Tag Archives: Yaya Jammeh

Thierno Alassane Sall : « Macky est pire que Jammeh »

Yaya Jammeh-Macky Sall, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. C’est ce qu’estime Thierno Alassane Sall, l’ancien ministre de l’Energie qui prenait part à la manifestation de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied) ce jeudi, dans la banlieue dakaroise.

« J’attire l’attention des Sénégalais. Que fait l’armée sénégalaise actuellement en Gambie. Ils avaient dit que nous allions aider la Gambie car Jammeh voulait voler les élections. Et pourtant, Macky fait actuellement la même chose que Jammeh », lance l’ex responsable de l’Alliance pour la République. Il argumente : « Il fut une année en Gambie, où Jammeh avait enfermé de nombreux membres de l’opposition comme Ousseynou Darboe. Actuellement, il y a une partie de l’opposition dont la liberté est entravée et qui est sur le point d’être emprisonnée pour être éliminée des futures élections ».

Autre trait entre les deux présidents : leur manie de casser de l’opposant lors des manifestations. « Ce qui le ressemble davantage à Jammeh, c’est qu’il compte sortir les forces de l’ordre pour neutraliser les opposants qui s’insurgeront contre cette réforme non consensuelle », déclare Sall.

Le leader de la République des Valeurs, qui attaque la validation du parrainage par le chef de l’Etat, indique que c’est un moyen par lequel, le chef de l’Etat compte « éliminer des candidatures valables ». Ce, « en faisant invalider des signatures au niveau du Conseil constitutionnel ».

Seneweb

Obiang Nguema : Il faut protéger Yahya Jammeh, il faut le respecter…

La Guinée équatoriale « protégera » l’ancien président gambien Yahya Jammeh, qui a trouvé exil il y a un an dans ce pays après avoir dû quitter le pouvoir en Gambie, a déclaré le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, assurant « être en accord » sur ce point avec l’Union africaine (UA).

Obiang Nguema s’exprimait vendredi soir à la télévision nationale, à l’issue d’une visite de quelques heures à Malabo du président en exercice de l’UA, le président guinéen Alpha Condé.

« Je crois que la position de protéger les anciens chefs d’Etat est une position correcte. Et précisément je félicite Alpha Condé qui m’a suggéré qu’il n’accepterait aucune demande d’extradition de Yahya Jammeh. Moi non plus je ne l’accepterai pas », a expliqué le président Obiang Nguema.

« Nous sommes complétement d’accord qu’il faut protéger Yahya Jammeh, il faut le respecter comme ancien chef d’Etat d’Afrique. Car c’est une garantie pour que les autres chefs d’Etat qui doivent quitter le pouvoir n’aient pas peur des harcèlements qu’ils pourraient subir par après », a-t-il affirmé.

Yahya Jammeh, réfugié depuis janvier 2017 en Guinée équatoriale

Le chef de l’Etat équato-guinéen, au pouvoir depuis 38 ans, a par ailleurs félicité son homologue guinéen pour son travail à la tête de l’UA, où il a démontré qu’il était « un grand panafricaniste ».

En janvier 2017, le président gambien Yahya Jammeh avait été contraint de partir en exil après plus de 22 ans à la tête de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest et après avoir contesté pendant six semaines sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow.

Sous la menace d’une intervention militaire des pays d’Afrique de l’Ouest, et après plusieurs médiations régionales, notamment une ultime initiative guinéo-mauritanienne, il avait consenti à quitter le pouvoir et avait trouvé refuge en Guinée Equatoriale. Un an après son départ, la stabilité politique reste néanmoins fragile en Gambie, du fait notamment de l’influence persistante des ex-chefs militaires du régime Jammeh.

Avec Jeuneafrique

Ses biens et comptes bancaires saisis et gelés : Yahya Jammeh dans le collimateur du Trésor américain

Ses biens et comptes bancaires saisis et gelés : Yahya Jammeh dans le collimateur du Trésor américain
L’ex-chef de l’Etat gambien est dans le collimateur du département du Trésor américain, qui « a décidé d’imposer une série de sanctions à 15 personnalités, en raison d’atteintes répétées aux droits de l’homme ».
« Délivrée par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor américain, cette liste comporte les noms de plusieurs personnalités connues sur le continent africain. Parmi elles, deux personnalités se détachent en particulier :
Dan Gertler, homme d’affaires israélien et acteur-clé du secteur minier congolais, et Yahya Jammeh, ancien président de la Gambie qui a pris le chemin de l’exil en janvier dernier après avoir tenté de se maintenir au pouvoir malgré sa défaite aux élections », rapporte Jeune Afrique.
Le journal informe que « pour les personnes et les sociétés ciblées par ce nouveau volet de sanctions américaines : tous leurs biens et comptes bancaires sur le territoire américain sont saisis ou gelés ». « Il est par ailleurs interdit aux ressortissants des États-Unis d’effectuer quelque transaction que ce soit avec les personnes ou entités sanctionnées », précise notre confrère parisien.
« Le Trésor américain accuse l’ancien président gambien d’avoir mis en place au cours de son règne un système de corruption généralisé à son profit, d’avoir « pillé les coffres et siphonnés les fonds de l’État », jusqu’aux derniers jours de son passage au Palais présidentiel », ajoute notre source.

Yahya Jammeh annonce son retour en Gambie

Jammeh

En exil en Guinée Equatoriale, Yaya Jammeh n’oublie pas, pour autant,  la Gambie. Par le biais d’un émissaire à ses partisans, il déclare suivre de près la situation politique en Gambie, où il compte retourner, très bientôt.

L’émissaire, connu pour sa proximité avec l’ancien président, a rendu public le message de Yaya Jammeh dans lequel il demande aux Gambiens de rester calmes et de ne pas céder à une quelconque provocation d’où qu’elle puisse venir. Il demande aussi aux Gambiens de gérer leur vie et de prier pour plus de paix dans le pays. Jammeh a aussi adressé un message au nouveau pouvoir à qui il demande de préserver la paix  dans le pays. Sans donner la date exacte de son retour, ce proche de Jammeh révèle qu’il va rentrer bientôt en Gambie. Plus tôt qu’on ne le pensait !

Troubles en Gambie : Un frère de Yaya Jammeh sème le bordel à Kanilaï

Saney Jammeh, le frère de l’ex président gambien, serait à l’origine d’une situation d’urgence. Il est recherché, ce samedi soir, pour avoir créé des émeutes qui ont fait 2 morts à Kanilai.

Selon notre source, l’armée et la police sont à ses trousses au moment où des informations le localisent en Casamance. Le ministre gambien de l’Intérieur, Mai Ahmad Fatti, a interrompu son séjour au Libéria pour gérer la situation.

Par ailleurs, une déclaration radio télévisée est attendue d’un moment à l’autre. Il faut noter que le Président Barrow est à Monrovia pour le sommet de la Cedeao. Les forces de l’Ecomig sont venues en renfort à Kanilai dont la population réclame le départ des troupes sénégalaises.

Sources : xalima

Exilé à Malabo : Yaya Jammeh reconvertit en grand agriculteur

Sur ces photos exclusives, on vous montre l’ancien président Gambien Yahya Jammeh qui pose dans des champs en compagnie de Théodore Obiang Nguema et de certains de ses proches

 

De son exil équato-guinéen, l’ancien président gambien s’essaye à l’agriculture. Yaya Jammeh qui est resté silencieux depuis son départ de Banjul réapparait dans ses propres champs en Guinée

 

Accusé par le pouvoir actuel d’avoir vidé les caisse du pays, l’ancien homme fort de la Gambie semble résolu à tourné définitivement la page de son pays en e consacrant à ses propres activités dans son pays d’accueil.

En exil à Malabo, Yahya Jammeh veut se lancer dans l’agriculture …

Installé dans une villa de Malabo, en Guinée équatoriale, depuis son départ de Banjul le 21 janvier, Yahya Jammeh a fait connaître quelques-uns de ses projets aux autorités locales.

Selon Jeuneafrique qui donne l’information, l’ex-président gambien souhaiterait se lancer dans… l’agriculture, et Malabo n’y verrait pas d’inconvénient car « le pays regorge de terres fertiles disponibles», selon un diplomate équato-guinéen. Au lendemain de sa défaite à la présidentielle, déjà, Jammeh avait annoncé son intention de se retirer dans sa ferme de Kanilaï, dans le sud de la Gambie.

Mais un autre sujet préoccupe davantage l’ancien président. A en croire J.A, depuis quelques jours, la justice gambienne enquête sur le détournement présumé de 8 millions de dollars au profit de sa fondation. Si Banjul déposait une demande d’extradition, Malabo accepterait-il de livrer Jammeh ? « Nous n’avons aucun accord d’extradition avec la Gambie », répond-on dans l’entourage de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le chef de l’État équato-guinéen.

Kanilaï, le village mythique de Jammeh se barricade et se rebelle !

Redouté par les Gambiens et même les Sénégalais, Kanilaï, ce village que l’ex-président Yahya Jammeh a réussi à mythifier et mystifier, reste très hostile à la présence d’un étranger, constate L’As.


Il note que toute personne qui y met les pieds est considérée comme un espion. «Elle est aussitôt filée par des jeunes qui étaient tous agents de la national intelligence Agency  (Nia)», révèle le journal.

Toutefois, situé à plus de 100 km de Banjul, la capitale gambienne, Kanilaï  (lieu où on répare des fractures, en langue diola) ne diffère pas des autres villages gambiens, en dehors du palais de Jammeh et la maison du Festival.

«Sans lotissement ni assainissement, Kanilaï reste toujours fidèle à Yahya Jammeh», écrit L’As, soulignant que des commerçants refusent de vendre du béton aux proches de l’ex-président pour achever les travaux de la mosquée.

Pour prouver l’attachement de la contrée à Jammeh, Abdou Bodian, un des membres de son parti promet : «Nous allons gagner tous les cinq postes de députés du Fogny aux prochaine

Cheikh Sidya Bayo : « Pourquoi il faut pardonner à Yahya Jammeh »

Accusé d’avoir fomenté un coup d’état contre lui en 2014, Cheikh Sidya Bayo a été expulsé du Sénégal où il menait ses activités politiques d’opposant au régime de Yahya Jammeh. Comme beaucoup d’anciens adversaires, voire ennemis de l’ancien homme fort de Banjul, il a assisté à la cérémonie d’investiture de Barrow comme nouveau président de la Gambie. Un moment historique mis à profit par le jeune leader politique pour inviter le peuple gambien à la réconciliation. Venant de lui, ça parait invraisemblable. Il a livré ses raisons à Dakaractu.


Cheikh Sidya Bayo vous avez, avec verve, combattu le régime de Yahya Jammeh dont la fin est matérialisée aujourd’hui par la prise officielle de pouvoir de son successeur. En participant à la prestation de serment d’Adama Barrow, que ressentez-vous ?

Beaucoup de fierté. C’est une victoire du peuple gambien puisque c’est la voix du peuple qui a parlé et qui fini par régner sur la terreur que Yahya Jammeh nous avait imposée pendant 22 ans. Mais aussi, il faut reconnaître que c’est la victoire de la Sénégambie parce qu’honnêtement depuis le début de la crise électorale, le Sénégal a vraiment joué un rôle de locomotive dans la pacification et dans la démocratisation de la Gambie, sous la houlette de la CEDEAO qui a initié le processus. Le chef d’orchestre de cette victoire reste la Sénégambie. C’est une victoire de deux pays qui sont en réalité une nation.

Cette alternance redistribue sans doute les cartes dans le landerneau politique gambien. Quelle est la position actuelle de Cheikh Sidya Bayo?

Je suis avec le président Adama Barrow puisque ce n’est pas simplement la volonté du peuple gambien qui a été exprimée dans les urnes. Aujourd’hui, nous sommes à l’heure de l’unité. Il est important pour tous les Gambiens de s’unir derrière le président Adama Barrow pour l’aider à démocratiser la Gambie et à l’unifier.

Quel avenir pour Yahya Jammeh ?

Le plus important pour moi, c’est que la volonté du peuple gambien soit mise en exergue. La Gambie est en train de connaitre une nouvelle ère et nous devons nous concentrer sur les priorités de l’heure. En ce qui concerne Yahya Jammeh, il est parti en négociant par l’intermédiaire des chefs d’Etat de la sous-région. On verra bien si les juridictions internationales réussiront à prouver qu’il a commis des crimes en Gambie. Mais je crois que nous devons d’abord, entre Gambiens nous pardonner. Des membres de l’ancien régime sont présents dans cette tribune à l’instar des nouvelles autorités du pays. Ça démontre que la Gambie est un peuple uni. Yahya Jammeh est un cas exceptionnel. Le moment venu, la gouvernance mondiale fera ce qu’il faudra s’il mérite d’être traduit devant les cours et tribunaux.

Nous vous avons vu donnant une accolade au général Badji, un baron de l’ancien régime. Que signifie ce geste ?

A travers ce geste, j’ai voulu démontrer que ce que je disais dans les médias depuis 3 ou 4 semaines ne sont pas de vains mots. Quand je dis qu’il faut pardonner à Yahya Jammeh, je veux protéger et ma génération et les futures générations. La réconciliation doit passer par les protagonistes qui ont amorcé la crise postélectorale qu’on a connue en Gambie, je veux nommer le président Barrow et son prédécesseur. Mais aujourd’hui, il est difficile d’omettre le chef d’état major des armées, Ousman Badji qui a été un élément stabilisateur dans cette crise. Nous devons avoir un comportement sage pour préserver la paix et la stabilité en Gambie, mais surtout dans la Sénégambie…

Yaya Jammeh, la traque commence…

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Ousmane Sonko, l’ancien ministre de l’Intérieur gambien a été arrêté en Suisse suite à une plainte pour des faits de torture. Au même moment, le général Borra Colley, chef des tueurs de Jammeh- les « jungullars »- tombait en Casamance alors qu’un témoignage révèle le rôle direct de Yahya Jammeh dans l’exécution d’un soldat soupçonné d’avoir une aventure avec son épouse.

Deux proches de Yahya Jammeh soupçonnés d’avoir été les exécutants de ses plus basses manœuvres ont été arrêtés en l’espace de quarante et huit heures. En effet, l’ancien ministre de l’Intérieur gambien,Ousmane Sonko a été interpellé hier, par la police suisse après une plainte de l’Ong Trial International qui avait sollicité, « au regard des soupçons qui pèsent sur l’ancien ministre », « l’ouverture rapide d’une procédure à son encontre pour faits de torture ».

« A ce jour, les crimes du gouvernement Jammeh n’ont jamais été jugés, et les bourreaux jouissent d’une impunité totale. À l’heure où la Gambie se prépare à une transition démocratique, ces développements envoient un fort message d’espoir aux victimes », a réagi d’ailleurs l’Ong après l’arrestation de Sonko qui fut ministre de l’Intérieur de Jammeh de 2006 à 2016.

Quelques mois avant la Présidentielle gambienne, Ousmane Sonko avait fui le pays en passant par le Sénégal. Il avait d’ailleurs été brièvement bloqué à l’aéroport de Dakar avant d’être autorisé à prendre l’avion. Presque au même moment, un autre « tueur » de Jammeh était interpellé par la Force de la Cedeao.

Selon les informations de Libération, il s’agit du général Borra Colley qui était le chef des « jungullars » ces tueurs froids à la solde de l’ancien despote. Durant plusieurs années, Colley a dirigé la sinistre prison de Mile 2. Des sources renseignent que Borra Colleyavait a réussi à quitter la Gambie par la frontière terrestre à la suite du départ en exil de Jammeh. Mais, il n’est pas allé loin puisqu’il a été intercepté en Casamance.

Ces deux développements interviennent au moment où à Banjul des voix s’élèvent pour accuser Yahya Jammeh d’être le commanditaire du meurtre d’Ello Jallow, un militaire membre de la protection rapprochée de son épouse Zeinab. Ello Jallow aurait été tué sur ordre de Jammeh qui le soupçonnait d’avoir une relation cachée avec son épouse. Maintenant que le régime du dictateur est tombé, la famille de Jallow qui s’était emmurée dans le silence, de peur de représailles, a décidé de porter plainte…

Libération

Comment Jammeh menait son business en Gambie

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Yahya Jammeh n’est pas seulement un dictateur qui martyrisait son peuple ou un mystificateur qui prétendait pouvoir soigner le Sida. En 22 ans de règne, le despote contraint à l’exil, a aussi fait main basse sur toutes les ressources du pays. Il n’y a pas un seul «business » en Gambie où on ne retrouve pas les traces du «Babili Mansa » (roi qui défie les rivières), titre loufoque qu’il s’était attribué. « Il était partout.

Et souvent, ça finissait mal pour ses « amis » », témoigne un homme d’affaires qui cite l’exemple de Hussein Tajudeen, un ressortissant libanais surnommé le « roi des cuisses de poulet » et qui a été expulsé du pays par Jammeh suite à un « différend ».

Que dire de l’homme d’affaires gambien Amadou Samba qui fut pendant plusieurs années dans les bonnes grâces du dictateur? Au cœur de la crise qui secoue la Gambie, Amadou Samba avait fait une sortie depuis Dakar pour de- mander à son (ancien) mentor de transmettre le Pouvoir à Adama Barrow. On était loin de l’époque où Jammeh «sécurisait » tous les investissements d’Amadou Samba.

Même si Samba jure qu’il n’a jamais été le partenaire en affaires de Jammeh mais son «conseiller », il n’en demeure pas moins que le despote a refusé de délivrer une licence d’ouverture d’une usine de ciment à Ali Dangoté pour garantir le monopole exercé par Gacem company Ltd qui est contrôlé, sur le papier, par Amadou Samba. Des sources renseignent que Samba a pris ses distances avec Jammeh lorsque ce dernier a commencé directement à le… concurrencer.

En effet, en dehors du ciment, Amadou Samba régnait aussi sur les bureaux de change en Gambie. Une affaire confiée à un de ses fils. Un beau jour, Jammeh a retiré l’agrément à Amadou Samba. Depuis, il se dit à Banjul que c’est Jammeh lui-même qui «gère » ce business comme il le fait avec le bois ou le…ciment.

«Je ne sais pas comment c’est arrivé mais il doit beaucoup d’argent à Samba. On parle de 7 millions de dollars », confie une source sans plus de précisions. Jammeh, les « seigneurs de guerre » et sa résidence sise à Potomac C’est pour cette raison que Samba a vite fait de monter des affaires en dehors de la Gambie. Quitte à se retrouver au cœur des Panama papers. Comme nous l’écrivions, Samba a monté une société offshore du nom de Amasa holdings logée dans les Iles vierges. Cette société achète et revend des biens immobiliers entre Londres et Dakar.

« Il avait créé cette société dans un paradis fiscal à cause des contraintes fiscales. La société, bien que logée dans les Iles vierges, était active à Londres. Maintenant, elle est plus du côté de Dubaï », renseigne une source. Si Samba est malgré tout un homme d’affaires respecté, Jammeh a noué des liens affairistes avec de dangereux individus traînant un casier aussi long que son chapelet. C’est le cas de Victor Bout, un trafiquant d’armes russes écroué aux Etats-Unis. C’est lui qui, dès 1999, a vendu à Yahya Jammeh son premier avion présidentiel, un Iliouchine, qui sera, quelques années plus tard, black-listé par plusieurs pays européens.

En 2006, Jammeh s’achète un Boeing par l’intermédiaire de son « ami », le diamantaire gambien Basiru Jawara. Officiellement, Jawara a «offert » l’avion à Jammeh qui avait, à l’époque, fait un communiqué officiel pour se féliciter de «cette belle surprise ». Officieusement, le Trésor public gambien a été saigné dans cette opération frappée d’une nébuleuse totale. De plus, l’ancien et le nouvel avion de commandement seront mêlés à des affaires sordides.

L’Iliouchine aurait joué un rôle actif pour Charles Taylor notamment dans le transport des «diamants du sang» alors que le Boeing est lié à une enquête pilotée par la police espagnole avec l’appui d’Interpol. Le 23 juillet dernier, la police espagnole procédait, à Ibiza, à l’arrestation de Pierre Dadak, un « homme d’affaires » qui a acquis aussi la nationalité polonaise. Ce seigneur de guerre est accusé d’avoir vendu plus de 200000 fusils AK-47 et des chars au Soudan du Sud.

Détenteur d’un passeport diplomatique délivré par Bissau, Dadak était aussi en affaires avec le dictateur gambien. Le dossier de la police espagnole établit ainsi que c’est avec l’avion de commandement gambien que Dadak transportait les armes en question. L’enquête suit encore son cours et pourrait rattraper le despote. Ces liens affairistes ont permis à Jammeh de se bâtir une fortune colossale difficile à estimer. N’a-t-il pas- entre autres biens- acheté une luxueuse résidence à Potomac pour 3,5 millions de dollars en passant par une société écran du nom de « Myjfamily trust ».

Libération

 

Ibrahima Sène sur le départ de Jammeh : le lobby Gay voulait sa peau pour avoir interdit l’homosexualité


Les vérités d’Ibrahima SENE sur sur l’épilogue de la crise post-électorale en Gambie.
Qu’en serait il si Condé et Abdoul Aziz n’avaient pas décidé de s’impliquer in extrémis dans la recherche d’une solution politique conformément à la Résolution de l’ONU?
Cette intervention auprès de Jammeh n’ a t elle pas obligé la CEDEAO de stopper son intervention?
Les deux ultimatums de la CEDEAO de 16 h et de 18h ont ils été suivi d’effet?
Je crois qu’il faut savoir raison garder et être juste.
Les négociateurs officiels de la CEDEAO avaient jeté l’éponge, ouvrant la voie à une intervention armée, immédiatement mise en oeuvre et heureusement stoppée par Condé et AZIZ.
C’est cela la triste vérité qu’il nous faut avoir le courage politique de reconnaître.
En favorisant la négociation politique jusqu’à son aboutissement pacifique à la place d’une intervention armée, Cobdé et Aziz, ont rendu une fière chandelle au Sénégal qui y gagne doublement.
La paix dans la sous-région et l’opportunité d’éradiquer de la Gambie, toute présence du MFDC et autres groupes armés, alors que Condé et Aziz ne gagnent que la préservation de la paix dans la sous-région.
Les menaces du lobby Pular sur la Guinée, et celles de Négro Africains Mauritaniens sur l’intégrité de leurs territoires respectifs les ont poussé à se la bouger.
La Gambie y gagne une paix civile et une stabilité qui vont permettre à son Président élu, de dérouler son Programme, dans lequel  » une commission paix et justice de réconciliation nationale » figure en bonne place.
Laissons donc au peuple gambien et ceux de la sous-région, goûter le plaisir d’une paix et d’une stabilité retrouvées et rudement mises à l’épreuve.
Le pire ennemi de notre pays, c’est notre chauvinisme ambiant!
Le reste de l’Afrique et du monde nous regarde !
Notre Diplomatie a su isoler politiquement Jammeh dans la CEDEAO, au sein de l’Union Africaine et de l’ONU.
C’est une prouesse historique qu’une intervention militaire aurait ternie.
En effet, Jammeh n’était pas seulement en contentieux avec son peuple, mais il l’était aussi avec les USA, où le lobby Gay veut sa peau pour avoir interdit l’homosexualité,qui y est passible de peine de mort, avec la Grande Bretagne,pour avoir quitté le Commonwealth, avec l’Union Européenne, pour avoir refusé de signer les APE, et avec notre pays, pour son rôle dans la rébellion en Casamance.
Dans ce contexte, « tuer » ou arrêter  » Jammeh sous le commandement de nos forces armées, aurait grandement porté préjudice à notre pays, réputé par sa diplomatie et pour la paix dans le monde entier.
Nous l’avons échappé bel.
QUE DIEU NOUS PRESERVE DES APPRENTIS DICTATEUR, et DES  » VA T EN GUERRE » !

Les termes de l’amnestie totale accordée à Yaya Jammeh


1. À la suite de la décision du Sommet de l’Autorité de la CEDEAO prise le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), les efforts de médiation, y compris les visites à Banjul, ont été entrepris par le Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Sirleaf, le Médiateur, SE le Président Muhammadu Buhari et le Co-Médiateur sur la Gambie, son ancien Président John Dramani Mahama, ainsi que SE le Président Ernest Bai Koroma pour méditer sur l’impasse politique avec le Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh.

2. Suite aux efforts de médiation de SE le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie et SE le Président Alpha Conde de la République de Guinée Conakry avec SE le Cheikh Professeur Alhaji le Dr Yahya AJJ Jammeh, l’ancien Président de la République de Gambie , Et en consultation avec la Présidente de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la Présidente de l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, cette déclaration a pour but de parvenir à un règlement pacifique de la situation politique En Gambie.

3. La CEDEAO, l’UA et l’ONU saluent la bonne volonté et la diplomatie de Son Excellence l’ex-président Jammeh, qui, avec le plus grand intérêt du peuple gambien, et afin de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la dignité du peuple gambien, a décidé de faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir au président Adama Barrow conformément à la constitution gambienne.

4. Pour ce faire, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour assurer et assurer la dignité, le respect, la sécurité et les droits de l’ancien Président Jammeh en tant que citoyen, leader et ancien chef de l’Etat tel que prévu et garanti par la Constitution gambienne de 1997 et les autres lois de la Gambie.

5. En outre, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour garantir pleinement, assurer et assurer la dignité, la sécurité et les droits de la famille immédiate du Président Jammeh, , Responsables de la sécurité et partisans et loyalistes du parti.

6. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise par celle-ci, ce qui serait incompatible avec les deux paragraphes précédents.

7.La CEDEAO, l’UA et les Nations unies exhortent le Gouvernement de la Gambie à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et assurer l’intimidation, le harcèlement et / ou la chasse aux sorcières des anciens membres du régime et des partisans, conformément à la Constitution et aux autres lois De la Gambie.

8. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement gambien pour empêcher la saisie des biens et propriétés appartenant légalement à l’ancien président Jammeh ou à sa famille et à ceux de ses membres du Cabinet, de ses fonctionnaires et de ses partisans garantis En vertu de la Constitution et d’autres lois de la Gambie.

9. Afin d’éviter toute récrimination, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie à la réconciliation nationale pour consolider la cohésion sociale, culturelle et nationale.

10. La CEDEAO, l’UA et l’ONU soulignent fortement le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et la stabilité de la Gambie et s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour prendre toutes les mesures appropriées pour Soutenir le maintien de l’intégrité des Forces de Défense et de Sécurité et se prémunir contre toutes les mesures qui peuvent créer des divisions et une rupture de l’ordre.

11. La CEDEAO, l’UA et l’ONU veilleront à ce que les pays hôtes qui offrent une « hospitalité africaine » à l’ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas des cibles indues de harcèlement, d’intimidation et de toutes autres pressions et sanctions.

12. Afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée et au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement, l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie le 21 janvier 2017 sans porter préjudice à ses droits de citoyen, Et un chef de parti politique.

13. La CEDEAO, l’UA et l’ONU collaboreront avec le Gouvernement gambien pour que l’ancien président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, conformément au droit international des droits de l’homme et à ses droits de citoyen De la Gambie et un ancien chef de l’Etat.

14. Conformément à cette déclaration, la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise.

Fait le 21 janvier 2017 à Banjul,

Yaya Jammeh quitte Banjul à destination de Conakry

 Après plusieurs jours de négociations, le désormais ex président de la Gambie His Excellency Sheikh Professor Alhaji Doctor Yahya Abdul-Azziz Jemus Junkung Jammeh 21H16/ A BORD D'UN JET DASSAULT FALCON 900 EX : Yaya Jammeh quitte Banjul et ferme une page historique de la GambieNasirul Deen Babili Mansa vient de quitter son pays natal à bord d’un avion de type jet, de modèle Dassault Falcon 900 EX en compagnie du président Alpha Condé de la Guinée.
Ce départ ferme une page historique de la Gambie depuis l’arrivée au pouvoir de Yaya Jammeh en 1994.
Rappelons que ce dernier a perdu le pouvoir lors des élections présidentielles organisées au pays le 1er Décembre 2016 au profit de Adama Barrow.
Après l’avoir appelé et félicité, il est revenu sur sa décision quelques jours plus tard en contestant les résultats et en réclamant de nouvelles élections.
Du coup, il a déposé un recours dans une Cour suprême inexistante depuis des lustres et a gardé le pouvoir.
Durant cette période, une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dirigée par la présidente Elen Johnson Sirleaf, a entamé des négociations pour une sortie de crise. Toutes les tentatives de la CEDEAO pour le raisonner sont restées vaines et Jammeh a campé sur sa position.
Malgré plusieurs allers et retours de chefs d’Etat de la CEDEAO en Gambie, Yaya Jammeh continuait de refuser les résultats exigeant de nouvelles élections. La situation s’est quelque peu décantée le 17 janvier 2017 avec une négociation initiée par le président Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Il s’est rendu en Gambie avant de débarquer au Sénégal pour un compte rendu de sa médiation auprès du président Macky Sall et Adama Barrow.
Dans ces négociations, Yaya Jammeh exigeait le report de l’investiture de Adama Barrow qui se tiendra finalement le 19 janvier. Les choses se précipiteront dès lors avec le déploiement des forces de la CEDEAO qui sont passées par les frontières pour entrer en territoire gambien.
Des nouvelles négociations ont été ouvertes le 20 janvier 2017 avec à la clé des ultimatums de la CEDEAO pour que Jammeh parte sous peine d’être attaqué. Les présidents guinéen et mauritanien se sont chargés de raisonner Jammeh qui, après avoir émis plusieurs requêtes qui ont été rejetées, a fini par accepter de quitter le pays.
Jammeh voulait entre autres exigences, la non confiscation de ses biens et son absolution. Il a aussi demandé qu’on le laisse se replier à Kanilaï et que les troupes de CEDEAO sortent du pays. Toutes ces requêtes ont été rejetées par la CEDEAO et finalement, cerné, il a fini par partir à bord d’un avion de type Jet de modèle Dassault Falcon 900 EX qui appartient au président Guinéen Alpha Condé. Ses accompagnants sont montés à bord de l’avion de la république de Mauritanie. Auparavant, tous les bagages du désormais ex président de la Gambie ont été chargés à bord de l’avion de la République mauritanienne qui est aussi sur le tarmac de l’aéroport de Banjul et qui va transporter les accompagnants de Jammeh.
Ce départ ferme ainsi une page de l’histoire de la Gambie pour en ouvrir une autre…



Jammeh à Barrow : « Non, tu ne prêteras pas serment jeudi en territoire gambien »


Réplique de Jammeh à Barrow: " Non, tu ne prêteras pas serment jeudi en territoire gambien"
De son « exil » à Dakar sur le chemin de retour du sommet Afrique-France du Mali, Adama Barrow a parlé à son peuple. Du manière catégorique et ferme, il informe les Gambiens qu’il va prêter serment le 19 janvier et nulle part ailleurs que sur le sol gambien.
« Je précise qu’à partir du 19 janvier, je commencerai à exercer mes fonctions de président de la République de la Gambie », a dit Me Mai Ahmeth Faty qui parlait en son nom , hier, lors d’une déclaration devant la presse. Seulement, les observateurs se demandent où et comment le président Barrow va-t-il prêter serment?

Yahya Jammeh ayant déjà prévenu qu’il ne va pas prêter serment en Gambie, tant que ses recours n’ont pas été statués par la Cour suprême. Le président déchu a fait savoir à toutes les autorités militaires et aux commandants territoriaux à savoir les gouverneurs, qu’il n’ acceptera pas qu’Adama Barrow soit investi de ses fonctions de chef d’Etat le 19 janvier prochain comme prévu par la CEDEAO.

De même, il a demandé à la Cour suprême de ne pas procéder à l’investiture d’Adama Barrow comme nouveau Président élu de la Gambie. Puis , le « Babiili Mansa » a laissé entendre qu’il va prendre des arrêtés d’interdiction dès aujourd’hui, 17 janvier 2017, pour leur application stricte.  Cela risque de dégénérer

Le ​Secrétaire général de l’OCI appelle Jammeh à rendre le pouvoir de manière pacifique

Le ​Secrétaire de l'OCI appelle Jammeh à rendre le pouvoir de manière pacifique pour la paix en Gambie
Le secrétaire Général de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), M. Yousef Al-Othaimeen, a lancé un appel au Président sortant de la de la République islamique de Gambie, SE Yahya A.J.J Jammeh, à rendre le pouvoir de manière pacifique afin d’assurer la démocratie en Gambie.

Il suggère à Jammeh de veiller à la sécurité des gambiens en rendant le pouvoir au président Adama Barrow, démocratiquement élu qui devrait entrer en fonction à compter du 19 janvier 2017, conformément à la constitution gambienne. Dr. Othaimeen a rappelé au leader sortant, à son gouvernement et en particulier à la défense et aux forces de sécurité de prendre leurs responsabilités pour protéger le peuple gambien. Il les exhorte à faire preuve de retenue et à éviter tout acte susceptible de perturber le processus d’installation pacifique du président élu. Il les a invités également à se rappeler des conséquences possibles de leurs actions.

Le secrétaire Général rappelle qu’il a remis le 9 janvier à Banjul un message au nom de tous les États Membres au président Jammeh. Dans ce message, il y réaffirme son soutien sans équivoque à la CEDEAO, l’UA et l’ONU pour résoudre les impasses électorales. Il a demandé aux autorités actuelles de ne pas passer à coté de l’opportunité qui leur est offerte pour un règlement pacifique de la crise.

À compter du 19 janvier, Yahya Jammeh ne sera plus reconnu par l’UA

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a indiqué vendredi qu’à partir du 19 janvier l’organisation continentale ne reconnaîtrait plus Yahya Jammeh comme président de la Gambie.


Pour l’Union africaine, il n’y aura pas de prolongation du mandat constitutionnel de Yahya Jammeh, qui arrive à terme le mercredi 18 janvier. Dès le lendemain, si ce dernier s’accroche au pouvoir, l’organisation panafricaine ne le reconnaîtra plus comme le président légitime de la Gambie.

La décision a été prise vendredi à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité et de paix de l’UA consacrée à la situation post-électorale en Gambie.

« Caractère inviolable des résultats »

Le Conseil de sécurité et de paix a également « [déclaré] solennellement le caractère inviolable des résultats de la présidentielle du 1er décembre en Gambie », réaffirmant fermement « la politique de tolérance zéro en ce qui concerne les coups d’État et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique ».

Dans son communiqué, cet organe de l’UA a tenu à prévenir le président gambien sortant « de la responsabilité grave qui serait sienne, dans le cas où son action conduirait à une crise avec pour conséquences, un désordre politique et un désastre sur le plan humanitaire et des droits de l’homme, y compris la perte de vies humaines innocentes et la destruction de biens ».

Yahya Jammeh est également appelé à « s’abstenir de toute entreprise de nature à compromettre le processus devant conduire à la prestation de serment du président élu, le 19 janvier ».

Une délégation de la Cedeao était attendue ce vendredi à Banjul pour tenter, une nouvelle fois, de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Plusieurs destinations sont même évoquées pour un éventuel asile du président sortant. Mais Adama Barrow, vainqueur de la présidentielle gambienne, a estimé, lui, qu’il était préférable que son rival reste dans le pays.

Adama Barrow : Nous préférons que Jammeh reste ici en Gambie, il n’a nullement besoin d’asile

Dans une interview accordée à BBC, Adama Barrow, vainqueur de la présidentielle gambienne, a estimé ce vendredi qu’il n’était « pas nécessaire » que Yahya Jammeh, le président sortant, s’exile à l’étranger. Pour lui, des « pourparlers directs » pourraient suffire à résoudre la crise post-électorale.

C’est un président élu optimiste qui s’est confié, ce vendredi 13 janvier, à BBC. Alors que l’issue de la crise post-électorale dans son pays reste incertaine, Adama Barrow s’est dit convaincu que discuter avec l’imprévisible président sortant Yahya Jammeh reste la solution.
« Nous parlons indirectement avec lui, par le biais d’intermédiaires, mais je suis aussi prêt à lui parler directement. Je pense que cela permettra de résoudre le problème », a-t-il estimé à l’antenne.

Nous préférons que Jammeh reste en Gambie.

« Nous allons résoudre nous-mêmes nos problèmes, sans l’intervention de personne », a-t-il martelé. En tout cas, « c’est ce que nous préférerions », a aussitôt ajouté le vainqueur de la présidentielle gambienne du 1er décembre 2016. Ce vendredi, une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) doit s’entretenir avec le président sortant pour trouver une solution pacifique à la crise en cours depuis plus d’un mois.

Poursuivant dans la même logique, Adama Barrow a estimé qu’ « il n'[était] pas nécessaire que Yahya Jammeh demande l’asile » à l’étranger : « Nous préférons que Jammeh reste en Gambie ».
Il a toutefois appelé son rival à « respecter la Constitution » pour garantir une « transition pacifique » à la tête de l’État.

Nigeria, Guinée ou Maroc ?

À moins d’une semaine de la fin de son mandat constitutionnel – celui-ci arrive à terme le 18 janvier -, Yahya Jammeh campe encore au palais présidentiel et conteste les résultats de la présidentielle, après les avoir, dans un premier temps, acceptés. Depuis, la Cedeao s’active à proposer différents scénarios de sortie honorable à Yahya Jammeh.

Les députés nigérians ont appelé jeudi 12 décembre le président Muhammadu Buhari, qui dirige la médiation régionale, à envisager « d’offrir au président sortant Yahya Jammeh un refuge sûr au Nigeria pour vivre en sécurité, comme moyen de mettre fin à l’impasse politique en Gambie ».

D’autres destinations, comme le Maroc ou la Guinée, seraient également évoquées comme potentielles terres d’asile du futur ex-président Jammeh, en raison notamment de ses liens familiaux avec des ressortissants de ces pays.

Dernière minute: le Nigéria accorde l’asile politique à Yahya Jammeh

Les choses s’accélèrent dans les négociations pour convaincre le Président Yayah Jammeh de céder le pouvoir après sa défaite à la présidentielle.
En effet, le porte-parole de la chambre des représentants du Nigéria, Abdulrazak Namdas, a révélé à la Bbc que les députés nigérians vont examiner une motion visant à accorder l’asile au président gambien, Yahya Jammeh.

Le parlement du Nigeria devra se pencher sur cette question, jeudi. En attendant, la cérémonie de prestation de serment du Président élu Adama Barrow arrive à grands pas. Ce n’est plus que dans 7 jours.

Seneweb.com

Les trois «grandes mesures» de Jammeh pour une sortie de crise

Après son message de nouvel an au ton musclé et guerrier, Jammeh s’est adressé à la nation gambienne ce mardi, tard dans la nuit. Cette fois ci, dans un ton qu’on ne lui a connu que lorsqu’il félicitait Adama Barrow pour sa victoire, lors de la présidentielle. Il a annoncé plusieurs mesures, dont la nomination d’un médiateur.


Nomination d’un médiateur général

«Je nomme par la présente le secrétaire général comme médiateur général pour cette période éprouvante et qui m’oblige à veiller à ce que les services publics et civils continuent à travailler efficacement, sans crainte, ni faveur, de manière apolitique au service de la nation», a annoncé l’homme de Kanilai, relaie Seneweb.

Une conférence nationale

Puis, Jammeh a instruit son médiateur à rencontrer toutes les parties prenantes dans le pays et préparer une réunion. «Ce, afin que toutes les parties puissent être entendues et que nous résolvions toute méfiance et tout problème entre nous», dit-il.

Loi d’Amnistie, zéro chasse aux sorcières

La troisième et dernière mission du médiateur, sera de travailler avec le ministre de la Justice et l’Assemblée nationale «à la rédaction d’un projet d’amnistie générale pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de chasse aux sorcières pour que nous puissions vivre dans un climat de confiance et de sécurité dans le cadre du mandat constitutionnel», indique le président sortant gambien. Il assure même qu’il va signer un décret ordonnant que personne ne soit arrêté ou poursuivi en raison d’actes commis entre le 1er novembre 2016 et le 31 janvier 2017.

Mesures sincères, ou simple stratagème pour gagner du temps et retourner la situation en sa faveur ? L’avenir nous édifiera. En tout cas, il n’a pas évoqué la question cruciale du transfert du pouvoir à Barrow et celle de la fin de son mandat légal le 19 prochain.

Yaya Jammeh se paie la tête de ses homologues de la Cedeao

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Yaya Jammeh est-il en train de montrer qu’il reste le maître du jeu dans son pays ? Selon des sources de SeneWeb, le Président gambien a déplacé de deux jours sa rencontre avec la mission de la Cedeao, qui était attendue ce mercredi à Banjul. « Jammeh a dit qu’il n’est pas en mesure de recevoir la délégation demain. Il a fixé le rendez-vous à vendredi prochain » détaille un de nos interlocuteurs.

Au sortir de la dernière réunion sur la crise gambienne, tenue lundi à Abuja, au Nigeria, la Cedeao a décidé d’envoyer une mission en Gambie. Objectif : tenter, une nouvelle fois, de convaincre Jammeh de quitter le pouvoir à la fin de son mandat, officiellement le 18 janvier. « Nous restons sur la même ligne, c’est-à-dire mettre tout en œuvre pour trouver une issue diplomatique à la crise », confie un diplomate.

La mission sera composée de la Présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, du Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, et de l’ex-chef de l’État ghanéen John Dramani. Il y a aura également les représentants du secrétaire général de l’ONU et de l’Union africaine.

La rencontre de vendredi sonne comme celle de la dernière chance pour trouver une issue diplomatique à la crise gambienne. Le 13 décembre dernier, la même mission de la Cedeao était rentrée bredouille de Banjul. Par la suite le fossé s’est creusé entre Jammeh et l’organisation régionale.

La Cedeao haussera le ton en brandissant l’éventualité de recourir à la force pour installer Adama Barrow, déclaré vainqueur de la présidentielle et reconnu par la communauté internationale. Pour le président sortant de la Gambie, cette menace constitue « une déclaration de guerre » à laquelle il est prêt à faire face.

C’est dans cette atmosphère tendue que Jammeh a tenté de reconstituer la Cour suprême en nommant 5 nouveaux juges (des Sierra-Léonais et des Nigérians) pour statuer sur le recours qu’il a déposé pour contester le résultat du scrutin. Les magistrats nouvellement nommés ne se rendront finalement pas à Banjul, comme prévu. Ils se déclareront indisponibles. Certaines sources affirment qu’ils ont subi des pressions de la Cedeao.

Dans tous les cas, le verdict de la Cour suprême, qui était attendu ce mardi 10 janvier, a été renvoyé au mois de mai prochain. Soit quatre mois après la fin officielle du mandat de Jammeh.

Yaya Jammeh expulse tous les journalistes sénégalais

 

Les journalistes Sénégalais qui se sont rendus dans la capitale Gambienne dans l’attente du verdict de la cour suprême, ce mardi, 10 janvier 2017, ont été purement et simplement expulsés par les autorités de ce pays.

Selon l’envoyé spécial de la Rfm, Lamine Bâ, correspondant permanent de la radio à Ziguinchor qui fait partie des confrères expulsés, c’est dans les locaux de la cour suprême, ce mardi matin, que les forces de l’ordre gambiennes sont venues les interpeller et soumis à des interrogatoires avant de leur demander de quitter le pays immédiatement. Les confrères selon le journaliste, ont été trahi par une télévision privée Sénégalaise qui diffusait les images en direct.

Au moment de son direct à la Rfm, Lamine Bâ se situait au niveau de la frontière entre le Sénégal et la Gambie, c’était à 12 heures 25 minutes

Gambie: Le recours de Jammeh ne sera examiné qu’au moi de mai


Urgent - Gambie: Le recours de Jammeh examiné en mai
C’est une information livrée par nos confrères de BBC/Afrique. La Cour Suprême gambienne a annoncé que le recours de Yahya Jammeh contre les résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016 ne pourra se faire qu’en mai 2016 en raison de l’indisponibilité du président de la Cour suprême. L’audience s’est ouverte il y a moins d’une heure à Banjul. D’après le média britannique, neuf personnes se sont réunies au siège de la Cour suprême. Elles ont informé le représentant de Yahya Jammeh de l’absence du président de la Cour suprême qui ne sera disponible qu’en mai et lui ont demandé s’il confirme la plainte du Président sortant à cette date. Ce dernier a répondu par l’affirmative.
Aucun des cinq juges de la Cour Suprême devant plancher sur le contentieux électoral n’est à Banjul.

Yaya Jammeh recrute des mercenaires libériens, sierra léonais et ivoiriens

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Yaya Jammeh avait promis de faire face à toute offensive militaire de la Cedeao. Il est en train de réunir les conditions pour y arriver. Voulant pallier les faibles effectifs de son armée (1000 éléments, officiellement) le président sortant de la Gambie, qui conteste sa défaite à la présidentielle, serait en train de recruter d’ex-mercenaires libériens, sierra-léonais et ivoiriens. Il aurait déjà enrôlé 300 à 400 combattants. Lesquels auraient accepté de défendre le pouvoir de Jammeh moyennant des « salaires » allant de 60 mille à 240 mille francs CFA.

Du pain béni pour ces miliciens qui se tournent les pouces depuis que les armes se sont tues dans la sous-région. « Il y a environ 20 mille soldats et rebelles (libériens) déclassés dans tout le Liberia, le Ghana, la Sierra-Leone et la Côte d’Ivoire, affirme un ex-commandant de l’armée libérienne, qui s’est confié au site Buzzfeed, créé par la fondatrice du Huffington Post. Ils sont tous pauvres et vivent dans des camps de réfugiés. Là, ils ont la chance de gagner de l’argent avec les compétences qu’ils ont, c’est-à-dire la guerre. Ils ne se soucient pas de quel côté se trouve la légalité. »

Ce recours aux mercenaires sont confirmés par des experts et analystes ouest-africains. « Des sources crédibles dans la région nous disent que Jammeh s’efforce à recruter d’anciens combattants libériens fidèles à Charles Taylor », révèle Alex Yearsley, directeur général de Martello Risk, un groupe de consultants en risques politiques basé au Royaume-Uni.

Le mandat de Yaya Jammeh expire le 18 janvier. Il a introduit un recours à la Cour suprême pour contester la victoire d’Adama Barrow, déclaré président élu. Le verdict sera donné mardi prochain.

Le Quotidien

Yahya Jammeh annoncé à Conakry : Les autorités guinéennes précisent…

Les autorités guinéennes ont démenti l’information faisant état de la présence à Conakry du Président gambien Yahya Jammeh.


Yahya Jammeh annoncé à Conakry : Les autorités guinéennes précisent…
L’information qui a été diffusée par des médias sénégalais a été démentie par Conakry. Joint au téléphone par notre rédaction, le Ministre Porte-Parole du Gouvernement guinéen, Damantang Albert Camara, a dit ne pas être informé de la présence à Conakry du Président Yahya Jammeh.

Du côté de la Présidence guinéenne, un proche d’Alpha Condé a balayé d’un revers de la main cette information : « L’avion du Président Yahya Jammeh est connu de tout le monde. Il ne peut pas venir en Guinée et que cela passe inaperçu. Yahya Jammeh ne se déplace jamais seul. Il voyage souvent avec au moins 200 ou 300 personnes », a rappelé ce haut cadre de la Présidence guinéenne.
A l’aéroport international de Conakry, on nie l’atterrissage de tout avion appartenant à la Présidence gambienne.
Alors que le Président Yahya Jammeh refuse pour le moment de quitter le pouvoir, Alpha Condé a exprimé son opposition à toute forme d’intervention militaire voulue par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Très proche de Yayah Jameh, le Chef de l’Etat guinéen propose une médiation pour sortir la Gambie de cette crise post électorale.
Selon nos informations, plusieurs proches du Président Yahya Jammeh sont actuellement à Conakry. Babacar Touré, Babacar Ndiaye sont arrivés à Conakry il y a quelques jours.

Africaguinee

Coup d’Etat en Gambie : Comment Yahya Jammeh a failli être renversé…

Le cours de l’histoire politique de la Gambie aurait été complètement changé cette fraîche nuit du 29 au 30 décembre 2014.
Après plus de 20 ans de pouvoir, le régime de Yahya Jammeh est au bord du précipice et même… du reversement. Nous sommes dans la nuit du 30 décembre 2014. Il y a deux ans, jour pour jour, un putsch militaire frappe aux portes du palais présidentiel.

Retour sur les détails de cette tentative de renversement qui aurait pu peut-être éviter à la Gambie, la crise dans laquelle elle s’enlise depuis près d’un mois.

Le cours de l’histoire politique de la Gambie aurait été complètement changé cette fraîche nuit du 29 au 30 décembre 2014. Vers 03 heures, au moment même où Morphée enveloppait dans ses bras les derniers Banjuliens noctambules, les armes lourdes retentissent du côté du State House, le Palais présidentiel gambien qui surplombe la côte Atlantique du fleuve Gambie.

Un débarquement militaire et un assaut sur la résidence présidentielle

Quelques minutes plus tôt, bravoure en bandoulière, un commando de huit hommes, tout de noir vêtus et armes au poing, ont débarqué à bord de pirogues pour prendre d’assaut le palais présidentiel de Banjul situé dans le quartier de l’« Independance River » à 200 kilomètres de la côte.

Après ce débarquement digne des opérations des plus grandes unités d’élites, la cohorte se divise en deux factions. La première équipe devait ouvrir le feu et profiter de l’effet de surprise pour semer la panique au sein de la garde présidentielle. La seconde unité quant à elle devait mener une attaque frontale pour neutraliser le siège du pouvoir.

L’assaut avait été planifié 4 mois plus tôt dans ses moindres détails. Pour mener cette opération spartiate, le capitaine Lamine Saneh. Ancien homme du sérail Yahya Jammeh, ce militaire de 35 ans tombé en disgrâce auprès du maître de Banjul, a été évincé du pouvoir après avoir été le chef de l’unité d’élite chargée de la sécurité présidentielle. Qui mieux que lui pour mener l’assaut sur l’édifice dont il connaît les moindres recoins ?

Le pacte des conjurés

Le capitaine Lamine Saneh a un allié de taille, Papa Fall, un vétéran américano-gambien de l’armée de l’air des Etats-Unis. Du haut de ses 46 ans, il sera le logisticien de l’opération et fournira les M4, des fusils d’assaut en les faisant acheminer dans un conteneur au port de Banjul, dissimulés dans des ballots de friperie.

La tentative de putsch est financée par Cherno Njie, un richissime homme d’affaires gambien vivant au Texas. Ce dernier qui n’est autre que le grand-neveu de Dawda Jawara (renversé par Jammeh en 1994) doit s’installer sur le fauteuil du State House, une fois Jammeh écarté du pouvoir.

Cette escouade de séditieux réussit rallier à leur cause des Gambiens de la diaspora vivant au Sénégal, aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne. Les comploteurs, à peine une dizaine, restés en contact à distance, conviennent de se rencontrer pour la première fois au début du mois de décembre à Dakar pour affiner les derniers détails de l’attaque.

De là, huit hommes rejoignent 4 villas à Banjul en guise de planques d’où ils lanceront leur baroud d’honneur. « Allons reprendre notre pays« , aurait lancé Lamine Sanneh avant l’assaut.

L’offensive que le commando amorce sur le State House vers 3 heures du matin, ce 30 décembre 2014, tourne à la bérézina. La suite est moins glorieuse pour les conjurés. Lorsqu’ils font cracher le feu à leurs fusils d’assaut, ils rencontrent une farouche résistance de la garde présidentielle appuyée par des renforts venus d’autres casernes de Banjul. La débandade espérée dans les rangs de l’armée n’a pas eu lieu et aucun soldat ne rallie les auteurs de la tentative de renversement.

Echange de tirs qui tourne à la bérézina

Il s’en suit un échange de tirs nourris entre les assaillants et la garde présidentielle. L’échec de l’opération est cuisant : le meneur Lamine Sanneh est mort dans l’attaque, Papa Fall réussit à se cacher à Banjul avant de rejoindre Dakar où il se réfugie à l’ambassade américaine. Le reste du groupe s’enfuit vers la Guinée-Bissau où il se rend aux autorités.

Le jour de l’assaut sur le State House, le maître des lieux est absent. Quelques jours plus tôt, Yahya Jammeh s’était envolé pour Dubaï pour une visite privée. Des vacances vite interrompues par le président gambien qui fait une escale technique de quelques heures à N’Djamena avant de rejoindre Banjul. Les Gambiens tirés de leur sommeil découvrent stupéfaits, les péripéties de la nuit précédente à la radio et à la télévision qui avaient cessé d’émettre pendant quelques heures.

Pour rassurer la population gambienne, Yahya Jammeh en boubou blanc, sceptre, chapelet et coran à la main parade dans les quartiers de Banjul sur un pick-up entouré d’hommes surarmés. L’homme fort du State House fait également son apparition à la télévision pour dénoncer un putsch manqué mené par « des terroristes soutenus par des puissances étrangères ».

Papa Faal et Cherno Njie, des Gambiens ayant la nationalité américaine seront arrêtés dès leur arrivée à Washington où ils risquent jusqu’à 25 ans de prison pour conspiration contre une nation amie des Etats-Unis.

Jammeh devient un mythe

Devant les caméras de la GRT, la télévision publique : « aucune force ne peut prendre [le State House, ndlr] et personne ne peut déstabiliser ce pays ». Après avoir échappé à quatre coups d’Etat entre 1994 et 2006, cette tentative de renversement en 2014 est de loin celle qui a été le plus proche de l’éjecter de son fauteuil qu’il occupe aujourd’hui depuis 22 ans.

Une des explications possibles de la mise en échec des coups d’Etat contre Jammeh est l’efficacité des services de renseignements gambiens (la NIA), la boite secrète de Jammeh qui guette, surveille et anticipe tous les mouvements et opinions divergents. A chaque fois le pouvoir de Jammeh, instauré après le renversement en 1994 (avec un groupe de 4 hommes) de Dawda Jawara, premier président de la Gambie indépendante, aura vacillé plusieurs fois sans s’ébranler.

Petit à petit un mythe de l’invincibilité de Jammeh s’installe, la longévité au pouvoir aussi. Mais pour combien de temps encore ?

Ibrahima Bayo Jr. 

Le discours change en Gambie : « Aucune menace de poursuites judiciaires contre Jammeh »


Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie 22 ans et conteste sa défaite à l’élection présidentielle du 1er décembre dans son pays, n’est pas menacé de poursuites par le pouvoir d’Adama Barrow, vainqueur déclaré du scrutin, a affirmé mardi soir à l’AFP le porte-parole de l’opposition. L’organisation ouest-africaine de la Cédéao, qui a consacré un sommet à la Gambie et presse M. Jammeh de quitter le pouvoir, a demandé si le prochain pouvoir « envisageait de poursuivre Yahya Jammeh. Il n’y a aucune indication de menace ou de nécessité de menace (de poursuites) contre le président sortant Yahya Jammeh », a déclaré à l’AFP Halifa Sallah, porte-parole de la coalition de l’opposition. (Belga)

Tanor Dieng : Je suis convaincu que la Cedeao prendra les mesures qu’il faut pour faire savoir à Yaya Jammeh que c’est fini


« Mon souhait le plus absolu est de voir la république islamique de Gambie ne pas tomber dans le chaos, et de recouvrer sa stabilité  » . Un vœu pieux formulé depuis la capitale de la Khadriya  par le président du Hcct à la tête d’une forte délégation de hauts conseillers. En visite à Ndiassane, ce Vendredi 16 Décembre 2016, dans le cadre de la célébration du baptême du Prophète Mohamed Psl, Ousmane Tanor Dieng n’a pas manqué de se prononcer sur la tenue, ce Samedi, à Abudja du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO.
Il invite ainsi, le président sortant au respect des décisions qui émaneront de cette rencontre afin de préserver la stabilité dans le pays mais aussi, éviter de tomber sous le coup des sanctions que prévoit une réunion du genre. Le président du Hcct se dit convaincu que les différents chefs d’Etat prendront les mesures qu’il faut, pour ne pas dire mises en garde,  pour faire savoir à Yaya Jammeh « que c’est terminé ». « C’est fini pour lui et il faut qu’il le comprenne ».

« Nous pensons que tout ce qui a été dit et entrepris par les uns et les autres va être conforté ce samedi à Abuja. Car c’est ce qui donnera au Conseil de sécurité les moyens de pouvoir indiquer au président sortant, Yaya Jammeh la date limite du 19 Janvier pour quitter le pouvoir. Mais aussi que la meilleure façon de le faire est la passation pacifique de pouvoir avec le vainqueur déclaré de la présidentielle du 1er décembre dernier ».

Crise gambienne : La Cedeao va décider du sort de Jammeh, ce samedi


 

Après moult médiations, sans convaincre le président Yaya Jammeh, les chefs de l’Etat de la Cédéao se sont donné rendez-vous à Abuja, ce 17 décembre. La crise gambienne sera au cœur des pourparlers, informe l’Observateur.

La mission dirigée par Ellen Jonhson Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, n’a pas convaincu Jammeh, qui a saisi la Cour suprême pour contester les résultats de la présidentielle du 1er décembre.

Selon Sirleaf, la mission rendra compte des discussions lors de ce  sommet, prévu samedi. La réunion devrait enregistrer également la présence de Macky Sall  attendu le lendemain en France pour une visite d’Etat de 5 jours.

Un capitaine de l’armée gambienne appelle les militaires à lâcher Yaya Jammeh


Le capitaine Salif Kor a appelé ses frères de l’armée gambienne à lâcher Yahya Jammeh sur les ondes de la radio RFM. Il a fait cet aveux depuis Dakar où il s’est exilé hier. Le capitaine qui a été promu  major la semaine passée par Yahya Jammeh a rallié Dakar pour se séparer de son ancien mentor.

C’est tôt le matin que j’ai reçu un appel de la Présidence, on m’a informé que je devais y être décoré dans la journée, là j’ai dit à mon chauffeur que c’était encore une manœuvre de Jammeh », avance t-il. Pour ne pas ébruiter ses plans de fuite, le capitaine Kor s’est rendu sur les lieux pour être promu major.

C’est depuis hier qu’il a réussi à quitter Banjul pour la capitale sénégalaise Dakar. « J’ai dit à mon chauffeur que nous, militaires, nous ne devons pas être les ennemis du peuple pour le plaisir de Yahya, et j’appelle tous mes frères de l’armée gambienne a être du côté de la légalité, du côté du peuple souverain qui a choisi Adama Barrow. » conclut-il.

 

Gambie : la Cedeao bute sur la volonté de Yahya Jammeh de rester au pouvoir

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La délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a tenté mardi en vain de convaincre Yahya Jammeh d’abandonner le pouvoir après sa défaite à la présidentielle du 1er décembre. Le jour-même, le président gambien a saisi la Cour suprême pour contester les résultats du scrutin.

« Nous ne sommes pas venus pour un accord, nous venons aider les Gambiens à organiser la transition. Ce n’est pas quelque chose qui peut aboutir en un seul jour, il faut y travailler », a déclaré la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui préside la délégation de chefs d’État de la Cedeao, chargée de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir.

Cette dernière a été reçue pendant plus d’une heure dans l’après-midi par Yahya Jammeh et a ensuite rencontré Adama Barrow, déclaré vainqueur du scrutin du 1er décembre par la Commission électorale indépendante (CEI), avec près de 19 000 voix d’avance sur le président sortant.

« Il y a un blocage entre le gouvernement et nous », a dit le nouveau président élu, contestant à Yahya Jammeh le droit de demander l’annulation du scrutin par la Cour suprême en nommant en fin de mandat des juges manquants susceptibles d’être sous son influence.

De source diplomatique à Banjul, le président ghanéen John Dramani Mahama, qui lui-même a reconnu sa défaire électorale la semaine dernière, avait quitté la Gambie en soirée, tandis que les autres dirigeants – Ellen Johnson Sirleaf et ses homologues nigérian, Muhammadu Buhari et sierra-léonais, Ernest Bai Koroma – devait en partir plus tard mardi soir. Mais ceux-ci ont refusé toute déclaration, y compris aux diplomates.

La mission de la Cedeao rendra compte des discussions lors d’un sommet de l’organisation régionale, samedi à Abuja, a cependant fait savoir la cheffe de la délégation.

La police ferme les locaux de la commission électorale 

Malgré d’intenses pressions internationales et conformément à ce qu’il avait annoncé dimanche, le parti de Yahya Jammeh a officiellement saisi mardi  la Cour suprême pour demander l’annulation des résultats de l’élection présidentielle. Selon des documents dont l’AFP a obtenu copie, le parti au pouvoir invoque des irrégularités dans la comptabilisation par l’IEC et des « intimidations » envers ses électeurs dans une région.

Preuve de l’autorité que détient toujours Yahya Jammeh, la police a fermé les locaux de la Commission électorale indépendante (IEC) avant l’arrivée de la délégation, a indiqué Alieu Momar Njie, qui préside la Commission.

Le chef d’état-major, le général Ousman Badjie, est quant à lui arrivé aux discussions en portant sur son uniforme un badge du chef de l’État sortant, affirmant qu’il soutenait « le commandant en chef, le président Yahya Jammeh » alors même que la semaine dernière Adama Barrow avait affirmé avoir reçu en tant que président élu l’assurance de son appui.

Craintes de l’opposition

L’opposition craint qu’un recours devant la Cour suprême ne soit un moyen pour Yahya Jammeh de se maintenir en place au-delà de la fin de son mandat, prévue en janvier. De plus, la Cour suprême n’étant plus au complet, il faudrait en désigner de nouveaux juges ce qui entraînerait inévitablement des délais supplémentaires, selon l’opposition qui, de toute façon, dénie ce pouvoir au président sortant en le qualifiant d’anticonstitutionnel.

Le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain de Souza, avait prévenu mardi au micro de RFI, qu’en cas d’échec de la « diplomatie préventive », l’organisation régionale « envisagera des décisions plus draconiennes », sans écarter l’option militaire.

Auteur: jeuneafrique.com

Gambie : La commission ne trouve pas encore une issue avec Yahya Jammeh

Gambie : Pas encore d'accord avec Yahya Jammeh

Quatre chefs d’Etat de grands pays d’Afrique de l’Ouest sont arrivés en Gambie mardi 13 décembre pour tenter de trouver une issue à la crise politique. Ils entendent convaincre le président sortant Yahya Jammeh de revenir sur sa décision de contester sa défaite à l’élection présidentielle. Les pourparlers se sont ouverts dans l’après-midi et aucun résultat n’a pour l’instant été obtenu.
Yahya Jammeh reste pour l’instant sur ses positions : l’élection présidentielle a été entachée d’anomalies, estime-t-il. Selon lui, la Commission électorale n’a pas correctement compilé les résultats et ses militants ont été intimidés lors du scrutin. Et pour en juger, le parti présidentiel a fait appel mardi soir à la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire de Gambie.
Problème : ladite Cour suprême, présidée par un magistrat nigérian, n’a pas siégé depuis plus d’un an et il manque quatre juges pour qu’elle puisse fonctionner. Des juges qui devraient être nommés par le président Jammeh, le transformant donc mécaniquement en juge et partie du litige.

C’est du moins l’argument de l’association du barreau gambien pour disqualifier ce recours. « Si, en temps normal, le droit à un recours existe bel et bien, le fait est qu’il n’existe à l’heure actuelle pas de panel de magistrats habilité à siéger à la Cour suprême. En l’occurrence, il serait contraire à tous les principes de la justice que le président sortant nomme des magistrats à la Cour suprême, lesquels seraient chargés d’examiner un recours déposé par lui ou en son nom », estime Shérif Tambedou, le président par intérim de l’association du barreau gambien.

C’est aussi l’argument d’Adama Barrow, l’homme qui a été proclamé vainqueur par la Commission électorale, selon le porte-parole de l’opposition Khalifa Salla : « Dans les derniers jours de son mandat, nous ne reconnaissons pas au président sortant le droit constitutionnel de nommer des magistrats à la Cour suprême de Gambie et de leur faire prêter serment, afin qu’ils jugent son affaire », souligne-t-il. Le président de la Cour suprême, de son côté, ne s’est pas encore exprimé.

Pas d’avancée de la délégation de la Cédéao

En fin de matinée, mardi, alors que les chefs d’Etat arrivaient à Banjul, Yahya Jammeh a envoyé l’armée à la Commission électorale. L’institution est bloquée. Le personnel et son président ont été priés de quitter les lieux, sans autre explication. La Cédéao a menacé d’une intervention militaire, Le chef d’état-major des armées, Ousmane Badjie revient sur sa loyauté offerte à Adama Barrow la semaine passée et déclare à la presse : « Jammeh me paie, c’est à lui que je réponds ».

Dans ce climat, la délégation des chefs d’Etat de la Cédéao a fort à faire. La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a d’ailleurs prévenu, ce mardi soir, à Banjul : « Un accord ne pourra pas être trouvé en un jour », a-t-elle déclaré à la presse, avant de reprendre le chemin de la présidence pour continuer de discuter avec Yahya Jammeh.

Tout au long de cette journée de négociations, Yahya Jammeh a donc réussi à étouffer la Cédéao, même si la délégation reste persuadée qu’elle va aboutir à un accord. Et si la diplomatie ouest-africaine est pour l’instant tenue en échec, dans le pays, Yahya Jammeh est de plus en plus isolé : des professeurs d‘université, des avocats estiment qu’il a trahi le pays, l’ambassadeur en poste à Washington a affirmé qu’il ne le soutenait plus. La population sera peut-être le dernier rempart pour l’empêcher de rester au pouvoir.

Rfi

Yaya Jammeh et les chefs d’Etats de la Cedeao en conciliabules

La dékégation des chefs d’Etats mandatés par la Cedeao pour discuter avec Yaya Jammeh est depuis quelques heures en conciliabules avec le maître de Kanilaï. Qu’est ce qui va sortir de ces négociations? Yaya va-t-il rendre le pouvoir à Barrow? Les heures qui suivent seront déterminantes quant à l’impasse politique en cours à Banjul

 

Gambie : Yaya Jammeh perd ses hommes de confiance


Yaya Jammeh, en président futé, s’allie avec des hommes de confiance pour mener à bien «sa» politique. Seulement, vue la tournure des événements, «ses» hommes commencent à rejoindre les rangs de Barrow.

​Sheikh Omar Faye, ambassadeur de la Gambie aux Etats-Unis, à demander «respectueusement à son Excellence le président Jammeh de se rallier aux vœux des Gambiens et de quitter le pouvoir pour laisser place à Adama Barrow, comme le veut la Constitution de la  Gambie».

L’ambassadeur, inanimé de toute volonté de pouvoir dans le futur gouvernement de Barrow dit agir en bon citoyen pour le bien de sa nation.

«Je veux faire passer les besoins des Gambiens avant toute chose, c’est mon devoir. je me dois de les servir et de militer en ce qui fait leur bonheur», avance Mr Sheikh Omar Faye.

Yaya jammeh fléchit : Une mission de la Cedeao attendue ce lundi à Banjul

Une mission de la CEDEAO est attendu ce lundi à Banjul et le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit à 17 heures pour des solutions adéquates à l’impasse politique en Gambie.

Mission de la dernière chance pour Jammeh qui cède et accepte la venue de la mission de la CEDEAO ce lundi. La délégation conduite par Elen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO, comprendra en outre Muhammadu Buhari du Nigéria, de Ernest Bai Koroma de Sierra Leone, du président sortant du Ghana, John Dramani Mahama. Ces chefs d’Etat vont lui demander de quitter le pouvoir, selon une note des services de l’Information du Ministère des Affaires Étrangères qui indique que le Conseil Paix et sécurité de l’Union africaine se réunit présentement sur la Gambie.

Mankeur Ndiaye met en garde Yaya Jammeh…

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Mankeur Ndiaye vient de s’exprimer sur la situation en Gambie. Le ministre des Affaires étrangères qui donnait la position du gouvernement sénégalais a fermement condamné cette volte face qu’il juge inacceptable. « Nous avons appris avec beaucoup de surprise la déclaration publique de Jammeh, qui remet en cause les résultats de la présidentielle et qui demande l’organisation de nouvelles élections.

Le Sénégal condamne sans appel ce contre face inacceptable. Nous demandons à Jammeh de respecter le verdict des urnes et d’assurer la sécurité de Barrow », a-t-il dit. Mankeur Ndiaye qui annonce une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations-unies et de la Cédéao met en garde «  solennellement Yaya Jammeh contre toute tentative de porter toute atteinte à ses ressortissants ». Le ministre qui parle d’une « décision extrêmement » a insisté sur la sécurité de Barrow.

Yaya Jammeh: «Ces politiciens qui m’accusent d’organiser un coup d’Etat, sont tous des crétins…»


Yaya Jammeh: «Ces politiciens qui m’accusent d’organiser un coup d’Etat, sont tous des crétins...»
Le président Yaya Jammeh, qui a passé la nuit dans la capitale gambienne se dit surpris de voir sur les réseaux les accusations de certains politiques qui l’accusent de fomenter un coup d’Etat ce lundi. « Ces  politiciens qui m’accusent d’organiser un coup d’Etat, sont tous des crétins et je ne vais pas répondre à ces genres de personnes. J’ai accepté ma défaite, donc la politique est derrière moi. Et j’ai une nouvelle mission que Dieu m’a confiée dans les domaines de l’agriculture et de la santé », a-t-il confié à un reporter du site exclusif.net.

Sur sa nouvelle destination Jammeh dira : « je vais retourner dans mon village  après la passation du pouvoir. Car je ne veux pas gêner  la nouvelle équipe gouvernementale ».

A un diplomate britannique qui lui avait proposé un exil politique à Londres, l’ex-président gambien a balancé : « certes j’ai perdu mais je ne quitterai pas ce pays. Je vais continuer à défendre les intérêts de ce pays car j’ai un bilan à défendre ».

 

Gambie: Comment Yahya Jammeh a tenté de confisquer le pouvoir aux premiers heures de sa défaite…

Gambie: Comment Yahya Jammeh a tenté de confisquer le pouvoir aux premiers heures de sa défaite...
Yahya Jammeh n’était pas prêt à accepter sa défaite face à Adama Barrow. Le soir de l’élection au moment où se dégageaient les premières tendances qui le mettaient largement vaincu, le tombeur de Daouda Kaïraba Diawara a réuni autour de lui, son Etat-Major à savoir son fils et ses plus fidèles collaborateurs. En tenue civile ou militaire.
Dans sa tête, il cherchait des voies et moyens pour confisquer le pouvoir. Mais comme dans toute jungle, il y a toujours des bons. Le premier à prendre la parole, le général Saul Badji, le commandant de la garde présidentielle, va réussir à lui tordre la main.
Il lui fera comprendre qu’il serait suicidaire, au vu de la situation actuelle, de confisquer le pouvoir. Connaissant le caractère impulsif de son boss, Saul va se lancer par des sentiments. Il lui rappelle les batailles charnières qu’il a livrées au nom de la Gambie. Là où il a trouvé le pays et là où il l’a placé sur la carte du monde.
Il lui cite ses plus hauts faits d’armes, son statut de révolutionnaire et sa croyance aux valeurs africaines qui fondent l’affection que des millions de personnes ont pour lui à travers le monde.
Jammeh écoute en approuvant de la tête. Et pan, Saul lui fait savoir aussi qu’un vaste complot est ourdi contre lui depuis des années et que s’il ne lâche pas le pouvoir, tout ce qu’il a fait pour la Gambie et pour l’Afrique va fondre comme du beurre au Soleil. Jammeh est convaincu, mais pas totalement.
D’autres prendront la parole avant que le président ne lève la séance sur les promesses d’une « réaction historique » dès le lendemain. Ce qu’il fit, en appelant le président de la Commission électorale indépendante, Alieu Momar Njai, pour reconnaître sa défaite.
Pour prouver sa bonne fois, il a fait diffuser à la télévision publique, en lieu et place d’un message à la Nation, un entretien téléphonique avec le président élu, Adama Barrow qu’il avait félicité pour sa belle victoire.

Adama Barrow ou le Pacte de bonne sortie de Yaya Jammeh

Adama Barrow ou le Pacte de bonne sortie de Yaya Jammeh
 Cette défaite du president Yaya Jammeh semble être l’aboutissement d’un « pacte de bonne sortie » pour moi. Déjà, à quelques semaines des élections il retire son pays de la Cpi, laisse libre cours aux journalistes étrangers, laisse libre cours aux opposants de procéder à des meetings comme dans une démocratie qui a tjrs été normale. Ce qui ne s’imaginait aucunement en Gambie.
Emprisonnant son vrai opposant (par son âge, sa sagesse, sa durée et sa popularité en Gambie) et qui naturellement est son légitime successeur: Ousseynou Darboe, le chef de l’UDP, le Parti démocratique uni, Yaya Jammeh crée lui-même son propre opposant, Adama Barrow.
Militant de l’Udp et trésorier dudit parti dans le passé. Ressorti de nulle part avec le statut d’un homme réussi socialement, aphone lors des manifestations violemment réprimées d’avril 2016 qui amené la mort de Solo Sendeng mort en détention, le voilà le futur remplaçant de Yaya Jammeh!

Le départ de Yaya Jammeh est tellement souhaité par ce peuple gambien fatigué et longuement tenu sous une dictature avec zéro pitié que Yaya Jammeh a réussi d’organiser sa propre sortie, qui pour le moment lui réussit bien jusqu’à avouer ne pas penser quitter la Gambie mais se consacrer à sa ferme.

Narguant tjrs le monde comme si quelque chose que l’on ignore lui exempte de toutes poursuites judiciaires après 22ans de dérives, d’abus de pouvoir, de tortures, de meurtres, d’accaparement de ressources naturelles de la Gambie.

De son coté le nouveau président dit qu’il ne traduira pas Yaya Jammeh à la Cpi. Ce qui est normal vu que la Gambie n’est plus membre de cette cour de justice qui semble être faite que pour les africains. Par contre, ce nouveau président doit savoir que les chambres africaines existent.

Il doit savoir qu’avec ce pacte ou pas, Yaya Jammeh devra faire face à bcp d’accusations et cela se fera tôt ou tard car les ong et mouvements de réhabilitation de la justice naitront en Gambie et exigeront des réponses. Traduire Yaya Jammeh en justice se fera et ça sera une demande sociale qui sera plus forte que ce pacte de bonne sortie qui se sent…

Dakaractu

Yaya Jammeh perd sa mère et se barricade avec un groupe d’officiers (Par Babacar Justin Ndiaye)

 

Double électrochoc à Banjul, capitale de la Gambie. Le Président Yaya Jammeh est doublement secoué par les résultats de l’élection présidentielle qui lui sont fatals et par la perte de sa maman, Madame Asombi Bojang, une ancienne vendeuse-détaillante d’arachides. La mère du chef de l’Etat vivait à Kanilaï, village natal du putschiste Jammeh, situé à 120 kilomètres au sud-ouest de Banjul.

Ce drame familial, en sinistre synchronisation avec le naufrage électoral, complique l’analyse des observateurs, quand on que sait le soudard – longtemps maitre loufoque et redouté de la Gambie – est plus féru de superstitions que de raisons.

Difficile, en de telles circonstances, de parier sur les réactions imprévisibles d’un homme militairement fort (il garde le monopole du feu dans ce petit pays) politiquement affaibli, psychologiquement culbuté et réellement malfaisant. Mais toujours silencieux. Au moment où ses lignes écrites, Yaya Jammeh s’est enfermé dans un luxueux bunker, en compagnie d’une clique d’officiers.

God save Gambia !