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Commémorations de l’abolition de l’esclavage ce 10 Mai

En raison de la pandémie de coronavirus, la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, instituée en application de la loi dite Taubira de 2001 chaque 10 mai, est bouleversée.

Une cérémonie présidée par le Premier ministre Édouard Philippe, a eu lieu dimanche en petit comité. Elle s’est tenue au jardin du Luxembourg à Paris, en présence notamment des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que du président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME) Jean-Marc Ayrault.

Le thème des commémorations cette année est « la page manquante ». « On ne sait pas comment ce système a été mis en place. On sait qu’il y a eu l’esclavage et l’abolition, mais on sait moins qu’il a fallu trois révolutions pour obtenir cette abolition », explique Jean-Marc Ayrault.

Pour l’ancien maire de la ville de Nantes, plaque tournante du commerce triangulaire, la commémoration du 10 mai est l’occasion de rappeler la place que l’esclavage occupe dans notre histoire nationale. « Cela laisse des traces profondes et des blessures. Il faut les réparer. Il ne s’agit pas de créer de la division, ni d’opposer les mémoires les unes aux autres », a-t-il souligné en faisant référence aux adversaires de cette journée qui dénoncent un excès de repentance. « C’est notre histoire. Et pour que nous la partagions, il faut la faire connaître ».

« L’objectif n’est pas de culpabiliser, mais de donner des clés de compréhension et d’un vivre ensemble basé sur la justice, l’égalité, la lutte contre toutes les formes de discrimination et de racisme, mais aussi la fraternité », a insisté Jean-Marc Ayrault, tout en ajoutant qu’il s’agit « d’un combat d’actualité ».

France24

Niger : série d’attaques meurtrières dans l’ouest

Au Niger, vingt personnes ont trouvé la mort samedi au cours d’attaques contre des villages dans la région de Tillabéri (ouest du pays), a annoncé dimanche 10 Mai à l’AFP le gouverneur de cette région proche du Mali. 

« Ce sont des bandits armés qui sont venus sur plusieurs motos vers 17h30 locales (16h30 GMT). Ils ont attaqué les habitants dans trois villages, ils ont tué 20 personnes », a déclaré à l’AFP Tidjani Ibrahim Katiella, le gouverneur de la région de Tillabéri.

Les assaillants dont le nombre n’est pas déterminé « ont pillé des boutiques pour prendre des céréales et ils ont aussi emporté du bétail avant de partir en direction du nord », vers le Mali, a précisé le gouverneur. 

D’après une source locale, les villages attaqués sont Gadabo, Zibane Koira-Zeno et Zibane-Tegui, tous administrés par la commune d’Anzourou située à une cinquantaine de km de Tillaberi, la grande ville de l’ouest nigérien, distante d’une centaine de km de la frontière du Mali. 

Des attaques survenues dans la zone des trois frontières

La région de Tillabéri est située dans la zone stratégique des trois frontières Niger-Mali-Burkina.

Pour lutter contre les jihadistes opérant régulièrement dans cette zone, les autorités ont pris en janvier de nouvelles mesures dont l’interdiction de la circulation à moto de jour comme de nuit et la fermeture de certains marchés « qui alimentent les terroristes en carburant et en céréales », selon Tidjani Ibrahim Katiella. 

Le gouvernement vient de reconduire l’état d’urgence en vigueur dans la zone depuis 2017. 

Selon un bilan officiel, 174 soldats ont été tués dans trois attaques dans cette région depuis décembre 2019 : à Chinégodar (89 morts le 8 janvier), Inates (71 morts le 10 décembre) et Sanam (14 morts le 24 décembre). Les trois attaques ont été revendiquées par le groupe Etat islamique. 

AFP et France24

Trois Casques bleus tchadiens ont trouvé la mort au Mali, dans l’explosion d’une mine

La mission des Nations Unies au Mali (Minusma) a annoncé dimanche 10 mai la mort de trois Casques bleus tchadiens dans l’explosion d’une mine dans le nord du pays ouest-africain,.

Deux véhicules du contingent tchadien de l’ONU au cours d’une patrouille de routine ont sauté sur les mines, à Aguelok, ville du nord du Mali. Dans un communiqué, la Minusma précise que le bilan s’élève à trois Casques bleus tués et quatre blessés graves.

« Nous devrons faire tous les efforts possibles pour identifier et arrêter les responsables de ces attaques terroristes, afin de les traduire en justice », a déclaré le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, « s’inclinant devant les dépouilles des courageux Casques bleus morts pour la paix au Mali ».

La Minusma compte environ 13 000 soldats au Mali. 

AFP et France24

[Vidéo] Une bagarre d’une rare violence entre deux gangs à Ouest-Foire

Deux jeunes se sont bousculés dans les rangs au Cices pour les inscriptions à la nouvelle carte d’identité.L’un d’entre eux n’était pas content et a poursuivi l’autre et lui a fait des menaces après avoir été battu par les camarades de l’autre. Pour se venger il a fait appel à son gang qui habite HLM Grand Yoff. Les faits se sont déroulés à Ouest-Foire