Tag Archives: Vie

Grand Magal de Touba : La vie et l’oeuvre des principaux Khalifes de Bamba

Le Magal de Touba se confond avec celui des différents khalifes de Cheikh Ahmadou Bamba. Du Premier Khalife Serigne Moustapha Mbacké à l’actuel Khalife Sidy El Moctar Mbacké, les Khalifes ont chacun laissé une empreinte à la voie mouride.

Cheikh Mouhammadou Moustapha Mbacké (1927-1945)
Le premier successeur de Cheikh Ahmadou Bamba naquit le 11 du mois de Muharram de l’an 1306 de l’Hégire, à Darou Salam, correspondant au 17 septembre 1888 de l’an romain.

Pour les besoins de la construction de la Grande Mosquée, le premier Khalife de Serigne Touba avait initié la construction du chemin de fer reliant Diourbel à Touba afin de faciliter le transport du matériel mais aussi pour permettre à la communauté mouride de rendre à Touba par la voie ferrée. Le père de Serigne Cheikh Mbacké «Gaindé Fatma» a quitté ce bas monde en 1945.

Cheikh Mouhammadou Fadilou Mbacké (1945-1968)
Cheikh Mouhamadou Fadilou est de 7 mois le cadet de Cheikh Mouhamadou Moustapha. Il a vu le jour le 27 du mois de Rajab à Darou Salam en 1889.

C’est sous le magistère de Serigne Fallou Mbacké deuxième Khalif ede Touba que la construction de la Grande mosquée de Touba a été achevée et inaugurée le 7 juin 1963.

Le guide religieux a surtout réussi à donner une grande dimension au Magal de Touba en demandant à toute la communauté mouride de se rendre désormais dans la cité religieuse pour célébrer le Grand Magal.

Le sage de Touba a été rappelé à Dieu en 1968 après 23 ans de règne. Le Magal du Kazou Rajab qui lui est dédié est encore célébré chaque année par la communauté mouride et reste l’un des plus grands événements religieux de Touba.

Cheikh Abdoul Ahad Mbacké (1968-1989)
Cheikh Abdoul Ahad est né en 1914 à Diourbel. La naissance de ce premier enfant de l’après exil a suscité, selon la tradition, une vive émotion de la part du Cheikh qui lui prédit un destin hors du commun.

Le fils de Sokhna Maryama Diakhaté et frère aîné de Serigne Chouhaïbou entama ses humanités coraniques sous la conduite de son oncle et érudit Serigne Hamzatou Diakhaté.

Troisième Khalif de Serigne Touba, Cheikh Abdoul Ahad a continué l’œuvre de construction et de modernisation de Touba. Il s’affirma comme un bâtisseur et son Khalifa a surtout rimé avec développement prodigieux de la cité.

Cheikh Abdou Khadr Mbacké (1989-1990)
Cheikh Abdoul Khadr est né un 3ème jour du mois de Muharram de l’an en 1914 au village de Ndame. Il reçut à l’âge de 5 ans sa première formation coranique auprès de Serigne Abdou Rahmane Lô à Ndame (Dar Alimou Kabir).

Mais, c’est à Guédé, à quelques kilomètres de Touba, qu’il achève sa formation dans le domaine des sciences islamiques. Celui que l’on nomme «imam des imams» a pris le relais de Serigne Fallou en dirigeant la prière de vendredi à la grande mosquée. Il accéda au Khalifa en 1989. Il est le père de Serigne Bass Abdou Khadre l’actuel porte-parole de la communauté mouride.

Cheikh Saliou Mbacké (1990-2007)
C‘est à Diourbel que Serigne Saliou est venu au monde le 22 septembre 1915. Le cinquième Khalife des Mourides a mémorisé le Coran auprès de son oncle maternel Serigne Alassane Diakhaté.

La vie de Cheikh Saliou a été surtout associée d’ascétisme, d’actes de dévotion, de détachement aux affaires mondaines et surtout du culte du travail.

Sous son magistère, il développa d’importants projets agricoles, des enseignements religieux. Il entreprit les travaux de rénovation de la mosquée de Touba et poursuit avec succès les travaux déjà entamés par son prédécesseur Abdoul Ahad

Mbacké. Il est rappelé à Dieu en 2007.

Cheikh Mouhammadou Lamine Bara Mbacké (2007-2010)
Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké a été le sixième Khalife général des Mourides après le rappel à Dieu de Cheikh Saliou Mbacké. L’histoire retiendra qu’il a été le premier des petits fils de Serigne Touba à avoir assuré les charges de Khalife de toute la communauté mouride.

Fils du vénéré Serigne Fallilou Mbacké, Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké a vu le jour à Touba en 1925.

C’est son homonyme Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké qui s’est chargé de son éducation religieuse. Après avoir acquis de solides connaissances en sciences religieuses, il retourna auprès de son père pour continuer sa formation spirituelle.

Très tôt attaché au service de Serigne Falilou, il a également à jouer rôle auprès d’Abdoul Ahad Mbacké, Cheikh Abdou Khadre et Serigne Saliou. Il quitte ce bas monde en 2010.

Serigne Sidy Mokhtar Mbacké
Le 7ème khalife de Serigne Touba, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké est né le 25 octobre 1925. C’est son père Mouhamadou Lamine Bara Mbacké qui l’a initié au Coran avant de le confier à Mame Cheikh Awa Balla Mbacké, fils de Mame Thierno Mbacké à Darou Marnane.

Puis, chez Mouhamadou Lamine Dagana, un des proches du fondateur du mouridisme. Serigne Sidy Mokhtar hérite de la charge de Khalife des Mouride en juillet 2010 et se singularise depuis comme le chantre de l’unification des familles musulmanes du pays.

« 21 héroïnes de la vie » Par Abdou Latif Coulibaly

content_image

Le Gouverneur de Fatick m’a appris, dans la nuit du lundi au mardi, un peu au-delà de 22 heures, la tragédie qui a frappé le village de Betenty et par-delà cette localité, le département, la région et l’ensemble du pays, je suis resté sans voix, tant le désastre, mais surtout son ampleur a paralysé mon être.

J’ai senti le néant envelopper cet être. Nous avons senti cet effet d’anéantissement, en pensant aux nombreuses familles des victimes et à l’ensemble des populations des Iles qui font de notre terroir un endroit unique dans le pays.

Ce n’est pas pour rien que la communauté internationale, par l’entremise de l’Unesco, a érigé ces extraordinaires espaces, ce naturel splendide, en bien universel, un patrimoine commun appartenant à toute l’humanité.

Puisse cette beauté des endroits qui donne sens à l’existence et joie de vivre au quotidien, atténuer la douleur des cœurs, la peine des âmes, en ces terribles circonstances qui voient mourir une vingtaine de femmes qui sont toutes, à leur manière, des héroïnes de la vie.

Elles étaient toutes parties au labeur, pour chercher ce qu’il fallait pour nourrir des familles entières, apporter le bonheur aux hommes et aux enfants qui les attendaient à la maison, sans se douter, un instant, qu’elles avaient rendez-vous avec la mort qui les a surprises, dans les entrailles des bolongs qui se croisent et s’enchevêtrent, avant de s’écouler à flots continus, et parfois, avec fracas, sous l’effet de vents violents, dans les profondeurs abyssales de l’océan.

Le village de Betenty, l’un des plus gros du pays (10 mille âmes) s’adosse avec dignité, depuis des millénaires sur les flancs de cette embouchure qui a surement piégé l’embarcation de ces braves femmes. Le coup est rude. Il l’est d’autant plus pour moi que certaines disparues ou des rescapées sont les épouses dévouées ou des proches de compagnons politiques qui s’activent dans la localité.

Ces moments difficiles nous rappellent notre condition de croyants et raffermit notre foi en Dieu. Nous pensons ainsi au Sage et essayons de noyer notre peine, en rappelant les termes de son enseignement : « Voici notre obligation : supporter notre condition de mortels et ne pas se laisser troubler par les choses qu’il n’est pas notre pouvoir d’éviter. C’est dans un royaume que nous sommes nés : obéir à Dieu, voilà la liberté.” Lui obéir, c’est accepter avec dignité sa décision, c’est aussi une façon d’amoindrir la violence du drame.

Nous rendons par ces quelques mots hommage à l’ensemble de ces femmes qui ont donné leur vie, pour rendre libre et heureuse celle de leurs familles respectives.Il est vrai que « perdre la vie est perdre le seul bien que l’on ne pourra regretter d’avoir perdu puisque l’on ne sera plus là pour s’en rendre compte ».

Nous sommes les vivants qui subissons ce cruel deuil et regrettons d’avoir perdu toutes ces braves femmes, nous prions pour elles et implorons Dieu pour Qu’Il sauve leurs âmes. Toutes les populations du département de Foundiougne, réparties dans le Gandoul, le Niombato, le Djinguilli, le Jognick, le Logue, etc. rendent Hommage aux 21 femmes qui ont tragiquement perdu la vie et attristent tout un pays !

Tout ce que vous ne saviez pas sur Yahya Jammeh et sur l’opération de la CEDEAO

Yaya Jammeh militaire

Yahya Jammeh, arrivé en juillet 1994 à la tête de la Gambie à l’âge de 29 ans avec le grade de lieutenant, est devenu au fil des années un homme assoiffé de pouvoir.

Né en 1965 à Kanilai, Jammeh est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat contre Dawda Keraba Jawara, exactement le 22 juillet 1994.

Sa carrière militaire, sa famille, son autorité…

Après des études secondaires à Banjul, il s’engage en 1984 dans la gendarmerie. Jusqu’en 1992, il commande la police militaire à deux reprises. Il est marié et père de deux enfants.

Durant 22 années, il dirige la Gambie, petit pays enclavé dans le Sénégal, d’une main de fer, muselant les médias, les opposants et les défenseurs des droits de l’homme.

Son règne est d’ailleurs marqué par des assassinats comme ceux du journaliste Deyda Aïdara et de l’opposant Solo Sandeng. D’autres gambiens prendront le chemin de l’exil. Ses relations avec le Sénégal n’ont jamais été des meilleures.

Yahya Jammeh et son contrôle total de la Gambie

A la tête de son parti, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (APRC), Jammeh se fait réélire sans discontinuer depuis 1996.

L’homme qui a troqué depuis longtemps l’uniforme militaire contre le grand boubou blanc, apparaît régulièrement Coran et chapelet à la main et prétend disposer d’un savoir qui lui permet de soigner le SIDA, l’hypertension artérielle, etc.

Il joue à fond le culte de la personnalité en se faisant appeler Sheikh Professor Alhaji Doctor Yahya Abdul-Aziz Awal Jemus Junkung Jammeh Naasiru Deen Babili Mansa Jammeh.

En mars 2015, la Gambie devient la République islamique de Gambie.

Le 30 décembre 2014, alors qu’il est en déplacement officiel à l’étranger, son régime est victime d’une tentative de coup d’État manquée, perpétrée par un ancien capitaine de l’armée gambienne, Lamine Sané.

Barrow : Le tournant

En décembre 2016, l’opposant Adama Barrow gagne la présidentielle face à Yahya Jammed qui reconnaît sa défaite puis la conteste une semaine plus tard.

Sous son règne, la Gambie se retire du Commonwealth et procède à des exécutions capitales en 2012.

Le 1er décembre 2016, à la surprise générale, Jammeh est battu à l’élection présidentielle par Adama Barrow, homme d’affaires inconnu hors des frontières gambienne. Selon les résultats officiels, il a perdu par 36,6 % des voix, contre 45,5% à M. Barrow.

Yahya Jammh accepte les résultats et félicite le vainqueur avant de se rétracter, dénonçant une erreur dans le comptage des voix par la Commission électorale indépendante.

Le 20 décembre, alors à la tête de son pays depuis 22 ans, il annonce son intention de garder le pouvoir après le 18 janvier, date prévue de la fin de son mandat, estimant que « nul ne peut [le] priver de la victoire, à l’exception d’Allah le Tout-Puissant ».

Malgré la pression de la communauté internationale et particulièrement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), Jammeh campe sur sa position.

Le 19 janvier 2017, Adama Barrow est investi président à l’ambassade de la Gambie à Dakar et le Conseil de sécurité des Nations unies donne son feu vert à une intervention militaire de la CEDEAO en Gambie pour obliger le président sortant de la Gambie Yahya Jammeh à céder le pouvoir.

Epilogue

Le même jour, l’opération entamée par les forces engagées dans la Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECOMIG) pour la restauration de la démocratie en Gambie est suspendue pour donner une chance à la dernière tentative de médiation des président guinéen Alpha Condé et mauritanien Mouhamed Abdel Aziz.

[Vidéo] El Hadji Malick Sy, vie et oeuvre de l’initiateur du Gamou au Sénégal

El Hadj Malick Sy est né vers 1855 à Gaya, à Dagana. Il est le fils de Ousmane (Demba Khourédia) Sy et de Fatimatou Wade Wellé. Durant toute sa vie sur terre, il s’est posé en un serviteur infatigable de l’islam et de la Tarikha tidjanya qu’il contribua dans une très grande mesure à répandre partout au Sénégal et au-delà, via ses nombreux »muqaddams » (grands disciples) qu’il forma et envoya dans plusieurs pays d’Afrique.

Le Saint homme avait un destin tout tracé qui le prédisposait à une telle activité. En effet, dès avant sa naissance, son père, qui ne le vit pas, avait fait cette recommandation à ses proches : «si l’enfant que ma femme porte encore en son sein naît garçon, donnez-lui le nom de Malik afin qu’il soit possesseur (Malik) de ma bibliothèque».

Maodo Malick dans de longues et complètes études coraniques qui le menèrent dans plusieurs villages du Sénégal et en Mauritanie. Avant de terminer ses humanités auprès de grands maîtres chargés de lui inculquer la mystique musulmane.

Avec asfiyahi.org

Accident à Richard-Toll: une fille de 7 ans perd la vie et plusieurs blessés

Accident à Richard-Toll: une fille de 7 ans perd la vie et plusieurs blessés enregistrés
Une fillette de 7 ans a perdu la vie dans un accident de la circulation à Ross Béthio, sur la route nationale numéro 2 (RN2), rapporte la rfm sur son édition du soir.

La voiture, venant de Taredji dans le département de Podor, à bord de laquelle elle voyageait, a raté un virage et a terminé sa course dans un canal. Outre la fille qui a perdu la vie, 7 autres personnes sont blessées. Elles sont admises aux urgences de l’Hôpital de Richard Toll.
On ne le dira jamais assez, prudence sur la route, car elle tue!

 

Mbaye-Jacques Diop : ‘’Une vie de combat’’

Mbaye-Jacques Diop : ‘’Une vie de combat’’

 Décédé dimanche à Dakar à l’âge de 80 ans, l’ancien maire de Rufisque et ancien député, Mbaye-Jacques Diop, affichait dans un ouvrage paru en 2013 sa détermination à poursuivre une vie de combat qui, selon lui, ‘’se mène du berceau au tombeau’’.

’’Je suis déterminé davantage à poursuivre le combat qui se mène du berceau au tombeau. Plus que jamais je me sens chenillé par cette passion pour ma vie, ville, et pour mon pays le Sénégal’’, avait-t-il déclaré lors de la cérémonie de dédicace de son ouvrage ’’Une vie de combat’’.


La cérémonie s’était déroulée à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD) en présence de la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Tall, de plusieurs personnalités de la scène politique, d’anciens compagnons de l’auteur, des parents et des amis.


’’Je me sens le devoir de rester engagé pour ma patrie tant que Dieu me prête santé et vie. Cet ouvrage n’est ni un testament. Il est un jalon pour moi’’, avait dit Mbaye-Jacques Diop qui annonçait d’autres combats.


‘’Dans ce livre, j’ai choisi de prendre du recul. J’ai bien sûr rassemblé mes souvenirs, mais j’ai tenté aussi de faire partager mes enthousiasmes et les ressentiments. J’ai surtout voulu exprimer certaines idées de société qu’il me plait de porter encore, avec mes amis politiques, pour aider les jeunes à façonner, avec une pleine connaissance de leur passé, un Sénégal meilleur’’, avait indiqué Mbaye Jacques Diop.


L’ouvrage de 187 pages réparties en 16 chapitres a été édité par l’Harmattan Sénégal et préfacé par Cheikh Hamidou Kane, auteur de l’Aventure ambiguë.


Pour le professeur Iba Der Thiam, cet ouvrage retrace ‘’l’histoire de la vie (de son auteur) riche en enseignements. Un combat pour exister contre vent et marrées contre et pour tous. Cette autobiographie est le symbole d’un self made man mais il est surtout un hommage à tous ceux qui l’ont aidé et motivé’’.


‘’Sur chacune des thématiques évoquées, l’auteur apporte un éclairage nouveau sur chacun des pans de l’histoire du Sénégal et permettra de mieux comprendre la philosophie de l’homme politique qu’a été Mbaye-Jacques Diop. Ce travail est le témoignage de 23 combats tout au long d’une vie’’, avait –t-il dit.

Dans son ouvrage, Mbaye -Jacques Diop ‘’raconte sa vie autour de deux grandes périodes, la période coloniale suivie de la période des indépendances’’, avait souligné Aminata Tall, qui présidait la cérémonie.

‘‘Dans la première période, il raconte sa vie contrastée depuis le depuis de sa scolarité en 1942 à l’indépendance du Sénégal dans les années 1960’’, expliquait la président du Conseil économique, social et environnemental.

Elle avait souligné l’enfance de l’auteur ‘’marquée par une forte présence, une forte affection, une présence garantie de tout succès de tout individu, celle de sa mère Thiaba Diop’’.


En 1958 Mbaye-Jacques Diop décide après le congrès de Cotonou avec la visite de De Gaulle de marquer une autre page de l’histoire avec ses compagnons. ‘’Des indépendances à nos jours, (…), il aura marqué son temps’’, selon Aminata Tall.


’’Avec 18 années de fonction de maire et 23 années de mandats de député, ce n’est pas une affaire banale dans l’histoire d’un homme politique. Il s’est fait tout seul après son exclusion du Lycée Maurice De la Fosse’’, avait-t-elle insisté.


Mme Tall avait salué ‘’l’ itinéraire courageux et exposé, auquel l’avait préparé une mère vaillante lui inculquant qu’il ne pourrait compter que sur lui-même’’. Elle avait ajouté : ‘’Mbaye-Jacques Diop s’est forgé par l’effort’’.


Son parcours au cœur de la société sénégalaise a été inspiré par de grands maîtres, au premier rang desquels le président Léopold Sédar Senghor qui fut l’initiateur de sa vocation politique.


Né le 15 janvier 1936 à Rufisque, Mbaye-Jacques Diop est juriste de formation, titulaire d’une Licence et d’un DES en droit, du diplôme français d’Inspecteur de la jeunesse et des sports.
Expert maritime agrée, commissaire international aux avaries, expert commercial, entre autres, Mbaye-Jacques Diop est ancien député, ancien maire de la ville de Rufisque et ancien président du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (CRAES).


De 1952 à 2000, il a milité dans les rangs du Mouvement des jeunes du bloc démocratique sénégalais (MJBDS), parti de Léopold Sédar Senghor, qui deviendra le Bloc populaire sénégalais (BPS), l’Union progressiste sénégalaise (UPS) et le Parti socialiste (PS), à la faveur de fusions et de mutations.


En 2000, Mbaye-Jacques Diop quitte le PS pour fonder le Parti pour le progrès et la citoyenneté (PPC), qui, en 2004, tentera une fusion avortée avec le Parti démocratique sénégalais (PDS) de Me Abdoulaye Wade alors au pouvoir. Depuis mars 2012, le PPC a repris son autonomie d’action.


Jusqu’à son rappel à Dieu, il fut l’emblématique responsable de l’association des « porteurs de pancarte du Sénégal », du nom de jeunes Sénégalais qui ont marché le 26 août 1956, place Protêt de Dakar, actuelle place de l’Indépendance pour réclamer l’indépendance du Sénégal et dire non à la proposition de Gaulle de former une Fédération avec la métropole française.

Aps

Magal de Darou Salam : La vie et l’oeuvre de Borom Gaawaan

Magal de Darou Salam : La vie et l’oeuvre de Borom Gaawaan


DAROU SALAM CÉLÈBRE SON HÉROS - Mame Cheikh Anta Mbacké en chiffres et en lettres…
Ckeikh Sidy Moukhtar Mbacké, communément appelé Mame Cheikh Anta, ou l’argentier du Mouridisme est né dans les années 1860 à Porokhane, dans le Saloum (les dates mentionnées varient de 1860 à 1867 selon les sources). Fils de la vertueuse Mame Anta Ndiaye, cousine de Sokhna Diarra Bousso et de Momar Anta Saly, il est le frère cadet d’Ahmadou Bamba.

SES ÉTUDES

Il a appris le Coran auprès des maîtres coraniques célèbres de l’époque. Le plus connu parmi eux, pour lui avoir enseigné le plus est Cheikh Abdourahmane LO. C’est auprès de son grand frère Serigne Mor Diarra qu’il a étudié les sciences religieuses avant de rejoindre Cheikh Ahmadou Bamba qu’il ne quittera plus jamais.

SON ÉDUCATION

Mame Cheikh Anta voyait en son frère Cheikh Ahmadou Bamba un homme de Dieu, un guide spirituel qui transformait, à courte durée, l’état de ses compagnons et améliorait leurs actes. Il n’avait pas hésité à se soumettre à ses ordres. Il lui vouait une obéissance totale et cherchait à chaque instant à le satisfaire. Il a été parmi les personnes à recevoir directement l’éducation du Cheikh et sa formation. Celui-ci accordait une attention particulière à la formation de son disciple et frère; il le préparait aux tâches importantes qu’il devra assumer par la suite en faveur du mouvement mouride et de ses fidèles. Faisant preuve d’une parfaite disposition à recevoir cette formation, Mame Cheikh Anta était devenu l’un des hommes de confiance du Cheikh et l’un de ses conseillers les plus proches, leurs correspondances en constituent une parfaite illustration.

MAME CHEIKH, UN HOMME MULTIDIMENSIONNEL

A l’instar de tous les grands hommes du Mouridisme formés par le Cheikh, Borom Gawaan était un éducateur spirituel ayant sous sa direction plusieurs daaras. Il s’est d’abord employé à démultiplier l’enseignement du Maître. Et dans ce domaine, il s’est montré si efficace que bientôt il reçut l’allégeance d’une foule nombreuse de talibés. Il les organisa en daaras productifs et prospères à l’image de Gawane qu’il fonda en 1905 non loin de la localité de Bambey. Dans ces daaras, ses disciples exerçaient comme activité secondaire une agriculture de grande envergure. Cependant il ne se contentait pas de cette activité traditionnelle qui ne satisfaisait pas ses grandes et nobles ambitions pour plusieurs raisons.

D’abord, il y avait devant lui ce mouvement naissant dirigé par son frère et guide qui était confronté à d’énormes difficultés et entouré de menaces de la part des ennemis de l’Islam. Les disciples subissaient de graves désagréments. A cela s’ajoutaient les nécessités de la vie quotidienne et les recommandations de l’Islam qui font de l’aide aux nécessiteux une obligation.

Borom Gawaan ne pouvait avoir la conscience tranquille devant cette situation préoccupante qui nécessitait pour l’atténuer ou pour s’en sortir, l’assurance d’une autonomie financière.

Après avoir bien analysé la situation, il se lancera dans le domaine de l’investissement; il importait et tissait de vastes relations commerciales avec de grands financiers de son époque. De par ses activités d’opérateur économique, il va acquérir un solide réseau de relations. Mais il n’en a jamais abusé pour obtenir des passe-droits ou des privilèges illégaux. Tout juste s’en est-il servi pour la promotion et la préservation des intérêts de la communauté. Il est à noter que cet homme très au fait de la charia n’a jamais employé de moyens illicites dans ses transactions avec ses partenaires d’affaires. Il deviendra ainsi l’un des plus importants hommes d’affaires du pays. Il possédait des biens, des fonds, un parc automobile impressionnant et plusieurs magasins. Il a été même considéré en 1919 comme l’homme le plus riche du pays. Mais avec une générosité légendaire, Mame Cheikh Anta consacrait tous ses biens au service des musulmans, en général, et des mourides en particulier. C’est en tout cas son exceptionnelle prospérité financière et sa propension à faire le bien autour de lui qui lui valut l’appellation  » Borom Dërëm ak Gërëm  »

MAME CHEIKH ANTA ET LA POLITIQUE

Il s’intéressait aussi à la vie politique du pays. Il observait ses importantes mutations en suivant de très près les informations. Il  a même cherché à avoir une certaine influence sur cette politique en soutenant l’un des acteurs en compétition afin de sauvegarder l’intérêt général et celui des musulmans. C’est ainsi qu’il avait porté son soutien à la candidature de Ngalandou Diouf à la députation au parlement français.

Sa déportation à Ségou

Cette attitude de Mame Cheikh Anta durant ces élections lui avait valu la colère de Blaise Diagne, l’adversaire de Ngalandou. Après avoir fomenté de fausses accusations, Blaise avait donné l’ordre de l’interner à Ségou de 1929 à 1935. Dans une déclaration, Serigne Mbacké Bousso a défendu la position de Borom Gawaan en prouvant sa bonne foi et son innocence, en démontrant que son accusation n’était en fait qu’une machination sans aucun fondement.

En réalité, cette déclaration était davantage un soutien moral et une dénonciation de cet acte odieux qu’une simple preuve de l’innocence de Mame Cheikh Anta. Elle illustre bien par ailleurs, la profondeur des relations entre les deux hommes.

L’ACTION DE L’HOMME

Borom Gawaan avait consacré toute sa vie aux œuvres profitables à l’ensemble des musulmans, à la contribution à la prospérité de la communauté mouride et au soulagement des souffrances des fidèles.

Ayant comme slogan ce verset du Saint Coran « Tout ce que vous dépensez dans la bonne cause, Dieu le saura », Mame Cheikh Anta avait toujours fait preuve d’une générosité légendaire dans les moments difficiles. Ses réalisations sont ainsi innombrables, toutefois, nous tenons à en citer à titre d’exemples quelques unes :

– lors d’une grave sécheresse, il avait distribué aux sinistrés une quantité de riz estimée à plusieurs milliers de tonnes;

– il prenait en charge et sauvegardait les infrastructures de la communauté contre les oppresseurs et les agresseurs;

– il soutenait les petits commerçants en leur accordant beaucoup de facilités sur le plan financier;

– pour le compte de son maître, il s’acquittait de certaines obligations familiales comme en 1922, où c’est lui qui conduisit la délégation que Khadimou Rassoul envoya à Tivaouane pour présenter ses condoléances lors du rappel à Dieu de Seydi El hadji Malick SY;

– il intervenait beaucoup auprès des autorités coloniales, tantôt pour recueillir des informations concernant son frère et maître, tantôt pour demender le retour de ce dernier;

– il a aménagé des routes à Diourbel pour faciliter l’accès des visiteurs à la résidence du Cheikh;

– il a été le premier à faire imprimer un recueil de poèmes composés par le Cheikh ;

– il a réalisé l’un des vœux chers du Cheikh en faisant le pèlerinage à la Mecque en compagnie de Serigne Fallou Mbacké et d’autres prédestinés.

L’HISTOIRE DE SON PÈLERINAGE À LA MECQUE 

Les péripéties de ce voyage sont racontées dans un récit écrit par Serigne Fallou lui-même.

Le 07 mars 1928, au nom de toute la communauté mouride et notamment à la mémoire de Serigne Touba, Mame Cheikh accomplit le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Cette expédition mémorable fut effectuée en compagnie de Serigne Fallou Mbacké. Egalement de la partie, il y avait Serigne Mbacké Bousso, Serigne Moulaye Bousso, Serigne Tacko Mbacké (second fils de Mame Cheikh Anta). Trois de ses principaux talibés complétaient la délégation. Il s’agit de Serigne Modou Ndiaye Diop, Serigne Ibrahima Dia, Serigne Mayoro Fall.

Mame Cheikh Anta finança entièrement l’expédition de sa poche, depuis les billets en première classe jusqu’aux provisions consommées durant tout le voyage. Les escales en France, au Caire, comme le séjour en Terre Sainte ont été impressionnantes, tant Mame Cheikh, en aucune fois n’a lésiné sur les dépenses, pour assurer la qualité à ses compagnons d’équipée.
Des Lieux Saints, il rapporta diverses reliques dont un manuscrit du Coran reconnu parmi l’un des plus anciens qui existe. Il rapporta également les couvertures qui revêtaient les mausolées du Prophète (P.S.L.) et de ses principaux compagnons (que Dieu les comble de bienfaits.) Ces couvertures serviront à recouvrir les mausolées de Khadimou Rassoul et de ses principaux disciples. Mame Cheikh Anta se réserva celle de Seydina Hamza, un oncle et fidèle compagnon du Prophète (P.S.L.), afin que son propre mausolée en soit paré après sa disparition.

SES RELATIONS AVEC SERIGNE TOUBA ET FAMILLE

Borom Gawaan entretenait d’excellentes relations aussi bien avec le Cheikh et ses proches qu’avec les autres.

Les profondes et exceptionnelles relations spirituelles qui le liaient à son frère et maître depuis sa tendre enfance se sont renforcées au fil des années. Fidèle entre les fidèles, Mame Cheikh Anta a été l’une des rares personnes à avoir rendu visite à Serigne Touba dans son exil gabonais (il l’a trouvé à Lambaréné). De ce voyage mémorable, il a rapporté des écrits du Cheikh qu’il imprima par la suite. Il a également rapporté des directives destinées à Mame Thierno Ibra Faty qui avait en charge les destinées de la communauté en l’absence du Maître. Il a surtout rapporté aux talibés la certitude que le Maître était bien vivant et qu’il allait revenir parmi les siens, contrairement aux informations distillées par l’autorité coloniale dans le but de les démoraliser.

Quant à ses liens avec ses proches et les autres figures du mouridisme, ils étaient bien connus : il jouisssait du respect et de l’amitié de tous sans exception aucune. Toutefois, l’amitié qui le liait à Serigne Mbacké Bousso et à Cheikh Mouhammad Fadel était singulière. Profondément touchés par sa déportation à Ségou, chacun lui avait témoigné son soutien ; l’un par écrit et l’autre par une visite qu’il lui a rendue à Ségou et au cours de laquelle il lui a prédit la fin des épreuves et son retour imminent à son pays.

Par ailleurs Mame Cheikh Anta avait tissé de vastes et bonnes relations avec le monde extérieur en raison de ses activités commerciales.

En somme, la vie de cette personnalité témoigne d’une ferme et sincère détermination, d’une vision extraordinaire et d’un dévouement inégalable au service du Cheikh, de ses disciples et de l’ensemble des musulmans.

L’importance et la portée de ses positions nous rappellent en effet le troisième khalife de l’Islam Sayyidina Ousmane ibn Affan que Dieu l’agrée de ses largesses.

Le fait que Cheikhoul Khadim lui ait confié Darou Salam, son premier village, et lui ait réservé l’honneur de sa réception à son retour d’éxil au Gabon illustrent parfaitement sa confiance et son estime pour son frère et disciple Cheikh Anta. Ces festivités, demeurées mémorables, sont chaque année commémorées dans la ferveur et l’enthousiasme. C’est le fameux Magal de Darou Salam qu’on peut considérer comme le premier magal organisé par la communauté mouride.

Borom Gawaan a été rappelé à Dieu en mai 1941 à Darou Salam où se trouve son mausolée.

SES KHALIFES

L’œuvre de Mame Cheikh Anta a été perpétuée par des Khalifes qui ont pour caractère commun leur intransigeance contre les appâts des mondanités, leur rejet de la compromission avec le pouvoir temporel et le caractère tranchant de leur discours qui rejette tout ce qui n’est pas l’Islam et le service de Serigne Touba. Ainsi, se sont tour à tour distingués :

Serigne Modou Mamoune Mbacké (1941 -1969), celui-là même que Serigne Touba a dépeint comme un homme exempt de péché.

Serigne Tacko Mbacké (1969 -1975) qui avait accompagné son père dans son pèlerinage à La Mecque. Les anciens s’accordent sur sa ressemblance caractérielle avec Mame Cheikh Anta Mbacké, même générosité discrète, même jovialité conviviale.

Serigne Ibra Mbacké « Ndar » (1975 -1987), ainsi appelé à cause de ses origines saint-louisiennes. Il a laissé le souvenir d’un homme d’ouverture qui a allié l’exercice du Khalifat de Mame Momar Anta Sally et celui de Borom Gawane. Avec lui, Darou Salam s’est adjugé le record des contributions à l’œuvre de Serigne Touba.

Serigne Samme Mbacké (1987 -1998) connu pour sa haute élévation morale et spirituelle. Il a réfectionné et embelli le mausolée de Borom Gawane et assuré l’extension de Darou Salam. On garde de lui le souvenir d’un homme généreux, désintéressé et hospitalier.

Serigne Moustapha Thieytou Mbacké (1998-2001) était un érudit doublé d’un travailleur infatigable. C’était la discrétion faite homme. Comme Serigne Saliou, il était ennemi du paraître et des mondanités. Il s’investissait à fond dans les projets porteurs de progrès pour la communauté. D’ailleurs, il était très en phase avec Serigne Saliou dont il partageait les vues et ambitions pour le mouridisme.

Serigne Hamidoun Mbacké (2001-2009) fils de Soxna Mbacké bintou Mame Mor Diarra Mbacké, grand frère de Serigne Touba et de Serigne Modou Mamoune Mbacké, fils aîné de Mame Cheikh Anta Mbacké, il a assuré le Khalifat de son père 13 ans durant et celui de son grand-père pendant 8 ans. L’histoire retiendra que c’est lui qui a ouvert le Khalifat des petits-fils à Darou Salam. Rappelé à DIEU le soir du dimanche 22 février 2009, c’est Serigne Mame Mor Mbacké, fils de Serigne Tacko qui lui a succédé.

Le magal célébré ce 23 août 2016, commémore la rencontre entre Mame Cheikh Anta Mbacké et Serigne Touba lors du retour d’exil de celui-ci..

Lutte contre le terrorisme : Un combat de la vie que nous devons gagner, dixit Macky

macky gm

La lutte contre le terrorisme est un combat de la vie que les pays du monde entier doivent gagner, a affirmé mercredi le président Macky Sall. ‘’Nous devons nous mobiliser contre ce fléau (NDRL : le terrorisme). C’est un combat de la vie, que nous devons gagner’’, a-t-il dit après la prière de l’Aïd-el-fitr à la Grande mosquée de Dakar.

‘’ Au moment où nous célébrons l’Aïd-el-fitr, je voudrais exprimer ma solidarité aux peuples frappés par le terrorisme. Hier encore, c’est dans la mosquée du Prophète, à Médine, qu’ils ont agi. Ils agissent partout pour semer la mort et la désolation’’, a condamné le président Sall.

Il a indiqué que l’Etat sénégalais a pris toutes les dispositions, pour lutter contre le terrorisme.

‘’La lutte contre le terrorisme est un combat de tout un chacun. C’est le combat des citoyens qui doivent participer dans l’effort de défense du territoire national par l’information, la communication et par la collaboration avec les services de sécurité’’, a suggéré le chef de l’Etat.

Macky Sall a saisi l’occasion pour présenter ses condoléances et celles du Sénégal aux pays frappés par le terrorisme.

‘’Que ça soit en Europe, en Amérique, en Asie, en Afrique, partout cette haine sème la mort et la désolation. Nous devons exprimer notre solidarité et faire face à ce fléau’’, a ajouté le président de la République.

Les premiers mots de Thione Seck à sa sortie de prison…

http://www.pressafrik.com/photo/art/default/8328943-13045866.jpg?v=1443605196

Sourires, éclats de rire et larmes ont émaillé l’arrivée de Thione Seck à son domicile, à Ouest Foire, après sa libération.

Lorsque les portes du véhicule 4X4 qui l’a ramené à la maison se sont ouvertes, le père de Waly Seck est sorti tranquillement, un petit sourire aux lèvres, la tête baissée pour s’engouffrer dans sa maison. Il était habillé d’un boubou gris. Une fois dans la maison, il a été accueilli par sa femme « Diaga », avec un large sourire. Très contente, elle en a même oublié son mouchoir de tête.

Moumy Seck, fille du chanteur et épouse de Bougane Guèye Dani, elle n’a pas pu retenir ses larmes. Elle s’est ruée sur son père, l’a longuement étreint avant de laisser couler de chaudes larmes.

Pour la consoler, son père lui dit : « ç’aurait été pire si j’étais mort et enterré à Touba. Il faut rendre grâce à Dieu, car tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir »

Source : L’As