Ne le permettez pas et ne vous le permettez pas M. le président !

M. le Président, vendredi vers les coups de 22h , tous vos concitoyens qui étaient sur l’axe Grand-Yoff/Liberté 6 ont eu peur et, l’amertume était le sentiment le mieux partagé lors du passage d’une caravane de Benno Bokk Yakar encerclés par « de Gros Bras » armés de coupe-coupes, gourdins, et de machettes selon ce que nous avons vu.

Les plus téméraires tapaient avec leurs armes sur les véhicules qui se vidaient de leurs occupants dans un Brouhaha indescriptible. Chacun cherchait un abri pour échapper au pire.les commerçants qui tiennent des cantines sur la voie s’empressaient de baisser rideaux. la scène était horrible et écœurante. Très décevante également parce quelle porte la signature de la coalition au pouvoir.

Celle ci aurait été attaquée par des partisans de Manko Taxawou Sénégal mais apparemment elle s’était aussi préparée à la violence. Qui veut la paix prépare la guerre s’empresseront de dire certains, mais vous n’êtes en guerre contre personne vous êtes à la conquête de nos voix ne vous trompez pas d’objectif. Vous ne devez pas vous permettre un tel comportement car c’est vous qui devez faire régner la loi, et donner le bon exemple en usant notamment que de moyens légaux pour sécuriser vos activités de campagne (les forces de sécurité publiques à la place de nervis) pour pouvoir l’imposer aux autres .

Car n’oubliez pas M. Le Président que c’est entre vos mains que nous avons placé les destinées de ce pays et en retour vous nous aviez promis notamment la restauration des valeurs et aux jeunes du travail mais pas le travail de nervis. Nos espoirs ont été brisés par ces faits et gestes dignes du gangstérisme qui ont réussi à installer dans la tête d’un groupe d’adolescents qui était sur les lieux, la conviction que Grand-Yoff a été et sera toujours un berceau de la violence.

Ne permettez pas que l’histoire retienne de votre passage à la tête du Sénégal la recrudescence de la violence. Vous avez été élu par un cocktail de sénégalais avec une très forte dose d’espoir. Refusez de décevoir. Ne le permettez pas et ne vous le permettez pas M. le président.

Fatou Thiam Ngom

Journaliste à REWMI FM

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