Category Archives: Economie

Sénégal : 270,43% de soumissions aux obligations du trésor public

Les investisseurs opérant sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) ont soumissionné à 270,43% à l’émission simultanée par adjudication d’obligations assimilables du trésor (OAT) à 3, 5 et 7 ans organisée le 10 avril 2020 par l ’Etat du Sénégal en partenariat avec l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.

Au terme de l’opération, l’Agence UMOA-Titre  a répertorié 135,216 milliards de FCFA de soumissions globales provenant des investisseurs alors que l’émetteur avait mis en adjudication 50 milliards de FCFA.

Mais pour des raisons de coût, l’émetteur n’a retenu sur le montant des soumissions proposées par les investisseurs, que 55 milliards de FCFA et rejeté les 80,216 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 40,68%.

Le but visé par les autorités gouvernementales sénégalaises à travers cette émission est de mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat.

Les titres émis sont remboursables selon des maturités et taux d’intérêt différents.

Le remboursement des OAT de 3 ans se fera en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 13 avril 2023 . Par contre, le paiement des intérêts se fera annuellement dès la première année  avec un taux  de 5,85%.

Quant aux OAT de 5 ans, leur remboursement  se fera aussi en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 13 avril 2025. Le paiement des intérêts se fera annuellement dès la première année  avec un taux de 6%.

Enfin le remboursement des OAT de 7 ans se fera en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 13 avril 2027. Le paiement du taux d’intérêt de 6,15% s’effectuera annuellement dès la première année.

Financial Afrik

Recettes douanières : 400 milliards collectés

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La douane sénégalaise a déjà réalisé des recettes de 400 milliards francs Cfa en 2018, pour un objectif de 700 milliards. C’est ce qu’a indiqué son nouveau directeur général, Oumar Diallo, repris par Le Quotidien, lors de l’Assemble générale de l’Amicale des inspecteurs et officiers de la Douane.

« Il nous reste encore des efforts à faire, concède Diallo. (…) Nous allons, avec l’appui de la tutelle, proposer un plan Marshall de modernisation et d’équipement des unités notamment celles qui sont au Sud. Il faut qu’on les mette dans des conditions de travail, de séjour dignes de leur rang. Mais aussi qu’elles soient équipées, afin qu’elles puissent faire leur travail correctement. »

Auteur: Seneweb

Franck Timis rabroué par Total

African Petroleum a porté plainte contre l’État du Sénégal. La société de Franck Timis a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs à l’investissement (Cirdi) pour contester l’attribution à Total de « Sosp » (Senegal offshore sud profond) et « Rop » (Rufisque Offshore Profond), deux blocs pétroliers où la compagnie détenait 90%.

Et parallèlement à cette procédure, Frank Timis voulait négocier avec Total. Dans cette perspective, précise Libération, qui donne l’information, Timis a rencontré les dirigeants du géant pétrolier français. Mais, rapporte le journal, qui cite La Lettre du continent, il a été tout bonnement rabroué par ces derniers.

La fièvre aphteuse fait des ravages à Kolda

La fièvre aphteuse fait encore parler d’elle à Kolda. C’est le chef du service régional qui donne l’information. D’après lui, «plus de 200 morts sont dénombrés dans la région de Kolda dont 150 dans le département de Vélingara sur environ 3000 sujets atteints».
Face à la presse hier, Dr Mohamadou Moustapha Sarr indique que ce n’est pas une maladie mystérieuse. Il s’agit de la fièvre aphteuse, une maladie bien connue par les services techniques qui tentent aujourd’hui de circonscrire la maladie.
Il poursuit en indiquant que des prélèvements ont déjà été effectués et envoyés au labo de l’ISRA où ils sont en train d’être traités. C’est pour identifier le stéréotype qui circule actuellement à Kolda afin de proposer le traitement qui convient.

Apurement dette publique : L’État décaisse plus de 30 milliards

Plus de 30 milliards de francs Cfa débloqués par l’État du Sénégal pour éponger la dette qu’il a contractée avec les petites et moyennes entreprises (Pme) et Petites et moyennes industries (Pmi).

Le ministère des Finance, informe L’As, annonce un programme de paiement d’une trentaine de milliards, lequel sera effectif à partir d’aujourd’hui et va concerner d’une part les petits porteurs de sorte qu’il ne subsistera point d’instances de mandat de moins de 50 millions de francs Cfa.

D’autre part, renseigne le journal, l’apurement de la dette intérieure concerne également les secteurs des Btp et les dépenses à forte connotation sociale.

Auteur: Seneweb

L’Armp et l’Apix épinglées

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L’Apix et l’Armp ont été épinglées pour le marché relatif aux travaux de construction et d’aménagement de huit haltes et deux gares (Thiaroye et Keur Mbaye Fall) dans le cadre du projet Ter.

Libération, qui traite l’information dans son édition de ce mercredi, révèle que l’Armp a autorisé à l’Apix de poursuivre la procédure d’attribution du marché alors que celle-ci serait tachée d’irrégularités.

Pour preuve, signale le journal, la Direction centrale des marchés publics (DCMP) avait posé son veto, en raison de la non inscription de ce marché dans le plan de passation des marchés de l’Apix.

Auteur: Seneweb

Les marchés publics pèsent 2500 milliards (Dg Armp)

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Maintenir les grands équilibres du secteur, notamment protéger tous les intervenants, l’acheteur public, les entreprises soumissionnaires, quelle que soit leur taille ou leur origine. Veiller à supprimer les barrières au libre jeu de la concurrence, et corriger ses effets indésirables, sont, entre autres, les rôles assignés à l’Autorité de régulation des marchés publics (Arpm), dont le dernier rapport rendu public, suscite de nombreuses réactions.

Saer Niang, directeur général de l’Armp a livré quelques explications sur le fonctionnement de cette institution de régulation, une autorité administrative indépendante qui n’est pas à classer dans la même catégorie que la Cour des comptes ou l’Inspection générale d’Etat, tient-il à clarifier. Dans un entretien au quotidien Lobservateur, Saer Niang d’indiquer que «Le budget consacré aux marchés publics tournait autour de 500 milliards par an, avec un taux d’’entente directe avoisinant les 80%.

Aujourd’hui, les marchés publics représentent un budget supérieur à 2500 milliards pour un taux moyen annuel d’entente directe, au cours des dix dernières années, d’environ 17%. Les recours issus des contentieux dans les marchés publics croissent régulièrement et traduisent, sans nul doute, la confiance des acteurs. Il faut d’ailleurs souligner qu’un peu moins de 50% des recours ont gain de cause et occasionnent des économies parfois substantielles», a-t-il salué.

Non sans relever que «66% des ressources engagées concernent les marchés de travaux, ce qui conforte la volonté de mettre l’accent sur les infrastructures. Cela s’explique d’ailleurs, note-t-il, par le fait que les agences et les sociétés nationales sont les plus grands acheteurs publics. Le taux d’absorption des crédits a atteint un record incroyable d’environ 98%, avec plus de 76% en valeur des marchés », ajoute-t-il. «En dix ans, conclut Saer Niang, la performance du système a atteint objectivement les objectifs assignés d’efficacité, de transparence et d’égal accès par tous».

Les vérités du président Aziz sur les accords du gaz avec le Sénégal

C’est dans les colonnes de Jeune Afrique que le Président Aziz a dit ses vérités à propos de l’accord gazier signé avec le Sénégal : « On peut pas se ré- veiller un beau jour, prendre une feuille de papier et signer un accord.
C’est un processus qui prend du temps avant d’aboutir. Entre deux États voisins, nous partageons beaucoup de choses, que ce soit le fleuve ou nos ressortissants. Macky Sall et moi avions la responsabilité de faire le bon choix pour rapprocher nos pays. Les infrastructures d’exploitation seront d’ailleurs installées à nos frontières.
Nous n’avons pas cherché à satisfaire les intérêts de nos États, mais ceux de nos deux peuples car, en exploitant rapidement ce gisement, nous améliorerons leurs conditions de vie. Ce ne sera certainement pas le seul que nous aurons à partager, c’est pourquoi il était de notre devoir d’y arriver, et rapidement. D’après les études de BP et Kosmos, l’exploitation commencera d’ici à l’horizon 2021. »

Le Sénégal et la Mauritanie pour un partage équitable

La Mauritanie et le Sénégal ont signé, le 9 février à Nouakchott, un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue-Ahmeyim », situé à la frontière sénégalo-mauritanienne.

Cet accord, dont le contenu demeure inconnu (ndlr : dont la publication est réclamée par l’ancien Premier ministre Idrissa Seck), permettra à la compagnie américaine d’exploitation de gaz et à la major britannique BP de décider, au cours de cette année, le lancement de l’exploitation d’un gisement estimé à 450 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de 14% des réserves de gaz nigérianes. Selon des explications de Kosmos Energy, les deux pays vont se partager les ressources à part égales.

Dans un communiqué publié le 12 février et exploité par Dakartines,  Kosmos se réjouit de l’accord de coopération entre la Mauritanie et le Sénégal. « Kosmos félicite la Mauritanie, le Sénégal et leurs ministères respectifs et les compagnies pétrolières  nationales de travailler ensemble pour parvenir à un accord qui permette de développer les ressources gazières partagées rapidement et efficacement au profit des deux pays.

Le concept innovant de GNL- near shore utilisé par Tortue positionne le développement comme l’un des projets de GNL les moins coûteux au monde », indique le document de Kosmos. Lequel souligne : «  Nous sommes impatients de travailler avec BNP et nos partenaires pétroliers nationaux pour poursuivre le processus de conception techniques d’avant garde qui permettra une décision d’investissement finale vers la fin de 2018 ».

Selon le communiqué, « L’accord entre le Sénégal et la Mauritanie prévoit le développement du champ Tortue grâce à l’unitisation transfrontalière avec une répartition initiale de 50% à 50% des ressources et des revenus, et un mécanisme de futures redéterminations d’équité basées sur la production réelle et d’autres données techniques ».

Philippe Bohn : « On ne peut pas se permettre de l’approximation avec le secteur aérien »

Le patron d’Air Sénégal SA a rassuré quant au démarrage prochain des activités de la nouvelle compagnie sénégalaise de transport aérien. Philippe Bohn qui était l’invité de Rfm ce weekend, a évoqué le modèle de la compagnie Air Afrique, qu’il dit trouver « utile et opportun ».

« La fin d’Air Afrique a des causes assez multiples, mais on est toujours intelligents avec plusieurs, et je suis optimiste quant à ce que nous pouvons réussir une belle aventure avec Air Sénégal. La précipitation d’aujourd’hui, c’est les ennuis de demain. On ne peut pas se permettre de l’approximation avec le secteur aérien », a-t-il souligné dans le quotidien Vox Populi.

« Dakar, fait-il constater, est un hub géographique intéressant, entouré de 1,3 milliard de gens à moins de 6 heures de vol. Compte tenu de la croissance démographique exponentielle de la sous-région, il y aura plus de monde à transporter », déclare le directeur général d’Air Sénégal SA.

Faux Billets : « 5 millions en circulation peut causer une inflation »

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Depuis le placement en garde à vue du rappeur « Ngaka blindé » pour détention de 5 millions de francs Cfa en faux billets, les commentaires vont bon train. Abdoulaye Seck, professeur en Économie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, interrogé par la Rfm dans son édition de 12 heures explique à trois niveaux ce phénomène qui prend de l’ampleur à Dakar.

« Le premier élément c’est la facilité des individus de se lancer dans la production et la distribution de faux billets, également les moyens technologiques qui permettent d’éviter les signes monétaire que nous avons. L’autre quand il s’agit de crime.

Lorsqu’un crime est fait, les mécanismes légaux de sanction ne sont pas suffisamment dissuasives pour emmener les faussaires à réfléchir deux fois. Ici au Sénégal, il y a deux ans auparavant, il y avait une célébrité qui s’était distinguée. Malheureusement il a été libéré. Alors que c’est un signal que vous envoyez aux éventuels faussaires qui disent que notre système judiciaire ne le criminalise pas », déplore-t-il.

Et le dernier élément c’est l’absence de prise de conscience collective de la population (…) vis-à-vis de ces devises monétaires quant aux conséquences économiques de la circulation de ces billets. Donc si on n’est pas conscient du danger de la circulation de ces faux billets, cela ne nous pousse pas à plus de précautions quant à l’usage.

Là, il s’agit d’une quantité de monnaie trop importante qui est en circulation. La conséquence immédiate c’est quoi? C’est une inflation qui engendre la baisse du pouvoir d’achat de la population », met en garde le professeur sur les ondes de la Rfm.

Le Maroc dans la Cedeao, une adhésion dangereuse et précipitée ?

Le Maroc dans la CEDEAO, une adhésion dangereuse et précipitée ? 

Les chefs de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) vont certainement confirmer ce samedi a Abuja, l’adhésion du Maroc au marché de plus de 300 millions de FCFA. Lors de leur 51ème sommet qui se tenait à Monrovia, (Liberia) le 04 juin dernier. Les chefs d’État avaient déjà donné leur accord de principe au royaume chérifien.

Ainsi, avec la complexité de cette zone d’échange régie par un nombre de principes dont celui de la libre circulation des personnes et des biens. L’arrivée d’une puissance économique telle que le Maroc suscite pas mal d’interrogations, sa position géographique, sa législation et surtout sa capacité à engloutir les économies faibles.

Selon les analyses de plusieurs spécialistes comme El Hadji Alioune Diouf, l’économiste Ousmane Biram Sané et des universitaires comme Mouhamadou Moustapha Ly et Alioune Niang, la présence du Maroc dans la CEDEAO, pourrait être bénéfique pour les pays de la zone. Mais il n’en reste pas moins que cette adhésion « précipitée » soulève la problématique de la monnaie unique de le CEDEAO, l’union douanière, entre autres points.

Évasion fiscale : Total, le pétrolier caché des Bermudes

ÉVASION FISCALE : Total, le pétrolier caché des Bermudes
Présente dans le pétrole sénégalais, Total qui a au fil des ans, absorbé ses concurrents français (Elf Aquitaine) mais aussi européens (Petro-fina), compte aujourd’hui plus de 900 filiales à travers le monde.
Et dans certains endroits, sa présence pose question. Que fait par exemple le groupe pétrolier aux Bermudes ? L’entreprise s’est toujours défendue contre les accusations portées à son égard. Les « Paradise Papers » apportent néanmoins des éléments de réponse grâce aux centaines de documents administratifs et aux correspondances autour de la gestion des filiales de Total aux Bermudes.
Des documents partagés par le journal allemand Süddeutsche Zeitung avec l’ICIJ et ses partenaires, dont la cellule Investigation de Radio France et Le Monde. Les frais de gestion facturés par Appleby à Total. Les documents des « Paradise Papers » ont notamment permis de constater que sur une partie de ses activités, Total ne paie pas d’impôts sur les sociétés.
Sont par exemple concernées toutes les activités non extractives implantées aux Émirats arabes unis. Sur ce territoire, il n’existe d’impôts ni sur les sociétés ni sur les dividendes. Les bénéfices remontent donc vers leur actionnaire, souvent une filiale de Total aux Bermudes avant d’arriver en France. Tout au long de ce parcours, les bénéfices remontent sous la forme de dividendes et ne sont pas ponctionnés.
Pas même en France où, au nom de la règle fiscale de la territorialité, on estime qu’un revenu doit être imposé là où l’activité est implantée. Cette situation favorable peut vite devenir très intéressante. Ainsi, pour un seul projet d’extraction de gaz, le projet Dolphin, Total a pu faire remonter ces cinq dernières an- nées près d’un milliard d’euros de profits non taxés.
L’entreprise se défend d’être implantée aux Émirats pour des raisons fiscales, et explique avoir payé par ailleurs aux Émirats arabes unis 2,8 milliards de dollars d’autres taxes pour l’année 2016. Questionnée sur les bénéfices réalisés la même année aux Émirats, Total n’a pas répondu. On ne sait pas aujourd’hui pour combien de projets Total bénéficie de cette double exonération d’impôts. Auditionné à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, la directrice fiscale Nathalie Mognetti a expliqué à plusieurs reprises que son entre- prise était fortement taxée sur ses activités extractives.
Sur cette partie la plus rentable elle a précisé que le taux d’imposition peut vite grimper : 35% au Qatar, 76% au Congo, 78% en Norvège, et jusqu’à 85% au Nigeria. Dès lors que les bénéfices ont été taxés une première fois, l’entreprise n’est plus soumise à l’impôt, ce qui est une règle fiscale élémentaire. Peu importe que ces revenus passent pas les Bermudes avant d’arriver en France.
Mais le groupe pétrolier est soucieux de son image, au point qu’il a rapatrié en 2013 et 2015 plusieurs de ses filiales aux Bermudes, véritable pivot de son activité au Moyen-Orient et en Afrique. Les « Paradise Papers » permettent d’en savoir plus sur le rôle de ces entités offshores.
Total Yemen LNG Company, Total E&P Angola, Total LNG Nigeria, Total South Pars 11… Les filiales du pétrolier sont nombreuses dans le petit archipel des Bermudes. Un document de juin 2009 du cabinet Appleby en recense 15, détenues à 100% par le groupe français et enregistrées dans ce paradis fiscal. Mais cette liste n’est pas exhaustive, car Appleby ne gère pas toutes les structures offshores de Total, et elles ne sont pas toutes localisées aux Bermudes.
Quoi qu’il en soit, Total fait partie des gros clients d’Appleby aux Bermudes, et paie au moins 5 000 dollars par an et par filiale, sans compter les taxes à payer au gouvernement.

Systéme de pillage des ressources de Aibd : Daport, Afriport, Dacrow, Blackpearl, metinvest… sur la trace des grands Ducs du Luxembourg

Nos confrères de l’Obs n’ont pas eu tort d’écrire dans leur dernière livraison que l’Aibd, qui ouvrira ses portes le 7 décembre prochain, est le miraculé d’un génocide économique.
Libération conforte L’Obs et révèle que c’est au Luxembourg, à 6 heures de vol de Diass, que les jalons de ce pillage ont été posés par des proches de Karim Wade qui se cachaient derrière des sociétés offshores administrées par le même cabinet.
C’est le cas de Daport qui devait gérer Aibd sans débourser un sou. Daport n’est d’ailleurs qu’une coquille vide puisque contrôlée par Afriport Sa. L’histoire de cette entité offshore commence un an avant le lancement des travaux de l’Aibd. En effet, le 26 octobre 2006 dans le cabinet de Maître Jean Seckler, notaire résidant à Junglinster (Grand-Duché de Luexmbourg), l’expert-comptable Alexandre Taskiran est mandaté par Alnair Finance Sa, société offshore contrôlée par Bibo Bourgi, pour constituer Afriport Sa.
Comme l’indique l’objet social : «La société a pour objet la prise de participations, sous quelque forme que ce soit, dans toutes sociétés luxembourgeoises ou étrangères, ainsi que l’acquisition par achat ou de toute autre manière, aussi bien que le transfert par vente, échange ou autres titres de toutes sortes, l’emprunt, l’avance de fonds sur prêts ainsi que la gestion et le développement de ses participations. La société pourra participer à la création et au développement de toute société ou entreprise et pourra leur accorder toute assistance.
D’une manière générale, elle pourra prendre toutes mesures de contrôle et de surveillance et exécuter toutes opérations qu’elle jugera utiles pour l’accomplissement et le développement de son objet».

Bibo, Alnair Finance Sa et la vraie histoire de Daport

Dans la foulée, Christian Buhlmann, expert-comptable, né à Etterbeek (Belgique), qui est déjà intervenu dans la création de Met-Invest, est nommé administrateur tout comme son collègue Alexandre Taskiran, expert-comptable, né à Karaman et Jean-Bernard Zeimet, réviseur d’entreprises, né au Luxembourg, le 5 mars 1953, demeurant professionnellement à L-2730 Luxembourg, 67, rue Michel Welter.

La société anonyme Trustconsult Luxembourg Sa, contrôlée par Bühlmann est désignée commissaire aux comptes alors que le siège de Afriport est établi à L-2730 Luxembourg, 67, rue Michel Welter. C’est-a-dire la même adresse que le cabinet Trustconsult. Ce premier pas franchi, il fallait maintenant faire entrer les dirigeants de la société allemande Fraport dans le capital pour donner un semblant de sérieux à Afriport qui n’est qu’une société créée spécialement pour pomper les futures ressources de AIBD.

Fraport, la grande mascarade

Et c’est Christian Buhlmann qui prend les choses en main en convoquant, le 5 mars 2007, une Assemblée générale des actionnaires de Afriport avec comme ordre du jour, la «décision de modifier intégralement l’objet social de la Société».

Désormais, Afriport avait pour objet «toutes opérations commerciales se rapportant directement ou indirectement à la prise de participations sous quelque forme que ce soit, dans toute entreprise ayant pris la forme d’une société de capitaux qu’elle soit anonyme ou à responsabilité limitée, ainsi que l’administration, la gestion, le contrôle, et le développement de ces participations.
La Société peut notamment employer ses fonds à la création, à la gestion, au développement et à la réalisation d’un portefeuille se composant de tous titres et brevets de toute origine, participer à la création, au développement, au contrôle de toute entreprise, acquérir tout titre par voie d’apport, de souscription, de prise forme ou d’option d’achat ainsi que par vente, transfert ou échange.
La Société peut emprunter et accorder aux sociétés dans lesquelles elle a un intérêt direct ou indirect tout concours de prêts, avances ou garanties. Plus généralement, la Société peut réaliser toutes opérations patrimoniales, mobilières, immobilières, financières, industrielles ou commerciales ainsi que toute opération de nature à favoriser directement ou indirectement l’accomplissement et le développement de son objet.»
Le même jour, l’Assemblée générale décide de créer un capital autorisé fixé à un million d’euros (1.000.000,- EUR) qui sera représenté par cent mille (100.000) actions, divisées en dix mille (10.000) actions de Classe A et quatre-vingt-dix mille (90.000) actions de Classe B, toute d’une va leur nominale de dix euros (10,- EUR) chacune, et décision d’autoriser le conseil d’administration d’augmenter le capital social souscrit en tout ou en partie, dans le cadre de ce capital autorisé pour une période de cinq ans (5) à dater du février 2007 tout en réservant aux actionnaires de la Société un droit préférentiel de souscription lors de chaque émission d’actions nouvelles.
Ensuite, Alexandre Taskiran et Jean Bernard Zeimet sont démis de leurs fonctions d’administrateur pour être remplacés par deux dirigeants de trois dirigeants de Fraport : Florian Mahler – qui sera nommé Pdg de Daport Sa – Wolf- gang Plutniok – actionnaire dans Daport – et Paul van Lienden dont le nom apparaît, au niveau de la Cour de répression de l’enrichissement il- licite (CREI), dans un compte ouvert à la Julius Bank de Monaco.
Ce changement effectué, l’Assemblée a créé deux classes d’actions nominatives, jouissant toutes de droits et privilèges identiques, les actions rachetables de Classe A («les actions de Classe A») et les actions rachetables de Classe B («les actions de Classe B») et de subdiviser les dix mille (10.000) actions ordinaires constituant présentement un capital social souscrit de cent mille euros (100.000,- EUR) en mille (1.000) actions de Classe A d’une valeur nominale de dix euros (10,- EUR) chacune et en neuf mille (9.000) actions de Classe B d’une valeur nominale de dix euros (10,- EUR) chacune, chaque action étant intégralement libérée.
A cet effet, elle attribue les mille (1.000) actions de Classe A à la société Fraport et les neuf mille (9.000) actions de Classe B à la société Contact Flughafen Kon- zessions Gmb une société à responsabilité limitée, constituée et existant sous le droit allemand, établie et ayant son siège social au 350 Durener Strasse, D-50935 Cologne, enregistrée au Registre de Commerce sous le numéro HRB 57749.
En vérité, Contact est contrôlé par Afriport et Général air service, société panaméenne dans laquelle on retrouve… Bibo Bourgi. C’est d’ailleurs via General Air Service qui comptait un autre actionnaire sénégalais que Bibo Bourgi, le complice présumé de Karim Wade avait pris des parts dans la compagnie Sénégal Airlines.
Mais Daport n’est que la face visible de l’iceberg. En effet, une autre nébuleuse avait reçu mandat, contre le paiement de plusieurs milliards de FCFA afin de trouver des financements pour Aibd. Son nom? Blackpearl finance. L’histoire de Blackpearl est liée à celle d’une autre pieuvre offshore : Dacrow.
Le 15 décembre 2008, Universal Stars Llc, ayant son siège social à 1617 N. Main Street, Suite B, Sheridan, WY 82801 (U.S.A.), Alain Thill, s’est présenté au cabinet de Maître Jean Seckler- le même notaire- pour constituer, Decrow capital Sa.
Comme l’indique l’objet social : «La Société a pour objet toutes opérations se rapportant directe- ment ou indirectement à la prise de participation sous quelque forme que ce soit, dans toute entreprise, ainsi que l’administration, la gestion, le contrôle et le développement de ces participations.
Elle pourra notamment employer ses fonds à la création, à la gestion, à la mise en valeur et à la liquidation d’un portefeuille se composant de tous titres, instruments financiers, obligations, bons du trésor, participations, actions, marques et brevets ou droits de propriété intellectuelle de toute origine, participer à la création, l’administration, la gestion, le développement et au contrôle de toute entreprise, acquérir par voie d’apport, de souscription, de prise ferme ou d’option d’achat et de toute autre manière, tous titres, marques, brevets ou droits de propriété intellectuelle, les réaliser par voie de vente, de cession d’échange ou autrement, faire mettre en valeur ces affaires, marques, brevets et droits de propriété intellectuelle, accorder aux sociétés auxquelles elle s’intéresse tous concours, prêts, avances ou garanties et/ou aux sociétés affiliées et/ou sociétés appartenant à son Groupe de sociétés, le Groupe étant défini comme le groupe de sociétés incluant les sociétés mères, ses filiales ainsi que les entités dans lesquelles les sociétés mères ou leurs filiales détiennent une participation.
Elle pourra également être engagée dans les opérations suivantes, il est entendu que la Société n’entrera dans aucune opération qui pour- rait l’amener à être engagée dans toute activité qui serait considérée comme une activité réglementée du secteur financier:
– conclure des emprunts sous toute forme ou obtenir toutes formes de moyens de crédit et réunir des fonds, notamment, par l’émission de titres, d’obligations, de billets à ordre et d’autres instruments de dettes ou de titres de capital ou utiliser des instruments financiers dérivés ou autres ;
– avancer, prêter, déposer des fonds ou donner crédit à ou avec garantie de souscrire à ou acquérir tous instruments de dette, avec ou sans garantie, émis par une entité affiliée luxembourgeoise ou étrangère, pouvant être considérés dans l’intérêt de la Société ; Elle prendra toutes les mesures pour sauvegarder ses droits et fera toutes opérations généralement quelconques, y inclus des opérations immobilières, qui se rattachent à son objet ou qui le favorisent.
D’une façon générale, elle peut prendre toutes mesures de contrôle et de surveillance et faire toutes opérations qu’elle jugera utiles à l’accomplissement ou au développement de son objet. La société n’exercera pas directement une activité industrielle et ne tiendra aucun établissement commercial ouvert au public.»

L’autre mascarade du clan

Christian Buhlmann,expert-comptable, né à Etterbeek (Belgique), le 1er mai 1971, demeurant professionnellement à L-2168 Luxembourg, 127, rue de Muh lenbach ; Thierry Triboulot, employé privé, né à Villers-Semeuse (France), le 2 avril 1973, demeurant professionnellement à L-2168 Luxembourg, 127, rue de Muh lenbach et Alexandre Taskiran, expert-comptable, né à Karaman (Turquie), le 24 avril 1968, demeurant professionnellement à L-2168 Luxembourg, 127, rue de Muhlenbach sont nommeś administrateurs alors que le commissaire aux comptes, comme pour Djoz Sa, est le cabinet Trustconsult Luxembourg S.A., ayant son siège social à L-2168 Luxembourg, 127, rue de Muh lenbach, R.C.S. Luxembourg numéro B86.995.

Ce cabinet, comme nous l’écrivions, est contrôlé par Christian Buh lmann. Pourtant, vingt-quatre heures seulement après avoir monté Decrow, Alain Thill cède l’ensemble de ses parts à Metinvest Sa, société offshore basée au Luxembourg et représentée par… Christian Buhlmann qui était pourtant nommé administrateur de Decrow. Selon les documents obtenus par Libération, les bénéficiaires de Met-Invest sont bien Bibo Bourgi, son frère Karim et Pape Mamadou Pouye. Du coup, Decrow devient une propriété du «clan» qui pouvait désormais faire main basse sur BMCE Sénégal.

Main basse sur Bmce Sénégal et ses mandats

Ainsi, le 16 décembre 2010, l’actionnariat est discrètement modifié pour permettre l’entrée dans le capital des responsables de BMCE Sénégal qui deviendra, par la magie d’une ingénierie financière sophistiquée , Balckpearl Finance.

En effet, l’Assemblée générale tenue dans le bureau du même notaire décrète les démissions de Messieurs Christian Bulhmann, Thierry Triboulot et Alexandre Taskiran et celle de Trustconsult Luxembourg S.A. en sa qualité de commissaire est également acceptée . Aussi, Finance-Com Inter- nationalS.A.,ayant son siège social 1, boulevard Joseph II, L- 1840 Luxembourg est nommé administrateur.
Derrière cette société offshore se cache Abdou Bensouda, demeurant professionnellement 3, rue Boudreau, F-75009 visé par un mandat d’arrêt international de la Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Sont aussi nommeś administrateurs Zouheir Bensaid, Directeur général de société, demeurant 9, boulevard Océan Atlantique,LaCorniche Tranche, Casablanca, Maroc et Hicham El Amrani, Directeur général adjoint de société, demeurant Angle Rue 27-30 n° 13 Hay El Hana, Casablanca, Maroc. Tous les deux étaient actifs dans BMCE Sénégal.
Un mois avant cette mise en scène, Dacrow capital Sa avait crée Blackpearl Finance. En effet, le 16 septembre 2010, Dacrow, représentée par son… employeé Madame Florence Gaset demeurant professionnellement au 1, boulevard Joseph II, L- 1840 Luxembourg, Grand-Duché de Luxembourg, montait Black pearl-finance en vertu d’une procuration sous seing privé Par-devant Maître Jean-Joseph WAGNER, a comparu «DECROW CAPITAL S.A.», représentée par Madame Florence GASET, employée privée. Ainsi, il a été formé «Blackpearl Capital Group S.A.» avec siège au Luxembourg à la même adresse que Decrow et les autres sociétés citées plus haut.
Comme l’indique son objet social, « la société a pour objet toutes activités de prestations de conseil et d’étude en matière économique dans le sens le plus large du terme. Elle pourra réaliser toutes opérations d’assistance en matière économique, commerciale et managériale. Elle pourra être sollicitée pour rechercher, analyser toutes informations économiques, commerciales et managériales.
Elle assistera tout groupement de personnes, sociétaire ou non, dans son développement, organisation et management. Elle réalisera notamment les études de marché et leur apportera tous les outils nécessaires à leurs prises de décisions. La société pourra exercer toute autre activité commerciale à moins que celle-ci ne soit spécialement réglementée. D’une façon générale, elle pourra faire toutes les opérations commerciales, financières, mobilières et immobilières se rattachant directement à son objet social ou qui seraient de nature à en faciliter ou développer la réalisation.
La société a, en outre, pour objet toutes les opérations se rapportant directement ou indirectement à la prise de participations sous quelque forme que ce soit, dans toute entreprise, ainsi que l’administration, la gestion, le contrôle et le développement de ces participations.
Elle pourra notamment employer ses fonds à la création, à la gestion, à la mise en valeur et à la liquidation d’un portefeuille se composant de tous titres et brevets de toute origine, participer à la création, au développement et au contrôle de toute entreprise, acquérir par voie d’apport, de souscription, de prise ferme ou d’option d’achat et de toute autre manière, tous titres et brevets, les réaliser par voie de vente, de cession, d’échange ou autrement, faire mettre en valeur ces affaires et brevets, accorder aux sociétés auxquelles elle s’intéresse tous concours, prêts, avances ou garanties ».

Comment Blackpearl a été montée par… Decrow

Le même procédé a permis la création- toujours au Luxembourg- de Middle East and Africa Group Limited qui contrôlait Ahs, cette société de handling qui régnait sur l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Selon les statuts, cette entité offshore a obtenu le numéro de compagnie 1553373 après avoir été montée à Hong Kong le 19 janvier 2011.

En fait, Menzies est une vraie pieuvre aux multiples ramifications. Comme nous le révélions déjà, dès 2003, Bibo Bourgi et Pouye ont monté Menzies Middle East and Africa Sa, au capital de 3.000.000 euros, au Luxembourg sous le numéro B 96.151, dont le siège social est sis 127 rue de Mühlenbach, L-2168 Luxembourg. Un an plus tard, une autre société offshore a vu le jour sous la même adresse : Metinvest Equity Sa dont l’existence a été mise à jour par la traque des biens présumés mal acquis.
En 2010, Bibo Bourgi et Pouye posent pieds au Panama à travers Menzie Middle East and Africa Holdings. Cette compagnie, montée le 20 décembre sous le numéro 721553, est administrée par la firme juridique Aleman, Cordero, Galindo et Lee. Ce cabinet est pour rappel au cœur de plu- sieurs scandales financiers. Il est suspecté d’avoir aidé Francisco Flores, l’ancien Président du Salvador, à détourner près de 874 millions de dollars qui ont transité dans plusieurs entités offshore.
Le même cabinet a été rendu, tristement, célèbre par son implication dans du blanchiment d’argent pour l’ancien dictateur chilien, Augusto Pinochet, et ses dirigeants sont considérés comme des «partenaires intermédiaires dans diverses sociétés offshore», selon un rapport de l’Ong Grain. Pire, les dirigeants d’Aleman Cordero Galindo et Lee sont cités dans un scandale sur l’utilisation de sociétés écrans et offshore au Brésil et aux Etats-Unis par des entreprises telles que Cisco qui auraient commis une fraude fiscale d’un montant de 735,5 millions de dollars.

Campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018 : La Sonacos cherche 50 milliards de F Cfa

Campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018 : La SONACOS cherche 50 milliards de F Cfa
L’information est livrée ce mardi par Jeune Afrique : « À quelques jours du démarrage de la campagne 2017-2018 de commercialisation de l’arachide, la Sonacos cherche à lever environ 50 milliards de F CFA (76 millions d’euros) pour financer la collecte des graines oléagineuses et faire tourner ses cinq unités industrielles disséminées dans le pays ».

« Lors de la campagne précédente, le groupe avait réussi à récolter près de 100 000 tonnes de graines (soit 60 % de la collecte des huiliers) grâce au concours d’une filiale de la Banque islamique de développement (BID). Il espère plus de 200 000 t pour celle qui s’annonce », renchérit notre confrère.

En guise de rappel, le journal relève qu’en  2015, alors propriété du groupe Advens, d’Abbas Jaber, l’ex-Suneor n’avait pu réunir que 7 000 t pour des capacités de trituration de 300 000 t ! « Criblée de dettes (54 milliards de F CFA) et plongée dans une crise profonde, elle avait dû être renationalisée en fin d’année afin d’éviter la faillite, qui aurait menacé l’ensemble de la filière arachidière », détaille-t-on.

Quel avenir pour les entreprises françaises en Afrique ?

Conscientes des opportunités qu’offre le continent, de grandes entreprises hexagonales y prospèrent, mais les petites et moyennes entreprises peinent à suivre. De nouvelles perspectives semblent cependant s’ouvrir avec l’engagement du gouvernement français en matière d’aide aux financements.

Depuis dix-huit mois, Bruno Mettling est en voie d’africanisation accélérée. Le nouveau patron des filiales africaines du groupe Orange, ancien DRH de l’opérateur passé par les cabinets ministériels français et le secteur bancaire, rattrape le temps perdu. Présent sur le terrain une semaine sur deux, il observe l’évolution du continent au travers du prisme des télécoms.

En vingt ans, son groupe a multiplié le nombre de ses clients par 20 pour en compter désormais plus de 130 millions dans dix-neuf pays, de la Tunisie à Madagascar, de l’Égypte à la RD Congo. Et si Orange entend aujourd’hui se lancer dans la banque en France, c’est en grande partie grâce à sa réussite dans les services financiers au sud du Sahara.

« Toutes les projections montrent que l’Afrique sera le continent clé pour la croissance du monde de demain », ne se lasse pas d’expliquer le dirigeant, impressionné par le dynamisme des pays subsahariens et conscient des possibilités qu’offre la démographie africaine.

L’ancien inspecteur des finances s’impose naturellement parmi les ambassadeurs privilégiés de la nouvelle relation économique que la France cherche à nouer avec toute l’Afrique. Il est devenu président du conseil de chefs d’entreprise France-Afrique de l’Ouest au sein du Medef, il représente Orange au sein du Conseil des investisseurs français en Afrique (Cian) et, depuis le mois dernier, est devenu coprésident d’AfricaFrance, la fondation créée sous l’impulsion du Franco-Béninois Lionel Zinsou.
Comme d’autres avant lui, Bruno Mettling fait cependant le constat du recul de la présence hexagonale en Afrique. « Si la France a perdu 50 % de parts de marché en quinze ans, c’est qu’elle a un problème d’adaptation aux réalités africaines. Il y a sans doute des réflexions à conduire. Il faut réformer profondément la manière dont les entreprises françaises répondent à certains appels d’offres, notamment en matière de conditions de financement », estimait-il il y a quelques semaines, interrogé par RFI et Jeune Afrique.

Concurrence entre les entreprises

Mieux répondre aux besoins et aux attentes des États et des consommateurs africains, l’équation est dans toutes les têtes. Car, depuis plus d’une décennie, Chinois, Indiens, Turcs, Marocains et tant d’autres constituent une véritable concurrence face aux produits et aux services français.

Frappé d’immobilisme à la fin des années 1990 et au début des années 2000, la France n’a que tardivement pris conscience qu’elle perdait de son influence, y compris dans les pays francophones, à mesure que la compétition se focalisait sur le terrain économique. Fin 2013, le rapport rédigé, entre autres, par Hubert Védrine et l’ex-Premier ministre du Bénin Lionel Zinsou officialise le retard pris par l’Hexagone.

C’est en 2012, avec l’arrivée de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, que le changement va commencer à s’opérer. Sous l’impulsion du ministre, son administration fait de l’appui aux sociétés françaises une de ses priorités en créant notamment une direction des entreprises.

Depuis, ses successeurs font de la diplomatie économique un élément central de leur feuille de route. Le 28 août, en ouverture de la Semaine des ambassadeurs, Jean-Yves Le Drian a ainsi rappelé le rôle échu aux diplomates dans ce domaine : « L’ambassade doit être la première maison des entreprises françaises à l’international et le premier promoteur de la marque France. »

Réaliser des projets sur le continent

Rencontré à l’occasion de cet événement, Frédéric Vaillant, dont l’entreprise Medasys, éditeur de logiciels destinés aux établissements de santé, travaille depuis cinq ans en Afrique, confirme l’importance du rôle des représentations françaises à l’étranger. « Les ambassadeurs sont très utiles pour cibler nos pays.

Cela nous aide aussi à élargir notre réseau, à rencontrer les bons interlocuteurs », explique l’entrepreneur. « J’observe que, de plus en plus souvent, nous sommes consultés en amont par les sociétés qui veulent s’installer en Afrique et pas seulement en cas de crise », se félicitait également François Pujolas, ambassadeur en poste à Accra depuis 2015.

Sur le plan de l’accès aux financements, l’objectif fixé en juillet par Emmanuel Macron de porter l’aide aux pays en développement à 0,55 % du PIB français d’ici à 2022  contre 0,38 % actuellement

Mais, de l’aveu de plusieurs diplomates interrogés, quand Total, CFAO, Vinci ou Orange gagnent des marchés, les PME concrétisant leurs projets sur le continent restent quant à elles encore rares. Le nouvel ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, note que les grandes entreprises françaises qui profitent de la croissance africaine jouent rarement un rôle de locomotive en invitant leurs partenaires hexagonaux à les suivre dans leur développement international.

Sur le plan de l’accès aux financements, l’objectif fixé en juillet par Emmanuel Macron de porter l’aide aux pays en développement à 0,55 % du PIB français d’ici à 2022 – contre 0,38 % actuellement – est évidemment une bonne nouvelle. Une partie de ces fonds sera in fine injectée dans des projets réalisés pour partie par des entreprises hexagonales.

Trouver des financements

Proparco, filiale de l’Agence française du développement (AFD) dédiée au secteur privé, avait devancé l’annonce présidentielle en affichant, en début d’année, sa volonté de doubler ses engagements d’ici à 2020 en passant de 1 à 2 milliards d’euros. Dans la foulée, l’AFD et la Caisse des dépôts française (CDC) avaient aussi créé un fonds de 600 millions d’euros pour le financement d’infrastructures, un domaine où les multinationales hexagonales comptent parmi les leaders mondiaux.

Autre instrument financier intéressant pour les PME françaises, le développement de solutions de crédit export gérées par Bpifrance et le lancement, par cette même filiale de la CDC, d’un fonds franco-africain de 77 millions d’euros, également souscrit par la Société générale, Orange et, à hauteur de 25 %, des sociétés africaines.

Avec la garantie d’investir autant dans des sociétés françaises qu’africaines, ce véhicule financier géré par AfricInvest marque par ailleurs la volonté de Paris de tourner la page de la Françafrique en participant à l’émergence de champions continentaux. Autre bonne nouvelle, le désir du gouvernement d’être tenu informé des dossiers présentés pour dénouer les points de blocage. Objectif des autorités françaises : créer 95 000 exportateurs supplémentaires, notamment sur les marchés africains.

Efficacité et organisation

Si le dispositif français n’a sans doute jamais été aussi complet, le millefeuille constitué par les agences et les services de l’État impliqués sur ce sujet (Business France, Expertise France, AFD, Proparco, BPI, les ambassades…) rend l’efficacité de l’ensemble encore incertaine. « S’internationaliser implique des financements, mais également une gestion du risque et un changement d’organisation managériale. C’est une stratégie qui implique préparation et patience », explique Pedro Novo, directeur des financements export de Bpifrance.

Le volontarisme du gouvernement en matière de soutien aux investissements à l’étranger ravit évidemment le patronat

Si celle-ci a déjà réalisé un travail de simplification des outils financiers, les procédures peuvent être améliorées. Le constat est encore plus vrai dans l’accompagnement des entreprises. Jean-Yves Le Drian le sait et entend bannir toutes les organisations en silos.

« Je souhaite systématiser la coordination pour décloisonner notre stratégie de conquête des marchés », a expliqué le ministre. Afin d’y parvenir, il propose la création d’un premier guichet unique « d’entrée » dans les différentes régions françaises et d’un second guichet « de sortie » coordonné par les ambassades dans les pays cibles.

Le volontarisme du gouvernement en matière de soutien aux investissements à l’étranger ravit évidemment le patronat. Public et privé coordonnent d’ailleurs leurs efforts pour aider les PME françaises à gagner des marchés sur le continent.

Début octobre, la fondation AfricaFrance, avec le soutien de Classe Export, du Quai d’Orsay et de la Société générale, organisera à Abidjan, puis à Tunis et à Nairobi, la seconde édition des Rencontres Africa. Près de 300 chefs d’entreprise français devraient faire le déplacement pour prendre contact avec 2 000 homologues africains dans le but de mettre un frein au recul français en Afrique.


 

L’Aibd va contribuer au développement du tourisme au Sénégal, selon son Dg

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L’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) sera « un outil hautement favorable » au développement du tourisme sénégalais, a assuré, mardi, à Paris, son directeur général, Abdoulaye Mbodji.

M. Mbodji, qui s’exprimait à l’occasion de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, ouvert le même jour, au Parc des expositions, porte de Versailles, a confirmé l’ouverture de l’AIBD le 7 décembre prochain.

« L’Aéroport international Blaise-Diagne remplit toutes les normes de sécurité, de sûreté et de convivialité pour contribuer au développement du tourisme sénégalais », a soutenu Abdoulaye Mbodji.Selon lui, la proximité de cette infrastructure aéroportuaire avec la station balnéaire de Saly-Portudal (ouest) est un avantage pour l’activité touristique au Sénégal.

Au-delà du tourisme, a souligné M. Mbodji, l’AIBD, construit à une quarantaine de kilomètres de la capitale sénégalaise, va contribuer au développement des exportations sénégalaises. « Le Sénégal va fondamentalement changer, avec l’AIBD », a déclaré son directeur général.

Le gouvernement sénégalais veut, avec son Plan Sénégal émergent, hisser le Sénégal dans le Top-5 des destinations touristiques africaines, avec un objectif de trois millions de touristes par an à atteindre au plus en 2023.

Pour y arriver, l’Etat envisage la création de trois à six « zones touristiques intégrées » et le développement des activités de micro-tourisme. La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours (26-29 septembre) des acteurs du tourisme à Paris.

Créé en 1978, le « Top Resa » se tenait à Deauville et était dédié uniquement aux loisirs. En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler « IFTM Top Resa ».Il emménage à Paris et devient un salon « multi-cibles », couvrant « tous les motifs de déplacements » : loisirs, affaires et événementiels.

Auteur: Aps – APS

Le Monument de Wade génère 3 à 4 millions par mois

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Revoilà le très controversé monument de la Renaissance africaine tant décrié sous l’ancien régime. L’édifice dont les 30% de retombées devaient revenir à la famille de l’ancien président Wade, concepteur du monument, génère de belles sommes d’argent, entre 3 et 5 millions de francs CFa de recettes par mois rien que pour les visites, à en croire son administrateur, Racine Senghor.

Mais à côté, il y a les charges qui «sont dix fois plus élevées. Heureusement que l’Etat met à notre disposition un budget pour contribuer au bon fonctionnement», se félicite Racine Senghor.

Dans le quotidien Vox Populi de ce vendredi 8 septembre 2017, il incite les Sénégalais à visiter le monument, donc à débourser pour son entretien. «Il faut que les Sénégalais apprennent à aller visiter et à payer le prix. Il ne faut pas que les gens pensent que visiter la statue est moins importante que d’acheter un hamburger qui coûte 1500 francs. On doit aussi payer 1000 francs Cfa pour visiter la statue. Il faut éduquer les Sénégalais en ce sens.

C’est pourquoi nous attirons les enfants sur ce qu’il y a ici, car, si on les éduque sur ça, ils comprendront quand ils grandiront. Il faut aussi payer les visites pour pouvoir entretenir les structures historiques», recommande-t-il.

Le personnel de service est composé de 25 personnes, les guides, au nombre de 7, parlent plusieurs langues, renseigne le journal au sujet du site qui a accueilli près de 60 000 visiteurs en 2016. Le monument de la Renaissance fait également office de lieu de célébration de mariages et autres manifestations, ce qui génère entre 100 000 et 150 000 francs Cfa l’évènement.

Auteur: SenewebNews – Seneweb.com

Coud : Une ardoise de 10 milliards de F Cfa et 1,7 milliard pour des «dépenses du personnel» en trois mois

COUD : Une ardoise de 10 milliards de F Cfa et 1,7 milliard pour des «dépenses du personnel» en trois mois

Selon le rapport obtenu par Libération, le budget initial du COUD, arrêté à 22 437 000 000 francs CFA, est constitué à hauteur de 87,34 % par des subventions de l’Etat, soit un montant de 19 596 000 000. La section fonctionnement absorbe 84,01% des crédits ouverts, soit 18 849 700 000 francs CFA alors que l’investissement est projeté à 3 587 300 000 francs CFA, soit 15,99 % du budget.
Les charges de personnel représentent 34,88 % du budget de fonctionnement avec des crédits ouverts à hauteur de 6 575 420 000 francs CFA.
L’analyse de l’exécution révèle un rythme de consommation des crédits plus soutenu que celui de mobilisation des ressources. En effet, les ressources mobilisées s’établissent à 8 587 141 292 francs CFA au terme du premier trimestre, soit un taux de 38,27 % alors que le niveau de consommation des crédits se situe à 40,67 soit un montant de 9 126 061 941 francs CFA.
Dans le même registre, 26,85 % des dotations réservées à la prise en charge des dépenses de personnel, soit un montant de 1 765 292 559 francs CFA, sont consommés dans les trois mois de l’exercice budgétaire.
La dette du COUD est arrêtée globalement à 10 369 637 222 francs CFA. Elle est constituée comme suit : dettes fournisseurs : 2 727 409 987 ; dettes fiscales : 5 427 851 805 ; dettes sociales : 2 214 375 430.
Pour le Centre des œuvres universitaires régional de Saint-Louis, le budget est arrêté à 5 649 652 625 FCfa. Les subventions de l’Etat, prévues pour un montant de 4 325 915 000, constituent 76,57 % de ces prévisions. Le fonctionnement absorbe 88,62 % des crédits ouverts, soit 5 006 985 000 francs Cfa alors que le budget d’investissement s’établit à 642 667 625, soit 11,38 % du budget.
Les crédits ouverts pour les charges de personnel se chiffrent à 2 241 000 000 et représentent 44,76 % du budget de fonctionnement.
A la date du 31 mars 2017, les ressources mobilisées s’élèvent à 1 837 888 590 francs CFA, soit un niveau de réalisation de 32,53 %. Le niveau de consommation des crédits ressort légèrement supérieur sur la même période à 34,94 %, soit une exécution de 1 973 961 704 francs CFA en valeur absolue.
La dette du CROUS, qui s’élève à 4 594 803 415 francs CFA, est composée des dettes fournisseurs pour 2 923 483 275 francs CFA et dettes fiscales arrêtées à 1 671 320 140 francs CFA.

Les dessous de l’affaire Pétro-Tim sous Me Abdoulaye Wade

AUDITIONS A L’INSPECTION GÉNÉRALE D’ETAT : Les dessous de l’affaire Pétro-Tim sous Me Abdoulaye Wade

Nos confrères du « Quotidien » ont déjà défloré les résultats de l’enquête de l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur l’attribution de blocs pétroliers à la compagnie Petrotim alors que les sites devaient revenir à Tullow.
En vérité, cette affaire est un scandale d’Etat qui éclabousse surtout l’ancien Directeur général de Petrosen, Ibrahima Mbodji, qui agissait sous tutelle du ministre de l’Energie Karim Wade. Les faits mis en cause sont assimilables à une tentative d’escroquerie portant sur le somme de 3 millions de dollars (1,7 milliard F Cfa) comme l’indiquaient nos confrères.
A l’époque des faits, Mamadou Faye, l’actuel Directeur général de Petrosen, était conseiller d’Ibrahima Mbodji. Une source ayant pris connaissance des auditions à l’IGE explique que celui-ci a été dans un premier temps interrogé sur le rôle de la commission d’évaluation.
« La Commission a pour mission d’examiner les demandes de recherche pétrolière.
Elle procède à une évaluation technique et financière des compagnies demanderesses. Je précise qu’avant l’an 2000, nous partions avec les compagnies pour faire la promotion du bassin sédimentaire sénégalais.
Mais, en 2000, il y a eu une rupture en ce sens que nous recevions beaucoup de demandes venues des compagnies de petite taille comme de grande taille. Et, il arrivait que certaines se faisaient octroyer le permis, entreprenaient quelques travaux pour ensuite le céder. C’est-à-dire rechercher des contrats dans un but spéculatif. »

Les révélations explosives de Mamadou Faye

Lorsque les vérificateurs demandent à Mamadou Faye si toutes les demandes de recherches sont communiquées à la Commission de recherche, il confie, selon ce que rapportent les mêmes sources : « Normalement ».

Quid de la procédure d’octroi des contrats ?

« Nous sommes saisis soit par des compagnies pétrolières de leurs demandes, soit par le ministre chargé de l’Energie qui nous transmet les demandes qu’il a reçues directement des compagnies. Selon le cas, nous procédons soit à une évaluation puis nous faisons part de nos conclusions au ministre, soit nous procédons à une négociation sur sa demande.


Au terme de l’évaluation effectuée par la Commission sur les recommandations formulées, le ministre procède soit au classement de la demande, soit demande à la Commission d’entamer des négociations avec la compagnie concernée. »
C’est en ce moment que les enquêteurs l’interrogent sur le contrat avec Petro-Tim : « J’en ai été informé par le Directeur général (Ibrahima Mbodji) qui m’a montré dans son bureau le contrat signé et approuvé début avril 2012. Je me souviens que c’était la veille d’un de ses déplacements hors du Sénégal. Je vais vérifier et donner la date exacte. »
L’actuel Directeur général de révéler que le contrat n’a été ni évalué, ni négocié par la Commission d’évaluation : « Personnellement, je n’ai pas participé à une réunion d’évaluation ou de négociation relative à une demande de permis de recherche de Pétro-Tim.
Devant assurer son intérim, le Directeur général m’a tenu informé entre autres du dossier Pétro-Tim qui venait d’être conclu. J’ai été surpris de voir un contrat signé entre l’Etat du Sénégal et Pétro-Tim relativement au bloc Saint-Louis offshore profond et au bloc Cayar Offshore car nous étions en négociation avec Tullow sur les mêmes blocs. Les négociations étaient suspendues en raison des élections et devaient reprendre aussitôt après ».
Mieux, Tullow Oil n’a pas été informée. Les vérificateurs lui demandent alors s’il est de coutume qu’on exige des compagnies un bonus de signature comme cela a été avec cette société qui, au finish, a été roulée dans la farine.
« Le bonus de signature n’est pas prévu par la loi. Malgré les avantages prévus par l’ordonnance de 1960 portant code pétrolier et la loi de 1986, le Sénégal n’a pas été un point d’attraction pour les compagnies de recherche pétrolière.
Alors, pour rendre la recherche pétrolière attractive, tout ce qui pouvait être considéré comme des fiscalités déguisées notamment les bonus de signature a été supprimé. Le bonus de signature est d’usage dans les pays producteurs, car la probabilité de trouver du pétrole est assez élevé. A l’inverse, dans les pays non producteurs, l’aléa est tellement grand que les compagnies ne sont pas intéressées à payer un bonus de signature. »
« A un moment de nos négociations avec Tullow, dans un des drafts, il avait été question de bonus de signature mais nous l’avions supprimé parce que ce n’était pas conforme à la loi. Je ne sais pas comment on est arrivé à ce bonus de signature », révèle Mamadou Faye qui, lorsque l’IGE demande si ladite proposition n’était pas une réponse à une demande émanant de quelqu’un, tranche : « habituellement, les mails que nous échangeons avec les compagnies pétrolières sont partagés entre les membres de la Commission. Je n’ai pas eu connaissance d’un tel message. »
L’IGE l’informe pourtant du mail d’Ibrahima Mbodji demandant à Tullow Oil de payer un bonus. « Ce n’est pas conforme à la loi. Selon nos procédures, avant toute négociation, nous partageons avec la compagnie concernée notre texte de référence à savoir le décret d’application de la loi portant code pétrolier. Or, ce texte n’autorise pas de demander un bonus de signature. »

Un « bonus » aux allures de scandale

Interrogé sur Petro-Tim, Mamadou Faye révèle : « Je n’avais jamais entendu parler de Pétro-Tim auparavant. J’ai effectué des recherches mais je n’ai rien trouvé. Dans le monde, les compagnies pétrolières sont vite identifiées. La centaine de compagnies pétrolières qui existe dans le monde est connue de tous les milieux pétroliers. Une année d’existence suffit à faire connaitre une compagnie sur le plan mondial.


En ce qui concerne Pétro-Tim, je n’ai trouvé aucun élément d’information. Ma première a été de loger Pétro-Tim dans cette catégorie (de société spéculatrice) d’autant plus que les blocs attribués à Pétro-Tim sont très sollicités. Il y a de fort risque que les droits résultants du permis de recherche attribué soient rétrocédés.
Des compagnies à moyens limités peuvent rencontrer des difficultés financières ou mettre du temps à rencontrer des partenaires qui acceptent de les accompagner dans la poursuite des opérations de forage, s’ils n’arrivent pas à trouver de repreneurs. Ils demandent à bénéficier d’extension de la période de recherche. Ce qui aura pour effet de ralentir l’exploration. »

Al Fousseynou Wane, conseiller Exploration de Petrosen à l’époque, a presque abondé dans le même sens : « Courant avril 2012, la vieille de ma mission à Houston (Etats Unis), j’avais été reçu par le Directeur général (Ibrahima Mbodji) dans son bureau.

Il m’a fait part de la signature d’un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbure et, j’ai constaté que ledit contrat portait la signature du Directeur général de Petrosen et du ministre en charge de l’Energie, le ministre d’Etat Karim Wade. J’ai fait observer au Directeur général que sans l’approbation du Président de la République, pour moi, il n’y a pas de contrat.
Plus tard, courant juin, en parcourant le rapport de présentation du décret d’approbation du contrat signé avec Petro-Tim, j’ai su que celle-ci est une filiale de Pétro-Asia dont le siège se trouve à hongkong. Je crois me souvenir que le contrat a été signé au mois de janvier. »

Le conseiller Exploration enfonce le clou…

« Le risque principal est le retard apporté au déroulement du programme de recherche pétrolière dans le bassin sédimentaire. Autre risque, c’est la possibilité de voir la compagnie spéculer avec le titre qu’elle a en main. habituellement, nous mettons dans les contrats des dispositions qui sont de nature à limiter les possibilités de spéculation. »

Sur le bonus demandé par Mbodji à Tullow Oil, le conseiller Exploration conforte Mamadou Faye : « Une telle demande serait en porte à faux avec les motivations de l’exposé des motifs de la loi portant Code pétrolier ».

Il ajoute : « Il y avait beaucoup de concurrents (à Petro-Tim) notamment Tullow avec laquelle nous étions en négociation. Les négociations avec Tullow étaient très avancées. Avec Tullow, nous étions en fin de négociation car il y avait accord sur pratiquement tous les points.

Le seul sur lequel il n’y avait pas encore accord portait sur la clé de réparation des productions et des profits en cas de découverte de gaz. Je rappelle que Tullow qui a été subrogée dans le droit d’Energie Africa relativement au Saint-Louis offshore peu profond a demandé à bénéficier d’un contrat de recherche portant sur le Saint-Louis offshore profond et le Cayar Offshore profond.
Lorsque j’ai constaté que ces deux blocs ont été attribués à Pétro-Tim, j’ai exprimé au Directeur général ma désapprobation parce que j’ai trouvé la manière peu élégante. Il y a un gentleman-agrément qu’il faut respecter. La signature du contrat avec Pétro-Tim n’est pas bonne pour la réputation de Pétrosen et l’image du Sénégal. Je veux parler des méthodes utilisées pour signer ces contrats.
Les compagnies qui avaient déjà leurs demandes enregistrées au Sénégal pour les mêmes blocs, apprenant que l’Etat du Sénégal a signé avec Pétro-Tim dont la demande n’était pas préalablement enregistrée, auront une mauvaise image du Sénégal. Or, dans le secteur pétrolier, les acteurs se connaissent. Il a été précisé, dès l’entame des négociations, qu’il n’y a pas de bonus de signature. »
(à suivre).

Le président gagne le pari de la gestion du pétrole

HYDROCARBURES : Le président gagne le pari de la gestion du pétrole
Plusieurs experts estiment que le Président a gagné un pari dans le cadre de la gestion du pétrole sénégalais. En effet, après les deux accords signés avec le groupe Total, Macky Sall a réussi à mettre côte à côte le pétrolier français, le britannique BP et les américains de Kosmos.
Et bientôt, ce sera autour des Russes de Gazprom. Ainsi, il a réussi à faire venir dans notre pays le maximum de multinationales des hydrocarbures pour stimuler la concurrence et accélérer à terme les rentrées d’argent pour notre pays.

Port de Dakar : 500 à 600 conteneurs traités par jour, selon le Dg des Douanes

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Quelque 500 à 600 conteneurs sont traités chaque jour par les services des Douanes au Port autonome de Dakar (PAD), a déclaré le directeur général des Douanes, Pape Ousmane Guèye.

‘’Chaque jour, nous traitons 500 à 600 conteneurs au niveau du Port. On ne peut s’amuser à les ouvrir tous’’, a souligné M. Guèye, invité de la rédaction de l’Agence de Presse Sénégalaise.

Il a souligné que c’est pour cette raison que les douanes sénégalaises mettent l’accent sur le déploiement de scanners. ’’Nous en avons à Rosso et à Kidira, et nous allons améliorer le taux de scanner dans le reste du pays’’, a-t-il expliqué.

Alassane Ouattara réfute l’information sur une dévaluation du CFA

La rumeur sur une éventuelle dévaluation du franc CFA est une “information fallacieuse” d’autant que la zone est bien gérée avec des réserves en devises “très importantes”, a soutenu, lundi à Abidjan (Côte d’Ivoire), le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara.

C’est une “information fallacieuse” de faire circuler une rumeur sur une éventuelle dévaluation du franc CFA, selon le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Alassane Dramane Ouattara qui s’exprimait à la fin du Sommet extraordinaire de l’UEMOA qui a porté sur “la situation économique et financière de l’Union”, a souligné que “la zone franc est bien gérée avec des réserves en devises très importantes, une croissance forte, une maîtrise de l’inflation et du déficit budgétaire”.

“La dette extérieure est bien gérée avec une monnaie saine”, a dit M. Ouattara, ajoutant que ’’le constat est que le CFA se porte bien et la preuve est qu’il dispose de 5 mois d’impression de réserve alors que la norme est de 3 mois”.

Le chef de l’Etat ivoirien a en outre appelé à “faire attention aux dépenses de sécurité qui participent au développement au même titre que les dépenses d’investissement”.

Ter, iIa Touba, etc.: Les gros projets du Président inquiètent le Fmi

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Les grands projets du chef de l’Etat et leur financement commencent vraiment à inquiéter le Fonds monétaire international (Fmi). Leur impact sur la dette publique, déjà lourde, risque de faire glisser le niveau d’endettement du pays dans une situation délicate, alerte l’institution. «Les projets de financer des infrastructures de grande ampleur, en recourant à des emprunts commerciaux extérieurs, menaceraient davantage la viabilité de la dette en augmentant le service de la dette à moyen terme.

Le service de la dette, sur l’ensemble de la dette publique, devrait atteindre 25,4 % des recettes publiques en 2016 et plus de 35 % en 2017 et 2018, principalement du fait des nouveaux emprunts intérieurs relativement coûteux contractés en 2016», signalent les services de  Christine Lagarde.

Le Fmi parle-t-il du Train Express régional (Ter), de l’autoroute « Ila Touba » et autres? L’institution de Breton Woods ne l’a pas précisé. Mais le futur Ter, qui atténuera certainement les difficultés dans le transport urbain ou interurbain, va cependant alourdir davantage le fardeau de la dette. Car elle coûtera 568 milliards de Cfa.

Montant que l’Etat a emprunté auprès de l’Afd, de la Bad et de la Banque Islamique de développement. Le financement de l’autoroute « Ila Touba », quant à lui, est assuré en grande partie à partir d’un emprunt chinois. Et dans son document, le Fmi parle bien des bailleurs de fonds chinois.

«On observe un recours accru à d’autres bailleurs de fonds (la Chine et l’Inde) et à des sources plus coûteuses d’emprunts extérieurs pour financer les projets d’investissement dans le cadre du Pse (Plan Sénégal émergent). Compte tenu de cette évolution, les autorités devront veiller à ce que la stratégie de gestion de la dette prenne en compte les trois principaux risques qui pèsent sur la viabilité de la dette, à savoir  la composition des financements, les opérations du Trésor et les engagements conditionnels», souligne l’institution dans son document.

Les prix des denrées qui ont baissé sous Macky Sall

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Entre 2012, année d’arrivée au pouvoir de Macky Sall, et aujourd’hui, les prix de nombreuses denrées ont baissé. C’est l’affirmation du ministre du Commerce, Alioune Sarr, qui s’est livré à un exercice de comparaison.

«Le prix du riz brisé non parfumé, qui est consommé par 70% des Sénégalais était à 350 francs le kilogramme en mars 2012 ; le prix actuel est de 260 francs le kilo, soit une baisse de 90 francs», jubile Alioune Sarr. Qui souligne la baisse sur l’huile en fût (de 1200 à 1000), la dosette d’huile (de 325 à 290), le sucre cristallisé (700 à 600 le kg), la farine boulangère (20 600 à 16 000 le sac de 50 kg), la baguette de pain (de 175 à 150).

Même pour les produits pétroliers, la baisse a été conséquente. «Le super carburant dont le prix du litre était à 889 francs en 2016 est aujourd’hui à 695 francs, soit 194 francs de baisse, souligne Alioune Sarr.

Le gasoil dont le prix, en 2012 était de 790 francs est en 2016 à 595 francs, soit 197 francs de baisse en valeur absolue et 25% en valeur relative. Sur l’essence pirogue, le titre était à 697 francs en mars 2012. En 2016, il est à 497 francs soit 190 francs de baisse. La bonbonne de 2,7 kilogrammes qui était à 1700 francs est aujourd’hui à 1350 francs soit 365 francs de baisse. C’est une baisse au-delà de 22%.»

(Source : Enquête)

« Avec 1 million de tonnes de riz, le Sénégal est le 1er importateur de riz brisé au monde »

Alioune Sarr « Nous sommes le pays qui importe le plus de riz brisé au monde »

Le ministre du Commerce, Aliou Sarr a fait un aveu d’échec e affirmant que le Sénégal est le pays qui importe le plus de riz brisé au monde.  Alors que le Gouvernement avait promis l’autosuffisance en riz aux Sénégalais.

«  Le Sénégal consomme 3 000 tonnes de riz chaque jour. Chaque Sénégalais consomme, en moyenne, 70 à 80 kilogrammes de riz par an. C’est la raison pour laquelle nous importons énormément. Nous sommes le pays qui importe le plus de riz brisé au monde. 1 million de tonnes. C’est énorme », a dit le ministre dans l’Enquête de ce samedi

Audit de la caisse d’avance de la ville de Dakar : Birima Mangara blanchit l’IGE

 

Audit de la caisse d’avance de la ville de Dakar : Birima Mangara blanchit l’IGE
 Le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget dément toute démarche politicienne de l’État dans la convocation du maire de Dakar Khalifa Sall devant la Dic pour s’expliquer sur le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige).
Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier, dimanche 26 février, Birima Mangara a indiqué que la mission de l’Ige à la ville de Dakar s’inscrit dans le cadre d’une démarche républicaine et normale visant le respect du principe du suivi-évaluation de l’impact des politiques publiques sur la vie des Sénégalais.

Plainte : La Bceao attraite devant la Cour de Justice de l’Uemao

PLAINTE : La BCEAO attraite devant la Cour de Justice de l’UEMOA
 Selon les informations de Libération, la BCEAO a été attraite devant la Cour de Justice de l’UEMOA. L’affaire sera d’ailleurs jugée le 7 mars prochain. L’auteur de la plainte se trouve être le candidat malheureux à la présidentielle de mars 2011 au Bénin, Jean Yves Sizogan. Ce dernier avait attaqué la banque suite à son licenciement que beaucoup qualifient de forfaiture. À suivre…

Crise à la Sodav : une affaire de responsabilité !

Crise à la SODAV : une affaire de responsabilité !
 Les Sénégalais ont appris, avec étonnement, la « supposée révocation » du Directeur gérant de la SODAV, le weekend dernier. « Supposée revocation » parce que après avoir commis leur forfait et envahi la presse à coup d’interviews et d’articles commendités avec des arguments qui frisent le ridicule, les forces obscures qui combattent le Directeur-Gérant ont omis de tout révéler.
En réponse a leur initiative, le Directeur Gérant, par voie de son dévoué, a assigné Mme la Présidente et le Directeur Intérimaire présumé, à comparaitre au tribunal du travail, le 21 Février 2017, par voie d’ordonnance de comparution datée et signée par la Présidente du tribunal, le 16/02/2017, signifiée et notifiée par Huissier de justice, accompagnée d’un Commandement de surseoir a la passation jusqu’après la comparution.
Pourtant, animés par une impatience inexplicable, des membres du Conseil d’Administration de la SODAV ont forcé la porte du bureau du Directeur Gérant et se sont empressés de changer la serrure au mepris de la notification faite a eux d’attendre l’audience fixée au 21 février 2017.
Au-delà de tout ce que l’on peut penser ou croire, cette affaire pose la problématique de la responsabilité des différents acteurs et parties prenant.
Bouna Manel FALL, pour ne pas le citer, a pris fonction au mois d’octobre 2016, soit plus de deux ans après avoir été nommé Directeur gérant par le conseil d’administration  de la nouvelle société  de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. Inutile de revenir sur les détails de sa désignation : il est nettement sorti du lot, suite à un appel à candidature qui a même fait concourir des postulants de l’étranger.
L’establishment ne voulait pas de cet élément indépendant. Il est connu pour n’être d’aucun bord, de n’être inféodé à nul groupe de pression, de ne se soumettre à aucun cercle d’intérêt. Ce profil de gestionnaire libre dérange jusque dans les plus hautes sphères de l’oligarchie culturelle. C’est à contrecœur que les forces qui l’ont combattu ont assisté à sa prise de fonction.
Depuis, il s’est mis à l’ouvrage, fort de la pertinence de sa vision et de ses compétences propres. Devant la décision qui a été prise par le conseil d’administration (dont la composition peut interloquer plus d’un au vu des profils de ses membres), il reste droits dans ses bottes de soldat et assume les responsabilités qui lui ont été assignées
Mêmes ceux qui le combattent ont reconnu dans une interview pourtant à charge (Le Journal Enquête du 18 février 2017) qu’il a fait mieux que son prédécesseur en augmentant les recettes et en baissant les dépenses. Pourtant, summum de l’incohérence, ils l’accusent de fautes de gestion.
Qu’en pense le personnel ? Les langues commencent à se délier. Il est fait état de l’engagement du Directeur gérant. Il est assidu et ponctuel, nous dit-on. Mieux, il émarge tous les jours au plus tard à 7h 40 mn, excepté le jour où la voiture de fonction lui a joué un tour; l’obligeant ainsi à la laisser au niveau de la station d’essence en face du lycée Seydou Nourou Tall.
Il a su, en quelques mois, rassurer les agents et donner du cœur à l’ouvrage aux troupes. En somme, on nous confie qu’il a imprimé une nouvelle dynamique de travail. Il promeut, ajoute-t-on, une véritable culture de l’effort et du mérite. D’où les résultats probants qu’affiche la SODAV en un trimestre.
S’il jouit d’une telle estime auprès de ses collaborateurs, pourquoi est-ce qu’ils sont aussi couards devant son limogeage? Quarante années dans le public, ça ne prédispose guère à la défense de ses intérêts. Ce personnel risque, pourtant, d’être le premier sacrifié sur l’autel de la convoitise débordante de gens de petite vertu. Il appartient au personnel de la SODAV de s’assumer et de défendre ses intérêts qui sont intimement liés au manager qui gère leur organisation.
Et les ayant-droits ? On imagine leur incompréhension. Que se passe-t-il dans « leur maison » ? Ils ne savent assurément pas. Et ce n’est pas en restant dans la position de spectateurs que cela s’améliorera. Il est question de leurs revenus, de leurs conditions de vie, de leur avenir (ou de leurs vieux jours).
La SODAV est au confluent des formes d’expression culturelles du Sénégal. Avec les droits numériques, la manne financière que peut engranger la société de gestion collective des droits est plus que considérable. Elle sera énorme. De quoi donner le tournis aux rapaces qui n’ont  d’yeux que pour l’argent. Ils en bavent même, rien que d’y penser.
Heureusement, des leaders d’opinion (Habib Faye de l’Association des Acteurs de l’Industrie Musicale, en l’occurrence et bien d’autres) ont pris sur eux de dénoncer ce qu’ils appellent un complot ourdi par une « oligarchie » voulant garder la main haute sur l’industrie culturelle.
C’est en fait une forfaiture qui s’accomplit sous les yeux des acteurs culturels et ils seraient coupables de rester les bras ballants. C’est à eux de prendre en charge la préservation de leurs aspirations légitimes.
Et à ce niveau, les membres du conseil d’administration qui ont la bonne information et qui se sont abstenus de participer a cette forfaiture doivent éclairer leurs frères et sœurs qui sont embarqués dans le même navire qu’on veut couler.
Qu’en est-il de l’autorité de tutelle ? L’autorité est faite pour être exercée. L’abus d’autorité est intolérable, à tous points de vue. Mais il y a pire : la vacuité de l’autorité. Les Africains sont adeptes des deux extrêmes.
Dans le cas présent, le ministre qui a en charge le portefeuille de la culture doit prendre toute sa responsabilité. La suite à donner à ce dossier lui incombe. Il doit prendre la pleine mesure des enjeux.

Momar Ndiaye

« Sortir de la zone franc CFA n’est pas une option, mais une nécessité vitale »

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La sortie des pays africains de la zone monétaire du Franc CFA n’est plus « une option pour eux. Mais, une nécessité vitale, logique et historique», a affirmé, samedi à Abidjan, l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly, président de Liberté et démocratie pour la République ( Lider) .
Invité de la deuxième  »journée mondiale » de sensibilisation  contre la monnaie coloniale (FCFA) initiée par  l’ONG  «urgence panafricaniste», Mamadou Koulibaly a entretenu l’auditoire  autour  du thème: « Sortir du franc CFA et créer une nouvelle monnaie: principes et conditions».

Pour lui, la décolonisation de la zone monétaire ne « signifie pas qu’on sera malheureux», expliquant que la zone franc ne défend essentiellement que les intérêts de la France. «Il y a eu une douzaine de dévaluations du franc français jusqu’à la création de l’Euro en 1999. Mais rien ne change pour le franc CFA. C’est totalement arbitraire», s’est-il offusqué.

Comparant la qualité de vie et l’indice de pauvreté dans  les pays africains sortis de la zone franc comme le Maroc, l’Algérie la Tunisie à celui des pays africains restés dans la zone franc,  M. Koulibaly  a estimé que les premiers cités sont mieux logés que les seconds.

« Pourquoi selon les statistiques, les bailleurs de fonds investissent majoritairement dans les pays africains  hors de la zone franc si tant est que c’est notre zone qui est bien organisée ? », s’est interrogé le Professeur d’université.

Relativement aux conditions et aux principes de sortie du franc CFA, le conférencier a indiqué que les textes fondateurs de la zone franc le prévoient notamment, le pacte colonial, le traité de l’Union économique et monétaire ouest africaine… « Ce sont les chefs d’Etats qui peuvent dénoncer et impulser la sortie du franc CFA.  Si vous voulez sortir de la zone franc donc, mettez au pouvoir des présidents qui veulent qu’on sorte de cette servitude monétaire», a-t-il  encouragé.

Toutefois, en dépit de cette grande responsabilité des chefs d’États dans la sortie de la zone franc, Mamadou Koulibaly a invité les uns et les autres à dépolitiser cette lutte contre la monnaie coloniale. « Ce ne sont pas les Français qui sont le problème, c’est nous-mêmes. Pour réussir la sortie, il faut laisser la haine contre la France. Il ne faut pas avoir peur du changement. Il faut plutôt sensibiliser les populations et les partis politiques et rompre avec le nationalisme étriqué », a conseillé M. Koulibaly.

Plus de 25 pays dans le monde, notamment en Afrique ont prononcé ce samedi,  une conférence pour dénoncer la monnaie coloniale CFA  à l’initiative de l’ONG «Urgence panafricaniste » présidée par M. Kimi Seba, selon  le responsable de l’antenne Côte d’ivoire de ladite ONG, Timi N’Guessan. La zone monétaire du franc CFA a 78 ans, quand la monnaie elle-même existe il y a 71 ans.

La famille Mimran va céder la Compagnie sucrière sénégalaise, les Grands Moulins de Dakar et d’Abidjan

L’information a été révélée par Jeune Afrique Business +, nouvelle plateforme d’informations professionnelles à destination des décideurs et investisseurs en Afrique.

Selon Jeune Afrique Business +, les futurs repreneurs sont la société marocaine Forafric, connu pour ses marques de farine et de semoule MayMouna et Ambre et qui a acquis début 2016 son concurrent local Tria. Soutenu par son actionnaire financier, Ycap, Forafric ne cachait pas ces derniers mois son ambition de se développer rapidement au sud du Sahara.

L’opération (dont le montant frôlerait le milliard d’euros), une fois finalisée, permettra à Forafric de mettre la main sur trois joyaux de l’agroalimentaire en Afrique francophone : la Compagnie sucrière sénégalaise, numéro un du sucre au Sénégal, les Grands Moulins de Dakar et les Grands Moulins d’Abidjan, leaders de la farine au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Fondées par Jacques Mimran entre les années 1950 et les années 1970, et détenues aujourd’hui par Jean-Claude Mimran, ces trois entreprises réalisent entre 300 et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Jeune Afrique

Réponse à Macky Sall : Non, Monsieur le Président, « le franc Cfa n’est pas une bonne monnaie » !


REPONSE A MACKY SALL : Non, Monsieur le Président, « le franc Cfa n’est pas une bonne monnaie » !
Par Demba Moussa Dembélé, Economiste, Dakar

Lors de sa visite d’Etat en France, le président Macky Sall a été amené à se prononcer sur le débat sur l’avenir du franc CFA, soulevé par la publication de notre livre.[[1]]url:#_ftn1

Le franc CFA n’est pas une monnaie africaine
Dans sa réponse, le président Sall a conclu «…je dis que le franc Cfa est une bonne monnaie à garder ». Non, le franc Cfa n’est pas une « bonne monnaie » et ne le sera jamais, même avec quelques retouches. D’ailleurs, depuis les indépendances, il y a eu plusieurs réformes, mais cela n’a pas changé la nature de cette monnaie, qui est le symbole de la servitude – volontaire ou imposée- qui plombe toute perspective de développement des pays africains depuis plus d’un demi-siècle. Le franc CFA n’est pas une monnaie africaine, mais française.

b[L’économiste camerounais, feu Joseph Tchundjang Pouemi avait déclaré, à juste titre, que « la France est le seul pays au monde à avoir réussi l’extraordinaire exploit de faire circuler sa monnaie – rien que sa monnaie – dans des pays politiquement libres ».[[2]]url:#_ftn2
]b
Et les faits lui ont amplement donné raison. En 1994, la dévaluation du franc CFA a été décidée par Paris, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI), dirigé à l’époque par Michel Camdessus, qui avait été gouverneur de la Banque de France. Et Edouard Balladur, qui était alors Premier ministre français, avait déclaré que la France avait pris la décision de dévaluer le franc CFA parce qu’elle estimait que « c’était dans l’intérêt des pays africains » !

Ainsi donc, ce douloureux épisode prouve-t-il à suffisance que le sort du franc CFA se décide à Paris et non à Dakar ou Yaoundé, sièges des Banques centrales des pays membres de la Zone Franc. Depuis l’avènement de l’euro, le franc CFA est soumis à une double tutelle française et européenne, par l’intermédiaire de la Banque centrale européenne (BCE).

Le médiocre bilan des pays utilisant le franc CFA
Poursuivant son plaidoyer en faveur du franc CFA, le président Macky Sall souligne : « Nous avons une institution forte et crédible. Et il ne faut pas la déstabiliser, car, quoiqu’on dise, le franc Cfa est une monnaie stable ». La « stabilité » est un des supposés « atouts » du franc CFA, qu’utilisent tous ceux qui cherchent à conserver le statu quo. Or, cette « stabilité » est basée sur la priorité donnée à la lutte contre l’inflation, ce qui se traduit par un contrôle étroit du crédit à l’économie et le refus de la Banque centrale d’apporter son concours aux Trésors publics des pays membres.

Ce faisant, on étouffe les petites et moyennes entreprises et oblige les Etats à recourir de plus en plus aux marchés financiers. Au nom de la « stabilité », la BCEAO mène des politiques monétaristes absurdes, au détriment des investissements, de la création d’emplois et du développement des pays membres. Ce n’est dès lors pas étonnant que l’écrasante majorité des pays utilisant le CFA soit dans la catégorie des « pays les moins avancés », avec 10 PMA sur les 14 pays de l’UEMOA et de la CEMAC !

Le débat sur le franc CFA est éminemment politique
Dans la suite de son interview, le président Sall aborde alors la question de fond, à savoir la relation entre monnaie et souveraineté et dit ceci : « Evidemment, l’économie a aussi son versant politique, mais les meilleurs éclairages que nous attendons en tant que chef d’Etat, c’est un débat dépouillé de toutes considérations politiques ou politiciennes ». Si le Président admet que l’économie a un « versant politique », alors, il devrait logiquement comprendre que la politique ne peut être absente du débat sur la monnaie. En fait, celle-ci, en tant qu’attribut de souveraineté, est un problème fondamentalement politique. A ce propos, écoutons Edouard Balladur, cité plus haut : « la monnaie n’est pas un sujet technique mais politique, qui touche à la souveraineté et à l’indépendance des nations ».[[3]]url:#_ftn3 Cela veut donc dire que la question du franc CFA est éminemment politique. Le débat que nous soulevons n’a absolument rien de « politicien ». Mais nous convenons qu’il est au cœur de la lutte contre le néocolonialisme et pour la seconde indépendance de l’Afrique: l’indépendance économique.

Des alternatives au système CFA existent bel et bien !
Enfin, le Président Macky Sall dit : « Si on arrive… à nous prouver… qu’il faut choisir une autre voie, nous sommes assez autonomes et responsables pour l’emprunter ». En vérité, il est bien placé pour savoir qu’il existe des alternatives au franc CFA. L’une d’elles est le processus en cours vers la monnaie unique de la CEDEAO. Quand il avait été nommé président en exercice de cette Communauté, il avait déclaré que la monnaie unique était un des importants chantiers de la sous-région. En outre, lors du Sommet de la CEDEAO à Dakar, en juin 2015, d’importantes décisions avaient été prises pour faire avancer le processus. Le projet de monnaie unique est suffisamment crédible et viable au point de recevoir le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), dans un document publié en février 2016.[[4]]url:#_ftn4

Conclusion
Le franc CFA est un des piliers du système néocolonial. Le président Macky Sall et les autres dirigeants de l’UEMOA doivent avoir le courage politique de rompre avec ce système. Loin de mener à « l’aventure », c’est plutôt la voie vers la fin d’une servitude qui n’a que trop duré.

[1] Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?, Editions La Dispute, Paris, 2016
[2] Joseph Tchundjang Pouemi, Monnaie, servitude et liberté : la répression monétaire de l’Afrique, Editions Ménaibuc, Yaoundé, 1980 ; deuxième édition Paris, 2000
[3] Le Monde, Paris, 9 février 1990
[4] Ferdinand Bakoup et Daniel Ndoye, « Pourquoi et quand instaurer une monnaie unique dans la CEDEAO », Africa Economic Brief, AEB, Volume 7, Issue 1, 2016

Mounirou Ndiaye, économiste : On ne peut pas émerger avec le franc Cfa

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Contrairement au Président de la République, Macky Sall, qui a déclaré que le franc Cfa est une bonne devise, l’économiste El Hadj Mounirou Ndiaye affirme le contraire. «On ne peut pas émerger avec une monnaie qui, véritablement, est arrimée à une autre monnaie. Je dis souvent que le Français, lui-même, a abandonné le Franc.

Et alors, qu’est-ce que le Sénégalais fait avec le franc. Le français est avec l’Euro et pourquoi le Sénégalais n’est pas avec l’Afrika», a soutenu l’économiste, enseignant chercheur à l’Ufr des Sciences économiques et sociales de l’Université de Thiès, sur les ondes de la Rfm.

Sur les relations économiques entre la France et le Sénégal, M. Ndiaye indique : «Le France est le premier partenaire du Sénégal. Il ne faut pas se voiler la face. C’est normal qu’aujourd’hui le Sénégal continue de collaborer avec la France.

Mais je le dis souvent, le Fmi, la Banque Mondiale…, toutes ces structures accompagnent le Sénégal depuis 50 ans, mais cela n’a pas eu les résultats qu’on voulait. Il faudrait aujourd’hui que les mêmes actes ne soient pas reproduits dans les mêmes manières. Ce qu’on voit, les contrats signés par Macky Sall, se faisait avant. Je doute donc de la possibilité de faire conduire ces types de nouveaux contrats et que cela puisse nous servira à quelque chose», dit-il.

Mamadou Lamine Diallo parle des bourses familiales

DÉBAT ÉCONOMIQUE : Mamadou Lamine Diallo parle des bourses familiales.
 Le président du mouvement Tekki, Mamadou Lamine Diallo, est revenu hier avec sa question hebdomadaire. Cette fois-ci, le nouveau coordinateur de la coalition Manko Wattu Senegaal parle des bourses familiales.
« Le Gouvernement avoue que les bourses familiales ne sont pas un instrument pour sortir les 300.000 familles ciblées de l’extrême pauvreté (voir projet de la loi de finance 2017). Mais la pauvreté est persistante au Sénégal », campe-t- il avant d’ajouter : « en effet, la Banque Mondiale fixe des seuils d’extrême pauvreté ou de pauvreté par personne et par jour à un dollar ou 2 dollars. »
« Au Sénégal la taille moyenne d’un ménage (famille) est de 8 personnes. A deux dollars par jour (1000 à 1200 FCFA), cela fait moins 300.000f par mois. Une famille est considérée comme pauvre si elle a moins de 300.000 f de revenus totaux par mois, y compris d’éventuels transferts de la Diaspora.
J’estime à environ 1.100.000 familles au Sénégal dans ce cas de figure. Maintenant que le Gouvernement reconnait subrepticement que les bourses familiales ne sont pas destinées à sortir les familles ciblées de la pauvreté.
Il n’a plus d’instrument direct de lutte contre la pauvreté. C’est un aveu de taille. Ce sont les naufragés de la politique de Macky Sall dont la moitié vit dans l’extrême pauvreté alors qu’il coûte 40 millions de FCfa par jour au peuple sénégalais », constate le député.
Le leader de Tekki a enfin abordé la « question permanente ». « Selon les dires de Franck Timis repris par un journal de la place, il aurait dépensé moins de 10 millions de dollars, soit 5 milliards de FCFA, pour récupérer Petroasia, société mère de la galaxie des Petro-tim. Et Timis Corporation se retrouve avec 30% du gaz de St Louis et de Cayar ».
Pour M. Diallo, il est légitime que le peuple demande au président Macky Sall de leur rendre les 30% du gaz détenus par Timis Corporation.

Les travaux du pont de Foundiougne démarrent en 2017

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Les travaux de construction du pont de Foundiougne vont démarrer en début 2017, a annoncé samedi à Saly-Portudal l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
‘’La préparation du projet du pont de Foundiougne touche à sa fin et les travaux de construction démarreront début 2017’’, a-t-il dit, à l’ouverture d’un séminaire sur la coopération sino-sénégalaise.

L’ambassade de Chine a rappelé que le tronçon de 18 km de l’autoroute Aéroport internationale Blaise Diagne (AIBD)-Sindia, financé et réalisé par la partie chinoise, a été mis en service en octobre dernier.

‘’Les travaux de l’autoroute AIBD-Thiès et Sindia-Mbour avancent dans d’heureuses conditions, ce qui fera 160 km d’autoroute nouvellement construite d’ici fin 2020’’, a indiqué Zhang Xun.

Pour le projet de l’autoroute Mbour-Kaolack, il a affirmé que les deux parties (sénégalaise et chinoise) sont en ‘’ étroit contact ‘’.
‘’ Tous ces projets doteront le centre économique du Sénégal d’un réseau de transport commode et optimisé, donnant une garantie solide au développement à grandes enjambées du pays’’, a souligné le diplomate chinois.

Dans le domaine hydraulique, l’ambassadeur de Chine au Sénégal confie que le forage de 250 puits et la réalisation de 150 systèmes d’approvisionnement en eau est en pleine préparation et pourra démarrer en début 2017.

‘’ En septembre , une mission chinoise est arrivée au Sénégal pour une visite d’études sur les projets de l’aménagement de l’esplanade du Musée des civilisations noires et de l’élargissement de l’hôpital pour enfants de Diamniadio. Ces projets sont maintenant en étude de faisabilité et pourront être mis en chantier en 2017’’, a précisé Zhang Xun.

Auteur: APS

Les chinois ont créé 3000 emplois au Sénégal

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Environ 3000 emplois ont été créés par les quarante entreprises chinoises installées au Sénégal, a déclaré Zhang Xun, l’ambassadeur de Chine au Sénégal.
S’exprimant à l’ouverture d’un séminaire à Saly Portudal sur la coopération sino-sénégalaise, le diplomate renseigne que « son pays a formé 140 sénégalais en 2016 pour soutenir la mise en valeur des ressources humaines ». »Des entreprises comme CRBC et Huawei ont aussi octroyé des bourses aux étudiants sénégalais pour faire des études ou suivre des formations techniques en Chine », a-t-il fait savoir.

Dans cette perspective,l’ambassade de Chine, a annoncé que le nombre de bourses gouvernementales va passer de 50 à 60,sans donner plus détails.

Il a poursuivi en annonçant que le nombre de bourses gouvernementales sera passé de 50 à 60.

Auteur: APS

Le FMI s’inquiète de l’augmentation du niveau de la dette du Sénégal

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Le Sénégal reste dans une situation de faible risque de surendettement, mais les niveaux de dette augmentent, annonce un communiqué du Fonds monétaire international (FMI) parvenu lundi à APA.

Ce communiqué fait suite à la fin de la troisième revue des résultats économiques obtenus par le Sénégal dans le cadre du programme appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE) par le Conseil d’administration du FMI.

« Le recours accru à l’emprunt non concessionnel, notamment sur le marché régional, a alourdi la charge du service de la dette sur le budget », a ajouté le FMI. Cette institution internationale note que pour préserver le niveau de faible risque de surendettement, le Sénégal doit absolument maintenir les forts niveaux de croissance envisagés dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE), tout en respectant la trajectoire prévue de rééquilibrage de ses finances publiques. Ce qui implique une mise en œuvre rapide des mesures destinées à stimuler l’investissement privé.

« L’amélioration des processus de sélection, d’évaluation et de suivi des projets d’investissement pour dégager une solide rentabilité économique, et le recours régulier lorsque c’est possible à l’emprunt concessionnel et semi-concessionnel dans le cadre d’une stratégie exhaustive de gestion de la dette, contribueront à maintenir la dette sur une trajectoire viable, tout en assurant la bonne mise en œuvre du programme d’investissement public du PSE », préconise le FMI.

En outre, le Fonds souligne qu’il est urgent de renforcer les opérations du Trésor, en proie à des difficultés dues à des arriérés de longue date et aux problèmes financiers de la poste. Les services du FMI saluent l’intention des autorités de faire un bilan de ces difficultés en procédant à un audit du Trésor d’ici fin mars 2017 et d’élaborer un plan d’action à mettre en œuvre le plus tôt possible.

60 milliards de francs CFA pour la 2e phase du parc industriel de Diamniadio (ministre)


60 milliards de francs CFA pour la 2e phase du parc industriel de Diamniadio (ministre)
L’enveloppe financière nécessaire à l’exécution de la deuxième phase du parc industriel du pôle urbain de Diamniadio, dans le département de Rufisque, est estimée à quelque 60 milliards de francs CFA, a révélé, mercredi, à Dakar, le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.

« Nous avons besoin de près de 60 milliards pour entamer la deuxième phase’’ de ce projet, « mais on n’a pas choisi pour le moment. Nous privilégions un partenariat public-privé (PPP) », a dit Aly Ngouille Ndiaye.

M. Ndiaye s’exprimait, mercredi, devant les députés pour défendre le projet budget de son département pour l’année 2017, voté à 4 milliards 366 millions 128 460 francs CFA, contre 9 milliards 237 millions 348 320 en 2016.

« Nous avions démarré à investir sur fonds propres pour construire le parc industriel de Diamniadio, pour lequel nous avons déjà mis 25 milliards de francs CFA. Nous avons retenu pour le moment de nous arrêter sur cet investissement pour voir comment financer la 2ème phase », a fait savoir le ministre.

Selon Aly Ngouille, un financement chinois est en train d’être négocié, ce qui a-t-il dit obligerait le gouvernement de revenir devant l’Assemblée nationale, une ces fonds acquis, pour le vote d’une loi de finance rectificative (LFR).

Sinon, a signalé M. Ndiaye, une autre piste mène à un financement mauricien, dans le cadre d’une convention signée avec le FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques), l’APROSI (Agence pour la promotion des sites industriels) et un Fonds mauricien d’investissement.

Au total « trois parcs industriels sont prévus pour développer la politique industrielle du Sénégal, à l’image du parc de Diamniadio qui a commencé à attirer beaucoup d’industriels qui ont manifesté leur intérêt’’, a annoncé le ministre, évoquant des nationaux et des ressortissants de la sous-région.

« Beaucoup d’entreprises ont manifesté leur intérêt, il reste le package d’incitation fiscale qui vous sera soumise pour approbation », a-t-il lancé aux députés.

D’autre part, « trois agro pôles sont en vue au nord, au centre et au sud du pays avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel. Une étude a été lancée en en ce sens. Nous attendons le rapport définitif », a ajouté Aly Ngouille Ndiaye.

Mise en œuvre du «free roaming» : L’Arpt signe un protocole avec 4 autres pays de la sous-région

Mise en œuvre du «free roaming» : L'ARTP signe un protocole avec 4 autres pays de la sous-région
 En République de Côte d’Ivoire, le Directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) Abdou Karim Sall, a pris part à une réunion pour l’élaboration d’un protocole d’accord sur les principes de base pour la mise en œuvre du « free roaming » dans 5 pays de la sous-région ouest-africaine: que sont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Burkina Faso et enfin le Mali.
Reconnaissant la nécessité pour les Etats membres de faciliter la mobilité des populations à travers les TIC et de favoriser l’intégration régionale par la réalisation d’un « free roaming », les parties signataires dans la note qui nous est parvenue à l’issue de la rencontre ont convenu de la validation de ce protocole d’accord free roaming par le ministre en charge des télécommunications de chaque partie.
Ce n’est pas tout, elles ont convenu aussi « d’échanges d’informations tarifaires et techniques entre les autorités de régulation et la mise en place, dans chaque pays, d’un comité national technique piloté par l’autorité de régulation et comprenant l’ensemble des opérateurs ainsi que l’autorité gouvernementale en charge des télécommunications ».
Autres mesures prises « la mise en œuvre de la gratuité de la réception d’appel pour les usagers en roaming ; la facturation des appels des abonnés en déplacement au tarif local dans le réseau du pays visité ; ou encore l’orientation des tarifs de location des capacités internationales  vers les coûts.
Enfin les pays signataires ont adopté l’orientation des tarifs de terminaison internationale vers les coûts;  la suppression de toute surtaxe sur le trafic international entrant et en mode itinérance entre les pays ; la mise en place d’un comité de gestion de fraude entre les pays ; l’obligation de rendre effectif le « Free Roaming » entre les pays au plus tard le 31 Mars 2017, l’ obligation de fiabiliser l’identification des abonnés aux services de téléphonie mobile afin de renforcer la lutte contre la fraude et enfin l’évaluation avec présentation d’un rapport aux autorités gouvernementales des pays,  au plus tard le 31 juillet 2017 ».
Le protocole d’accord est ouvert, renseigne la même source, à d’autres institutions de régulation pour y adhérer ultérieurement par acte d’adhésion matérialisé par courrier officiel adressé à l’ARTP Sénégal.

Assemblée nationale : Le budget de 2017 arrêté à 3360 milliards

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L’Assemblée nationale a adopté, dimanche à Dakar, le budget de 2017 arrêté à hauteur de 3360 milliards de frs CFA, contre 3022,4 milliards l’année d’avant, a constaté l’APS.

L’Assemblée nationale a adopté, dimanche à Dakar, le budget de 2017 arrêté à hauteur de 3360 milliards de frs CFA, contre 3022,4 milliards l’année d’avant, a constaté l’APS.

Les ressources internes sont évaluées à 2182,1 milliards de frs CFA dans la Loi des finances (LFI) de 2017, contre 1958,7 milliards pour celle de 2016.

Elles sont constituées principalement de recettes ordinaires hors dons (2084,1 milliards de frs ; CFA), de dons budgétaires (35 milliards) et de recettes exceptionnelles (63 milliards).

« Le taux de pression est projeté à 20,9%, le service de la dette de 680 milliards, un déficit budgétaire de 349,2 milliards, des investissements à hauteur de 1225,2 milliards et un PIB de 9493,4 milliards » renseigne un document du ministère de l’Economie, des ; Finances et du Plan remis à la presse.

Il ajoute que le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB), projeté à 6,8% en 2017, devrait être porté par « une agriculture plus performante, le redressement de l’industrie ainsi que le maintien du dynamisme dans les activités de services. »

Prenant la parole au cours de la plénière, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ a souligné que « le budget 2017 a battu tous les records », estimant toutefois que ce n’est pas de « l’autoglorification ».

Pour lui, le budget de 2017 est conçu dans « une optique d’accélération de la reprise de l’activité économique ».

Il a rappelé que l’ambition du président Macky Sall est de réaliser une « croissance de qualité » qui crée de l’emploi et génère des revenus.

Amadou Bâ : La création d’une monnaie Cedeao est en cours

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Le débat sur le franc Cfa et la nécessité de création d’une monnaie sous régionale propre, non arrimée à l’euro, ne s’est toujours pas estompé. Il s’est même invité à l’assemblée nationale ce dimanche, lors de l’ouverture de la session budgétaire. Et le ministre des Finances d’expliquer où en sont les Etats sur la question.

«Le processus de création de la monnaie au niveau de la Cedeao est en cours mais c’est une affaire très sérieuse et très complexe. Le processus est en cours. On est vraiment en train de travailler sur l’intégration au niveau de la Cedeao, nous sommes en train de mettre en place les éléments permettant de converger sur le plan économique. Les Chefs d’Etat ont fixé un horizon, je pense que nous sommes en train d’évaluer au niveau de la Cedeao. Mais l’objectif est d’avoir une monnaie forte de la Cedeao et pourquoi pas demain une monnaie africaine», a assuré Amadou Bâ, face aux députés.

Birima Mangara, le ministre du Budget lui viendra ensuite en appoint: «L’Uemoa, qui travaille en premier maillon sur la vision 2020, devrait revoir un certain nombre de préalables notamment les accords qui nous lient à la France sur l’arrimage du Cfa à l’euro», a-t-il ajouté.

Seneweb

Ouverture officielle de la 25ème édition de la Fidak

(26 Photos): Ouverture de la Foire internationale de Dakar
Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME, Alioune Sarr a ouvert, jeudi, la 25-ème édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK), a constaté l’APS.
L’édition 2016 de la FIDAK se tiendra du 24 novembre au 9 décembre, sur le thème « Promotion du partenariat public-privé pour un développement durable en Afrique de l’Ouest ».
La République fédérale et démocratique de l’Ethiopie est le pays invité d’honneur de la FIDAK 2016, à laquelle sont également attendues pas moins de 150 entreprises chinoises qui vont aménager dans un stand de 3200 m2.
Le choix de l’Ethiopie comme pays invité d’honneur « se justifie en raison des liens séculaires d’amitié et de fraternité entre nos deux pays qui ont une parfaite convergence de vues au plan politique », a expliqué Alioune Sarr.
Le ministre a relevé toutefois que « cette exemplarité dans les relations politiques ne se reflète pas encore sur l’état de la coopération économique et commerciale, car l’Ethiopie est le 100ème client du Sénégal, cela veut dire qu’il est très loin derrière les partenaires ».
« Le niveau des échanges n’a pas dépassé, en 2015, 169 millions de frs CFA, ce qui est très faible. Les exportations ont atteint, en 2015, 143 millions de frs CFA sur la période de 2011-2015 », a-t-il indiqué.
Cela dit, « le niveau d’ambition affiché par les dirigeants des deux pays est plus élevé que par le passé », en témoigne, selon M. Sarr, les perspectives de la tenue de la première réunion mixte entre le Sénégal et l’Ethiopie « avant fin 2016 ».
De son côté, l’ambassadeur d’Ethiopie, a salué le choix de son pays comme invité d’honneur de cette FIDAK 2016.
Selon l’ambassadeur, « cette foire est une grande opportunité pour que les gens découvrent la culture éthiopienne ».

La pêche a rapporté en 2015 près de 195,6 milliards (ministre)

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Le sous-secteur de la pêche occupe la première place des exportations en 2015 avec près de 195,6 milliards de francs Cfa, a révélé lundi à Dakar, Oumar Gueye le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.

‘’Le sous-secteur de la pêche occupe la première place des exportations en 2015 avec près de 195,6 milliards, soit 20,87% des recettes d’exportations totales, et participe à hauteur de 3,2% du PIB’’, a-t-il dit.
Oumar Gueye s’exprimait lors de la célébration de la Journée mondiale de la pêche.
Selon lui, le sous-secteur joue un rôle clé dans la nutrition et la sécurité alimentaire en assurant près de 70% des apports protéiniques d’origine animale et une consommation per capita de 29kg/an.
Le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, en concertation avec les acteurs, a ouvert d’importants chantiers visant à améliorer aussi bien sa politique d’intervention que son cadre réglementaire pour une bonne gouvernance du secteur, a t-il assuré.
Oumar Gueye a rappelé les réalisations du gouvernement dans le domaine de la pêche et les investissements consentis en faveur du secteur.
Il a cité, entre autres, la construction de quais de débarquement modernes, l’aménagement d’aires de traitement et de transformation des produits de la pêche, la réalisation de complexes frigorifiques pour la conservation des produits halieutiques.
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a assuré qu’il prendra en compte les recommandations des mareyeurs concernant la vulgarisation du décret d’application du nouveau Code de la pêche.
Il a également évoqué le renforcement des moyens d’intervention des administrations des pêches et d’aquaculture et l’allocation des ressources budgétaires supplémentaires aux secteurs de la pêche et de l’aquaculture pour mieux exploiter leur potentiel.

COP 22-Accord de Paris : Macky Sall invite les Etats à respecter leurs engagements

 COP 22-Accord de Paris : Macky Sall invite les Etats à respecter leurs engagements
Le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall a appelé, mardi à Marrakech, les Etats à respecter leurs en engagements pour une mise en œuvre effective de l’Accord de Paris sur le climat.

Le président de la République s’exprimait en marge de sa visite au stand du Sénégal à la COP 22, félicitant au passage le Royaume du Maroc pour la bonne organisation de cet évènement.

Macky Sall a souligné la nécessité de mettre en place ‘’un mécanisme’’ permettant la mise en œuvre des engagements pris par les Etats lors de la COP 21 à Paris en 2015 en termes d’atténuation et de d’adaptation au changement climatique.

Il a également évoqué le respect du principe du ‘’pollueur-payeur’’ et plaidé pour la mise en place du Fonds vert afin de permettre aux pays africains de pouvoir mettre en œuvre les projets d’adaptation au changement climatique.

Les pays africains ‘’subissent de plein fouet’’ les phénomènes des changements climatiques à travers l’érosion côtière, l’avancée de la mer, les inondations, etc, a dit Macky Sall.

L’accord de Paris, entré en vigueur récemment, vise à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2°C » par rapport aux niveaux pré-industriels et de de limiter cette augmentation à 1,5°

APS

Fraude sur les exonérations fiscales et douanières : L’état perd 500 milliards FCFA par an

Fraude sur les exonérations fiscales  et douanières : L’état perd 500 milliards FCFA par an
  L’état veut mettre un terme aux exonérations fiscales et douanières qui lui coutent 500 milliards de francs CFA de pertes annuelles à cause dune mafia bien organisée au sein des entreprises bénéficiaires.
Ces titres d’exonération sont délivrés selon « l’Observateur » par l’agence pour la promotion des investissements, le ministère de l’économie et des finances, le ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur et la direction générale des douanes.
Dakaractu

Le président Abdoulaye Wade anime la conférence inaugurale à l’amphithéâtre Emile Boutmy

Arrivé, depuis 18h ce mercredi à l’amphithéâtre Emile Boutmy pour animer une conférence inaugurale organisée par l’Association des étudiants sciences Po Afrique (ASP) sur le thème ‘’Les grands défis économiques pour l’Afrique’’, le président Abdoulaye Wade, très en forme, affirme que l’argent on doit le chercher, pas pour soi, mais parce que c’est un instrument incontournable.

 


Le président Abdoulaye Wade à l’amphithéâtre Emile Boutmy pour animer une conférence de l'ASP

Le président Abdoulaye Wade à l’amphithéâtre Emile Boutmy pour animer une conférence de l’ASP
Le président Abdoulaye Wade est accueilli en guest star à l’amphithéâtre Emile Boutmy par de nombreux étudiants de la diaspora africaine venus écouter son discours inaugural. Avant l’entrée en matière, le conférencier, a tenu à faire une mise au point.

« Je ne suis pas là pour vous faire un cours académique, vos professeurs sont là pour ça », précise dans un propos liminaire le président Abdoulaye Wade qui ajoute par la suite que le Sénégal est le seul pays à avoir présenté un cahier de doléances en 1789.


Le président Abdoulaye Wade à la conférence inaugurale à l’amphithéâtre Emile Boutmy: « Si nous voulons avoir une monnaie continentale, il faut que les pays les plus riches soient prêts à aider les plus pauvres »
Convaincu que l’éducation est un facteur de développement économique tout comme l’espace territorial reste un facteur de croissance, le président Wade soutient que l’histoire de l’Afrique a toujours été marquée par des actes visant son unité.

« Rien ne peut justifier la colonisation. Rien ne peut justifier la domination d’un peuple par un autre », martèle le professeur Abdoulaye Wade ajoute que « Si nous voulons avoir une monnaie continentale, il faut que les pays les plus riches soient prêts à aider les plus pauvres ».

Rappelons que déjà en 1959 à la veille des indépendances, Abdoulaye Wade alors jeune doctorant en droit et sciences économiques soutenait sa thèse à Grenoble sur un sujet d’actualité : l’économie de la zone ‘’franc’’ en Afrique de l’Ouest.

Quarante et un an plus tard, le même homme est élu Président de la République du Sénégal. Après douze ans à la tête de l’Etat, homme de lettres autant que de science, M. Wade est l’un des observateurs les plus fins lorsqu’il s’agit de parler de continent africain.

Aujourd’hui, c’est en tant que professeur doublé d’un homme d’Etat que le président Abdoulaye Wade, s’exprime sur ce thème combien haut actuel.

L’échange a débuté par une série de questions-réponses entre un journaliste et le président le conférencier Wade, puis à l’assistance de poser des questions en seconde partie de soirée.

Loi de finance 2017 : Macky surtaxe le ciment, l’arachide et les télécoms

Le budget 2017 a connu quelques retouches de la part du gouvernement. Trois nouvelles taxes ont été introduites par le chef de l’Etat.

Pour terminer les projets, la chasse aux milliards est enclenchée. Pour ce faire, le gouvernement a ciblé trois secteurs qui seront surtaxés.

Après l’adoption de la loi de finance, il sera instauré une taxe de 3f par kilomètre sur le ciment vendu ou exporté au Sénégal.

En plus du ciment, le chef de l’Etat a jeté son dévolu sur l’arachide. Il est ainsi prévu un droit de sortie sur le produit d’un moment de 15f par kilomètre pour l’arachide en coque et 40f pour l’arachide décortiquée, selon L’Observateur.

En bas de tableau, figurent les télécommunications. Il est ainsi prévu un prélèvement de 1% portant sur le chiffre d’affaires hors interconnexion des exploitants des réseaux de communications ouverts au public.

Avec ces différentes recettes, le Trésor public va se retrouver avec une manne de 250,1 milliards de Franc Cfa.

Gestion des ressources naturelles: Macky crée COS-PETROGAZ

Gestion des ressources naturelles: Macky crée COS-PETROGAZ

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Dans la dynamique de gestion saine et durable des ressources naturelles, le Président de la République a pris le Décret n°2016-1542 du 03 Août 2016 portant création et fixant les règles de fonctionnement du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ).
Le COS-PETROGAZ est chargé d’assister le Président de la République et le Gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers. Présidé par le Président de la République, le COS-PETROGAZ est composé du Premier ministre, du ministre en charge de l’Energie, du ministre de l’Industrie et des Mines, entre autres, des représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur de l’éne rgie. En dehors de ces acteurs, le Président de la République peut inviter aux travaux du COS-PETROGAZ toute personne ou compétence utile à la réalisation de ses missions. La création de cette structure auprès du Président de la République intervient dans le contexte de découverte d’importantes réserves gazières et pétrolières sur notre territoire maritime. Le COS-PETROGAZ vient renforcer le dispositif global de transparence dans la gestion des ressources naturelles après l’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) et la constitutionnalisation du droit des populations sur les ressources naturelles.