Aïda Mendy peut enfin porter le nom de son père Marcel Dessailly…


La cour d’appel d’Aix-en-Provence a tranché. Selon l’AFP, la justice a en effet confirmé que l’ex-footballeur international français Marcel Desailly est le père d’une jeune femme de 25 ans, Aida Mendy. Cette dernière avait fait une ultime demande de reconnaissance de paternité, a-t-on appris vendredi auprès de l’avocat de la requérante. Dans son arrêt que s’est procuré l’AFP, la cour confirme le jugement du tribunal de grande instance de Toulon en première instance qui, en juin 2014, avait ordonné qu’Aïda Mendy, résidant à La Seyne-sur-mer, dans le Var, puisse porter le nom de Desailly et que cela soit transcrit au registre de l’état-civil.

«J’ai un père comme tout le monde, et il s’appelle Marcel Desailly»

Le tribunal de Toulon avait retenu le fait qu’en refusant de se soumettre à un test génétique, Marcel Desailly avait effectué «un aveu de paternité». L’ancien champion du monde, qui a beaucoup fait parler de lui au cours des récents jours après son arrivée très commentée sur les réseaux sociaux, a en effet refusé à quatre reprises de se soumettre à un tel test demandé par le tribunal depuis 2012.

«C’est le triomphe du droit contre l’hypocrisie, M. Marcel Desailly essaie de se défausser de ses devoirs de père», a déclaré l’avocat de la jeune femme, Me Frédéric Casanova, soulignant que sa cliente ne demandait «rien, en dehors de la reconnaissance de paternité».
Aïda Mendy souhaitait, en présentant cette requête, «mettre un terme à 23 années de souffrance», selon Me Casanova. En vertu d’un jugement de mars 2000, la mère de la jeune femme avait bénéficié d’une pension alimentaire versée par le sportif de 47 ans jusqu’à ce que Aïda soit majeure. En juillet 2014, Aïda Mendy s’était confiée dans les colonnes du quotidien «Nice-Matin» pour évoquer cette bataille judiciaire.
«Je veux simplement que le nom de mon père apparaisse sur mon acte d’état civil. J’ai un père comme tout le monde et il s’appelle Marcel Desailly. J’ai lu des commentaires blessants qui laissaient entendre que j’en avais après son argent. C’est totalement faux. Lorsque j’étais enfant, il a été condamné par la justice à verser des subsides pour frais d’éducation comme tout père. Maintenant je suis majeure. Je n’ai droit à rien. Cette action, comme le souligne mon avocat, n’a aucune conséquence financière pour lui. Ma démarche est dénuée de tout fondement financier.»

 

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