Le président élu gambien pourra rester au Sénégal jusqu’à son investiture

Le président élu gambien Adama Barrow pourra rester à Dakar, où il se trouve actuellement, jusqu’à son investiture prévue le 19 janvier. Des tractations sont toujours en cours pour s’assurer que le président sortant quittera bien le pouvoir.

Adama Barrow attendra au Sénégal que le président actuel de la Gambie, Yahya Jammeh, lui remette les clés du pouvoir. Les autorités sénégalaises ont en effet accepté, samedi 14 janvier, d’offrir l’hospitalité au président élu gambien jusqu’à la date de son investiture, fixée le 19 janvier.

La communauté internationale espère en effet mettre ces quelques jours à profit afin de convaincre le président sortant de céder son fauteuil de manière pacifique à Adama Barrow.

« Le président sénégalais Macky Sall a accepté samedi à Bamako d’accueillir le président élu gambian Adama Barrow à Dakar jusqu’à son investiture, a rapporté dimanche l’Agence de presse sénégalaise (APS) citant une source officielle.

Une source de la présidence a confirmé à l’AFP que Barrow se trouve à Dakar à la suite de consultations avec des responsables de la CEDEAO en marge du sommet France-Afrique qui vient de se tenir à Bamako.

Crise politique en Gambie

« M. Barrow est à Dakar depuis dimanche »,  précise l’APS, citant une source officielle. « Le président de la République du Sénégal a répondu favorablement à la demande de son homologue du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), en marge du sommet France-Afrique », selon l’agence.

Ellen Johson Sirleaf, qui a fait le déplacement dans la capitale malienne en compagnie du président élu de la Gambie, a demandé au chef de l’État sénégalais d’accueillir Adama Barrow jusqu’à son investiture prochaine, ce qu’a accepté Macky Sall « au nom de l’hospitalité sénégalaise », ajoute l’APS.

La Gambie est plongée dans une crise depuis que Yahya Jammeh a annoncé le 9 décembre qu’il ne reconnaissait plus les résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité Adama Barrow pour sa victoire.

Outre la Cédéao, de nombreux pays et organisations, dont l’ONU, font pression sur Yahya Jammeh qui a saisi la justice pour faire annuler les résultats de l’élection et se dit déterminé à rester président tant qu’elle n’aura pas statué sur ses recours.

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