Récit poignant d’une mineure de 15 ans à la barre: «Papa Abo Sèye m’a pris ma virginité et a menacé de me tuer si…»

Récit poignant d’une mineure de 15 ans à la barre: «Papa Abo Sèye m’a pris ma virginité et a menacé de me tuer si…»

Les affaires de viol et d’inceste se suivent et se ressemblent à Touba. La preuve, deux jours après le procès mettant aux prises deux «Mbacké-Mbacké» pour viol suivi de grossesse, une autre histoire du genre s’est invitée au tribunal de Diourbel. Abo Sèye (33 ans) a été attrait pour viols répétés sur la fille de …son grand-frère.

L’émotion était à son paroxysme ce jeudi, dans la salle d’audience du tribunal de grande instance de Diourbel, lorsque la jeune P. S. racontait aux juges comment son oncle paternel, Abo Sèye, l’a violée et a menacé de mettre fin à ses jours si elle le dénonçait. D’après P. S., qui a elle-même narré son histoire au président du tribunal, à ses assesseurs et au procureur de la République, elle doit la perte de sa virginité à son oncle Abo Sèye, qui l’a attirée dans le lit de sa mère, une première fois, et dans sa propre chambre pour la deuxième, pour satisfaire sa libido. «C’est Papa Abo qui m’a pris ma virginité. Il m’a violée par deux fois. La première fois, c’était sur le lit de ma mère qui était partie au marché. La deuxième fois, Papa Abo m’a fait entrer dans sa chambre après avoir envoyé ma petite sœur à la boutique pour rester seul avec moi. Mais les deux fois, j’ai perdu beaucoup de sang parce qu’il m’a fait trop mal au bas-ventre».

C’est ce récit peu ordinaire qui a glacé l’ambiance, ce jeudi, dans la salle d’audience du tribunal de grande instance de Diourbel. Et pourtant, le prévenu, un gaillard à l’allure de véritable colosse, gérant de salle de musculation à Touba, a tout nié. Et ce, malgré les précisions détaillées de sa présumée victime qui n’a laissé aucun élément au hasard.

Fondant son système de défense sur une vengeance doublée d’une haine développée par la mère de sa nièce, motivée par le profit de la succession familiale, Abo Sèye a juré, lui, par tous les saints n’avoir jamais touché ne serait-ce qu’un seul cheveu de la gamine. Des arguments qui n’ont convaincu ni Me Assane Dioma Ndiaye, l’avocat de la partie civile qui a demandé 10 millions de dommages et intérêts, ni le représentant du ministère public, le procureur Baye Thiam, qui a requis contre le prévenu une peine de deux années d’emprisonnement. Les uns et les autres seront fixés jeudi prochain, date à laquelle sera prononcé le verdict.

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