

« Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président ».

Tout au long de son entretien sur ABC, l’ancien directeur du FBI a dressé un portrait très peu reluisant de l’actuel locataire du bureau ovale.

M. Comey qualifie le président Trump de menteur qui « salit tous ceux qui sont autour de lui ».

Le président des Etats Unis a réussi par ses sorties souvent imprévisibles à désacraliser la fonction de Chef d’Etat poussant ses détracteurs à exiger sa destitution.

Si M. Comey ne souhaite pas une destitution du président Trump qui le « priverait de la voix du peuple américain », il estime que ce dernier « doit incarner le respect et adhérer aux valeurs qui ont fondé les Etats-Unis ».

La plus importante de ces valeurs est la vérité et Donald Trump est loin de cultiver cette valeur, selon l’ancien directeur du FBI.

Cette interview de James Comey diffusée par ABC intervient avant la publication ce mardi des mémoires de l’ancien directeur du FBI.

C’est un ouvrage de 300 pages intitulé « A Higher Loyalty: Truth, Lies, and Leadership » (« Mensonges et vérités » pour la version française).

Dans les bonnes feuilles de l’ouvrage largement relayées par plusieurs médias, James Comey présente Donald Trump comme un boss mafieux, un être malhonnête et un égocentrique.

James Comey a été limogé le 9 Mai 2017 par Donald Trump en mettant en cause la manière dont le FBI avait mené l’enquête sur l’usage illégal par Hillary Clinton d’un serveur privé pour ses emails lorsqu’elle était secrétaire d’Etat.

M. Comey était également en charge de l’enquête sur les liens présumés entre l’élection du président Trump et la Russie.

Syrie : Donald Trump prévient la Russie d’une prochaine frappe de missiles

Mercredi, Donald Trump, a averti la Russie, alliée de Bachar Al-Assad, que des missiles seraient prochainement lancés sur la Syrie.

Moins d’une semaine après le bombardement à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, enclave rebelle située aux portes de Damas et visée par une offensive des troupes de Bachar Al-Assad, la menace d’une frappe occidentale sur la Syrie se précise d’heure en heure.

Lire : Donald Trump et Emmanuel Macron veulent « une réponse commune »

Mercredi 11 avril sur Twitter, son canal favori, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a averti la Russie, alliée de Bachar Al-Assad, que des missiles seraient prochainement lancés sur la Syrie :

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et “intelligents !” Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela. »
« Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie »

« Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie. Nous sommes partisans d’approches sérieuses », a répondu quelques heures plus tard le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Nous estimons toujours qu’il est important de ne pas mener des actions qui pourraient nuire à une situation déjà fragile (…) Nous sommes convaincus que l’utilisation d’armes chimiques à Douma a été inventée, et ne peut être utilisée comme prétexte pour avoir recours à la force. »

Plus tôt mercredi, M. Peskov avait mis en garde contre tout acte en Syrie pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région », après les menaces de frappes des Occidentaux contre le régime de Damas, accusé d’être responsable d’une attaque chimique.

Lire aussi : La confrontation Washington-Moscou sur le dossier syrien se durcit

Selon le président des Etats-Unis, la relation avec la Russie est plus dégradée que jamais : « Notre relation est pire que pendant la guerre froide », a-t-il encore lancé sur Twitter. Il a proposé mercredi de contribuer à la relance de l’économie russe et de mettre un terme à ce qu’il appelle une « course aux armements », moins d’une heure après avoir averti Moscou de l’imminence de frappes américaines en Syrie.

Pour finir sa série de tweets sur la Russie mercredi, M. Trump a écrit que l’animosité avec Moscou était largement causée par l’enquête, selon lui aiguillée par les démocrates, sur l’ingérence russe dans la présidentielle.

« L’animosité avec la Russie est largement causée par l’enquête russe fausse et corrompue, aiguillée par tous les loyalistes démocrates, ou des personnes qui ont travaillé pour Obama. [Le procureur spécial] Mueller est celui qui a le plus de conflits d’intérêts. Pas de connivence, donc ils deviennent fous ! »
Ankara appelle Moscou et Washington à la retenue

Acteur-clé du dossier syrien, la Turquie a exhorté mercredi la Russie et les Etats-Unis à cesser leur « bagarre de rue » au sujet de possibles frappes contre le régime syrien.

« L’un dit “J’ai de meilleurs missiles”, l’autre dit “Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !” (…) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le premier ministre, Binali Yildirim, lors d’un discours à Istanbul. « Et qui en paie le prix ? (…) Les civils », a poursuivi le chef du gouvernement turc.

Dans cette dispute, la Turquie est coincée entre son allié états-unien, avec qui les relations se sont dégradées depuis deux ans, et son partenaire russe, avec qui les rapports sont de plus en plus chaleureux, malgré une rivalité pluriséculaire. La Turquie soutient l’opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar Al-Assad.

Mais Ankara semble depuis plus d’un an plus préoccupé par les activités des milices kurdes dans le nord de la Syrie, et coopère étroitement avec la Russie et l’Iran, parrains du régime syrien.

Le Monde

Trump envoie la Garde nationale à la frontière mexicaine

Donald Trump a ordonné l’envoi de la Garde nationale, corps de réserve de l’armée américaine, à la frontière avec le Mexique pour contenir l’immigration clandestine, a annoncé mercredi son administration. Le président des Etats-Unis a ordonné « le déploiement de la Garde nationale à la frontière sud-ouest pour aider les services des gardes-frontières », a déclaré Kirstjen Nielsen, secrétaire à la Sécurité intérieure. « Nous espérons que ce déploiement débute immédiatement », a-t-elle ajouté.

Macron dénonce le « nationalisme économique » de Trump

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Le projet de Donald Trump de relever les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium relève du“nationalisme économique”, a dénoncé lundi Emmanuel Macron, qui a appelé à une réaction rapide et“proportionnée” de l’Union européenne dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le président américain a annoncé la semaine dernière que les Etats-Unis allaient imposer des droits de douane de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium afin de défendre une industrie sidérurgique américaine“décimée par des décennies de commerce inéquitable”.

“Si les annonces faites la semaine dernière devaient être confirmées et mises en oeuvre, il est clair qu’elles seraient en contravention avec les règles de l’OMC”, a dit le chef de l’Etat français, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du Québec Philippe Couillard à l’Elysée.

“A ce titre, l’Union européenne serait en droit – et ce serait le souhait de la France – d’une part mener une action auprès de l’organe de règlement des différends de l’OMC et d’autre part de prendre des contre-mesures telles que prévues par l’OMC qui viendraient sur des biens et denrées à définir”, a-t-il ajouté.

“Si les annonces américaines étaient confirmées, il s’agirait d’une très mauvaise réponse à l’environnement international que nous connaissons parce que c’est du nationalisme économique”, a estimé Emmanuel Macron.“Le nationalisme c’est la guerre (…) Il est important dans ce contexte que l’Union européenne réagisse rapidement dans le cadre de l’OMC et de manière proportionnée”.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

Auteur: Reuters –

Trump s’excuse pour avoir retweeté des vidéos anti-musulmans : J’ignorais que…


Trump s'excuse pour avoir retweeté des vidéos anti-musulmans

Le président américain Donald Trump s’est dit prêt à s’excuser pour avoir retweeté en novembre des vidéos anti-musulmans d’un groupe britannique d’extrême droite, ce qui avait choqué au Royaume-Uni, dans une interview à ITV dont un extrait a été diffusé vendredi.

« Si vous me dites que ce sont des gens horribles, des gens racistes, je m’excuserai certainement si vous souhaitez que je le fasse », a déclaré Donald Trump dans cette interview enregistrée jeudi en marge du Forum économique mondial de Davos et qui sera diffusée en intégralité dimanche soir.

Ces retweets de vidéos antimusulmans publiées par la vice-présidente du parti d’extrême droite britannique Britain First avaient suscité l’indignation outre-Manche, la Première ministre Theresa May étant même montée au créneau pour dénoncer « une erreur » du président américain.

A l’intervieweur qui lui fait remarquer que ces retweets ont causé « une grande anxiété et colère » au Royaume-Uni « parce que Britain First est une bande de racistes, fascistes », Donald Trump répond: « Bien sûr, je l’ignorais ».

« Je ne savais rien d’eux, je ne sais rien d’eux aujourd’hui à part ce que j’en ai un peu lu », a-t-il poursuivi. « Cela a peut-être fait beaucoup de bruit au Royaume-Uni, mais pas aux Etats-Unis ».

« J’ai retweeté (ces vidéos). Quand vous faites ces retweets, ils peuvent causer des problèmes parce que vous ne savez jamais qui le fait pour commencer », a ajouté le président américain.

« Pays de merde »: Macron condamne les propos de Trump

"Pays de merde": Macron condamne les propos de Trump

Emmanuel Macron a condamné dimanche les propos de Donald Trump, qui avait qualifié des nations africaines et Haïti de « pays de merde ». 
Partagez-vous la colère que l’expression a provoquée? « Bien sûr, ce n’est pas un mot que vous pouvez utiliser« , a répondu le président français dans une interview à la BBC diffusée dimanche.
« Je pense que beaucoup de nos problèmes au Moyen-Orient et en Afrique sont dus à beaucoup de frustration, beaucoup d’humiliation passées et nous devons comprendre cela et je crois vraiment, que nous devons respecter tous les pays. C’est ce que nous leur devons et c’est beaucoup plus efficace« .

« Ce n’est pas un homme politique classique« , a déclaré Emmanuel Macron à propos du président américain, qui célèbre ce weekend le premier anniversaire de sa présidence.

Une « très bonne relation » malgré des désaccords

« Nous avons une très bonne relation« . « Je veux travailler avec lui et nous avons construit une relation forte« , a-t-il encore affirmé, tout en indiquant que tous les deux sont « en désaccord sur plusieurs sujets« .

« Je l’appelle très régulièrement, je suis toujours extrêmement direct et franc« , a déclaré Emmanuel Macron, expliquant : « parfois, je parviens à le convaincre, parfois j’échoue« .

Il a qualifié les tweets prolifiques et matière à polémique du président américain, de « mélange entre des réactions personnelles et politiques« . « Je crois que ce n’est pas faisable quand vous êtes président d’une République comme celle des Etats-unis « .

7sur7

Scandale sexuel : L’histoire de Trump et d’une star du porno refait surface

Selon des informations du Wall Street Journal, un avocat de Donald Trump a versé 130.000 dollars à une ex-actrice de films porno en 2016 -un mois avant l’élection présidentielle- afin qu’elle taise une relation sexuelle avec le magnat de l’immobilier. Dans un communiqué daté du 13 janvier, la Maison Blanche a catégoriquement démenti toute rencontre à caractère sexuel.

Si Stephanie Clifford -connue sous le nom de Stormy Daniels dans l’industrie pornographique- a bel et bien signé un accord pour garder le silence, elle ne peut pas publiquement commenter l’affaire dans un sens comme dans l’autre. L’histoire aurait donc pu s’arrêter là, mais c’était sans compter sur In Touch Weekly qui a révélé être en possession d’une longue interview datant de 2011, jamais publiée de peur de répercussions judiciaires, et présentant de nombreux détails sur leur rencontre à l’été 2006.

Devant l’ampleur qu’a pris « l’affaire Stormy Daniels », le magazine a décidé ce vendredi 19 janvier de mettre en ligne la retranscription complète de l’entretien. Découvrez ci-dessous quelques extraits du texte peu flatteur pour le président des États-Unis, à l’époque déjà marié avec Melania Trump, et sur lequel les late shows ont déjà jeté ironisé (vidéos ci-dessous).

« C’était un à un tournoi de golf caritatif au Lac Tahoe. Il était là pour jouer, moi pour mon entreprise. Il m’a invité à dîner un soir et j’ai dit: ‘oui, bien sûr’. Qui laisserait passer une opportunité de parler à quelqu’un de si intéressant? (Le soir) je l’ai retrouvé dans sa chambre. J’étais bien habillée parce que je pensais que nous allions manger au restaurant mais il comptait en fait dîner dans sa chambre. Il n’était pas habillé, il était étalé sur le canapé, devant la télévision, en bas de pyjama ».

« Nous avons mangé dans sa chambre. Nous avons parlé. Il a posé beaucoup de questions sur mon business. Le monde dans lequel je travaille et comment cela fonctionne. Il était très curieux. Puis il n’arrêtait pas de me montrer une couverture de magazine sur laquelle il était. Les deux premières heures, il a été très imbu de sa personne, il voulait m’impressionner. »

« On a parlé de tout et de rien. Je me rappelle qu’il m’a demandé combien je touchais en royalties. Je lui ai demandé: ‘c’est quoi l’histoire derrière tes cheveux? Tu ne veux pas moderniser ça? Allez!’. Il m’a dit qu’il imaginait que s’il les coupait ou changeait de coupe il perdrait son pouvoir et sa fortune. J’ai hurlé de rire. Il ne l’a pas mal pris. ‘Ma femme a aussi coiffé mon fils comme ça pour blaguer’, m’a-t-il dit. ‘En parlant de ta femme’, j’ai enchaîné, et il a répondu: ‘ne t’en fais pas pour elle’. »

« Je me suis rendue à la salle de bain et quand j’en suis sortie il était assis sur le lit, l’air de dire: ‘viens là’. Je me suis dit: ‘arf, c’est parti’. On s’est embrassés. J’étais plus fascinée par sa personne qu’attirée par lui. Mais j’étais excitée. On avait vraiment eu une super conversation. L’acte en lui-même n’a rien eu de spécial. C’était une seule position, ce que l’on peut attendre d’un homme de son âge. Je pourrais décrire ses parties génitales parfaitement si besoin ».

« La partie la plus étrange est qu’il avait l’un de mes films en DVD et m’a demandé de le signer. Ce que j’ai fait. On est restés ensemble un moment, il n’arrêtait pas de me dire: ‘je vais t’appeler, je vais t’appeler’. Il voulait me faire venir dans son émission de télé sur NBC. La fois d’après, on s’est vus au Beverly Hills Hotel, il m’a annoncé que la chaîne n’avait pas accepté. Cela m’a énervé car je lui avais dit que ça ne marcherait jamais. Il n’arrêtait pas de me masser la jambe. Il s’est beaucoup vanté de sa fille. Il m’a dit que j’était belle et intelligente, comme elle. Il était très fier d’elle, et c’est bien normal ».

Selon Stormy Daniels, cette histoire entre elle et le président aurait duré près d’un an. « Il s’agit de vieilles infos recyclées, qui ont été publiées et démenties avec véhémence avant l’élection », avait assuré vendredi 12 janvier un responsable de la présidence.

Jack Lang traite Donald Trump de « président de merde »

L’ancien ministre français de la Culture Jack Lang ne mâche pas ses mots pour dénoncer les propos de Donald Trump sur les « pays de merde », qualifiant en retour le président américain de « président de merde ».

L’ancien ministre de François Mitterrand a utilisé cette expression samedi sur son compte Twitter et sur Facebook. « C’est un cri du coeur, un cri de révolte après ce qu’il a dit sur les Haïtiens », s’est justifié Jack Lang contacté par l’AFP. « J’ai envie qu’on dise dans le monde entier: ‘président de merde’, comme un cri de ralliement contre ce personnage humiliant et offensant », a insisté le président de l’Institut du monde arabe (Ima).

« Ce qui m’a motivé, a expliqué l’ancien ministre âgé de 78 ans, c’est d’entendre ce type (Donald Trump, ndlr) chaque heure chaque jour dire n’importe quoi, insulter ».

L’ancien ministre qui se déclare « solidaire » des pays africains et d’Haïti, « pays que j’aime », a dénoncé le « mépris » du président américain à leur encontre. « Ce mépris est inqualifiable. C’est blessant, offensant (…) Tous les jours, il déverse du mépris sur les uns sur les autres ».

Selon Jack Lang, Donald Trump est « un xénophobe et un raciste maladif ». « C’est indigne de l’Amérique, grand pays de liberté, de grandes aventures d’émancipation », a estimé l’ancien ministre.

Donald J. Trump ou le délire du dément (par Abou Bakr MOREAU)

Abou Bakr MOREAU, Enseignant-chercheur, Etudes américaines, FLSH, UCAD.

Les propos injurieux que le président américain a tenus à l’endroit des pays africains et d’Haïti ont soulevé des vagues d’indignation. D’emblée, nous souhaitons saluer ici la lettre de protestation que certains de nos Etats (plus précisément l’Afrique du Sud, le Botswana et le Sénégal) ont, chacun individuellement, adressée à Washington. En notre for intérieur, nous devons rester et demeurer des hommes de refus. « L’oppression se nourrit du silence » et la dignité n’a pas de prix !

Mais au-delà de ces propos abjects que nous ne voulons même pas reprendre, tant est pertinent l’adage wolof qui dit que des propos malveillants ne sont pas domiciliés là où ils vont mais bien là d’où ils viennent, le véritable problème du président américain actuel, c’est son prédécesseur. En clair, le vrai problème de Donald J. Trump, c’est Barack H. Obama. Car en réalité, Donald Trump est hanté par l’image de son prédécesseur qui, et l’histoire le montrera suffisamment, aura forcément mieux fait que lui. Dans le détail :

  • Non seulement, Barack Obama a été mieux élu que lui, en 2008, quand il arrivait aux affaires, en soufflant un vent de renouveau sur un pays  qui en avait tant besoin, mais en plus, il a été très confortablement réélu en 2012. Et tout compte fait, en huit années, il aura servi son pays avec efficacité (en ayant réussi à le sortir de la plus grave crise économique et financière que le monde ait connue depuis la Grande dépression de 1929) et avec dignité, sans l’ombre d’un scandale relatif à son image à lui ni à celle de son pays.
  • Bien entendu, Donald Trump est très loin de tout cela, et il fera forcément moins bien, beaucoup moins que lui. Pour commencer, son élection est à jamais entachée par l’ingérence russe en sa faveur. A ce sujet, les enquêtes du FBI vont certes trainer en longueur, mais elles iront jusqu’au bout. Dans les semaines à venir, le juge Robert Mueller va interroger le président américain, Trump himself, et rien ne l’arrêtera. De quoi troubler le sommeil d’un homme déjà si déséquilibré ! Un homme si imbu de sa propre personne et habitué à se faire obéir au doigt et à l’œil, à la tête d’un empire financier. On le voit donc, entre une élection vraisemblablement entachée de fraudes et qui n’a pas fini de révéler tous ses secrets et la façon magistrale dont Barack Obama a été élu en 2008 et réélu en 2012, il n’y a même pas photo ! Il s’y ajoute qu’au bout d’une année d’exercice du pouvoir, le 8 novembre 2017 dernier, le président américain actuel ne pouvait encore se prévaloir d’aucun succès à quelque niveau que ce soit. A ce jour, la seule réalisation dont il peut se vanter, c’est la réforme fiscale votée il y a quelques jours, et dont l’impact sur le vécu quotidien des classes moyennes est insignifiant sinon inexistant. Enfin, ce n’est guère un secret : au soir des élections de mi-mandat du 6 novembre 2018, les Républicains vont perdre un grand nombre des 33 sièges de sénateurs en jeu, des 435 membres de la Chambre qui remettront en jeu leur mandat, et des 14 postes de gouverneur qui seront disputés. Ce qu’il restera à voir, c’est l’ampleur de la débâcle !

Les propos insultants du président américain ne nous ont pas surpris. Ils entrent en droite ligne du langage sulfureux, xénophobe et ultraréactionnaire auquel celui que les citoyens américains ont malgré tout choisi avait habitué le monde dès la campagne électorale.

Le problème de Donald Trump, c’est qu’il ne peut et ne pourra jamais que faire pâle figure face à Barack Obama. En plus d’une année d’exercice du pouvoir exécutif, toute sa politique n’a été inspirée que par la haine : dans l’histoire politique si chargée et si mouvementée des Etats-Unis d’Amérique, on n’avait encore jamais vu un président élu dont toute la politique intérieure comme extérieure était exclusivement centrée

Kémi Séba : Merci au « sanglier » Trump de permettre aux nombreux endormis, de se réveiller

Le sanglier Donald Trump permet à toutes celles et ceux parmi les africains et afro descendants, qui rêvaient des Etats Unis, et plus globalement de l’Occident, de se rappeler que ce pays, et plus globalement cette civilisation, s’est construite sur le génocide des amérindiens et l’esclavage des Noirs. Trump est la face décomplexée de la barbarie occidentale dans toute sa puanteur. (Ce qui ne signifie pas que tous les Occidentaux sont des barbares bien évidemment.)

Obama a fait l’objet d’une sélection (bien longtemps avant son élection) visant à permettre aux USA, par son intermédiaire, d’endormir la majorité des populations du monde pendant 8 ans en leur faisant croire que l’Amérique était une nation de démocratie, voulant propager la justice et le droit des opprimés dans le monde.

Obama a fait perdre du temps aux damnés de la terre (pour les naïfs qui l’ont cru). Sans le vouloir, son sanglier de successeur nous permet de comprendre (si nous ne le savions pas déjà bien sûr) que si nous ne nous prenons pas en charge nous mêmes, personne ne le fera pour nous.

Il permet aussi à toutes celles et ceux qui rêvaient des financements de l’USAID , ou de l’ambassade des USA en Afrique, de saisir que l’heure est venue de ne plus attendre le poisson, mais bel et bien d’apprendre à pêcher.

Bien évidemment, nos pays qu’il nomme, pays de merde, sauront se souvenir de ces propos, nous qui accueillons depuis trop longtemps vos bases militaires sans sourciller. Merci de permettre aux nombreux endormis, de se réveiller.

Trump accusé d’avoir acheté le silence d’une actrice porno après l’avoir….

Le « Wall Street Journal » accuse le président américain d’avoir versé 130 000 dollars à Stephanie Clifford, qui a relaté en privé avoir eu des rapports sexuels avec Trump.


A chaque journée sa polémique pour le locataire de la Maison-Blanche. Après la parution du brûlot Fire and Fury et sa sortie supposée sur les « pays de merde », Donald Trump est cette fois-ci accusé par le Wall Street Journal d’avoir versé 130 000 dollars à une ancienne actrice de films pornographiques. Une information démentie vendredi 12 janvier par la Maison-Blanche.

La transaction entre l’avocat Michael Cohen et Stephanie Clifford a été négociée un mois avant l’élection présidentielle remportée par Donald Trump, précise le quotidien américain spécialisé dans l’actualité économique et financière. Mme Clifford, connue sous le nom de Stormy Daniels dans l’industrie pornographique, a relaté en privé avoir eu des rapports sexuels avec le républicain en juillet 2006, en marge d’un tournoi huppé de golf près du lac Tahoe, une région touristique à cheval entre la Californie et le Nevada. À l’époque, le milliardaire était déjà marié avec son épouse actuelle, Melania.

« Il s’agit de vieilles infos recyclées »

Dans un communiqué, la Maison-Blanche a catégoriquement démenti toute rencontre à caractère sexuel entre Donald Trump et Stormy Daniels. « Il s’agit de vieilles infos recyclées, qui ont été publiées et démenties avec véhémence avant l’élection », a assuré un responsable de la présidence. Lors de la course à la Maison-Blanche et depuis qu’il est président, le magnat de l’immobilier a été accusé par plusieurs femmes de harcèlement ou d’attouchements sexuels remontant à des années, des faits qu’il a niés en bloc. Toutefois, les faits présumés rapportés par le Wall Street Journal ne comportent pas d’élément de contrainte.

La campagne présidentielle avait notamment été marquée par la publication d’une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump se vantait d’un comportement relevant du harcèlement sexuel à l’égard des femmes, avec des mots d’une grande vulgarité. Le candidat avait ensuite affirmé qu’il ne s’agissait que de banales « discussions de vestiaire ».

Propos racistes de Trump : L’ambassadeur des Usa à Dakar convoqué

Le gouvernement de la République du Sénégal a appris avec une vive indignation les propos outrageants et racistes contre Haïti et l’Afrique, tenus par le Président Donald Trump lors d’une réunion le 11 janvier 2018 à la Maison Blanche.

Le Gouvernement de la République du Sénégal dénonce et condamne fermement ces propos inacceptables qui portent atteinte à la dignité humaine, celle de l’Afrique et de sa diaspora en particulier, ainsi qu’à la coexistence pacifique et aux bonnes relations entre les peuples.

En conséquence, sur instructions de SEM le Président Macky SALL, l’Ambassadeur des Etats-Unis à Dakar a été convoqué ce jour par le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur qui lui a formellement remis la présente note de protestation du Sénégal.

Fait à Dakar le 12 janvier 2018

Macky Sall se dit « choqué » par les propos du Président Trump

« Je suis choqué par les propos du Président Trump sur Haïti et sur l’Afrique. Je les rejette et les condamne vigoureusement. L’Afrique et la race noire mérite le respect et la considération de tous », c’est ce qu’a déclaré sur Tweeter, il y a de cela quelques minutes ce vendredi, le président de la République, réagissant suite aux propos jugés racistes de son homologue américain.
Pour mémoire, en marge d’une audience, qui a eu lieu ce jeudi, à la Maison-Blanche, avec plusieurs sénateurs, Donald Trump aurait déclaré cette phrase : « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici? » Le très sérieux Washington Post, qui apporte l’information, cite plusieurs sources anonymes ayant pris part à la rencontre.
Les sources de notre confrère rapportent qu’en proférant ces insultes, le numéro 1 américain faisait allusion  à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador. De l’avis du président républicain, les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège.

Ces propos ont déclenché une onde de choc. L’ONU les traite de « choquants », « honteux » et « racistes ». L’union africaine parle de remarques « blessantes » et « dérangeantes ». Outré, le Botswana a convoqué l’ambassadeur des États-Unis à Gaborone pour lui faire part « de son mécontentement ».

Trump dérape encore : Pourquoi recevoir des gens venant des « pays de merde »

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

Lors d’une réunion, c’est ainsi qu’il a demandé si les États-Unis devaient accueillir les immigrants africains et haïtiens.
Le dérapage du jour est servi. Ce jeudi 11 janvier aux États-Unis, Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique. Comme l’ont rapporté plusieurs médias locaux dont le Washington Post et NBC News, à l’occasion d’une réunion en compagnie de législateurs, le milliardaire a tenu des propos particulièrement litigieux au sujet des immigrants menacés par ses projets de réformes.

Ce rendez-vous devait évaluer la possibilité de restaurer des protections pour les immigrants en provenance notamment d’Afrique, du Salvador et d’Haïti, dans le cadre d’un projet de loi sur l’immigration. Des débats qui ont visiblement agacé Donald Trump, qui a déclaré ceci:
Alors que Durbin lui expliquait qu’un tel accord aurait un impact sur les gens en provenance d’Haïti, Trump a répondu, ‘Haïti? Pourquoi est-ce qu’on veut avoir des gens d’Haïti ici?’ Et ensuite ils ont parlé de l’Afrique. ‘Pourquoi est-ce qu’on veut des gens qui viennent de tous ces pays de merde? On devrait avoir plus de gens d’endroits comme la Norvège.”

Comme l’ont noté de nombreux journalistes, la réponse faite par la Maison Blanche dans la foulée ne niait d’ailleurs pas que le président des États-Unis ait tenu ces propos. Voici le contenu du communiqué: “Certains politiciens à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain. Le président n’acceptera un accord sur l’immigration que s’il s’attaque correctement au système d’attribution de visas par loterie et à la migration en chaîne, deux programmes qui fragilisent notre économie et permettent à des terroristes d’entrer dans notre pays.”

Et le texte continue ainsi: “Comme d’autres pays qui fondent leur politique d’immigration sur le mérite, le président Trump se bat pour trouver des solutions permanentes, qui rendront notre pays plus fort en accueillant ceux qui peuvent contribuer dans notre société, faire grandir notre économie et s’intégrer dans notre grande nation. Il rejettera toujours les solutions de circonstance, faibles et temporaires qui menacent la vie des travailleurs américains et sapent celle des immigrants venus légalement aux États-Unis chercher une vie meilleure.”

Comme le rapporte encore le Washington Post, les discussions sur un projet de loi concernant l’immigration n’ont pour l’heure par porté leurs fruits. Après la réunion, l’un des conseillers de Trump en matière de législation a expliqué que la Maison Blanche était à des lieux de trouver un accord avec les démocrates sur le sujet.

Les propos de Donald Trump, eux, ont évidemment été très largement repris et commentés outre-Atlantique, déclenchant notamment une vague d’indignation du côté des personnalités politiques d’opposition.

“Monsieur le président, ce qui rend l’Amérique grande, c’est la somme de toutes ses parties. Nous avons tous été des étrangers à un moment. Le monde nous respecte grâce à notre diversité, notre ouverture et notre respect pour tous les humains. Arrêter de gâcher tout cela.”
“Tous les êtres humains ont de la valeur, monsieur le président. C’est juste que tous n’ont pas reçu des millions de dollars pour bien démarrer dans la vie. Votre choix de mot dépréciatif pour certains pays souligne peut-être plus encore ce qui peut pousser certains à chercher la vie meilleure dont vous avez été doté dès la naissance.”

“Les immigrants en provenance de pays partout sur la planète -y compris et en particulier d’Haïti et de certains parties de l’Afrique- ont aidé à construire ce pays. Ils devraient être accueillis et célébrés, et non dégradés et insultés.”
“Je condamne cette déclaration impardonnable et cette déchéance de la fonction présidentielle. Je me battrait toujours pour les plus vulnérables d’entre nous et contre le sectarisme sous toutes ses formes.”

huffpost.fr

Trump veut attaquer la Corée du Nord malgré le rapprochement entre Pyongyang et Séoul

Alors même qu’une rencontre de haut niveau a eu lieu entre Pyongyang et Séoul, l’administration Trump débat d’une option militaire censée envoyer un message à Kim Jong-un. Une stratégie risquée.

Dans la confrontation avec la Corée du Nord, la diplomatie semble reprendre timidement ses droits, même si cela ne veut certainement pas dire que les tensions se soient évaporées.

Le 9 janvier, dans un village situé sur la frontière lourdement militarisée, des représentants nord- et sud-coréens ont engagé des pourparlers, qui portent officiellement sur la participation éventuelle d’une délégation du Nord aux prochains Jeux Olympiques d’hiver, dans le Sud. Séoul souhaiterait que les discussions abordent d’autres questions, dans l’espoir de parvenir à réduire les tensions.

Pourtant, une information suffit à illustrer combien la situation reste volatile : les autorités américaines s’interrogent discrètement sur la possibilité de lancer une frappe

Trump répond à Kim Jong-un : Mon bouton nucléaire est plus gros que le tien

« Moi aussi j’ai un bouton nucléaire, mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne ! », a tweeté le président américain.

Donald Trump en Floride,  le 8 décembre 2017.

Le président américain Donald Trump a moqué mardi 2 janvier son homologue nord-coréen, affirmant avoir un bouton nucléaire « plus gros et plus puissant » que Kim Jong-un.

« Le leader nord-coréen Kim Jong-un vient d’affirmer que le bouton nucléaire est sur son bureau en permanence” (…) informez-le que moi aussi j’ai un bouton nucléaire, mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne ! », a tweeté le président américain.

« Rafistolage »

Kim Jong-un s’est servi de son adresse à la nation du Nouvel An pour répéter que son pays était un Etat nucléaire à part entière, avertissant qu’il avait en permanence à sa portée le « bouton » atomique. Le dirigeant nord-coréen a parallèlement fait une ouverture en direction du Sud en expliquant que Pyongyang pourrait participer aux jeux Olympiques d’hiver en Corée du sud.

Washington a d’ores et déjà rejeté mardi la perspective de négociations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud comme un simple « rafistolage », avertissant que les Etats-Unis n’accepteront jamais une Corée du Nord dotée de l’arme nucléaire. Les Etats-Unis ne « prendront aucun entretien au sérieux s’il ne porte pas sur l’interdiction de toutes les armes nucléaires en Corée du Nord », avait indiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, avant les derniers tweets de M. Trump.

Avec Le Monde

Immigration : Trump insulte les Haïtiens et les Nigérians


Trump accusé d'injures envers les immigrés
 Les immigrés haïtiens arrivés aux Etats-Unis « ont tous le sida », tandis que les nigérians devraient « retourner dans leurs huttes », aurait lancé M. Trump, alors qu’il discutait des derniers chiffres de l’immigration dans le Bureau ovale, entouré de ses plus proches conseillers.

Le quotidien new-yorkais cite deux sources anonymes pour appuyer ses dires, l’une ayant assisté à la réunion, l’autre qui en a reçu un compte-rendu par une deuxième personne présente à cette réunion.

« Allégations outrageantes »

La Maison blanche a réfuté. « Le général Kelly, le général McMaster, le secrétaire d’État Tillerson, le secrétaire Nielsen et d’autres membres du staff qui étaient présents à cette réunion démentent ces allégations outrageantes », a commenté la porte-parole de la Maison blanche Sarah Sanders, citée par le journal.

« C’est à la fois triste et révélateur que le New York Times publie les mensonges de leurs ‘sources’ anonymes », a-t-elle ajouté.

En 2016, le candidat Donald Trump avait fait campagne pour durcir les contrôles aux frontières et réduire l’immigration, mais une fois élu, ses décrets migratoires interdisant de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays ont buté sur des décisions de justice, avant d’entrer en vigueur au début du mois.

Statut de Jérusalem : Macky fait fi des menaces de Trump

Statut de Jérusalem : Macky fait fi des menaces de Trump

128 pays dont le Sénégal ont voté en faveur de la résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.
Malgré les menaces du président de Etats-Unis de couper l’aide financière aux pays qui s’opposeraient au statut de Jérusalem, le Sénégal a dit OUI à la résolution condamnant la décision américaine de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël.
C’est à une large majorité, 128 pays contre 9, que l’Organisation des Nations-unies (ONU) a condamné la décision du président des États-Unis, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Trente-cinq pays ont décidé de s’abstenir.
Les Etats-Unis, Israël, le Guatemala, le Honduras, le Togo, la Micronésie, Nauru, Palas et les îles Marshall ont voté contre ce texte qui répond à une initiative palestinienne. Le Sénégal a fait fi des menaces de représailles financières du président américain Donald Trump, contre tous les pays qui allaient voter pour la résolution sur le statut de Jérusalem. Notre pays fait partie des 128 pays qui ont voté OUI pour la résolution condamnant la décision américaine.

Le Togo vote ‘’NON’’

Cependant, le Togo a voté NON, en faveur des Américains et de l’Etat d’Israël… Peu avant le scrutin, l’ambassadrice des USA à l’Onu a rappelé l’étendue de l’aide financière américaine dans le monde, qui impliquerait, selon elle, de s’aligner diplomatiquement sur ses positions. « Ils prennent des centaines de millions de dollars, et même des milliards de dollars, et après ils votent contre nous… Mais nous allons bien regarder les votants.

Laissons-les voter contre nous, ça nous fera faire des économies. Tant mieux. Ce n’est plus comme avant, quand ils votaient contre nous et qu’ensuite on leur donnait des centaines de millions et personne ne savait ce qu’ils en faisaient », menaçait-elle.

Statut de Jérusalem : l’ONU condamne la décision de Donald Trump

A une large majorité, l’Organisation des nations unies a condamné, jeudi, la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

 

L’ONU a voté contre la décision de Donald Trump sur le statut de Jérusalem, jeudi 21 décembre.

L’ONU a voté contre la décision de Donald Trump sur le statut de Jérusalem, jeudi 21 décembre. EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / AFP

A une large majorité, cent vingt-huit pays contre neuf, l’Organisation des nations unies (ONU) a condamné, jeudi 21 décembre, la décision du président états-unien, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Trente-cinq pays ont décidé de s’abstenir. Les Etats-Unis, Israël, le Guatemala, le Honduras, le Togo, la Micronésie, Nauru, Palas et les îles Marshall ont voté contre ce texte, qui répond à une initiative palestinienne.

A Ramallah, en Cisjordanie, un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est félicité du vote de la résolution à l’ONU.

« Ce vote est une victoire pour la Palestine, a déclaré Nabil Abou Rdainah. Nous allons poursuivre nos efforts aux Nations unies et dans tous les forums internationaux pour mettre fin à cette occupation et pour créer notre Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. »

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’est lui déclaré satisfait du nombre de pays qui n’ont pas voté la résolution. « En Israël, nous rejetons cette décision de l’ONU et réagissons avec satisfaction face au nombre important de pays qui n’ont pas voté en faveur de cette décision », a-t-il écrit dans un communiqué.

« Les Etats-Unis se souviendront de cette journée »

Avant le scrutin, l’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley, avait menacé les pays qui voteraient en faveur de cette résolution : « Les Etats-Unis se souviendront de cette journée qui les a vu clouer au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain. »

« Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution [financière] aux Nations unies. Et nous nous en souviendrons quand de nombreux pays viendront nous demander, comme ils le font si souvent, de payer encore plus et d’employer notre influence à leur avantage. »

« Nous voulons des droits et la paix »

Donald Trump, qui a annoncé le 6 décembre sa décision concernant Jérusalem, avait pris les devants mercredi. « Ils prennent des centaines de millions de dollars et même des milliards de dollars et, ensuite, ils votent contre nous, avait-il tempêté. Laissez-les voter contre nous, nous économiserons beaucoup, cela nous est égal. »

Lire aussi :   L’axe pro-iranien profite de la décision de Trump sur Jérusalem

Peu avant, le ministre des affaires étrangères palestinien, Riyad Al-Malki, avait appelé au soutien des membres de l’ONU, dénonçant la menace de l’ambassadrice américaine de « noter les noms » de ceux qui, parmi les cent quatre-vingt-treize membres, voteraient en faveur de la résolution.

« L’Histoire note les noms, elle se souvient des noms, des noms de ceux qui défendent ce qui est juste et des noms de ceux qui mentent. Aujourd’hui, nous voulons des droits et la paix », a-t-il déclaré.

Source : Le Monde

Trump menace les pays qui voteront contre contre lui à l’ONU


Le président des Etats-Unis Donald Trump a lancé mercredi une sévère mise en garde aux pays tentés de voter jeudi à l’ONU une résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël, menaçant de couper des financements américains.

« Nous prenons note de ces votes », a-t-il lancé à la Maison Blanche, dénonçant « tous ces pays qui prennent notre argent et ensuite votent contre nous au Conseil de sécurité ».

Dans cette dernière enceinte, Washington avait mis lundi son veto à la condamnation de la décision de Donald Trump du 6 décembre qui a provoqué colère et manifestations dans le monde musulman. Ce qui n’avait pas empêché les Etats-Unis de subir un échec diplomatique retentissant avec l’approbation du texte par ses quatorze partenaires, dont ses alliés européens.

Un nouveau vote est prévu jeudi à partir de 15H00 GMT à l’Assemblée générale, qui compte 193 pays membres. Les résolutions n’y ont cependant pas de valeur contraignante et il n’y a pas de droit de veto.

Plusieurs ambassadeurs interrogés par l’AFP tablent sur un score oscillant entre 165 et 190 votes pour. « Si c’est 130, ce serait mauvais », précise l’un d’eux sous couvert d’anonymat.

Lundi, l’ambassadrice américaine Nikki Haley qui n’avait guère fait de lobbying auprès de ses partenaires pour qu’ils s’abstiennent avait montré un visage menaçant. Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé le regard noir celle qui a rang de ministre dans l’administration américaine.

Mardi, elle a été encore plus loin à propos du vote attendu à l’Assemblée générale des Nations unies: tweet, email, lettre…

« Le président (Donald Trump) observera attentivement ce vote et il a demandé que je lui signale les pays qui auront voté contre nous », a écrit la diplomate par lettre ou email aux membres de l’ONU. Et « nous prendrons note de chacun des votes sur cette question ».

Un tweet rageur de Nikky Haley était posté dans le même temps. « A l’ONU, on nous demande toujours d’en faire plus et de donner plus » et « nous ne nous attendons pas à ce que ceux que nous avons aidés nous ciblent ». Jeudi, « les Etats-Unis noteront les noms ».

– Sidération –

Ces saillies, reprises mercredi par Donald Trump, ont sidéré nombre de diplomates onusiens.

« Ce n’est pas comme ça que ça marche, on vote sur des principes », confie à l’AFP un ambassadeur asiatique sous couvert d’anonymat. « On ne peut pas voter A pendant des années et voter soudainement B », renchérit un homologue d’Amérique latine.

Avec ces pressions, « les Etats-Unis peuvent avoir une dizaine d’abstentions de pays qui pourraient aussi choisir de ne pas aller voter », estime un troisième ambassadeur, cette fois d’Europe.

Mercredi, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki, qui sera présent à l’ONU pour le vote, a vivement dénoncé les « menaces » et « intimidations » de Washington.

Son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, s’est aussi insurgé. « Le monde a changé. La logique du +Je suis fort, donc j’ai raison+ a changé. Désormais, le monde se soulève contre l’injustice. Désormais, aucune nation qui a de l’honneur, aucun Etat qui se respecte ne courbe l’échine face à ce genre de pressions », a déclaré le ministre turc dont le pays est allié des Etats-Unis à l’Otan.

La résolution à l’Assemblée générale, proposée par le Yémen et la Turquie, souligne que toute décision sur le statut de Jérusalem « n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée ». Le texte rappelle toutes les résolutions adoptées par l’ONU ayant trait à la colonisation de territoires palestiniens et soulignant que Jérusalem doit faire partie d’un accord de paix final entre Israéliens et Palestiniens.

Avec deux votes successifs au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale, les Palestiniens tentent de peser dans un futur plan de paix même si le crédit des Etats-Unis comme médiateur est sérieusement écorné, indique un diplomate.

Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem, dont elle a pris le contrôle pendant la guerre de 1967, puis voté une loi faisant de la Ville sainte sa capitale « indivisible ». Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale et les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat.

États-Unis : Victoire démocrate en Alabama, défaite majeure pour Trump

ÉTATS-UNIS : Victoire démocrate en Alabama, défaite majeure pour Trump

Aux Etats-Unis, l’Alabama connait son nouveau sénateur. Le démocrate Doug Jones a remporté l’élection face au controversé Roy Moore avec 49,7% des voix contre 48,6% pour le candidat républicain.
Ce dernier, un ancien juge ultraconservateur avait été accusé d’attouchements sexuels. Ce résultat est une surprise, mais c’est surtout un lourd revers politique pour le président Donald Trump.
C’était totalement inattendu, mais Doug Jones l’a fait, il a battu Roy Moore. « J’ai attendu ce moment toute ma vie et maintenant je ne sais pas quoi dire », a lancé le candidat démocrate, désormais sénateur, visiblement ému lors de sa première déclaration à son quartier général de campagne, avant d’ajouter : « nous venons de montrer que l’Amérique pouvait être unie ».
Dans son discours de victoire, Doug Jones a remercié les minorités afro-américaines et latinos qui semblent avoir largement voté pour lui. Cet ancien procureur, ardent défenseur des droits civiques, se présentait face à sa parfaite antithèse politique, l’ancien juge Roy Moore, qui va voter à cheval et n’hésite pas à brandir une arme en plein meeting.
Il est le champion de la droite religieuse qui cite la bible en permanence, homophobe, anti-islam, accusé d’antisémitisme et qui, pour le moment, refuse de concéder sa défaite.
L’Alabama n’avait pas envoyé de sénateur démocrate au Congrès depuis 25 ans. Donald Trump a par ailleurs félicité Doug Jones pour sa victoire sur Twitter.

L’Alabama est un bastion républicain, l’un des Etats les plus conservateurs des Etats-Unis. Ici, Donald Trump avait écrasé Hillary Clinton en 2016 avec 62 % des votes. C’est donc une défaite majeure pour le président américain qui s’est engagé pleinement dans la campagne derrière le candidat républicain Roy Moore qui est brutalement sanctionné par les électeurs après les affaires d’agressions sexuelles dans lesquelles il a été mis en cause.

Neuf femmes l’ont accusé publiquement, dont une qui était âgée de seulement 14 ans au moment des faits. Quand le scrutin est serré à ce point, ce n’est pas terminé. Nous devons suivre les règles et recompter les voix. Et nous espérons que la presse va nous permettre de comprendre quelle est la situation.

C’est une très mauvaise nouvelle pour la Maison Blanche. Non seulement, le parti républicain n’a plus qu’une seule voix d’avance au Sénat et il sera de plus en plus difficile d’y faire voter le programme présidentiel. Mais les électeurs ont également très clairement déclaré avec ce résultat qu’ils étaient sensibles aux affaires de harcèlement et d’agressions sexuelles. Des affaires qui menacent aussi personnellement le président Donald Trump.

«Les propos de Trump sont irresponsables» (Ambassadeur de Palestine à Dakar)

 «Les propos de Trump sont irresponsables» (Ambassadeur de Palestine à Dakar)

Safwat Ibraghith, ambassadeur de Palestine à Dakar, a condamné l’acte posé par le président américain Donald Trump qui a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. «Nous considérons les déclarations du président Trump comme des propos complètement irresponsables, illégaux et illégitimes. Cette annonce vient saper le droit international et toutes les résolutions onusiennes, au nombre de 26, adoptées par l’Assemblée générale des Nations-Unies, sans oublier les grandes décisions prises par l’Unesco sur ce même sujet.

Toutes ces résolutions de droit international considèrent la ville de Jérusalem comme territoire palestinien occupé et toute mesure entreprise depuis par Israël pour annexer Jérusalem, a été clairement jugée illégale et illégitime», a martelé le diplomate, dans un entretien avec le journal L’Observateur. A l’en croire, Donal Trump «n’a pas seulement choqué la communauté internationale mais les politiques, analystes et observateurs américains proches des instances décisionnaires».

«Trump, poursuit-il, a retourné le fondement de la politique étasunienne, en tant que parrain du processus politique et des pourparlers entre Israël et la Palestine depuis la conférence sur la paix au Proche-Orient qui a eu lieu à Madrid, en 1991. Il est parti contre les engagements pris par toutes les administrations américaines qui l’ont précédé», condamne-t-il. Convaincu, que «cette déclaration peut avoir des conséquences néfastes et très dangereuses, catastrophiques même».

Jérusalem : Le Hezbollah appelle à la mobilisation contre la décision de Trump

Jérusalem : Le Hezbollah appelle à la mobilisation contre la décision de Trump

La contestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël prend de l’ampleur au Liban.
Après une manifestation violente devant l’ambassade des Etats-Unis, dimanche à l’appel d’un collectif de partis de gauche et laïques, un grand rassemblement sera organisé par le Hezbollah ce lundi après-midi 11 décembre.
C’est Hassan Nasrallah en personne qui a appelé à ce grand rassemblement dans la banlieue sud de Beyrouth, le fief du parti chiite. Le chef du Hezbollah a invité les Libanais et les Palestiniens, toutes tendances confessionnelles et politiques confondues, à participer à cette manifestation.
Tout le week-end, des voitures munies de haut-parleurs ont sillonné les rues de la banlieue sud, appelant la population à participer massivement à ce mouvement de protestation. Des mesures de sécurité draconiennes ont été prises, dès dimanche soir, pour éviter des incidents lors de ce rassemblement où des dizaines de milliers de personnes sont attendues. Le Hezbollah espère en faire la plus grande manifestation anti-israélienne, depuis l’annonce de Donald Trump de faire de Jérusalem la capitale d’Israël.

A travers cette manifestation, Hassan Nasrallah veut se présenter comme le leader populaire de cette contestation qui commence à prendre forme dans le monde arabo-musulman.

Manifestation violente devant l’ambassade américaine

Dimanche déjà, une première manifestation a eu lieu devant l’ambassade américaine au Liban, celle-ci organisée par un collectif de partis de gauche et laïques. Des milliers de Libanais et de Palestiniens y ont exprimé, bruyamment, leur attachement à Jérusalem et leur refus de la décision de Donald Trump de l’offrir à Israël.

Une manifestation censée être pacifique, mais qui a dégénéré en violents affrontement entre des manifestants et les forces de l’ordre, massivement déployées devant l’ambassade, à Aoukar, à 10 kilomètres au nord de Beyrouth. Des jeunes survoltés ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur la police et les militaires, qui bloquaient le passage vers le portail de la chancellerie des Etats-Unis. La police a riposté à coups de bombes lacrymogènes et de jets d’eau.

Les autorités protestent politiquement et diplomatiquement

En parallèle, le Liban officiel cherche à prendre la tête de la contestation politique. Le ministre des Affaires étrangères a prononcé un vibrant appel à l’unité lors d’une réunion extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères, au Caire. Gebran Bassil a déclaré que « le Liban ne fuira pas devant son destin qui est de résister jusqu’au martyre ». Il a également annoncé que le pays allait prochainement entreprendre les démarches politiques, juridiques et diplomatiques pour reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’Etat de Palestine.

Enfin, le Parlement libanais avait estimé, lors d’une réunion extraordinaire vendredi 8 décembre, que la décision américaine « conduira à la guerre », car elle « renforce la colonisation et met en péril le peuple palestinien ».

« S’il existait un prix Nobel de la guerre, le président Trump le mériterait amplement ».

C’est la phrase assassine d’un parlementaire fédéral Belge, du parti PTB qui a dénoncé vigoureusement la décision de « Trumpéenne » de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le dernier baril de poudre qu’il a allumé sur cette planète, c’est la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israel », a-t-il poursuivi.

Le Comble des combles…! Par Abdourahmane Sow (Cos M23)

 

Maudit soit le président des Etats Unis Donald Trump, et maudits soient ses alliés sionistes.
Nos contents d’avoir répandu le sang et le chaos en terre palestinienne par leur politique extrémiste, ils viennent aujourd’hui en vrais terroristes finir leur sale besogne d’extermination des musulmans de la Palestine par une ignominie sans précédent.
Déclarer Jérusalem capitale d’Israël, n’est qu’une offense de plus aux peuples musulmans du monde. Un acte fort qui entre dans la mise en œuvre d’un programme de conquête des terres palestiniennes, où se dresse la très symbolique Masjid al Aqsa, un lieu saint de l’Islam.
Suite aux recommandations de notre saint prophète Seydina Mouhamad alayhi salatou wa salam, à défaut de moyens matériels, par le cœur et la langue, nous dénonçons. Nous crions notre grande amertume en tant que musulman et prions le bon Dieu d’entendre nos plaintes et complaintes face à l’oppresseur juif et américain.
Qu’Allah les maudisse eux et leurs alliés. Qu’ils soient des musulmans prétendus, ou des ennemis de l’islam à visages découverts.
Qu’Allah anéantisse leur plans et leurs complots, qu’Il les voue à l’échec eux et leurs présumées forces.
Par ailleurs, par ma langue, je dénonce ici la désunion des musulmans et je pointe du doigt ces garants déclarés et autoproclamés gardiens des fondamentaux de l’islam, qui sont les premiers complices d’Israël, des Etats Unis et leurs lèches culs de collaborateurs.
L’Arabie Saoudite, le Koweït, les Organismes islamiques et internationaux et j’en passe. Les premiers à donner cutis à ces arrogants imposteurs, terroristes dans l’âme et vrais dictateurs pour anéantir et dévaster l’islam et le peuple palestinien.
Ces prétendus garants de notre religion qui sont en réalité les premiers transgresseurs des principes de tolérance, d’amour et de solidarité qui fondent le dogme de l’islam. Les premiers à semer la discorde et l’inimitié fratricide au sein de la communauté musulmane par des guerres injustifiées, qui facilitent la division et le règne des ennemis de l’islam, moyennant des intérêts aux relents dictatoriaux et impérialistes.
Ils ferment les yeux sur l’agression et la domination d’Israël sur les peuples musulmans, et se liguent au diable américain et ses alliés européens pour massacrer les partisans de l’islam où qu’ils se trouvent. Ces imposteurs et partisans de satan traitent les musulmans de terroristes alors que, ce sont eux les vrais terroristes de ce monde.
Ils créent des guerres partout dans le monde, en Afrique et au Moyen Orient, ils renversent des régimes islamiques, tuent des présidents, organisent des coups d’Etats. Ils parrainent des génocides, commettent des crimes de guerres, des crimes contre l’humanité, financent et arment des groupes terroristes au nom de l’islam et reste impunis en toute complicité avec ces faibles et complexés « garants » des droits sacrés de l’Homme et des principes religieux.
Et l’ironie, c’est quand ils détruisent les Twin Towers ou World Trade Center, quand ils simulent des attentats chez eux, dans un mensonge bien orchestré pour des motifs d’invasion de pays musulmans riches en ressources naturelles.
Le pouvoir américain avec à sa tête Georges Bush fils et celui anglais avec Tony Blair, en véritables criminels, ont menti sans vergogne au monde entier en 2003, pour accaparer le pétrole irakien. Tout ça, sur la base de mensonges avérés et d’accusations fallacieuses de détentions d’arme de destruction massive.
Nicolas Sarkozy en complicité avec l’OTAN, la CEDEAO et quelques opportunistes et complexés présidents africains, dénués et démunis de la plus petite once de raison, de patriotisme, de courage et de cran, détruisit la Libye à partir de 2011.
Un pays où le niveau de vie d’un Libyen dépassait de loin celui d’un Russe ou d’un Brésilien en termes de sécurité sociale et de pouvoir financier, une Libye où règne aujourd’hui le chaos et l’apocalypse après le passage de la vision démocratique « salvatrice’ de la France et ses ouailles.
Voila que maintenant, le « décret divin » du satané et damné Charlie Hebdo, nous nargue avec un sixième pilier de l’islam, attaquant et agressant ainsi notre foi au nom de la liberté d’expression et de la démocratie.
S’ils sont assez forts et aussi courageux qu’ils le prétendent (Trump, Israel et leurs acolytes), ils n’ont qu’à s’adresser à Poutine ou à la Corée du Nord, pour donner un sens à leur virilité.

De grâce, ce qu’il faut que les communautés du monde comprennent, c’est que tôt ou tard, tout cela prendra fin. Maintenant, la question que l’on se pose c’est le comment. En tant que musulman qui apprend à être conforme aux principes qui régissent notre religion, nous ne souhaitons que salam à tous au nom de la dignité humaine et au rang élevé qu’Allah le Tout Puissant a accordé à Ses créatures. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est dans l’intérêt de personne, que le choc tant redouté ait lieu, et qu’il est temps que les voix autorisées et les communautés du monde se fassent entendre.
Malheureusement, sans le savoir, ou en faisant semblant de ne pas savoir, nous nous précipitons dans une voie aux issues irréversiblement dévastatrices et sombres.
Ainsi, nous en appelons à la responsabilité de toutes les communautés du monde, quelque soit la confession religieuse, pour qu’ensemble, nous puissions œuvrer à la préservation de la paix dans le monde avant qu’il ne soit top tard. Nous demandons aux organismes internationaux, à l’ONU, aux Organisations islamiques et de Défense de Droits de l’Homme, d’assurer leurs missions de protection des droits des communautés et de rappeler les Etats israélien et américain à l’ordre.
Evidemment, nous appelons aussi l’Etat du Sénégal, à assumer pleinement ses fonctions de Président en exercice du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du Peuple Palestinien, pour qu’il prenne toutes les mesures nécessaires, face à cette situation inacceptable.
L’islam est paix et il sera toujours paix. Il est incolore et inodore, mettant au même pied tous ses fidèles et vouant un respect absolu à toutes les autres religions. Attribuant un caractère sacré à l’homme, il recommande respect, amour et considération à l’égard de toute l’humanité. Mais l’islam c’est aussi, des recommandations fermes et irrémédiables à ses fidèles, pour recouvrer leur dignité et protéger leurs vies. Et en ce moment, la charge est top lourde et devient insupportable.
Malheur aux imposteurs et leurs souteneurs, malheur aux oppresseurs, malheur aux injustes de ce monde qui qu’ils soient et où qu’ils soient. Qu’ils connaissent un jour le comble des combles.
Et le Comble des combles, ce sera ce jour où l’oppresseur sera l’oppressé.
Ce sera la justice irrévocable du Tout Puissant Allah.
L’Essentiel, Mouhamad!
Par souci et par conviction, vive Mouhamad, vive l’islam!

senelux.com

Abdourahmane SOW
Citoyen sénégalais
Président de la Commission Orientations et Stratégies COS/M23

Forcing de Trump à Jérusalem : Macky fait profil bas

La position courageuse et historique du Sénégal sur la crise israélo-palestinienne aux côtés du peuple palestinien risque d’être compromise par le silence inadmissible de Macky Sall et de son gouvernement sur la dernière forfaiture de Donald Trump.

Le plus que controversé président des Etats unis a déclaré mercredi dernier s’activer à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et le transfert dans cette ville de l’ambassade américaine qui se trouve à Tel Aviv.

Une décision qui a suscité une désapprobation totale et rejetée même par les alliés des Usa au sein de l’Onu.

Dans plusieurs pays musulmans et européens, des manifestations en soutien au peuple palestinien ont été notées. Dans la bande Gaza, la forfaiture de Trump a eu l’heur d’agacer le Hamas qui a appelé à une nouvelle intifada. Des heurts qui ont déjà fait 5 morts côté palestinien.

Mais au Djolof, les autorités politiques font profil bas. Un silence incompréhensible si l’on sait que depuis 1975, le Sénégal préside le comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien

Statut de Jérusalem : Macky s’oppose à Trump

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Le Sénégal a rejoint le groupe des huit pays (Égypte, Bolivie, Uruguay, France, Italie, Suède, Royaume-Uni et Sénégal, donc) qui protestent contre la décision unilatérale de Donald Trump de considérer Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Ces États ont demandé à la présidence japonaise du Conseil de sécurité de l’Onu de convoquer une réunion d’urgence sur le sujet.Les Échos, qui donne l’information, reprenant un communiqué de la Suède, croit savoir que la réunion en question se tiendra bientôt.

Entre le Sénégal et Israël va-t-on vers un nouveau refroidissement des relations diplomatiques ? Dakar et Tel Aviv s’étaient brouillés après que le Sénégal a soutenu, au mois de décembre dernier, une résolution contre les colonies israéliennes. Les deux capitales avaient réchauffé leurs rapports quelques mois plus tard.

Décision Trump sur Jérusalem : Manifestations dans plusieurs pays

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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs pays arabes et musulmans pour protester contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et exprimer leur solidarité avec les Palestiniens.

Aucun incident violent n’a été rapporté lors des manifestations qui ont eu lieu après la prière hebdomadaire musulmane, mais la mobilisation semblait moins importante qu’escompté pour une annonce qui a suscité colère et réprobation dans le monde.

En Jordanie, le seul pays arabe avec l’Egypte à avoir signé la paix avec Israël en 1994, quelque 20.000 personnes ont manifesté à Amman et dans d’autres villes, en criant que « Jérusalem est la capitale de Palestine », selon des correspondants de l’AFP sur place.

Les protestataires ont brandi des pancartes avec les drapeaux israélien et américain accompagnés de la mention « Au diable »! Ils ont appelé à la fermeture de l’ambassade des Etats-Unis et brûlé les drapeaux d’Israël et des Etats-Unis.

Au Caire, des centaines de fidèles entourés de policiers anti-émeute, ont manifesté à la mosquée Al-Azhar. « Nous sacrifierons notre âme et notre sang pour toi, Al-Aqsa », sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, ont scandé les manifestants, certains brûlant des drapeaux américain et israélien.

« Jérusalem est islamique et arabe », a dit Abbas Shuman, adjoint du grand imam d’Al-Azhar, lors de son prêche. Même s’il a condamné l’annonce de M. Trump, il a souligné que « le moment n’est pas aux protestations mais aux décisions ».

Au Liban, des milliers de membres de partis islamistes et de gauche, ainsi que des Palestiniens ont organisé une marche à Beyrouth. Certains ont porté des photos de Trump et du drapeau américain barrés d’un grand X rouge. Des manifestations ont également été organisées dans trois des 12 camps de réfugiés palestiniens du Liban, Baddaoui, Borj-Barajné (Beyrouth) et Aïn Héloué (sud).

‘Jérusalem est à nous’
En Syrie voisine, malgré la guerre, des Syriens et des Palestiniens ont manifesté contre la décision de M. Trump.

A Bagdad, des centaines d’Irakiens ont manifesté dans le quartier de Sadr, en brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit « Jérusalem est à nous et Jérusalem appartient aux Arabes ». Là aussi, ils ont brûlé les drapeaux israélien et américain.

De l’autre côté de la frontière, en Iran, des milliers de personnes ont manifesté à Téhéran et dans d’autres villes contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont scandé « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël » et certains ont brûlé des drapeaux américain et israélien. « Al-Qods (Jérusalem) est à nous », « Nous nous tiendrons debout jusqu’à l’anéantissement d’Israël », pouvait-on encore lire sur des banderoles.

Hors du Moyen-Orient, des milliers de personnes ont manifesté à Istanbul en brandissant des pancartes proclamant « Jérusalem est notre honneur », « A bas l’Amérique, à bas Israël ».Des centaines de personnes ont en outre protesté en Afghanistan. Quelques dizaines d’entre eux ont tenté de marcher vers l’ambassade américaine, mais ont été rapidement refoulés.

Au Pakistan voisin, des manifestants sont également descendus dans la rue pour dénoncer la décision américaine.En Malaisie et en Indonésie, les protestataires ont dénoncé une « gifle » pour le monde musulman. Environ 5.000 manifestants ont défilé à Kuala Lumpur en criant « Ne touchez pas à Jérusalem » ou « Faites tomber Trump ».

En Indonésie, archipel voisin de la Malaisie et pays musulman le plus peuplé au monde, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant l’ambassade des Etats-Unis à Jakarta, exhibant des banderoles avec des slogans tels que « Non à Trump ».

Auteur: AFP – Webnews

Le Hamas appelle à une nouvelle intifada suite à la décision de Trump

Le Hamas appelle à une nouvelle intifada suite à la décision de Trump

La décision du président américain de déplacer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem met le feu aux poudres.
« On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu’en lançant une nouvelle intifada », a annoncé ce jeudi le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, depuis la bande de Gaza.
Le président américain Donald Trump a déclenché la colère des Palestiniens et une vague de réprobation bien au-delà du Proche-Orient en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, une décision en rupture spectaculaire avec la politique de ses prédécesseurs.

Enquête sur l’ingérence russe : Trump assailli de toutes parts

Tir de missile nord-coréen : Trump promet de « s’en occuper »

Le président des États-Unis a répondu par une phrase-choc aux provocations de Pyongyang. La communauté internationale, quant à elle, a réagi rapidement à ce nouveau tir.

Kim Jong-Un, président de la Corée du Nord, et Donald Trump, président américain.
Kim Jong-Un, président de la Corée du Nord, et Donald Trump, président américain. Crédit : SAUL LOEB, ED JONES / AFP

Nouvelle montée des tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord. Alors que cette dernière a tiré un nouveau missile balistique intercontinental ce mardi 28 novembre, Donald Trump a rapidement réagi, déclarant : « On va s’en occuper ». Une affirmations aux allures de menace qui rajoute une pierre à l’édifice des tensions entre le président des États-Unis et le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

Il s’agit du premier tir de Pyongyang depuis plus de deux mois. Il serait tombé dans la zone économique exclusive maritime du Japon, selon le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera. Le Pentagone a quant à lui précisé que l’engin a volé sur 1.000 kilomètres. Une énième provocation de la Corée du Nord, qui multiplie les essais similaires depuis des mois malgré les sanctions de la communauté internationale.

En marge de ces tirs balistiques répétés, c’est à un affrontement verbal que se livrent les leaders américain et nord-coréen depuis des mois. En août dernier, Donald Trump promettait « le feu et la colère » à la Corée du Nord. Un mois plus tard, Kim Jong-Un déclarait vouloir faire « payer cher » son homologue américain. Plus récemment, ce dernier n’a pas hésité à insulter Kim Jong-Un, le qualifiant de « petit et gros ». Depuis ces mots, Pyongyang estime que Donald Trump mérite la mort. Ce nouveau tir de missile intervient alors que Trump revient d’une longue tournée en Asie qui avait pour objectif, selon ses termes, d' »unir le monde contre la menace posée par le régime nord-coréen« .

Les États-Unis sur le pont

Le dernier tir de Pyongyang intervient huit jours après la décision de Washington de réinscrire la Corée du Nord sur la liste des « États soutenant le terrorisme« , un geste qualifié de « grave provocation » par Pyongyang. Si le Pentagone a précisé que le missile n’avait pas présenté de danger, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a déclaré que ce missile représente « une menace partout dans le monde », indiquant par ailleurs que les militaires sud-coréens avaient tiré des missiles de précision en mer pour « s’assurer que la Corée du Nord comprend bien qu’elle peut être prise sous le feu de notre allié ».

De son côté, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson affirme que les « options diplomatiques » pour résoudre la crise avec la Corée du Nord restent « sur la table, pour l’instant ». Par la voix de sa porte-parole, il a exhorté la communauté internationale à « prendre de nouvelles mesures« , « y compris le droit d’interdire le trafic maritime transportant des biens vers et depuis la Corée du Nord ».

La communauté internationale mobilisée

Outre ces prises de position et la dernière déclaration menaçante de Donald Trump, les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont rapidement pris des mesures face à ce nouveau tir. Les trois États ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit se tenir ce mercredi 29 novembre.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe dénonce un « acte violent » qui « ne peut pas être toléré », tandis que l’Union européenne a condamné « une nouvelle violation inacceptable des obligations internationales » de la Corée du Nord. Pour l’UE, le nouveau lancement constitue « une grave provocation » et « une menace sérieuse à la sécurité internationale », a indiqué un porte-parole.

Donald Trump s’est entretenu du nouveau lancement nord-coréen avec le Premier ministre japonais. « Les deux dirigeants ont jugé que les actes provocateurs du régime nord-coréen compromettaient sa sécurité et l’isolaient encore plus de la communauté internationale », indique le compte-rendu diffusé par la Maison Blanche.

Source : Afp

Trump veut éliminer l’immigration en masse vers les Etats unis


Attentat de New York : Trump veut renforcer le contrôle des étrangers

Au moins huit personnes ont été tuées et onze blessées  mardi 31 octobre à New York par un homme au volant d’un véhicule ayant roulé sur une piste cyclable à Manhattan. Le président américain Donald Trump  a qualifié mercredi 1er novembre d’« animal » l’auteur de cet attentat, appelant à un changement de politique sur l’immigration, avec en particulier la fin du système d’attribution à la loterie des célèbres cartes vertes. « Nous devons être plus durs, nous devons être plus intelligents et nous devons être beaucoup moins politiquement corrects », a-t-il martelé depuis la Maison-Blanche au lendemain de cet attentat qui a fait huit morts et une dizaine de blessés.

« Mon administration est en lien étroit avec la police locale et la police fédérale pour enquêter sur cette attaque et sur l’animal qui l’a perpétrée », a tonné le président américain. Évoquant une réforme de l’immigration, Donald Trump a martelé sa volonté d’aboutir à « un système basé sur le mérite ». « Nous voulons travailler immédiatement avec le Congrès sur le programme de loterie pour le supprimer, s’en débarrasser », a-t-il lancé, évoquant ce système qui offre chaque année à 50 000 personnes tirées au sort la possibilité de s’installer aux États-Unis  et d’y travailler.

Quelques heures seulement après l’attaque, le président Donald Trump n’avait pas tardé à réagir, annonçant sur Twitter  la prise immédiate de mesures de renforcement des contrôles aux frontières. « Je viens juste d’ordonner au (ministère) de la Sécurité intérieure de renforcer notre programme de vérification déjà extrême », a tweeté Donald Trump. « Être politiquement correct, c’est bien, mais pas pour ça ! » a-t-il ajouté. Les autorités n’ont pas identifié l’auteur de cet « acte de terrorisme », sauf à dire qu’il a 29 ans. Selon plusieurs médias, il s’agit d’un Ouzbek arrivé aux États-Unis en 2010 qui a crié « Allah Akhbar » (« Dieu est grand ») en sortant de son véhicule. Mais aucun responsable n’a confirmé dans l’immédiat cette information,

Etats-Unis : Le décret migratoire de Trump encore une fois bloqué par la justice

ETATS-UNIS : Le décret migratoire de Trump encore une fois bloqué par la justice

La dernière version du décret anti-immigration du président américain a été bloquée par la justice quelques heures seulement avant son entrée en vigueur, mardi 17 octobre. Il visait les ressortissants de sept pays.
La Maison Blanche, qui tente d’imposer ce texte depuis le mois de janvier dernier, va très certainement faire appel. Le feuilleton judiciaire n’est pas terminé.
C’est une bataille judiciaire qui ne cesse de rebondir : le président américain a modifié son décret à trois reprises, mais à chaque fois un juge intervient pour suspendre son application.
« La troisième version du décret souffre précisément des mêmes maux que sa version précédente », écrit le juge d’Hawaï qui a ordonné mardi la suspension de l’application du texte. Avant de préciser : « Il établit une discrimination fondée sur la nationalité », une éventualité proscrite par les « principes fondateurs de cette nation ».Les Yéménites, Syriens, Libyens, Iraniens, Somaliens et Tchadiens pourront donc continuer à obtenir des visas pour entrer aux Etats-Unis. Le juge a en revanche autorisé la mesure qui visait les citoyens de Corée du Nord et les responsables gouvernementaux du Venezuela.

Ce jugement, « porteur d’erreurs dangereuses, sape les efforts du président pour protéger la population américaine », a réagi la Maison Blanche avant d’affirmer sa confiance dans le système judiciaire. Le gouvernement devrait faire appel très rapidement.

Larry Flint, le « roi du porno » offre 10 millions de dollars pour destituer Trump

Larry Flint, le « roi du porno » offre 10 millions de dollars pour destituer Trump
Larry Flint le fondateur des magazines pornographiques Hustler a décidé d’offrir une récompense de 10 millions de dollars (environ 8,5 millions d’euros) à quiconque fournirait des informations permettant l’impeachment, c’est-à-dire la destitution, de Donald Trump.
Ce n’est pas la première fois qu’il offre une récompense pour destituer un homme politique. Il a eu recours à ce procédé pour faire tomber deux Républicains… et il avait vraiment donné la récompense.
Nouvel’obs

Avec Trump, les Etats-Unis risquent « la 3e guerre mondiale »

Avec Trump, les Etats-Unis risquent "la 3e guerre mondiale"

« Il m’inquiète » et « il devrait inquiéter tous ceux qui aiment notre pays », a ajouté cet ancien partisan de Donald Trump dans un entretien publié dimanche par ce journal qui ne précise pas la phrase exacte de M. Corker.

Avant cette violente attaque, le très respecté sénateur de 65 ans avait auparavant estimé « dommage que la Maison Blanche soit devenue une halte-garderie pour adultes », après avoir été visé par la salve de tweets matinaux dont Donald Trump est coutumier. « Le sénateur Bob Corker m’a supplié de le soutenir pour sa réélection dans le Tennessee. J’ai dit « NON » et il a renoncé (disant qu’il ne pourrait gagner sans… mon soutien) », a affirmé M. Trump.

« Il a aussi voulu être secrétaire d’Etat, j’ai dit ‘NON MERCI' », a poursuivi le milliardaire républicain, ajoutant que le sénateur Corker « est aussi largement responsable du terrible accord avec l’Iran! » sur son programme nucléaire. « Par conséquent, je m’attends totalement à ce que Corker soit une voix négative et qu’il se mette en travers de notre programme. Il n’avait pas les tripes pour être candidat », a conclu M. Trump, sans autre précision.

Il faisait sans doute allusion aux déclarations mercredi du sénateur qui a affirmé que si les Etats-Unis ne sombraient pas dans le chaos c’était grâce au secrétaire d’Etat Rex Tillerson, au ministre de la Défense Jim Mattis et au secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly. M. Corker siège au Sénat des Etats-Unis à Washington depuis janvier 2007. Il a annoncé le 26 septembre qu’il n’allait pas briguer de troisième mandat lors des prochaines sénatoriales en novembre 2018.

Il est président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat depuis 2015, occupant ainsi une place de choix dans plusieurs dossiers diplomatiques au coeur de l’actualité, comme la Russie ou la Corée du Nord.

Son nom avait été évoqué pour être le colistier de Donald Trump, puis pour être secrétaire d’Etat. En juillet 2016, il avait expliqué avoir décliné le poste de futur vice-président lors d’une discussion à New York avec le milliardaire. « Notre lien s’est renforcé et une amitié est née, c’était un jour remarquable », avait-il alors assuré.

Mais en août de cette année, après les violences racistes à Charlottesville (Virginie), le sénateur a déclaré que M. Trump n’avait « pas encore réussi à démontrer qu’il avait la solidité et les compétences nécessaires pour réussir » en tant que président