Cumul de fonctions : Diouf Sarr sabre 6 autres élus

Le député libéral Aïda Mbodj n’est désormais plus le seul président de Conseil départemental à être dessaisi de son poste pour cumul de mandats. Pour cause, le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire Abdoulaye Diouf Sarr a annoncé hier, jeudi 28 avril, la destitution de leur poste, pour cumul de mandats, de six élus dont certains sont membres de l’Alliance pour la République (Apr).

Le ministre qui a fait cette révélation en marge de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de mise en place du comité technique d’appui aux réformes du secteur des déchets a tenu à préciser dans la foulée qu’il n’avait cependant pas de « liste noire » mais « le droit » avec lui.

Le sabre d’Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire, continue de tomber sur la tête des élus locaux coupables de cumul de mandats.

Après Aïda Mbodji du Pds qui a été évincée de son poste de présidente du Conseil départemental de Bambey, c’est au tour de six autres élus de subir le courroux du ministre en charge des collectivités locales qui a décidé d’aller en guerre contre le cumul de mandats dans les instances de décision territoriales.  Parmi ces « victimes » de Loi n°96-11 du 22 mars 1996, on dénombre des membres de l’Alliance pour la République (Apr-parti au pouvoir).

Il s’agit entre autres du 6ème vice-président de l’Assemblée nationale, Yatta Sow, également vice-présidente du Conseil départemental de Podor, d’Alioune Dembourou Sow, député-maire de Vélingara Ferlo et président du Conseil départemental de Ranérou, du député Hadj Mamadou Sall, président du Conseil départemental de Salémata.

À ceux-là s’ajoutent également le député-maire Daouda Dia, questeur à l’Assemblée nationale et conseiller départemental de Kanel, le député-maire de Bakel, Ibrahima Baba Sall, conseiller départemental de Bakel, le député-maire de Kédougou, Mamadou Cissé, conseiller départemental de Kédougou et de sa collègue parlementaire Inthy Boiro, conseillère départementale de Médina Yoro Foulah.

Le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire a fait cette révélation, en marge de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de mise en place du comité technique d’appui aux réformes du secteur des déchets.

Lors d’un bref échange avec la presse,  Abdoulaye Diouf Sarr a d’ailleurs précisé que ces personnalités mises en cause ont déjà reçu leur notification depuis mercredi dernier, dans le respect strict de la loi.   «Je n’ai pas une liste noire mais j’ai le droit avec moi. Et, quand je dis que j’ai le droit avec moi, nul n’est censé ignorer la loi qui, par définition, est générale et impersonnelle. La loi, par définition, ne regarde pas les couleurs des partis. Nous avons vendu aux Sénégalais «la patrie avant le parti» et de ce point de vue-là, je crois qu’aujourd’hui, ce qu’il est important de savoir, c’est que dans le Plan Sénégal émergent (Pse), le troisième pilier est celui de la gouvernance, de l’Etat de droit, de la transparence et de la légalité. Si, nous pouvons faire de la croissance économique ou de la solidarité nationale, c’est une très bonne chose mais elles ne sont durables que dans un Etat de droit», a conclu le ministre Diouf Sarr.

Sud Quotidien

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