Violences électorales : la justice des plus forts

Après seulement 10 jours de campagne électorale, la violence s’est installée entre états-majors politiques et l’escalade a fait hier ses premières victimes dans la commune de Tambacounda.

Des affrontements entre la garde rapprochée du candidat Issa SALL et des militants du camp présidentiel ont fait 3 morts et une dizaine de blessés. Le véhicule des journalistes accrédités auprès du candidat du Pur a aussi été incendié et une dizaine d’entre les professionnels des média blessés.

Ce tableau des plus sombres d’une campagne qui en est à sa première semaine est la résultante d’une montée en puissance de propos inflammatoires et de parades de nervis armés.

La justice et les autorités policières jusque là aphones ont subitement réagi en sévissant dans les rangs du Pur. Le candidat Issa a ainsi vu les membres de sa sécurité désarmés et interpellés. Alors que des responsables du parti au pouvoir s’en prennent ouvertement aux convois des candidats de l’opposition sans être inquiétés.

Moustapha Cissé Lo qui par exemple dit publiquement lors d’un meeting qu’il est un gangster, et qui demande à sa horde de gros bras de tabasser quiconque s’aventurerait à acclamer le nom d’un autre candidat.

Une justice sélective qui jette davantage de l’huile sur le feu dans un contexte de tensions

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