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Wade s’abstient et adoube Idrissa Seck, Sonko et Issa Sall


Déclaration du Président Abdoulaye Wade

L’élection du 24 février 2019 est assurément une mascarade électorale. Elle est planifiée de longue date par Macky SALL qui, pour obtenir sa réélection, a modifié la constitution, la loi électorale, condamné, emprisonné et exilé des leaders politiques qui pouvaient valablement lui faire face et le battre dans une élection digne de ce nom. Le parrainage que Macky SALL a introduit dans le processus électoral apparait maintenant aux yeux de tous comme une opération machiavélique pour choisir les candidats qu’il pourrait accepter dans une élection qu’il a déjà gagnée.

J’avais, dès mon retour à Dakar, demandé aux Sénégalais de s’opposer à la tenue de cette élection. J’ai parcouru le pays et partout les Sénégalais, mobilisés comme jamais, m’ont montré leur affection et leur détermination à combattre Macky SALL.

J’ai fait la concession, à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’états voisins, d’opposer une résistance, somme toute ferme mais pacifique, à ce qui apparait comme une élection truquée dès le départ. Mais personne ne doit douter que lorsque tous les Sénégalais comprendront que cette élection mascarade n’est qu’une énorme farce de mauvais goût de Macky SALL pour organiser sa réélection, le peuple souverain se dressera pour organiser une véritable élection présidentielle.

Je rappelle que depuis deux ans déjà, le PDS et ses alliés avaient exprimé dans un livre blanc portant sur le bilan des élections législatives de juillet 2017, en décidant de ne plus participer « …à l’avenir à aucune élection ou consultation (…) organisée et supervisée par un gouvernement de Macky SALL ; à tout le moins, (ils s’opposeront) par tous les moyens à toute tentative de Macky SALL d’organiser sur le territoire national une semblable mascarade ».

Cet engagement du PDS et ses alliés a été repris par toute l’opposition regroupée au sein du Front de Résistance Nationale et du C25 qui s’est engagée non seulement à s’opposer à tout scrutin organisée par un ministre de l’intérieur partisan, mais aussi à mettre en place dans tous les quartiers et villages des comités de résistance populaire chargés de défendre la démocratie et la liberté du citoyen de choisir ses représentants à l’issue de scrutins transparents.

Le PDS n’a pas changé d’options et reste fidèle à une position qu’il s’est évertué à expliquer et faire partager par le plus grand nombre.

Aujourd’hui, personne ne doute qu’un scrutin organisé par le gouvernement de Macky SALL, qui s’est évertué à en exclure 22 des 27 candidats sélectionnés, manque totalement de sérieux tant les manquements et violations des droits et libertés sont manifestes.

Notre candidat, Karim WADE librement choisi à l’issue d’un congrès a été empêché par Macky SALL de se présenter au scrutin de ce dimanche 24 février alors qu’il a gagné toutes ses procédures à l’international. Nous attendons avec confiance et sérénité le délibéré de la Cour de Justice de la CEDEAO.

Le PDS n’a pas changé d’option et il ne saurait accorder quelque crédit à un scrutin organisé dans ces conditions et ne se rendra pas complice d’un viol du suffrage des citoyens dont le « président » qui en sera issu n’aura assurément aucune légitimité et ne pourra jamais être reconnu. Il lance un appel solennel pour arrêter un processus qui ne peut que mener le Sénégal vers le chaos.

Il est encore temps d’entreprendre de larges consultations pour réinstaurer la nécessaire confiance préalable à l’organisation d’une élection ouverte, juste, transparente et incontestable susceptible de permettre aux citoyens d’exprimer librement leurs choix.

Dans ces conditions, il va de soi que je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection. Je peux comprendre tous ceux qui parmi nous pensent qu’ils pourront défaire Macky SALL en soutenant un des candidats de l’opposition (Idrissa SECK, Ousmane SONKO ou Issa SALL), même si ce n’est pas la position du parti. Nous nous retrouverons après l’élection pour en faire le bilan et mieux armer notre parti.

Avec le parti, je demande au candidat du PDS, Karim WADE librement choisi à l’issue d’un congrès de continuer le combat, avec les militants, les sympathisants et les mouvements de soutien pour le report du scrutin de dimanche prochain et qu’il soit rétabli dans ses droits pour participer à l’élection présidentielle et se faire élire si les citoyens lui accordent leur confiance.

Fait à Dakar le 21 février 2019
Maitre Abdoulaye WADE
Ancien Président de la République
Secrétaire Général National

L’itinéraire Wade après sa descente d’avion


Le Parti démocratique sénégalais (Pds) compte faire les choses en grand. En effet, à l’occasion du retour de Me Abdoulaye Wade à Dakar, les responsables dudit parti ont tracé tout l’itinéraire par lequel le « Pape du Sopi » va passer, avant d’arriver à la permanence Oumar Lamine Badji.

Après l’accueil à l’aéroport international Blaise Diagne, le cortège empruntera l’autoroute avant de sortir vers Sébikotane. Il fera deux premiers arrêts à Diamniadio et à Bargny.

A Rufisque, il empruntera l’avenue Maurice Guèye pour aller vers la gare routière avant de faire cap sur Pikine où un rassemblement est prévu à Bountou Pikine et à la station Edk située non loin du Technopole.

Puis, le cortège de Me Wade ira aux Parcelles-Assainies, à Grand-Yoff, au rond-point Liberté 6, à Mermoz, avant de s’arrêter à la permanence Oumar Lamine Badji où toutes les sections du département de Dakar, les organismes internes, les mouvements de soutien, les partis alliés se sont donné rendez-vous.

Ousmane Sonko : Nous respectons la position de Wade

Ousmane Sonko ne souhaite faire de commentaire sur la déclaration de Abdoulaye Wade demandant le report de l’élection de la présidentielle du 24 février prochain. « Abdoulaye Wade est un ancien chef de l’Etat, un chef de parti qui a donné une position par rapport à une affaire politique et nous respectons cette position. Nous n’avons pas de commentaire à faire là-dessus « , a déclaré le leader de la coalition « Sonko Président » en marge de son meeting à Diourbel.

Wade appelle à s’opposer à la tenue d’une présidentielle « verrouillée »

L’ex-président sénégalais a appelé la population à s’opposer pacifiquement à la tenue d’une présidentielle « verrouillée », destinée selon lui à reconduire son successeur, Macky Sall. Il a également évoqué son retour au Sénégal, annoncé pour le jeudi 7 février.

Abdoulaye Wade n’a pas mâché ses mots. Dans une vidéo diffusée trois jours après le début de la campagne officielle, l’ex-président a dénoncé l’élimination par le Conseil constitutionnel, « sous des prétextes fallacieux », des « deux candidats qui pouvaient faire de l’ombre au président sortant » : son propre fils, Karim Wade, et l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, tous deux frappés par des condamnations judiciaires.

« Nous avons choisi de nous opposer à la tenue d’une élection entièrement fabriquée dans le seul but de faire réélire le président sortant », a déclaré Abdoulaye Wade, 92 ans.

L’ex-président, au pouvoir entre 2000 et 2012, a également évoqué son prochain retour au Sénégal. Celui-ci est annoncé le 7 février par son entourage.

Réquisitoire sévère

Après avoir dressé un sévère réquisitoire contre son successeur, accusé d’avoir instauré un régime d’une « gloutonnerie financière sans précédent » et d’avoir mis la magistrature à son service, Abdoulaye Wade a donné ses consignes, appelant les Sénégalais à « faire en sorte qu’il n’y ait pas de scrutin ».

« Notre action sera pacifique, respectueuse de la loi et des règlements », a-t-il toutefois souligné.

Avant d’expliquer que la formation qu’il a fondée, le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), préparait, avec d’autres tendances de l’opposition, un « programme d’actions d’ici au 23 février, dans la journée du 24 février et au-delà

L’ex-président a également dénoncé le système des parrainages citoyens instauré pour cette élection, dont n’ont émergé, outre Macky Sall, que quatre candidats : l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, l’ex-ministre Madické Niang, et deux députés élus en 2017, l’ancien fonctionnaire Ousmane Sonko et Issa Sall, chef d’un parti proche de la mouvance religieuse.

« Surmonter son entêtement »

Abdoulaye Wade, qui vit habituellement en région parisienne, a demandé à Macky Sall de « surmonter son entêtement », quitte à reporter « si nécessaire » le scrutin pour discuter avec l’opposition. Car selon l’ex-président, le chef de l’État a créé « de graves dangers de déstabilisation du Sénégal dans la violence » en visant une réélection « au premier tour ». Il a notamment cité en exemple les cas de la Côte d’Ivoire, du Burundi ou encore de la RDC.

Fin janvier, une coalition de l’opposition comprenant la plupart des candidats éliminés par le système des parrainages avait lancé un appel à la « confrontation » et à la « mobilisation » contre le « plan de réélection frauduleuse de Macky Sall au premier tour », resté sans écho. En 2015 déjà, Abdoulaye Wade avait appelé à la mobilisation en cas de condamnation de son fils Karim, sans parvenir à mobiliser les foules.

Musée des Civilisations noires : Une oeuvre que Macky dénie à Wade

L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass, c’est Wade ! L’autoroute à péage, c’est encore Wade ! Le prolongement de la VDN, c’est toujours Wade ! Le Grand Théâtre, c’est aussi Wade ! L’autoroute Ila Touba, un autre projet de Wade ! La Centrale électrique en Casamance, c’est toujours l’œuvre de Wade ! La pose de la première pierre du Musée des Civilisations noires avait été faite par Wade, en décembre 2011, sur financement de la Chine à hauteur de 15 milliards. Entre autres…

Nous rappelons tout cela, parce que nous estimons que l’État, c’est une continuité. Et reconnaître les mérites de l’ancien Président, Me Abdoulaye Wade, ne compromet en rien aux mérites de Macky Sall, qui refuse tout le temps de saluer le travail effectué par son prédécesseur. En tant que témoin de l’histoire, «DakarTimes» rappellera, à chaque fois que besoin sera, les bonnes œuvres de Me Wade, que Macky Sall et son clan tentent difficilement d’enterrer… En se comportant ainsi, le Président Sall démontre qu’il peine à se départir de son manteau d’éternel Premier ministre, faute d’avoir une vision propre. Comme du temps où il était chef du Gouvernement, Macky Sall continue d’inaugurer les chantiers de son mentor, Me Wade… Hier encore, il a manqué l’occasion de rendre hommage à Me Abdoulaye Wade, de son vivant…

L’ancien chef de l’État, Me Abdoulaye Wade, avait procédé, le mardi 20 décembre 2011, à la cérémonie de pose de première pierre du Musée des Civilisations noires. On se rappelle, ce jour coïncidait avec l’anniversaire du décès du poète-président, Léopold Sédar Senghor. Accusé d’avoir plagié l’idée du défunt président de la République, Abdoulaye Wade rétorque : «Le poète-président, Léopold Sédar Senghor, est le premier à avoir exprimé l’idée de ce Musée des Civilisations noires. Senghor l’avait rêvé, Abdoulaye Wade l’a réalisé». L’ancien Président a eu la grandeur de reconnaitre le mérite de Senghor, tout le contraire de Macky Sall, qui tente de cacher l’œuvre de son prédécesseur. Le « Pape du Sopi », lui, était fier de réaliser un rêve de Senghor.

Le Président Abdoulaye Wade avait estimé le coût du projet, à l’époque, entre 8 et 15 milliards de Fcfa. Ce musée, qui est la deuxième merveille du Parc culturel de Dakar, sur les sept de Me Abdoulaye Wade, a été bâti sur une surface de 15.000 mètres carrés. Un musée qui, selon les propos du Président Wade, va durer dans le temps et va accueillir toutes les œuvres africaines. Ce qui est étrange dans cette affaire, c’est que Senghor avait sollicité l’avis de Me Wade dans la réalisation de ce projet.

«A l’époque, je n’étais même pas dans la politique, j’étais encore enseignant en économie et Senghor m’a tenu au courant de ce projet et me l’a envoyé pour demander mon avis. Je me demande, aujourd’hui, quel avis pourrait avoir un enseignant d’économie sur ce projet. Peut-être qu’il avait perçu en moi une note d’africanisme ou d’africanité. Et je n’ai jamais perdu l’idée d’achever la bonne œuvre imaginée par notre poète-président», avait déclaré le Président Wade, qui disait qu’il ne pouvait pas finir son mandat sans réaliser le grand rêve du chantre de la Négritude.

Me Abdoulaye Wade avait posé la première pierre, au lendemain de l’anniversaire du décès de Senghor et, par rapport à cela, il disait : «C’est une pure coïncidence ; en choisissant cette date, je n’avais pas pour référence le décès de Senghor, cela fait partie des mystères de la vie». Me Abdoulaye Wade ajoutera : «Ce musée n’est pas pour le Sénégal ou pour l’Afrique, c’est le musée des Civilisations noires». Il avait souhaité que ce musée soit comme un temple de toutes les valeurs et œuvres noires. Ainsi, il avait, dans cette perspective, demandé au ministre en charge de la Culture de l’époque, Awa Ndiaye, d’initier le plus rapidement possible une conférence mondiale, afin que les Africains et la diaspora trouvent un contenu au futur monument.

Serigne Mbaye Sy Mansour : Wade est un grand musulman et un grand patriote qui a beaucoup fait pour le pays


Le khalife général des Tidianes a reçu ce samedi à Tivaouane la forte délégation du Pds dépêchée par Me Wade. Serigne Mbaye Sy Mansour comme à son habitude a très bien accueilli Omar Sarr et ses accompagnants.

Devant ce dernier qui a conduit à la délégation, il a réitéré tout son respect à l’endroit de l’ancien Président de la République du Sénégal tout en clarifiant sa position sur la politique.

A l’endroit de ses interlocuteurs, le Khalife a fait savoir qu’il a du respect pour Me Wade, et qu’il prie pour lui car « Mag mat na na thi deukk ». « Wade est un grand musulman et un grand patriote qui a beaucoup fait pour le pays ».

Clarifiant sa position suite à sa sortie lors de l’audience accordée à Madické Niang, le Khalife a encore une fois affirmé qu’il ne fait pas de la politique.

« Maky est mon ami et bien avant qu’il ne soit président et moi même khalife. Mais je ne fais pas de politique, je ne vote pas et je n’ai jamais voté dans ma vie », soutient il.

« J’ai des talibes dans tous les partis et ne je ne peux donc donner de consigne de vote au profit d’aucun candidat », poursuit-il indiquant qu’il continuera à formuler des prières à tous ceux qui viendront le voir tout en priant pour la préservation de la paix au Sénégal
Avec Senego

Et si Wade parrainait Ousmane Sonko…

Et si Wade parrainait Ousmane Sonko…

Les voies du Seigneur sont impénétrables, dit l’adage. Les voies de l’accomplissement en politique le sont tout autant. Du moins, sous nos cieux. Au Sénégal, les politiciens nous en ont montré. Beaucoup même! D’alliances contre nature , de reniements, de transhumance saisonnière, de parricide… Wallahi nous autres sénégalais avons tout vu, tout souffert de la part des politiciens professionnels.

Encore aujourd’hui, les derniers développements de l’actualité politique exhalent des senteurs que nul observateur ne pourrait jamais envisager.

Un rapprochement entre le mammouth politique Maître Abdoulaye Wade et Ousmane Sonko. Les laboratoires du régime apérien, voulant diaboliser à l’extrême le leader de Pastef et tentant de le mettre en mal avec l’opinion et le reste de l’opposition, ont créé un link puissant qui pourrait être fatal au projet de réélection de Macky Sall. Face à la presse, Sonko a redit l’admiration qu’il voue au Pape du Sopi et révélé qu’il s’est entretenu avec lui envisageant même un détour vers Doha pour discuter avec lui.

Wade de son côté lui a rendu la pareille en disant que Sonko lui rappelait son combat politique quand il avait la quarantaine et qu’il troublait le sommeil de feu Léopold Sedar Senghor. Si les deux hommes parviennent à se retrouver autour de l’essentiel qui les anime ( combattre Macky et le faire dégager au soir du 24 février), il résulterait de cette alliance un parrainage et une bénédiction par Wade de la candidature de Sonko pour la prochaine présidentielle. Étant entendu que la carte Karim est grillée depuis fort longtemps ! Ce que le vieux sait pertinemment d’ailleurs.

Donc il est fort bien à craindre que les jeux sont faits et Sonko est parti pour battre à plate couture Macky Sall. Les nombreux militants et sympathisants de l’inspecteur des impôts radié de la fonction publique associés aux flots de wadistes, ne laisseront aucune chance au candidat de l’Apr. Si bien sûr, les élections se font à la régulière.

Ousmane Sonko va donc continuer à donner véritablement du fil à retordre à Macky Sall et son régime. Les accusations, les insultes et les coups foireux à son encontre vont encore fuser de partout.

Mais l’ascensiOn fulgurante du jeune leader politique que des analyses simplistes ne sauraient expliquer ainsi que sa probable alliance avec Wade vont tourmenter davantage les tenants du régime qui ne savent plus où donner de la tête pour freiner cet énorme élan de sympathie que Sonko engrange de jour en jour.

Décès de Bruno Diatta : La réaction de Wade

Abdoulaye Wade a réagi au décès de Bruno Diatta, survenu ce vendredi. « Bruno Diatta, le chef de protocole du président de la République, Macky Sall, vient d’être rappelé à Dieu. Une grande perte pour le Sénégal, a déclaré l’ancien chef de l’État. Bruno Diatta a servi de Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade… Paix à son âme. »

Wade veut déstabiliser notre pays dixit Cheikh Oumar Hanne

Le maire de Ndioum accuse Me Wade de vouloir déstabiliser le pays en voulant imposer la candidature de son fils Karim Wade.

Une candidature qui, pour le leader de la nouvelle dynamique, une tendance de L’APR du département de Podor, est ‘’définitivement réglée’’. Il en veut pour preuve le récent froid entre Madické Niang et Abdoulaye Wade.

Le président du groupe parlementaire liberté et démocratie souhaite un plan B pour le PDS. « Ce qui veut dire que les libéraux ne croient plus eux-mêmes à la candidature de Karim. Ils savent que Abdoulaye Wade ne travaille pas pour le parti, mais pour son fils.

Il travaille à mettre en place des conditions de déstabilisation du pays. Mais cela ne passera pas », estime Cheikh Hanne, qui présidait une rencontre des maires dans le département de Podor dans le cadre de la mise ne œuvre du parrainage.
Lequotidien

Le torchon brûle entre Wade et Madické Niang


Maître Madické Niang a décidé de se mettre en face du parti et en face de son Secrétaire Général que je suis.

Je regrette seulement qu’il n’ait pas choisi une forme plus élégante d’exprimer ce qui est un libre choix et un droit que personne ne lui conteste, en venant me voir et, dans un tête- à-tête où Allah serait notre seul témoin, m’annoncer courageusement sa décision d’aller tenter sa chance ailleurs. Compte tenu des relations que nous avions entre nous, j’étais en droit de penser qu’il n’aurait jamais choisi la forme du coup de poignard dans le dos. Et surtout d’aller susciter une lettre que certains responsables dont le nom figure au bas de la lettre, d’après leurs déclarations, n’ont pas signée, même s’il y a eu conversation téléphonique.

Je déclare à ceux qui ont signé que, jusqu’à preuve du contraire, je les considère comme étant de bonne foi, à l’exception de Thiobane, militant marginal au Sénégal comme il le fut à l’UJTL à Paris, maillon faible qui a été utilisé délibérément par Maître Madické Niang, à l’insu des signataires.

Je demande à ceux dont la signature a été usurpée, et à ceux qui se sont trompés de bonne foi, de ne rien faire de plus qui risque de créer une fissure dans notre grand parti, ce que souhaite Macky Sall, de poursuivre la campagne de parrainage et d’attendre mon retour au pays.

Je veux effacer tout doute dans l’esprit des militants. Le Congrès, librement et démocratiquement, avait choisi son candidat et m’avait chargé de le soutenir. Devant les exigences de Macky Sall qui nous somme de changer de candidat le Parti a toujours répondu ferment ‘’Non. Macky doit respecter notre choix.’’

Nous en sommes là. Il n’y aura pas de plan B. Nous contraindrons Macky à respecter le choix de notre parti.

Si certains, pour des raisons qui leur sont propres, décident de se plier devant la volonté de Macky Sall, qu’ils aient le courage d’assumer clairement leur choix, sans tenter de jeter le trouble dans nos rangs. Cette manœuvre ne passera pas.

M’adressant à toutes les militantes et à tous les militants, je vous demande de maintenir le cap tracé sans équivoque par le Congrès, de resserrer les rangs au sein de notre grand parti, dernier espoir des Sénégalais pour redresser notre pays, relever les défis et avancer sur le chemin que nous avions déjà ouvert, le chemin de l’honneur, de la satisfaction des besoins de notre population, le chemin qui amènera notre peuple au sein des nations développées, respectables et respectées.

Ce ne sera pas la première fois qu’un ou des de hauts responsables du parti choisissent de nous lâcher en plein combat. Je doute fort que Madické réussisse là où tous les autres, jusqu’ici, ont lamentablement échoué.

En tout cas, je demande aux militants de ne pas dire du mal de lui, de ne pas l’insulter, de ne même pas parler de lui.

En ce qui concerne le différend qui m’oppose à lui, je le laisse entre les mains d’Allah qui voit tout jusqu’au fond des cœurs et dont le Tribunal est au-dessus de tous les tribunaux de la terre : aleyssa lahou bi ahkamil haakimiin.

Dubaï, le 10 septembre 2018
Abdoulaye Wade

« Macky Sall n’a pas retenu les leçons de la chute de Diouf et de Wade »

Mamadou Ndoye : « Macky Sall n’a pas retenu les leçons de la chute de Diouf et de Wade »
Démissionnaire de la tête de la ligue démocratique, Mamadou Ndoye pense que toutes les conditions sont aujourd’hui, réunies pour provoquer une nouvelle alternance, vu la situation du pays et l’attitude du président qui n’a pas retenu les leçons de la chute de Diouf et Wade.
« En désespoir de cause, Macky mise sur les transhumants pour combler ses manquements. Mais, il n’a pas retenu les leçons de la chute d’Abdou Diouf et d’Abdoulaye Wade. Macky tente coute que coute à se façonner à travers l’élimination d’adversaires politiques, l’achat d’appareils et de personnalités dits transhumants, l’organisation de mesure ou la promotion d’une image hégémonique à travers les medias acquis.
Or, la mesure objective la plus récente que nous ayons du rapport de force, ce sont les législatives que le camp de Macky Sall avait déclaré être ‘’le premier tour des présidentielles’’.

Bby avait obtenu 1 637 761 sur 3 337 494 votants, soit 49,47%. C’est ici, montre qu’il faut rechercher la hantise du deuxième tour et de la défaite qui habite Macky et ses partisans. Cette hantise d’autant plus forte que ses 1 637 761 voix ne pèsent pas lourd, comparé aux 6 219 446 inscrits. C’est pourquoi, tout a été entrepris pour réduire les nouvelles inscriptions et organiser la rétention de cartes. Sans compter le coup d’état électoral en préparation. »

Enquête


Vibrant hommage d’Amadou Tidiane Wone à Wade : Quitte à être privé de dessert, je le dis!

Former Senegalese President Abdoulaye Wade gives his first press conference since he lost Senegal’s Presidential election, in Dakar, on May 25, 2012. AFP PHOTO / SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/GettyImages)

Le Président Macky Sall s’est rendu au Sommet du G7 comme invité, en sa qualité de « Président du Comité d’orientation des Chefs d’États et de Gouvernement du NEPAD. » Le Chef de l’Etat du Sénégal, sans ce titre, n’aurait aucune prétention à siéger à ce niveau.

Il faut dès lors rappeler que c’est le Président Abdoulaye WADE qui avait, en son temps, plaidé pour l’accès de l’Afrique à ce cercle fermé des pays riches, principalement occidentaux. Le G7 était alors appelé G8 avant l’exclusion de la Russie coupable d’’avoir annexé la Crimée.

À la fois pédagogique et stratégique, la démarche du Président WADE avait pour but de dénoncer ce cénacle de riches qui prend des décisions engageant le destin des Peuples du monde entier sans les consulter. D’une part. D’autre part, il s’agissait de faire entendre la voix de l’Afrique au Monde. On remarquera la portée d’un tel exercice : faire parler l’Afrique d’une seule voix et mettre les pays riches face à leur responsabilités dans le retard du Continent, suite à leurs politiques impérialistes et esclavagistes ayant duré plusieurs siècles.

Le Président Jacques Chirac, conscient de la dimension intellectuelle du Président WADE, suggérait à chaque occasion que ce soit lui qui prenne la parole au nom du Continent, pour défendre la Nouvelle Vision du Développement de l’Afrique. Ce qu’il faisait avec le brio de sa profession d’avocat dans les délais impartis dans ce type de sommets, c’est à dire en 8 et 15 minutes. Le Président WADE profitait de ces tribunes pour dénoncer, vigoureusement, le binôme dette et aide qui nous enserre et nous vassalise.

En lieu et place, l’approche du NEPAD qu’il proposait inlassablement aux pays du G8 d’alors, c’était de soutenir un nouveau paradigme du développement de l’Afrique basé sur l’investissement massif dans « les Infrastructures et l’Education ».

Le Président WADE se sera battu comme un lion, souvent seul, pour demander au pays riches de remplacer « l’aide » par des investissements massifs dans les infrastructures afin de booster les échanges intra-africains et ainsi relancer des croissances par pays en créant partout des emplois et de la richesse . Cette approche permettait de fonder un nouveau partenariat ( gagnant- gagnant) au bénéfice d’une croissance mondiale équitable parce que bien répartie.

Paradoxalement, c’est au moment où le discours du Président WADE commençait à convaincre les grandes puissances que les logiques égocentriques africaines ont repris le dessus. En lieu et place des Grands projets structurants comme le chemin de fer Dakar-Djibouti, l’Autoroute Tanger-Cape Town etc. , les dirigeants de plusieurs pays africains se sont recroquevillés sur des logiques de coopération bilatérale et de projets à court terme pour des raisons souvent électoralistes. Je retiens que le Président WADE a toujours laissé une forte impression dans ces cercles de haut niveau. J’ai eu le privilège de l’accompagner de près, notamment au Sommet du G8 en 2010 à Huntsville au Canada, en qualité d’Ambassadeur.

Hélas, les politiques impérialistes ont depuis retrouvé de la vigueur, avec la complicité agissante des dirigeants africains contemporains, timorés et en deçà des défis de leurs responsabilités historiques. Ils ont rompu (sans l’avouer) avec le rêve panafricain des fondateurs du NEPAD, première vision économique continentale axée sur une revue de projets et une évaluation des moyens nécessaires pour les financer dans le sens d’un développement cohérent des différentes régions africaines.

D’autant que cette vision émanait des Chefs d’Etats africains eux-mêmes, les pays occidentaux ne pouvaient, raisonnablement, faire la sourde oreille longtemps. Ils feront alors dans le dilatoire et mettront en œuvre la vieille recette, « diviser pour mieux régner ». À ce jour… Il faudra avec le recul se demander s’il ne valait pas mieux rechercher le financement du NEPAD du côté de la Chine et d’autres pays émergents… Encore faut-il être libre de ses choix économiques et politiques !

Mais ce qui me pose question ici, c’est que depuis 7 ans que le Président Macky SALL dirige le Sénégal, je ne me souviens pas l’avoir vu prendre une initiative majeure pour le NEPAD. Il n’en parle même jamais! Même s’il est rejoint par le suivi des dossiers initiés par les fondateurs du NEPAD. Que l’on me détrompe au besoin. Cela est dommage. Car l’agenda de la politique intérieure du Sénégal aura influencé négativement un projet continental d’envergure.

En attendant d’avoir accès au discours du Président Sall au G7, je crois pouvoir dire que le Sénégal a raté une occasion de grandeur en 2012. Le Président Macky Sall aurait eu tout le bénéfice politique d’impliquer le Président WADE dans le suivi et l’impulsion du NEPAD dont il est un des concepteurs. Il en était, également, un des plus ardents défenseurs.

Mais il fallait alors avoir une autre, et une haute, conception de la politique! Il serait temps d’ailleurs que dans notre pays nous fassions un audit de la politique ! Pour redéfinir ses paradigmes…Pour établir, au moins, que l’action politique ne se réduit pas à la ruse ni à la finesse des traquenards. La politique ne se réduit pas, non plus, à une aptitude prononcée à éliminer tous ses adversaires potentiels. En politique, l’intelligence du cœur et la générosité sont le levain des grands desseins. À chacun de choisir le panthéon de son destin!

Je ne suis pas Wadiste au sens de l’idolâtre qui ne voit pas les erreurs commises par l’objet de son culte. Je ne suis pas non plus membre du PDS. J’ai eu, seulement, comme beaucoup d’autres , le privilège de travailler aux côtés du Président WADE et, avec le recul et l’observation des temps actuels, j’affirme sans ambages mon point de vue final le concernant à travers quelques faits: Abdoulaye WADE a été un grand Président africain! Au plan des symboles forts et pour rester dans l’actualité récente : Il a redonné vie et dignité aux tirailleurs en leur consacrant une journée inscrite dans l’agenda républicain. Il a réhabilité le Cimetière de Thiaroye jeté dans l’oubli par les régimes précédents, et mis sous les projecteurs les tragiques événements qui y ont conduit des centaines de tirailleurs.

Il a ainsi honoré la mémoire de tous les anciens combattants africains. Il a, par ailleurs défendu, sur tous les foras mondiaux, la dignité de l’Afrique. Son célèbre discours à la FAO reste dans toutes les mémoires et reste une anthologie dans le genre. Il a poussé à la roue pour un panafricanisme plus pragmatique moins émotif et verbal . Il a tenté de distendre le cordon ombilical avec la France avec les conséquences, pour lui-même, visibles à l’œil nu! Jugez-en: pousser la témérité jusqu’à remettre en cause les conditions de la présence militaire française sur notre sol? Il fallait le faire! Reprendre notre souveraineté sur le port de Dakar, en diversifiant les opérateurs, il fallait oser…Entre autres.

Je concède, néanmoins, qu’il a commis de très grosses erreurs en politique intérieure. Il les a payées cash! L’objectivité est en effet une de mes quêtes personnelles. Elle est une dimension de la Liberté. Elle s’éprouve de soi en soi. Ce n’est pas toujours « payant », car cela n’a pas de prix!

Mais je souhaitais dire ici au Président WADE mon admiration pour son leadership sur les questions internationales et africaines durant ses deux mandats. Je voudrais aussi lui dire mon respect pour son indépendance d’esprit et son cran lorsqu’il s’agit de défendre nos intérêts nationaux et ceux de l’Afrique. Avec le recul, je crois qu’il serait temps de lui en rendre justice. D’autant plus que maintenant on peut mesurer le chemin parcouru…Je le fais avec d’autant plus de plaisir que personne ne peut plus me soupçonner de flagornerie intéressée. J’ai conduit jusqu’au bout ma conception de la reconnaissance personnelle avec le Président WADE. Dans la situation consécutive à l’alternance de 2012, les flatteurs situationnistes eux avaient compris très tôt le sens du vent et ils ont tourné avec. Chacun à sa manière et à son rythme…Ils se reconnaîtront !

Je saisis aussi l’occasion pour rendre un hommage appuyé à celui qui fut, pendant 9 années, le Ministre des Affaires étrangères du Président WADE, Cheikh Tidiane GADIO qui aura défendu, illustré et diffusé avec beaucoup de panache la vision panafricaine du Sénégal. Une vision qui correspond à tout ce à quoi il croit lui-même sincèrement. Cela est, et reste son combat, même hors de ses fonctions gouvernementales. Vivement son retour au charbon!

Je sais, pour ne pas conclure, que certains vont nécessairement m’interpeller sur le voyage du Président WADE à Benghazi à la veille de l’exécution du Président Khadaffi. En attendant d’entendre le principal intéressé se prononcer sur la question, je considère que ce fut une faute politique et stratégique lourde de conséquences qui aura entaché un parcours, presque sans fautes, au service d’un destin pour l’Afrique. Tous les panafricains en sont sortis meurtris. Il serait temps que le Président WADE leur parle. Pour la postérité.

Pour ce qui me concerne, j’ai dis ce que je crois. Sans jamais chercher à défendre l’indéfendable. Quitte à être privé de dessert!

Amadou Tidiane WONE

Wade : « Macky veut m’enlever mon patrimoine dont la maison du Point E »

Dans un message touchant, Me Abdoulaye Wade accuse Macky Sall de vouloir lui prendre sa maison de Point E et un immeuble qu’il a fait construire ses proches ayant été à son service pendant plus de 40 ans.

Depuis l’étranger j’ai été informé de ce que dans la matinée du vendredi 25 mai 2018, aux environs de 7 heures 45 une personne se présentant au nom de Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de ma maison du Point E. Avocat ayant l’un des plus grands cabinets de Dakar, c’est par de dures et longues journées de travail à travers tout le Sénégal, que j’ai acquis un respectable patrimoine dont la maison du Point E que Macky Sall veut m’enlever, m’obligeant à me faire héberger par des amis depuis qu’il a lancé l’affaire de Karim. Je ne dis pas qu’il ne réussira pas mais il faudra qu’auparavant il marche sur mon cadavre.

Macky Sall a donc ordonné la saisie de ma maison ainsi que le modeste immeuble que j’ai construit pour des personnes qui ont été à mon service pendant plus de 40 ans et ont élevé mes enfants. Sans cet immeuble et les appartements que je leur ai offerts, si un jour je pars répondre à Allah Le Tout Puissant, ils seront certainement sans abri et dans la misère. Il veut aussi priver Karim d’un lieu où se loger et l’empêcher ainsi de mener à bien ses activités politiques.

Au lendemain de sa victoire, tentant de s’expliquer sur sa déclaration d’un patrimoine de 7 milliards, il avait répondu : « c’est le président Wade qui me les a donnés ». J’ai déjà répondu que c’était faux et qu’il lui fallait trouver ailleurs une autre justification plausible. C’est pourquoi j’ai commis des avocats pour lui faire un procès pour injures et diffamation à Dakar et aux États-Unis à Houston où il possède au moins une maison. Aux avocats sénégalais, français et américains que j’ai commis j’ai demandé de réclamer le franc symbolique à titre de dommages et intérêts et, afin que nul n’en ignore, la publication de la décision à intervenir en première page de certains organes de presse au Sénégal et à l’étranger.

Idrissa Seck : J’ai retrouvé en Wade, le père et en Karim le frère

Au mois de février passé, en marge de la célébration du Magal de Porokhane, Idrissa Seck avait reproché à Macky Sall de ternir « la réputation de Me Abdoulaye au Sénégal, en Afrique et même dans le monde ». Ce qui était perçu comme un énième clin d’œil, de la part du leader de Rewmi, affectant, selon les augures, de se positionner en plan B du pape du Sopi en cas d’invalidation de la candidature de Karim Wade.

Précisant sa pensée ce samedi sur les ondes de Rfi, Idy a éclairé : « Je ne travaille pas avec lui (le Président Wade), mais je suis heureux de m’être réconcilié avec lui et Karim. J’ai retrouvé en lui le père, j’ai retrouvé en Karim le frère. Qu’il me soutienne ou pas, qu’on s’entende ou pas sur le plan politique, c’est ma responsabilité et mon engagement de restaurer sa dignité. Pas pour sa personne, pour le bénéfice du Sénégal. L’Afrique en est privée. Parce que Wade étant dans ces troubles-là avec Macky Sall, les autres chefs d’Etat ne voulant pas gêner Macky Sall, les autres institutions internationales ne voulant pas le gêner, ne vont pas recourir à Wade. C’est ce gâchis là que je veux réparer ».

C’est dire qu’il y a une variation dans le discours du « fils d’emprunt » envers « le fils biologique ». Depuis son départ du gouvernement en avril 2004, le théoricien du projet supposé de dévolution monarchique du pouvoir, qui a plusieurs fois pris le soin d’épargner le pape du Sopi au moment de décocher ses flèches, n’a jamais, en public, parlé de Karim en ces termes.

Affaire Khadafi : Déballage à Paris contre les Wade et leurs «amis»

AFFAIRE KHADAFI : Déballage à Paris contre les Wade et leurs «amis»
La sortie de Ziad Takkiedine, l’un des intermédiaires dans l’affaire des financements libyens qui vient d’ailleurs d’éclabousser le numéro II du Quai d’Orsay n’est qu’un petit signal.
Selon les radars sensibles de Libération, un déballage monstre se prépare contre les Wade et certains de leurs amis dont Bernard Henry Levy dans le cadre de cette affaire. Pour être plus précis un grand média parisien est sur le coup.
Et dites-vous bien que l’enquête de nos confrères, basée sur des témoignages inédits, risque de faire beaucoup de dégâts. À un de ces quatre…

Khadafi et les Wade : Un lâchage à 20 millions d’euros ?

KHADAFI ET LES WADE : Un lâchage à 20 millions d’euros ?
Le 9 juin 2011, Abdoulaye Wade se rendait à Benghazi (Libye) en compagnie de
Karim Wade et de Bernard Henry Levy. Une visite théâtrale lors de laquelle l’ancien président du Sénégal exigeait le départ de Khadafi dont il fut pourtant un des courtisans les plus zélés.
Nicolas Sarkozy, interrogé sous le régime de la garde à vue, voilà que le sulfureux intermédiaire Ziad Takkiedine, lui-même mis en examen dans le cadre de cette affaire, accuse Me Wade et son fils de faire partie de cette « mafia » au cœur de ces commissions occultes.
Pourtant, ce n’est pas la première fois que de telles accusations ont été formulées contre Sarkozy et les Wade. Le fils de Khadafi, Saif, affirmait dans une interview au Monde que « la France a ses valets en Afrique.

Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l’Elysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade a reçu 20 millions d’euros pour son fils (Karim, son possible successeur). C’est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout. Mais nous avons de nombreux amis sur le continent ».

« – Abdoulaye Wade : … Hier, votre Premier ministre m’a appelé. Vous vouliez me dire quelque chose ?

– Mouammar Kadhafi : Oui, je voudrais demain que la prise de position africaine soit très forte pour qu’on mette un terme aux ingérences étrangères (…) et qu’on puisse arrêter les convoitises coloniales. Comme vous le savez, il y a des cellules dormantes d’al- Qaida qui se sont infiltrées en Libye petit à petit.

(…) Actuelle- ment, (…), ces bandes ont envahi la région de Benghazi. Ils ont attaqué les prisons et libéré les prisonniers. (…) Elles ont armé ces gens-là. Elles ont choisi des jeunes gens et leur ont distribué des cachets hallucinogènes. (…) Elles ont capturé des avocats, des officiers comme otages et elles leur ont demandé de mettre en place un Conseil à Benghazi. (…)

Il faut que l’Afrique prenne une position très forte pour qu’elle mette un coup d’arrêt aux Américains, aux Britanniques et aux Français (qui) ont des convoitises par rapport au pétrole.

– A. W. : Je vous remercie pour les explications que vous venez de me donner. Je voudrais vous dire que les membres du Conseil de paix et sécurité de l’Union afraine ne sont pas par nature hostiles à la Libye. (Mais) quand vous allumez la télévision, vous voyez des images de l’armée libyenne qui tire sur les civils. Ce sont des procédés absolument inacceptables. Cela me fait mal au cœur (… ) On ne va pas me dire que les journalistes ont inventé cela !

– M. K. : Cela ne s’est pas produit de la sorte… il s’agit de la résistance contre les bandes armées uniquement…

-A.W. : Je vais te dire mon sentiment, c’est que tu es avec des gens qui ne disent pas la vérité. Dans tous les pays, et pas seulement en Afrique, il y a des populations qui sont mécontentes. (… ) Ces revendications, il faut les écouter (…). La Libye a les moyens de les satisfaire grâce aux milliards de dollars que vous gardez comme cela à l’extérieur alors que les populations de la Libye et de l’Afrique ont des besoins.

– M. K. : Nous étions en train de répondre positivement à ces sollicitations… Il y a beaucoup d’investissements libyens en Afrique. La Libye est en train de bâtir l’Afrique.

Quelques jours avant sa mort, Khadafi avait déjà écrit à Wade pour s’indigner de sa trahison : «Il vous est arrivé de prier derrière moi. J’ai été votre imam le temps d’une prière. On ne doit pas trahir son imam. Malgré tout ce que vous avez dit, je garde toute l’estime et tout l’amour que j’ai pour vous », écrit le Guide, lâché par Wade le 9 mars lors d’un appel téléphonique spectaculaire. Verbatim…

-A.W. : Les chefs d’État à qui tu donnes de l’argent ne te diront jamais la vérité. Quel est le chemin de fer qui a été fait par les Libyens ? Quelle route ou autoroute ? (…) Vous avez fait 30 kilomètres de route au Niger. (…) Il s’agit à présent d’arrêter les tueries. Il faut qu’on arrête cela. (…) Il faudrait que tu proclames le cessez-le-feu unilatéral.

– M. K. : Si on arrête la résistance contre les bandes armées, cela ne va pas aller.

– A. W. : (…) J’ai dit qu’il faut proclamer le cessez-le-feu pour 24 heures, (…) il faut faire le premier geste.

-M.K. : Le Nigeria a bien combattu des groupuscules dans le delta. La Mauritanie a également combattu les groupes armés. La Russie a bien détruit la Tchétchénie !

-A.W. : Moi, je n’ai de compte nulle part, dans aucun pays du monde. Il faut ramener les milliards de dollars en Afrique (qui) a besoin de chemins de fer, de routes, d’écoles…

– M. K. : Monsieur le président, moi aussi je suis comme vous. Je n’ai pas d’argent à l’extérieur.

– A. W. : Mais l’État libyen a de l’argent à l’extérieur…

-M.K. : C’est vrai…»

Présidentielle 2019 : « Ça va se jouer entre les 3 héritiers de Me Wade »

Présidentielle 2019 : "Ça va se jouer entre les 3 héritiers de Me Wade"
Pour la prochaine présidentielle, il faudra compter sur les 3 héritiers de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, notamment le chef de l’Etat, Macky Sall, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, et le fils biologique de Wade, Karim Wade.
C’est la conviction d’Emmanuel Desfourneaux, juriste et Directeur général à l’Institut de la Culture Afro-Européenne à Paris, qui était l’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm, du dimanche 18 février. Il estime tout de même que le grand défi d’Idrissa Seck est de convaincre le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui, de son côté, a intérêt à faire un compromis avec le leader du parti Rewmi, s’il veut revenir aux affaires.

Le paysage sénégalais actuel présagerait un combat épique en 2019 entre les 3 héritiers de l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, que sont l’actuel chef d’Etat, Macky Sall, le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck et le candidat officiel du Parti démocratique sénégalais (Pds), Karim Wade.

C’est ce que dit en substance le Directeur général à l’Institut de la Culture Afro-Européenne à Paris, Emmanuel Desfourneaux. Tout d’abord, l’invité de l’émission politique de la radio privée Sud Fm d’hier, dimanche 18 février, a fait le rappel historique de la guerre «fratricide des héritiers» qui a débuté depuis 2003.

A ce jour, poursuit-il, le paysage politique donne un Karim Wade «exilé», un Idrissa Seck «perdu», qui est de retour de «façon fracassante», et enfin Macky Sall «qui a réussi à s’en sortir et à être Président». Suffisant pour lui, de penser que le combat épique va se poursuivre un an encore entre ce trio de «fils» de Me Wade. Il estime en fait que «le jeu politique aujourd’hui, au niveau du Sénégal, se joue entre les 3 héritiers de Me Abdoulaye Wade». Cela, malgré l’arrivée de nouvelles «prétentions politiques», qui n’ont pas, à son avis, «d’idéologie, on ne sait pas où ils se situent réellement».

Quid alors du retour «fracassant» d’Idrissa Seck ? Sur ce point, Emmanuel Desfourneaux pense que c’est «assez bien joué» de la part d’Idrissa Seck d’utiliser la question de la bonne gouvernance, brandie par Macky Sall pour mettre en mal des opposants, pour montrer que son régime n’incarne pas cette bonne gouvernance promise.

Il pense alors qu’Idrissa Seck va «en user et en abuser pendant cette année pour faire douter le peuple sénégalais». Pour lui, le chef de file du parti Rewmi profite du silence du «fantôme à Doha», à savoir Karim Wade, pour imprimer son rythme et faire savoir aux Sénégalais qu’il est prêt pour cette course présidentielle.

Pour autant, le leader de Rewmi ne semble pas encore sorti de l’ornière, si l’on se fie aux propos de M. Desfourneaux. Pour le juriste, la difficulté pour Idrissa Seck est «qu’il va falloir convaincre le Pds qui est extrêmement divisé». C’est-à-dire, à son avis, de parvenir à faire oublier les rancunes et en promettant de renvoyer éventuellement l’ascenseur. Ce à quoi semble s’adonner Idy, selon lui.

En effet, il indique que la posture de «lutte» contre Macky Sall adoptée par Idrissa Seck, permet de lancer un signal à Me Wade et de lui dire «je reste votre fils. On a eu des différends, mais vous pouvez compter sur moi. On a le même adversaire et si Karim Wade n’arrive pas à retourner au Sénégal, il va falloir, tôt ou tard, nous retrouver autour d’une table et négocier». Sur cet aspect d’ailleurs, il reste persuadé que «si le Pds souhaite encore gouverner et retrouver le pouvoir, peut-être devra-t-il faire un compromis avec Idrissa Seck et éventuellement, envisager ce candidat comme leur candidat officiel».

Sud Quotidien

Sénégal : Les Wade de père en fils (Dossier Jeune Afrique)

En exil au Qatar, Karim Wade demeure le candidat officiel du Parti démocratique sénégalais. Mais à Dakar, à un an de la présidentielle, l’impatience et les tensions montent au sein du mouvement fondé par son père, Abdoulaye Wade.

L’homme était âgé, mais sa disparition a plongé le pays dans le deuil. Le 10 janvier au matin, les Sénégalais se sont réveillés en apprenant le décès de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, le khalife général des Mourides. Les principaux responsables politiques du pays ont aussitôt quitté Dakar pour aller à Touba présenter leurs condoléances. Au sein de la délégation du Parti démocratique sénégalais (PDS), dont la ville sainte de l’influente confrérie mouride est aussi un fief électoral, une personnalité manquait à l’appel : Karim Wade.

Depuis le Qatar, où il réside, le fils d’Abdoulaye Wade a tout de même tenu à saluer la mémoire du défunt khalife. Dans un « message de condoléances » diffusé le 11 janvier, il dit regretter « d’avoir été empêché d’aller à Touba » après sa libération, en juin 2016, et « d’avoir été expulsé de [son] propre pays pour prendre le chemin d’un exil forcé ».

Amende de Karim Wade

Ce texte incisif contre le pouvoir de Macky Sall est sa première prise de parole publique en un an et demi. Depuis son arrivée dans le petit émirat du Golfe, l’ancien détenu de Rebeuss ne pipe mot : pas d’interview ni de déclaration. Pas même une lettre ouverte. Au sein du PDS, rares sont ceux qui peuvent dire comment il occupe ses journées ou qui il reçoit. Les rumeurs sont nombreuses, mais rarement vérifiées. Karim Wade s’applique à brouiller les pistes, comme avec cette carte de vœux adressée le 31 décembre aux médias signée « À bientôt au Sénégal ».

À Dakar, son silence pose question et désarçonne ses soutiens. Pour beaucoup, l’idée que le candidat officiel du PDS pour la présidentielle de 2019, puisse, dès l’année prochaine, défier le président sortant dans les urnes paraît de moins en moins réaliste. Outre son absence du pays à un an du scrutin, dont le premier tour doit se tenir en février 2019, le principal obstacle reste judiciaire : s’il a bien été gracié, libéré et autorisé à partir au Qatar, il n’a pas été amnistié et doit toujours payer l’amende de 210 millions d’euros pour « enrichissement illicite » à laquelle il a été condamné en 2015.

« Si Karim Wade a vraiment une ambition présidentielle, qu’il le dise clairement »s’agace un ponte de la formation wadiste

Pour augmenter un peu plus la pression sur le fils Wade, le porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye, a récemment rappelé qu’il ne bénéficierait d’aucun traitement de faveur en cas de retour. En clair : il devra régler sa dette, sous peine de retourner en prison.

Frictions au sein du PDS

Au sein du PDS, cette situation provoque des crispations. Après avoir attendu leur candidat en vain pour les législatives de juillet 2017, des cadres du parti ne cachent plus leurs inquiétudes pour 2019 et qualifient son absence de « handicap ». « S’il a vraiment une ambition présidentielle, qu’il le dise clairement, s’agace un ponte de la formation wadiste. Plus le temps passe, plus les choses vont se compliquer. Nous ne pouvons pas rester ainsi sans candidat à nos côtés à quelques mois de la présidentielle. »

La différence de générations joue aussi. Les vieux briscards du PDS, qui ont accompagné et soutenu Abdoulaye Wade pendant plusieurs décennies, ont du mal à se plier aux ordres de leur invisible cadet, avec lequel ils n’échangent qu’au téléphone ou par WhatsApp. « Avec Karim, les relations sont parfois conflictuelles, poursuit notre source. Nous n’acceptons pas qu’il se prenne pour son père, et encore moins qu’il essaie de commander à distance depuis Doha. »

Karim Wade a gagné en prison une incontestable légitimité

D’autres responsables du PDS s’agacent de l’émergence, en dehors des structures du parti, de mouvements de jeunes « karimistes » – qu’ils connaissent mal et sur lesquels ils n’ont aucun contrôle.

Aussi critiques soient-ils, les membres historiques du PDS le reconnaissent : impopulaire en 2012, Karim Wade a gagné en prison une incontestable légitimité. Bien moins nombreux sont ceux qui lui reprochent encore, comme du temps où il était « ministre du Ciel et de la Terre », son « arrogance », son statut de fils bien né, voire la couleur de sa peau.

Les mêmes le concèdent aussi : personne ne ferait un meilleur candidat que lui. « Grâce à sa notoriété et à son nom, lui seul est capable de mobiliser une frange importante de la population et de rivaliser avec Macky Sall », estime Babacar Gaye, le porte-parole du PDS.

Détention heureuse

Comment le premier parti d’opposition en est-il venu à désigner ce candidat dont il savait pertinemment que les déboires judiciaires allaient lui compliquer la tâche ? Parce qu’il n’y avait pas de meilleure manière de le présenter comme un « détenu politique » face à un pouvoir qui emprisonnerait ses opposants.

En mars 2015, le PDS a soigné son timing : Karim Wade a été fait candidat deux jours avant sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). « Il s’est retrouvé leader et candidat du parti par la force des choses, résume El Hadj Amadou Sall, dirigeant du PDS. Mais sa détention arbitraire lui a attiré la sympathie des Sénégalais. »

Au nom du père

Il y a surtout ce qu’a fait Abdoulaye Wade, au fil des années, pour que son fils se taille un costume de présidentiable. Né six ans avant la fondation du PDS, Karim a assisté aux premières réunions dans la maison familiale de Dakar et aux campagnes paternelles face aux présidents Senghor puis Diouf. « Tout n’a pas toujours été rose pour Viviane et les enfants, tient à préciser un proche du clan Wade. Abdoulaye n’était pas souvent là et il a pris de gros risques pour ses activités politiques, notamment sur le plan financier. »

Lors de ses études supérieures à Paris, Karim passe de temps en temps au siège français du PDS. Ceux qui le côtoient se rappellent un jeune homme discret et intéressé par les activités du parti, mais pas d’un militant pur et dur. En 2000, la vie de son père et la sienne basculent avec la première alternance.

« Karim avait une double obligation : montrer qu’il pouvait réaliser de grands projets et ne pas décevoir son père »

Une fois au pouvoir, Wade appelle les jeunes Sénégalais de la diaspora à revenir pour l’aider à développer le pays. « Je ne peux pas demander ça aux autres sans que mes enfants donnent l’exemple », ajoute-t-il en privé. Karim, alors banquier à Londres, et sa sœur, Syndiély, auditrice dans un cabinet de conseil à Genève, rentrent donc au Sénégal.

Nommé conseiller spécial à la présidence, Karim est d’abord chargé de dossiers techniques. Son père, qui apprécie son côté méthodique, lui confie ensuite l’organisation du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui doit se tenir en 2008 à Dakar. « Karim avait une double obligation, se rappelle un de ses anciens collaborateurs : montrer qu’il pouvait réaliser de grands projets et ne pas décevoir son père. Il a donc travaillé nuit et jour pour la réussite de l’OCI. »

Par la suite, tout s’enchaîne très vite. Aux élections locales de 2009, Karim Wade échoue à se faire élire dans le bureau de vote familial du Point E, à Dakar, mais est nommé ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures.

Succession

Début 2011, son père envisage de modifier la Constitution pour créer un poste de vice-président. Beaucoup y voient les prémisses d’un plan de succession taillé sur mesure. Des années plus tard, El Hadj Amadou Sall s’en agace encore : « L’opposition a mis dans la tête des Sénégalais cette histoire de dévolution monarchique, mais c’était totalement faux. Wade n’a jamais voulu que son fils lui succède. Qui pouvait sérieusement imaginer qu’il envisage de le désigner vice-président ? »

Nombreux sont les ténors à avoir cru un jour faire office de dauphin aux yeux du « Vieux » : Idrissa Seck, Macky Sall, Pape Diop, Abdoulaye Baldé…

Au sein du PDS pourtant, voilà déjà longtemps que la place prise par le fils est devenue un sujet de discorde. Dans ce parti géré comme une grande famille, où le chef pouponne ses cadres et entretient avec eux des rapports teintés d’affection, nombreux sont les ténors à avoir cru un jour faire office de dauphin aux yeux du « Vieux » : Idrissa Seck, Macky Sall, Pape Diop, Abdoulaye Baldé…

Tous sont tombés en disgrâce ou ont fini par quitter le PDS parce qu’ils n’avaient pas été adoubés pour reprendre le flambeau jaune et bleu. Modou Diagne Fada complète cette liste des fils spirituels déçus. « Quand Wade est resté secrétaire général du PDS après sa défaite en 2012, j’ai compris qu’il préparait le fauteuil pour son fils, se rappelle cet ex-ministre. J’ai lancé un mouvement de réforme pour réclamer un plan B, mais le père ne voulait pas entendre parler de renouvellement. J’ai fini par être exclu du parti, en octobre 2015. »

Abdoulaye le patron

Selon les proches de l’ancien président, plusieurs raisons expliquent ce choix. « Il y a d’abord celle du sang. Karim est son seul fils, pour lequel il a une profonde affection », confie un cadre du PDS. « Wade se sait proche de la fin et veut préserver son héritage politique. Le meilleur moyen pour s’en assurer est de soutenir son fils », ajoute un second.

Enfin, beaucoup affirment que « Gorgui » ne se serait pas battu bec et ongles pour Karim s’il n’avait pas été condamné par le régime de Macky Sall. Lui permettre de se présenter – et pourquoi pas de battre le chef de l’État en 2019 – serait une revanche particulièrement savoureuse. Dans les rangs de la majorité, la sérénité est de mise, voire ostensiblement affichée. « Il n’a aucune légitimité politique et n’a jamais remporté une élection. Il doit tout à son père, et vous voudriez qu’il nous inquiète en 2019 ? » ironise un fidèle du président.

Abdoulaye Wade s’est retrouvé, à 91 ans, tête de liste de la coalition formée par le PDS pour les dernières législatives

En attendant un hypothétique retour de son fils au Sénégal, Abdoulaye Wade reste le patron incontesté du PDS. « Il ne veut pas de bicéphalisme à la tête du parti. Même pour son fils. Tant qu’il est là, il reste le seul et unique chef. Il déteste qu’on lui fasse de l’ombre », analyse un de ses proches.

Un leadership tellement incontesté que l’ancien président s’est retrouvé, à 91 ans, tête de liste de la coalition formée par le PDS pour les dernières législatives. Élu député, il ne siège pas à l’Assemblée nationale mais continue à gérer les affaires du parti. S’il s’appuie notamment sur son secrétaire général adjoint, Oumar Sarr, il consulte aussi régulièrement son fils, à qui il a rendu visite à Doha avec Viviane pour les fêtes de fin d’année. Nul doute qu’entre le plat et le dessert, le père et le fils ont causé stratégie politique en vue de 2019.


Viviane Wade, le soutien discret

Élevé dans l’ombre d’un père charismatique, Karim Wade a toujours pu compter sur le soutien de sa mère, Viviane, dont il est très proche. Abdoulaye Wade le sait, et lorsqu’il veut le féliciter pour l’organisation du sommet de l’Organisation de la coopération islamique, en 2008, il lance en public : « Je dirai à ta mère que tu as bien travaillé. » Des années plus tard, lorsque Karim Wade est incarcéré à Rebeuss, c’est encore elle qui veille sur le bien-être de ses deux petites-filles, restées à Paris.

Un ancien ministre de Diouf pour un dialogue entre Macky et Wade

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Mamour Cissé désigne un ancien ministre d’Abdou Diouf comme l’homme providentiel pour réunir autour d’une table le pouvoir et l’opposition «pour un dialogue sincère».

«Le ministre Famara Ibrahima Sagna est une sommité qui peut parler aux différents acteurs, signale le leader du Psd-Jant-Bi dans un entretien avec Le Quotidien. Il s’entend avec le chef de l’opposition, Me Abdoulaye Wade- qui doit être d’ailleurs et installé comme tel. Famara Ibrahima Sagna s’entend aussi très bien avec le Président Macky Sall et également avec les acteurs de la société civile.»

Mamour Cissé ajoute : «Cette personnalité, en plus d’inspirer un immense respect, est audible et crédible. Il est la personne qu’il faut. Il peut être garant d’un début du dialogue. Des questions importantes seront discutées telles que le fichier électoral, le Code électoral, le rôle des opérateurs économiques dans le développement…»

Auteur: Seneweb

Pape Diop prend de plus en plus ses distances avec Wade

Pape Diop prend de plus en plus ses distances avec Wade
Les relations entre Me Abdoulaye Wade et Pape Diop sont de plus en plus loin de l’euphorie du retour de Me Wade, où on a vu le leader de Bokk Gis Gis jubilant comme un adolescent. Pour les besoins de son déplacement à Touba, en effet, le secrétaire général du Pds était accompagné de Me Madické Niang, Oumar Sarr, Woré Sarr… et de ses alliés Mamadou Diop Decroix et Mamadou Lamine Diallo. 

Seul Pape Diop qui, pourtant faisait partie de cette coalition de l’opposition arrivée deuxième Législatives du 30 juillet, était absent de la délégation. A en croire, « Les Echos », il se trouve à Touba, dans sa belle villa située, tout près de l’héliport. Même pour l’accueil du pape du Sopi, il n’a pas fait le déplacement. C’est seulement chez le Khalife Serigne Sidy Mokhtar Mbacké qu’il a été aperçu, lorsque le Khalife recevait Wade et sa délégation.

Dernièrement, le journal révélait que les relations entre les deux hommes sont devenues très froides. Et une réunion « houleuse » tenue à la veille de l’installation des députés de la 13 e législature, a envenimé la situation.

Me Wade reprochait à Pape Diop de passer son temps « à se vanter d’avoir beaucoup fait pour le PDS et les Libéraux ». Après lui avoir rappelé qu’il n’avait qu’un « petit bureau » à Soumbédioune et n’avait aidé que quelques jeunes et avec des sommes « dérisoires », Me Wade a fait savoir au leader de Bokk Gis Gis qu’il lui devait une fière chandelle.

Car, c’est lui qui a mis entre ses mains, les leviers qui lui ont permis d’être ce qu’il est aujourd’hui.

 

Le déplacement de Me Wade à Touba à la Une des journaux

Le déplacement de l’ancien président Abdoulaye Wade ce week-end à Touba, fait la une de la plupart des quotidiens parvenus lundi à l’APS, alors que la capitale du mouridisme s’apprête à accueillir ses hôtes, pour le magal 2017, prévu pour être célébré mercredi.
’’Venu effectuer son ziar à la veille du magal de Touba’’, évènement religieux annuel commémorant le départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, l’un des principales confréries musulmanes, ’’l’ancien président de la République a eu droit à un accueil populaire et chaleureux’’, rapporte le quotidien L’As.
’’Dans la cité de Bamba (…), Me Wade a rendu visite à plusieurs dignitaires mourides. Une étape au cours de laquelle l’ancien chef de l’Etat s’est prononcé sur la situation économique du pays, après un accueil mouvementé qui a ravi la vedette à Macky Sall qui l’a précédé sur les lieux’’, note Walfquotidien.
Le journal Le Quotidien estime que Me Wade a donc ’’effectué son magal hier’’, l’ancien chef de l’Etat ayant « été reçu avec tous les honneurs, conformément à la tradition mouride’’, après deux années d’absence du Sénégal.
Mais comme suggéré par la manchette du Quotidien (« Wade descend tout bas »), l’ancien président n’a pas été avare d’attaques visant son successeur, Macky Sall. ’’Me Wade attaque Macky et enterre les retrouvailles’’ entre leurs deux pôles politiques, souligne par exemple Vox Populi à sa une.
’’Depuis mon départ, déclare Me Wade cité par ce journal, le Sénégal est détruit de jour en jour. Il (Macky Sall) peine à faire décoller le Sénégal et pourtant, je lui avait offert mes services ».
’’J’ai mal’’, dit-il dans d’autres déclarations rapportés par L’Observateur. ’’Coutumier des attaques contre Macky Sall, Me Abdoulaye Wade a remis ça hier lors de sa visite à Touba pour le magal’’, signale la même publication.
L’Observateur ajoute : ’’Devant Serigne Abdourahmane Mbacké de Darou Khoudoss, le secrétaire général du PDS’’, le Parti démocratique sénégalais, ’’a laissé entendre que le chef de l’Etat l’a attaqué et a tenté même de l’humilier’’.
’Wade cartonne Macky’’, se montrant ’’très critique envers le régime’’ de son prédécesseur, en jugeant par exemple que la situation de la dette du Sénégal ’’est intolérable’’, écrit le quotidien Enquête. Même jugement en première page de Libération : ’’la situation économique du pays est très grave’’, estime Abdoulaye Wade.
’’Abdoulaye Wade, l’ultime combat pour Karim (Wade)’’, affiche Tribune, proposant une autre lecture des attaques et déclarations de l’ancien président sur le régime de son successeur.
’’En usant de messages subliminaux dans certaines de ses sorties, Abdoulaye Wade ne repousserait pas l’idée de +faciliter+ la tâche de Macky Sall dans sa quête d’un second mandat en 2019’’, avance un éditorialiste de ce journal.
’’Mais pour cela, écrit-il, le chef de l’Etat devra en payer le prix fort. Un geste qui passerait par la réhabilitation politique de Karim Wade après les biens immeubles rendus par le chef de l’Etat à la famille Wade’’.
Karim Wade, fils de Abdoulaye Wade, a été condamné à une peine de 6 ans de prison ferme et 138 milliards de FCFA d’amende (210 millions d’euros) par la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Il est dans même temps été désigné candidat du PDS, le parti fondé par son père, pour la présidentielle de 2019.
Wade fils a été gracié dans la nuit du 24 juin 2016 par le président Macky Sall, après trente-huit mois passés sous les verrous.

Mimi Touré : «L’Aibd, c’est le bilan de Macky et de Wade»

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Ne comptez pas sur l’ancienne Premier ministre Mimi Touré pour mettre à l’actif du bilan de Macky Sall la réalisation de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et ignorer que le projet a été lancé par Abdoulaye Wade.

Lorsque le journaliste, dans un entretien avec L’Observateur, lui demande à quel chef de l’État, entre l’actuel et son prédécesseur, elle attribue le nouvel aéroport, Mimi Touré a joué à l’équilibriste. «C’est le bilan des deux», a-t-elle tranché.

L’ex-chef du gouvernement de théoriser : «Le développement, il est cumulatif. Le Président quand il fera ses deux mandats, il fera de belles réalisations, d’autres viendront… C’est comme les cathédrales en Europe, elles ont été construites sur plusieurs siècles. Et je ne suis pas là pour enterrer les réalisations des présidents précédents.»

Auteur: SenewebNews – Seneweb.com

Wade aux cadres du Pds : «Je ne veux pas que l’Aéroport de Diass porte mon nom »

Wade aux cadres du Pds : «Je ne veux pas que l’Aéroport de Diass porte mon nom »
L’ancien président Abdoulaye Wade ne veut pas que l’aéroport international de Diass qu’il a lui-même baptisé au nom de Blaise Diagne, porte son nom. En effet, suite à l’annonce de l’ouverture de l’AIBD, des voix s’élèvent, demandant au Président Macky Sall de le rebaptiser du nom de son prédécesseur.
« Je ne veux pas que l’aéroport porte mon nom. C’est moi qui ai choisi le nom Blaise Diagne. Pourquoi ils veulent donner mon nom à cet aéroport alors que Blaise Diagne est déjà choisi ? Il est hors de question. C’est même insensé qu’on veuille donner mon nom à cet aéroport« , a martelé Me Wade, hier, lors d’une réunion avec la Fédération des cadres Libéraux.

Selon le journal « Dakar Times » de ce jour, le pape du Sopi a pendant longtemps abordé le passé de Blaise Diagne et son œuvre. Dans ses propos, l’ancien président de la République a évoqué le projet de la Cité des Affaires que le Président Macky Sall veut édifier sur le site de l’actuel aéroport Léopold Sédar Senghor.

Me Wade a prouvé devant ses cadres qu’il est le maître de ce projet. «C’est moi qui ai réalisé ce projet. Ce que j’avais fait, était mieux que ce que Macky Sall veut faire. Son projet n’est pas bon. Je vais lui demander de prendre mon projet de la Cité des affaires. S’il refuse de le prendre, je vais envoyer le projet à la presse pour que les Sénégalais comprennent que ce projet a été le fruit de mon inspiration », a-t-il ajouté.

Attaque contre les avocats de l’Etat : Manko Wattu Senegaal répond à Me Wade

Attaque contre les avocats de l’Etat : Manko Wattu Senegaal répond à Me Wade
Par une déclaration, «la Coalition Manko Wattu Sénégal s’est dite «choquée » par les propos de Maître Abdoulaye Wade qui, dans une lettre ouverte, a appelé les Sénégalais à s’opposer au paiement des honoraires des avocats, commis par l’Etat pour la traque aux biens mal acquis. 
Selon son coordonnateur Ousmane Faye, l’ancien Président «essaie de manipuler l’opinion nationale et internationale par des déclarations en lesquelles, lui-même ne croit guère ». D’après lui toujours, si Wade s’agite « c’est parce que c’est un dossier qui concerne son fils, qui le pousse se battre nuit et jour malgré son incapacité liée à son âge ».

Le coordonnateur de Manko Wattu Senegal rappelle que Me Wade «a eu à payer plus que ça à des avocats pour des dossiers moins que rien pendant les 12 ans de son magistère.» Sur ce, il souligne que «si les Sénégalais ne se sont pas mobilisés et n’ont pas manifesté contre les 105 milliards qu’il avait confiés à sa fille pour l’organisation d’un FESMAN (…)

ils ne le feraient pas contre des honoraires payer à des avocats qui se sont battus pour faire rentrer des centaines de milliards dans les caisses de l’Etat, amende que son fils doit payer et qu’il payera au peuple avant de conquérir à leurs suffrages ».

M. Faye tient aussi à ce que « l’argent détourné par son fils et sa fille sur le dos du peuple, soit restitué pour construire des hôpitaux et écoles, etc., pour développer le Sénégal »

Marième Faye Sall et Samuel Sarr chez Me Wade : Révélation sur une visite avortée

Marième Faye Sall et Samuel Sarr chez Me Wade : Révélation sur une visite avortée
Contrairement aux écrits de la «Lettre du continent », la Première Dame n’a pas été éconduite par Me Abdoulaye Wade à qui elle avait rendu visite, le jour de la Tabaski.

Selon « Libération », Marième Faye Sall s’est effectivement rendue à Fann Résidence le jour de l’Eï Kébir vers 14 heures. Une visite de courtoisie ou « ziaar » comme le veut la tradition sénégalaise. Elle était accompagnée de son fils, Amadou Sall et de Moustapha Diakhaté dans une voiture banalisée sans escorte ni garde du corps.

Arrivée sur les lieux, la Première Dame, a demandé à voir le Me Wade. Mais, l’un des proposés à la sécurité, visiblement surpris de cette visite, lui a indiqué que son patron avait donné des consignes claires.

A savoir que le déplacement à Massalikoul Djinane pour prier, l’avait épuisé et qu’il avait besoin de se reposer. Sur ces entrefaites, Marième Faye Sall a demandé à son interlocuteur de dire au prédécesseur de son mari qu’elle était passée pour un « ziaar », avant de retourner sur ses pas avec sa délégation.

Le journal « Les Echos », lui, d’ajouter, qu’entre-temps, l’ancien Wadiste éternel Samuel Sarr est arrivé sur les lieux. Et, il a lui aussi demandé à voir Me Wade. Mais le protocole s’y est opposé. Les relations entre Me Wade et son ancien ministre sont distendues depuis que ce dernier s’est reconverti «Makyste juré ».  A en croire, Les Echos », les amis communs font des pieds et des mains pour les réconcilier.

Sonko chez Wade

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C’est le temps des manœuvres politiques. Au détour des législatives, les formations politiques, du pouvoir comme de l’opposition, multiplient les contacts et discussions qui montrent qu’elles ont déjà la tête tournée vers la présidentielle de 2019.

Wade s’est particulièrement distingué sur ce registre. Les responsables de l’opposition défilent chez lui à Fann-Résidence depuis la fin des législatives. Jeudi dernier, c’était au tour du leader de Pastef, Ousmane Sonko, de rendre visite au pape du Sopi.

D’après L’Observateur, qui rapporte l’information, les deux hommes ont discuté pendant deux heures de temps. Citant une de ses sources, le journal rapporte que « des stratégies de lutte ont été peaufinées » entre les chefs de file de Pastef et du Pds.

Auteur:(L’Observateur)

Installation de la 13e législature : Wade lâche son mandat, Abdoulaye Makhtar Diop; Doyen d’âge

Installation de la 13e législature : Wade lâche son mandat, Abdoulaye Makhtar Diop; Doyen d’âge
Abdoulaye Wade ne présidera pas l’installation de l’Assemblée nationale, comme prévu le 14 septembre prochain. Selon le journal Le Quotidien, le leader de la coalition gagnante Wattu Senegaal est en train de « finaliser sa lettre de démission » pour ainsi céder sa place à Toussaint Manga. C’est donc la fin d’un suspense.

Car, depuis un certain temps, certains pensaient que le «personnage imprévisible » pourrait bien surprendre son monde, en rangeant son statut de chef de l’Etat. D’autres en revanche, lui prête encore une certaine « hauteur », pour ne pas se « rabaisser » à la chambre basse.

Mais dans son entourage, souligne le journal, il se dit d’ailleurs que le pape du Sopi a indiqué qu’il n’a jamais pensé siéger à l’Assemblée nationale et sa seule mission, était d’accompagner ses hommes, de les remotiver et surtout, de ne pas laisser son parti mourir de sa belle mort.

L’absence de Wade devrait être un désespoir pour les hommes du maire de Dakar qui comptaient sur lui pour obtenir la libération de leur tête de liste. Car, c’est un membre de la mouvance présidentielle, Abdoulaye Makhtar Diop en l’occurrence, qui va installer Moustapha Niasse ou quelqu’un d’autre le 14 septembre. 5e sur la liste proportionnelle dd Benno Bokk Yakaar, le Grand Serigne est le doyen d’âge. Il est né en 1946, à Dakar.

Le Monument de Wade génère 3 à 4 millions par mois

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Revoilà le très controversé monument de la Renaissance africaine tant décrié sous l’ancien régime. L’édifice dont les 30% de retombées devaient revenir à la famille de l’ancien président Wade, concepteur du monument, génère de belles sommes d’argent, entre 3 et 5 millions de francs CFa de recettes par mois rien que pour les visites, à en croire son administrateur, Racine Senghor.

Mais à côté, il y a les charges qui «sont dix fois plus élevées. Heureusement que l’Etat met à notre disposition un budget pour contribuer au bon fonctionnement», se félicite Racine Senghor.

Dans le quotidien Vox Populi de ce vendredi 8 septembre 2017, il incite les Sénégalais à visiter le monument, donc à débourser pour son entretien. «Il faut que les Sénégalais apprennent à aller visiter et à payer le prix. Il ne faut pas que les gens pensent que visiter la statue est moins importante que d’acheter un hamburger qui coûte 1500 francs. On doit aussi payer 1000 francs Cfa pour visiter la statue. Il faut éduquer les Sénégalais en ce sens.

C’est pourquoi nous attirons les enfants sur ce qu’il y a ici, car, si on les éduque sur ça, ils comprendront quand ils grandiront. Il faut aussi payer les visites pour pouvoir entretenir les structures historiques», recommande-t-il.

Le personnel de service est composé de 25 personnes, les guides, au nombre de 7, parlent plusieurs langues, renseigne le journal au sujet du site qui a accueilli près de 60 000 visiteurs en 2016. Le monument de la Renaissance fait également office de lieu de célébration de mariages et autres manifestations, ce qui génère entre 100 000 et 150 000 francs Cfa l’évènement.

Auteur: SenewebNews – Seneweb.com

Me Wade sur les Législatives : C’est une mascarade électorale, une fraude générale planifiée

Former Senegalese President Abdoulaye Wade gives his first press conference since he lost Senegal’s Presidential election, in Dakar, on May 25, 2012. AFP PHOTO / SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/GettyImages)

Après deux reports de son face à face avec la presse, le « pape du Sopi » sort de son mutisme pour dénoncer l’organisation des législatives du 30 juillet dernier. En conférence de presse ce mercredi 9 août 2017, Me Abdoulaye Wade, tête de liste de la coalition gagnante attaque : « c’est une mascarade électorale qui n’a rien d’une élection préparée. C’est une fraude générale planifiée. Nous n’avons pas besoin d’aller très loin pour trouver les preuves de cette affirmation », fait savoir la tête de liste de la coalition Wattù Senegaal

« Nous n’avons pas voulu nous fonder sur des rumeurs ou sur des « on dit » pour donner un avis. Nous avons préféré attendre les résultats officiels pour nous prononcer sur les élections. Nous nous exprimons à travers un livre blanc qui retrace tout le processus électoral », a soutenu Me Abdoulaye Wade en guise d’introduction de sa conférence de presse.

Sur son retour au Sénégal, l’ancien Président de la République indiqué que s’il est là, c’est pour soutenir le Parti démocratique sénégalais, sa formation politique. « Je suis revenu au Sénégal pour aider mon parti et les coalitions qui sont avec mon parti. Il est de mon devoir de répondre à l’appel de mon parti « , dit-il.

Il pense que sa participation, malgré les résultats de sa coalition, n’a pas été inutile. « Si je n’étais pas venu, qu’est-ce qui se serait passée? Cest pourquoi je pense que ma présence n’a pas été inutile. Si nous n’avons pas pu gagner, c’est parce qu’il n’y avait pas d’élections. Ma conviction est que s’il y avait des élections normales aux Sénégal, c’est le Pds et ses alliés qui seraient de très loin en tête. Macky Sall, son parti et ses alliés seraient à la troisième place », persiste Me Wade.

Avec seneweb

Législatives aux Usa : Wade écrase Macky à New York

Les résultats des Législatives aux Etats unis n’ont pas connu une certaine uniformité à l’instar de ce qui s’est passé au Sénégal et dans les grandes villes du pays. Si Bby a réussi à s’imposer dans certains Etats de l’Amérique, la coalition présidentielle a été écrasée par la Coalition gagnante Manko drivée par Wade. Avec des scores records et parfois même doublant le nombre de voix de Bby dans les 7 bureaux de Manhattan à New York.

La marche de Wattu empêchée : Dakar bouclée, Wade bloqué, les manifestants dispersés

Le calme revenait en fin d’après-midi à la Place de l’Indépendance, à Dakar, où de jeunes partisans de l’ancien président Abdoulaye Wade avaient été dispersés un peu plutôt par des policiers décidés à empêcher la tenue d’une marche à l’initiative de l’ex-chef d’Etat, ont rapporté plusieurs médias, mardi soir.

L’ancien président de la République, leader national de la Coalition gagnante/ »Wattu Senegaal », comptait organiser cette marche, dans le cadre de sa campagne pour les élections législatives de dimanche prochain.

Il avait appelé ses militants, la semaine dernière, à protester, mardi, à la Place de l’Indépendance, contre les lenteurs notées dans la distribution des cartes d’électeur.

Selon la coalition dont Abdoulaye Wade est la tête de liste nationale, la distribution de ces cartes est l’objet d’une rétention de la part des services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Elle accuse aussi ce ministère de distribuer les cartes d’électeur de manière sélective.

Les forces de l’ordre avaient fini de quadriller le centre-ville bien avant 16 heures, heure indiquée pour la marche. Les policiers surveillaient les allées et venues, empêchant de fait l’ancien président et ses partisans d’arriver à leur fin, selon plusieurs radios locales.

Certains manifestants, des jeunes notamment, ont tenté malgré tout de résister et de se faire entendre par des slogans favorables à Karim Wade, le fils du leader national de la Coalition gagnante/ »Wattu Senegaal ».

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, alors que l’ancien président s’adressait à la presse sur une autre place dakaroise, loin de ces échauffourées.

Il dit avoir prévu, avec les responsables de sa coalition, le scenario suivant lequel ils seraient empêchés de marcher par les forces de l’ordre, auquel cas il avait été retenu qu’ils rebrousseraient chemin.

Abdoulaye Wade est revenu sur « l’arrêté Ousmane Ngom », du nom de son dernier ministre de l’Intérieur, un arrêté voté en 2011 sous son magistère.

Il estime que cette disposition fait actuellement l’objet d’une « mauvaise interprétation », son esprit n’étant pas d’interdire toute marche sur telle ou telle place du centre-ville dakarois.

Parlant des griefs de l’opposition contre le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, M. Wade a décrété l’échec d’Abdoulaye Daouda Diallo, à partir du moment où celui-ci reconnait que 30% des cartes d’électeur ne pourraient être distribuées à temps avant les élections.

« Le ministre doit lui-même en tirer les conséquences et démissionner », a-t-il dit. Abdoulaye Wade affirme que sa coalition n’appelle pas pour autant à un report des élections.

Il dit être sûr de la victoire de son camp à l’état actuel des choses, même si « 10 cartes » d’électeur seulement étaient disponibles.

Toutes les nouvelles cartes nationales d’identité ne pourront pas être délivrées avant les élections législatives de dimanche, a confirmé lundi le président de la Commission électorale nationale autonome, Doudou Ndir, à la fin d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo.

Les Sénégalais vont élire 165 députés dimanche prochain. Quinze des futurs élus vont représenter les Sénégalais vivant à l’étranger.

Mais de nombreux électeurs inscrits auprès des commissions administratives mises en place par le ministère de l’Intérieur ne parviennent pas à se faire délivrer la carte d’électeur et la carte nationale d’identité, avec lesquelles ils sont censés voter.

La carte d’électeur est délivrée en même temps que la nouvelle carte nationale d’identité biométrique instituée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), que le Sénégal, l’un des 15 pays membres de cette organisation, a été le premier à délivrer à ses citoyens

Abdoulaye Wade : « J’ai retrouvé mes 20 ans… »

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La jeunesse sénégalaise peut être considérée comme la muse d’Abdoulaye Wade. « Si j’avais le public, sans les jeunes, je n’aurais pas eu le courage de (tenter) tout ce que je voudrais réaliser pour les Sénégalais, a déclaré l’ancien chef de l’État, qui était ce vendredi à la tête de la caravane de la coalition Wattù sillonnant Dakar-Plateau, Ouakam, Ngor, Yoff et Cambérène.

Sentir toute la jeunesse du Sénégal mobilisée derrière moi, cela a décuplé mes forces et j’ai retrouvé mes énergies de 20 ans. Merci beaucoup, rendez-vous mardi, à la Place de l’Indépendance. »

En appelant ses partisans à marcher avec lui mardi prochain, pour la distribution des cartes d’électeurs, Wade a lancé un avertissement à son successeur. « Si ton bien est séquestré dans un endroit fermé, et qu’on refuse de te le rendre, tu as le droit de forcer le passage pour le récupérer, a-t-il suggéré.

S’il (le Président Macky Sall) ne veut pas qu’on en arrive-là, il n’a qu’à remettre les cartes à leurs titulaires. Il est important qu’on remette les cartes à leurs titulaires. S’il s’entête et refuse de mettre les cartes à la disposition de leurs titulaires, il devra en assumer les conséquences. »

Visiblement galvanisé par l’accueil qui lui est réservé depuis qu’il est revenu au Sénégal, Wade s’est enflammé. Jurant n’avoir jamais été aussi populaire : « Tout à l’heure, des journalistes européens m’ont demandé si, dans ma carrière, j’ai vu des rassemblements de cette ampleur. Je leur ai répondu que c’est la première fois. J’ai toujours vu des foules, certes. Mais, jamais je n’ai vu des foules à l’image de celles que je vois ces derniers temps. »

Pour Wade, cette popularité, « est la preuve que tout le Sénégal s’est mobilisé aujourd’hui pour exprimer sa volonté d’avoir une Assemblée nationale représentative ». « Mais, a-t-il souligné, Macky Sall ne l’entend pas de cette oreille. Il a bloqué les cartes d’identité biométriques et refuse de les distribuer. Les cartes ne sont pas les siennes. Chaque citoyen est le propriétaire de sa carte. »

seneweb

Que Macky sache que je ne suis pas là pour jouer…!

Abdoulaye Wade : " Que Macky Sall sache que je ne suis pas là pour jouer, je suis venu redresser le Sénégal ! "

 A Dagana où il rencontrait les populations, la tête de la liste de la coalition gagnante wattu Senegaal se veut claire. « Je veux que Macky Sall sache que je suis pas là pour jouer. Je suis venu redresser le Sénégal. Il a fait trop de mal et je suis là pour tout réparer. J’ai attendu longtemps.
Beaucoup se sont plaints des conditions de gestion de ce pays, mais je suis là et tout ça c’est fini. Que Macky Sall sache que tout ce que je dis, je le fais et j’ai montré mes preuves aux Sénégalais. Je vois que la moitié des électeurs n’ont pas encore reçu leurs cartes mais il a beau essayé de saboter, il est impensable qu’il gagne les élections. Il ne peut même pas les gagner alors qu’il le sache. Ce pays, je vais le redresser! « 
Avec dakaractu

Macky, Wade et les milliards de Taïwan (Tahirou Sarr)


Macky, Wade et les milliards de Taïwan (Tahirou Sarr)
-Selon Me Wade, le président Macky Sall a volé et il l’a reconnu: « Il dit que c’est moi qui lui ai offert les 7 milliards qu’il a aux USA. Abdoulaye Wade n’a pas 7 milliards », a-t-il laissé entendre avant de poursuivre dans les colonnes de l’As: « si j’avais cette somme, je la donnerai à mes parents, militants ou à d’autres responsables »

-Selon le président Macky Sall: « c’est me Wade qui me les a offerts… »

-À l’époque certains ministres de Wade comme (Aïda Mbodj et Samuel Sarr) étaient même sortis pour dire que Macky Sall peut avoir cette fortune vu les privilèges de tous les posts qu’il a occupés.

Maintenant revenons explicitement sur LES 7,5 MILLIARDS DE TAIWAN: Il est impérieux d’aller au-delà des propos du président Macky Sall et des accusations de son ex frère libéral Idrissa Seck et maintenant de l’ex président Wade. En effet, nous allons reconstituer avec exactitude le déroulement des faits. Le 3 décembre 2004, Me Abdoulaye Wade a écrit une lettre adressée à son homologue Président Shen Chiu Bian de Taïwan et chargé l’ami de la famille Wade Pierre Aïm de porter la lettre à qui de droit lors d’une mission du 14 au 17 Décembre 2004.

Le 22 mars 2005, suite favorable: Pierre Aim retourna à Taïwan pour récupérer la somme de 15 millions de dollards (soit 7.5 milliards francs CFA). Pierre Aim transfère la somme dans le compte de son fils Emmanuel, logé aux Usa qui à son tour vire les 7.5 milliards dans un autre compte bancaire à Chypre, ce compte est ouvert de la Société Fitem Entreprise Limited de Jérôme Godard un autre ami de la famille Wade.
Il est bon d’interpeller le président Macky Sall sur les responsabilités des malheurs de l’ICS à côté de Jérôme Godart et Mamadou Ndiaye. La question est de savoir pourquoi les 7.5 milliards ne sont pas virés dans le trésor mais il faut attendre presque un an pour que Wade annonce et (avoue) en plein conseil des Ministres qu’il a reçu un don personnel de 15 millions de dollards de Taïwan dont un million de dollars a déjà disparu.
Il faut lever l’équivoque, les 15 millions de dollards étaient offerts au peuple sénégalais et non à Wade pourqu’il fasse balader nos milliards de comptes en comptes et ses responsabilités sont engagées pour la disparition d’un million de dollars et les 14 autres imputables à celui qui est actuellement le président du Sénégal, Macky Sall. Toutefois les 15 millions de dollars qui devaient passer par l’assemblée et rejoindre le trésor ont disparu.

À la veille des élections présidentielles de 2012, Wade et ses lieutenants défendaient Macky Sall au sujet des milliards dits de Taïwan, et 5ans après le même Wade revient pour traiter Macky Sall de voleur sur le même sujet. Quoique, Macky et Wade sont inéluctablement des voleurs et ils devront rendre compte au peuple tôt ou tard, à titre posthume ou pas. Mais les comptes et les mécomptes sur cet argent qui appartient aux sénégalais se feront insha Allah.

Tahirou Sarr

Abdoulaye Wade appelle à une marche nationale, mardi

Abdoulaye Wade veut secouer le Macky. Face aux lenteurs dans la distribution des cartes nationales d’identité, la tête de liste de Wattú Senegaal a appelé à une marche nationale, mardi. L’ancien chef d’Etat se dit consterné par les difficultés qu’éprouvent les Sénégalais pour obtenir leurs cartes d’électeurs.

Il déplore en même temps l’attitude de l’administration qu’il accuse de faire dans le dilatoire. Selon les estimations de la coalition, près de la moitié des électeurs n’ont pas encore reçu leurs cartes. Cela étant, Wade et ses alliés demandent à tous ceux qui n’ont pas encore reçu leurs cartes de se retrouver le mardi 25 juillet prochain à 14 heures devant la préfecture de Dakar pour marcher de la Place de l’Indépendance au ministère de l’Intérieur.

Pour ceux qui sont à l’intérieur du pays, le pape du Sopi leur demande de se mobiliser devant les sous-préfectures. Pour ceux vivant à l’étranger, il leur demande de se rassembler devant les consulats. Pour Abdoulaye Wade, ceci un avertissement solennel au Président Macky Sall sensé souligner l’extrême gravité de la situation « qu’il a créée pour installer la confusion et tricher ». « Nous le rendons personnellement responsable des conséquences qui en résulteraient », dit-il.

Source : L’As

Me Wade accueilli en Seigneur à Dagana, son cortège heurte mortellement un enfant

Le leader national de la coalition gagnante WattuSénégal, Me AbdoulayeWade, est arrivé mardi vers 20h à Dagana, où il a été accueilli en grande pompe par les partisans d’OumarSarr, a constaté l’APS.
Toutefois, un des véhicules du cortège de l’ex-chef de l’Etat, en provenance de Saint-Louis, a mortellement heurté dans l’après-midi un enfant de 11 ans à Richard-Toll, a appris de l’APS de source sûre. Le chauffeur a été arrêté par les gendarmes.
Le meeting de la coalition gagnante Wattu Sénégal, initialement prévu ce soir, aura finalement lieu mercredi à 10h à l’esplanade de la commune de Dagana.
 Avec Aps

Wade a toujours refusé de solliciter le Ndigeul du Khalife

https://i.ytimg.com/vi/ItBNhHZMSwQ/hq720.jpg« 6 mois  avant l’élection présidentielle de 2012, le Président Abdoulaye Wade m’a dit qu’il n’envisageait aucunement de solliciter un Ndigeul de vote de la part du Khalife Serigne Sidy Makhtar arguant que ses relations avec lui et Touba étaient de toute autre nature.

La seule chose qu’il a cependant demandé fut l’autorisation de démarrer sa campagne à Mbacké. Tout ce qui a été dit autour de cette question relève d’élucubrations et de fantasmes. Wade a refusé catégoriquement d’impliquer le Khalife dans les élections ».

Ces propos sont du porte-parole du Khalife des Mourides Serigne Basse Abdou Khadre Mbacké qui recevait l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade.

Paf! et c’est dit! (Par Fatou Thiam Ngom)

Toujours égal à lui même , Me Abdoulaye Wade ne se limite jamais à ce qu’il annonce ou compte faire. Souvent c’est la Wade Formula mais parfois c’est indépendant à sa volonté . Comme à son habitude, il a encore fait déborder le vase. Dès l’annonce de son arrivée à Dakar pour la campagne des législatives du 30 juillet, l’on a senti une sorte d’agitation du côté du pouvoir. les réactions fusaient de partout .

C’est dans la foulée même que la déclassification du dossier du Fesman , l’impliquant lui et sa fille à été annoncée. mieux, sa récente sortie toujours dans le cadre de la stratégie du retour ou du débarquement, à permit aux sénégalais d’attraper le gros poisson que l’on peinait à cerner. Le pouvoir par la voix du ministre conseiller en communication du président de la république a laisser entendre que la libération de Karim Wade relève d’un « Deal » avec le Qatar.

Elhadji Amidou Kasse a en effet déclaré en guise de menace que Si Wade persiste dans la désinformation , la lettre de l’Émir du Qatar à Macky Sall sera publiée. c’est clair alors qu’il a eu entente entre Doha et Dakar pour que Karim Soit libéré sous le nez des sénégalais à qui l’on avait promis le recouvrement des biens qu’aurait acquis illicitement Wade fils, sans informations aucune sur les conditions et modalités de cette libération.

Qu’à fait le Qatar que les autorités religieuses sénégalaises n’ont pu faire pour sortir Karim de Rebeuss? c’est à cette question que le président de la république doit répondre. Rater cette occasion de dire la vérité au peuple, serait une( autre) grosse erreur de sa part et comme disait l’autre, en politique toute erreur se paie cash.!

Wade débarque à Dakar lundi …


Campagne électorale : Wade sera à Dakar ce lundi 10 Juillet !
 Me Abdoulaye Wade sera  à Dakar ce lundi 10 juillet ont annoncé les membres de la coalition Gagnante « Wattu Senegaal » en point de presse cet après midi. L’ancien Chef d’Etat devrait atterrir à bord d’un vol privé en provenance de Paris. Les libéraux ont demandé par ailleurs  à l’Etat de prendre toute les mesures afin de ne pas retarder le vol du «Pape du Sopi ». Pour rappel, Me Wade est la tête de liste de la coalition gagnante « Wattu Senegaal ». La campagne démarre demain Dimanche à partir de 00 heures.

Campagne électorale : Wade en chemin, cap sur Dakar via l’Italie…

Investiture de Wade – Pape Samba Mboup : « C’est un aveu d’échec !»

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En conférence de presse ce mercredi pour présenter les membres de leur liste, la coalition “Mbolo wa and deggo eggali” (Wade), dirigée par Farba Senghor, est monté au créneau pour dénoncer le come-back «insensé» de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, investi tête de liste nationale de la “Coalition Gagnante Wattù Senegaal”.

«Je suis malheureux. Je pense des fois que c’est un rêve. Quelques fois, j’ai envie de me réveiller pour découvrir que ce n’est pas une réalité. A son âge, 92 ans (sic), il a fait ce qu’il devait faire. Il a travaillé pour ce pays. Il a apporté des changements pour ce pays que tout le monde voit tous les jours. On ne peut pas se lever du matin au soir sans penser à Abdoulaye Wade. Son souvenir est dans la tête de tous les Sénégalais», déclare Pape Samba Mboup, ancien chef de cabinet du Président Wade.’

«Le fait de le mettre au devant de la scène participe à écorner son image. J’ai un pincement au cœur. De toutes les façons, il ne mérite pas cela. C’est un aveu d’échec pour ces gens-là qui l’ont mis devant. Ils ne peuvent rien faire sans Abdoulaye Wade. C’est la raison pour laquelle ils sont allés chercher un vieillard pour le mettre devant alors que leurs pères et grand-pères sont à la maison, chouchoutés, entourés, cajolés», regrette Pape Samba Mboup.

Pape Samba Mboup de conclure que la faute incombe principalement à son fils, Karim Wade. «Moi Pape Samba Mboup, je ne vais pas courir derrière Abdoulaye Wade jusqu’à avoir la barbe blanche et courir, à nouveau, derrière son fils, Karim Wade, ça jamais. Je ne le ferai pas. Même si je suis convaincu de mon wadisme», jure-t-il.

Oumar Sarr : Wade est notre référence, c’est un symbole, un battant…

Le Coordonnateur du PDS, Oumar Sarr est revenu sur le choix porté sur Abdoulaye Wade comme tête de la liste. Selon Oumar Sarr, « Abdoulaye Wade est un symbole qui a mené plusieurs batailles au Sénégal et qui continue de mener un combat noble. Il a été investi car c’est notre référence et il a contribué à faire avancer les choses dans la vie politique sénégalaise. Raison pour laquelle il a été investi comme tête de liste de la Coalition Gagnante Wattu Senegaal ».

L’âge avancé de Me Wade

Interrogé sur l’âge avancé de Me Wade qui a été au centre des débats, Oumar Sarr de dire : « Me Abdoulaye Wade est un fort. Il est investi tête de liste et il viendra battre campagne avec nous, même s’il ne sera pas député. C’est un battant qui s’est toujours fait remarquer à travers ses prestations dans le monde politique Sénégalais. Il est consentant et il sera là dans peu de temps pour préparer les législatives »

Oumar Sarr et le PDS utilisent le nom de Wade comme échappatoire parce qu’incapables de diriger les listes

Sur cette question, le Coordonnateur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) Oumar Sarr de dire « j’ai dirigé la liste du PDS en 2012 et je continue de diriger la liste de Dagana. Ce n’est pas parce qu’on a investi Wade qu’on se sent incapable de diriger la liste nationale, mais juste que Me Wade est notre symbole et nous avons décidé de le mettre en avant. Sinon les leaders vont être dans des listes et certains vont même en diriger. Alors on ne cherche pas d’échappatoire pour ne pas diriger. C’est une décision unanime que nous avons prise ».

Wade pas candidat pour diriger la liste selon son comité Ad Hoc

Mànkoo TaxaWu Senegaal : Wade pas candidat pour diriger la liste selon son comité Ad Hoc
 Le  Comité Ad Hoc de la Conférence des leaders de Mànkoo Taxawu Senegaal, informe dans une note qui nous a été transmise que la caution de Mànkoo Taxawu Senegaal a déjà été déposée.
Le Comité de poursuivre pour indiquer que contrairement à une rumeur circulée, le Président Abdoulaye Wade n’a jamais été candidat pour diriger la liste nationale de la Coalition Mànkoo Taxawu Senegaal mais précise toujours la note, a réaffirmé sa détermination à les accompagner « jusqu’à la victoire du 30 Juillet 2017 ».