Mankeur Ndiaye sur le transfert de détenus de Guantanamo : ’’Il sagit d’une réinstallation humanitaire’

et musulmans qui ont souhaité se réinstaller au Sénégal après leur élargissement », écrit-il dans un communiqué transmis à l’APS.

Le président de la République a été sollicité par son homologue américain Barack Obama, il y a ’’plus d’une année’’, pour « la réinstallation humanitaire d’anciens détenus incarcérés à Guantanamo depuis 2002 sans jugement, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux », signale-t-il.
Selon Mankeur Ndiaye, avec le Sénégal, « ce sont 27 pays dans le monde qui ont fait ce geste humanitaire’’, parmi lesquels « le Maroc, les Emirats Arabes Unis, le Kazakhstan, la Bosnie- Herzégovine, Oman, qui sont tous des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), mais également « la France, le Ghana, le Cap-Vert, le Canada, la Slovaquie, etc. »
Selon le texte ‘’aucune contrepartie financière n’a été versée au Sénégal et le Gouvernement n’en a réclamé aucune car il s’agit d’un geste humanitaire en faveur de frères africains dont le pays se trouve dans une situation sécuritaire extrêmement difficile’’.
‘’Par souci de transparence par rapport au peuple, le Gouvernement a publié un communiqué le 4 avril à 13h, avant même l’annonce faite par le Département d’Etat américain ou par le Pentagone. (…)’’.
La décision d’accueillir ces deux détenus correspond à « un acte de gouvernement, car c’est l’exécutif qui accorde le droit d’asile et non une quelconque autre institution respectable de la République », fait valoir le patron de la diplomatie sénégalaise.
Il assure toutefois que le cas de ces deux détenus que le Sénégal doit accueillir « a fait l’objet d’une minutieuse et approfondie étude par un Comité d’examen périodique créé par les autorités américaines qui a finalement abouti à la conclusion qu’il n’y avait pas de raison de les garder en prison ».
 « Le Sénégal s’est entouré de toutes les garanties, car il a fallu attendre plus d’une année avant de marquer notre accord, suite à des visites in situ et autres assurances vérifiées », souligne le ministre, selon lequel « aucune charge n’est retenue contre eux, après 14 longues années de détention ».
« Il ne s’agit rien d’autre que d’une réinstallation humanitaire dans l’esprit des principes fondamentaux du droit humanitaire international, de la solidarité africaine et islamique », soutient-il.
Au Sénégal, conclut Mankeur Ndiaye, « ces deux frères libyens ne sont pas en prison au Sénégal. Ils pourront rester vivre au Sénégal ou regagner leur patrie si les conditions le permettent demain et s’ils le souhaitent’’.
Aps

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