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Afin de stopper cet ouragan de menaces (Par Cheikhouna MBACKE Awa Kébé)


Il est regrettable qu’il faille très souvent se faire entendre pour que sesproblèmes soient pris au sérieux.

Les difficultés dans lesquelles sombrent lesétudiants sénégalais en Égypte ne datent pas d’aujourd’hui. Elles remontentà des années. Ils les revendiquent depuis 2015.

Devenu énervant, le discours consolateur et moralisateur de l’ambassadeur du Sénégal au Caire, restetoujours le même. Aucune promesse n’a été tenue. Pas la moindre lueur d’espoir à l’horizon. Aujourd’hui, la menace devient de plus en plussérieuse.

Si, sans gêne, l’ambassadeur ose proférer certaines paroles àl’endroit des étudiants et jette l’opprobre sur l’enseignement arabo-islamiqueen le taxant d’obscurantisme et même d’archaïsme, alors la mise àl’exécution de notre plan d’action ne doit plus tarder.

À l’entendre parler,nous avons l’impression que nous sommes en train de perdre notre temps etque sa négligence vis-à-vis de nos revendications vise à tarir notre existence.Loin d’être encourageante, sa position est démotivante.

En effet, nous n’avons jamais manqué du respect à qui que ce soit. Nousn’avons jamais menacé l’ambassadeur.

D’ailleurs, c’est lui-même qui avaitdemandé à nous rencontrer, le jour où son irritation avait été aiguisée par lesinterventions des étudiants. Donc nous ne sommes pas en train de l’affronterou d’affronter qui que ce soit.

Nous n’avons aucunement de compte à luirégler. Il faut que cela soit clair et compris par tous. Nous avons des droitsen tant qu’étudiants et avons le courage de les demander.

Et nous croyonssincèrement que toute l’ambassade du Sénégal au Caire devrait être heureused’aider ses concitoyens afin qu’ils puissent suivre normalement leurs études.

L’État égyptien ainsi que l’Université d’Al-Azhar font tout ce qui est en leurpouvoir pour nous mettre dans de bonnes conditions.

Mais l’ambassade duSénégal au Caire ? Hélas ! Face à son impuissance (pour ne pas dire sonrefus) de régler nos problèmes, il est de notre droit, le plus absolu,d’interpeller les autorités supérieures compétentes. Notre impatience étantépuisée, nous allons exploiter tous les moyens dont nous disposons.

Car, àbien regarder, il est clair que les différentes doléances nous poussant à saisirla Presse, et menaçant nos conditions de vie en tant qu’arabophones, neseront jamais résolues si nous demeurons dans le mutisme.

Par ailleurs, l’occasion ultime qui s’offre à nous, afin de sortir del’ornière, c’est de converger nos force. C’est pourquoi, j’appelle tous lesétudiants à la cohésion et à la solidarité.

Ce combat auquel nous nous livronsnécessite beaucoup d’intelligence et de et de fraternité. Cimenter nos rangset rester organisés, comme nous l’avons toujours fait, sont les vocabulairesque doit contenir notre dictionnaire.

L’enseignement arabo-islamique qui esten danger avait toujours subi les dénigrements de l’attaque. Seulement laforme change ! Il avait toujours fait l’objet de négligence et de mise auplacard.

Il n’a jamais plu et il ne plaira jamais à certaines personnes. Ce sontnous, alors, qui, conscients de tout cela, qui avons la suprême obligation denous battre pour sa protection et sa préservation. «

L’union fait la force » dit le proverbe. Ce proverbe si très intéressantdoit constituer notre point d’appui, notre principe de levier.

La « Ligue desétudiants sénégalais en Égypte » a dû faire face à des personnes et desmenaces visant à l’affaiblir, à la rabaisser ou encore à la dissoudre. Nous neserons jamais dans le havre du bonheur si nous reculons et/ou nous nouslaissons abattre par la situation.

Encore, est-il de notre responsabilité de nousmobiliser et soutenir, jusqu’au bout, la Ligue qui se bat jour et nuit, sansrelâche, pour l’évolution positive de nos situations. Nous n’avons pas lechoix. Nous n’avons absolument pas le choix.

Le problème de l’étudiant leplus petit doit être la préoccupation de chacune et chacun de nous. Le soucide l’étudiant le plus faible doit être le souci de chacune et chacun de nous

Cheikhouna Mbacké Awa Kébé étudiant à l’université d’Al Azhar du Caire

Al-Azhar a toujours enseigné un Islam modéré (responsable)

La mosquée d’Al-Azar, siège de l’université millénaire éponyme, a toujours prôné un enseignement islamique modéré, a indiqué le représentant de son grand imam à la 26e Foire internationale de Dakar (FIDAK), docteur Ziad El Sayed Mohamed Farrouh.
‘’La mosquée Al-Azhar a demeuré tout au long de son histoire, un centre pour le juste milieu, la modération, la diffusion de la culture islamique et des enseignements de l’Islam et des valeurs tolérantes qui ne connaissent ni excès, ni déviation, ni extrémisme, ni fanatisme doctrinal ou politique’’, a-t-il dit.
Le docteur Ziad El Sayed Mohamed Farrouh animait mardi, à la Foire internationale de Dakar (FIDAK), un panel sur ’’l’Islam au monde’’. Il a, à cet égard, rappelé les liens intrinsèques en l’Islam et les commerçants qui, selon lui, étaient les premiers à diffuser ses préceptes.
A l’en croire, Al-Azhar ‘’représente ainsi le juste-milieu qui est la caractéristique la plus spécifique de l’Islam, religion de la droiture’’.

L’université ’’représente aussi la bonne compréhension des textes nobles du Coran et de la Sunna du Prophète (PSL) et des créations scientifiques et intellectuelles qui se développèrent autour de ce texte’’, a-t-il ajouté.

L’éducation à Al-Azhar inculque dans la mentalité de l’étudiant azharite, le principe du dialogue et celui de la légitimité de la diversité, a dit le conférencier.
‘’L’étudiant azharite grandit raisonnablement, et la raison, chez lui, ne contredit pas la tradition, et la religion n’est pas contraire à la vie mondaine. D’où la multiplicité des courants et l’acceptation de l’autre en Egypte’’, a-t-il souligné.
Selon le docteur Farrouh, l’université Al-Azhar se distingue également de toute autre institution au monde par le fait qu’elle accueille les étudiants venant de 107 Etat, et ce, depuis plus de 500 ans.
Cette université qui compte près de 500.000 étudiants, comprend 34 facultés pour les sciences pratiques et théoriques et 45 facultés de sciences humaines. Soit un total de 79 facultés, dont 47 sont réservées aux jeunes garçons et 32 aux jeunes filles, a-t-il détaillé.
Il a par ailleurs rappelé que la mosquée et l’université Al Azhar se situent au cœur du Caire, capitale égyptienne, depuis le 3e siècle de l’Hégire, correspondant au 10e de l’ère chrétienne.
‘’En effet, l’histoire nous informe que la mosquée d’Al-Azhar célébra son inauguration par l’accomplissement de la prière du vendredi le septième jour du mois de ramadan de l’année 361 de l’Hégire, soit le 21 juin de l’ère chrétienne, c’est-à-dire depuis plus de 1000 ans’’, a t-il rappelé.