Le PS et le référendum : Va t-on vers l’implosion de la formation socialiste ?

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Telle est l’interrogation que nous nous faisions il y a quelques jours dans la même veine qu’une analyse suivant le Congrès de renouvellement de 2014 que nous vous reproduisons in extenso ci-dessous.

La question méritait et mérite d’être posée au regard des positions divergentes retenues par différents responsables ou leaders tels que Tanor Dieng, Khalifa Sall et Aissata Tall Sall et des violences entourant la dernière réunion du Bureau politique.

Aissata avait d’ailleurs considéré que quelque soit la décision prise par l’organe décisionnel du PS, elle mènera campagne pour le NON. Khalifa Sall vient de lui emboiter le pas.

Ces deux importants membres du PS chercheraient-ils à se démarquer et se positionner et passer sérieusement à l’offensive en perspectives des législatives de 2017 et de la Présidentielle de 2019 ?

Est ce vraiment de la démocratie interne sur ces positions d’enjeux majeurs. On peut avoir une opinion divergente mais ne pas l’exprimer publiquement.

Que fais t-on de la discipline de parti ? Au PS français, des élus ont été expulsés ou sanctionnés pour avoir pris le contrepied d’une décision prise par le Bureau national.

D’anciens responsables comme Malick Noël Seck ont été exclus du PS pour n’avoir pas respecté la discipline de parti et pour avoir critiqué la position du SG.

Aissata et Khalifa ne font pas autre chose car en prenant le contrepied de leur  SG et en s’attaquant au référendum, ils critiquent indirectement la position de leur SG.

Cette dernière n’étant pas officiellement celle du parti (l’instance compétente ne s’était pas encore prononcé) il convennait d’attendre la position officielle du parti pour y voir clair même si on voyait mal le Bureau politique ou le Comité central, verrouillé par Tanor, prendre une position différente de son SG qui vennait de porter la parole du parti lors du grand rassemblement du Oui des leaders de sa coalition convoqué par Macky Sall.

Les remous que l’on redoutait sont donc survenus lors du dernier rassemblement du BP qui devait se prononcer sur la position officielle du parti et qui a vu le PS renouer avec la violence. Vu la manière dont les choses se sont passées, une mission de « bonnes volontés » a peu de chance de réussir à calmer le jeu comme lors des dernières élections internes ayant vu Aissata briguer et échouer à conquérir, dans les conditions que l’on sait, le secrétariat général du PS.

Tout le monde sait qu’Aissata est en train depuis quelques mois de mener des meetings et rencontres au Senegal et à l’étranger durant lesquels elle ne manque pas une occasion de critiquer Macky Sall, l’allié de Tanor, histoire de se démarquer du soutien inconditionnel accordé par Tanor à Macky.

Et Khalifa Sall dont on se demandait quelle était sa position commence à se démarquer et à abattre ses cartes en se positionnant officiellement contre le Oui au réferendum.

Les responsables qui étaient derrière ces « militants » qui ont bousculé, hué et violenté certains membres du PS ne sont pas prêts de s’arrêter. Ces jeunes qui n’ont pas les moyens de se faire imprimer des t shirts verts arborant le Non n’ont pas agi seuls. Ils ont été instrumentalisés.

Cette violence mal venue qui donne une très mauvaise image dont ni le PS ni le Senegal n’a besoin en ces moments importants de la marche de notre Nation, marque le début d’une cassure irréversible au sommet du PS. Ce parti saura-t-il en sortir sans trop de dégâts ?

L’avenir nous le dira… mais cette situation était prévisible depuis 2014 .

Source : socialisme république

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