Presse sénégalaise : Des couteaux à double lame, Par Yvon Mbaye

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La dignité humaine, l’éthique et la déontologie professionnelle sont des facteurs sociétaux voulus et exigés dans le Journalisme. Un métier noble. Et pourtant, contrairement aux nouveaux entrants dans ladite profession, ce sont aujourd’hui, des activistes pionniers et symboles dans l’histoire de notre presse, qui s’illustrent maladroitement dans une certaine façon de traiter l’information. Copinages, fric-fracs, dessous de table et autres avantages obscurs, dépourvus de valeur humaine obligent !

Propriétaires et animant un des plus anciens magazines hebdomadaires dakarois, des confrères ou consœurs réputés hybrides dans le paysage médiatique, n’ont pas loupé Karim Wade, l’ex-détenu le plus célèbre de notre pays. Le qualifiant dans le site Xalimasn.com, de tous les noms d’oiseaux, inventant même des scénarios inhérents à sa récente libération. Des journalistes pensionnaires de la catégorie de ceux des  » A voile et à vapeur. Ce qui constitue, hélas, dans notre profession, des lobbies moralement dangereux pour les futures générations.

Des « Requins » Immoraux

Il est vrai << Quand une pièce de monnaie tombe, nul n'est sourd >>, mais ceci ne saurait être une explication plausible et une cause convaincante de ce comportement, flirtant à la limite les vices de la perversion, dans une passion professionnelle si honorable. Au point d’être sous les désirs et les services des richissimes et autres corrupteurs. Pourquoi Karim Meîssa Wade mériterait-il tant de haine viscérale, tant d’invectives et d’informations erronées de ces confrères ou consœurs déjà disqualifiés moralement ?

Comment expliquer cette attitude de ces vieilles plumes, doyennes de l’information ? Nous avons ouïe dire que leur amitié et leur accointance avec un des hauts d’en haut, de surcroît juriste est à l’origine de leur déshonorant forfait. Une méchanceté, à l’image des allusions aussi féminines que perfides dans nos foyers polygames.

Si informer ou analyser juste et vrai, est une faculté digne, technique et intellectuelle de fournir des nouvelles, à l’opinion publique, ce verbe utilisé, dans un pays comme le nôtre, n’a pas sa place dans le vocabulaire sérieux, surtout quand il s’agit d’information. Mais, puisque tout semble faux dans la  » marche » de notre cher Sénégal : fausse amitié, faux confrères, faux passeports, faux diplômes, il ne serait point étonnant de voir, à chaque occasion de vouloir manger à tous les râteliers, de faux hommes dans le genre, se retrouvant à travers leurs éternels clins d’œil dans l’exercice de leur fonction. Notre presse ne mérite point cela.

Honte Du Plein Et Du Délié

Toujours dans cet article à Xalimasn.com, nous avons également retenu que l’intention première était de faire mal, évidemment après avoir tendu la manche à un acolyte. Suivez notre regard ! Une telle capacité de nuisance est indigne, quelqu’en soit le prix.

Seul un vil et triste esprit d’âmes se féminisant de plus en plus, pourrait s’octroyer un tel forfait. En attendant une réaction des concerné(es ), il est temps que ceux ou celles qui doivent diriger, coacher, assainir, voire faire avancer notre presse, reviennent sur terre; celle de nos braves aïeuls qui, certainement ne cessent de bouger dans leur tombe. Un noble métier est en train de s’écrouler, pour finalement atterrir dans les méandres d’un manque de dignité humaine.

En évoquant argent, gains et autres prébendes, ces activistes mal intentionnés gisent aux antipodes de Chateaubriand qui enseignait : << Oh ! Argent que j'ai tant méprisé, tu as pourtant ton mérite... >>. Oui, Karim Meïssa Wade devient, dans cette Realpolitik sénégalaise, un fond de commerce de premier choix, pour cette race de journalistes dont la plume téléguidée, ressemble plutôt à un magasin de frivolités.

Elhadj Yvon Mbaye

Journaliste-formateur

Tel : 77 179 19 38

E-mail : olympress45@yahoo.fr

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