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Tension de trésorerie : L’Etat reconnait l’arrêt de 715 chantiers

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait un aveu de taille hier, à l’Hémicycle, lors de l’examen du projet de loi portant Loi de Finances Rectificative.

En effet, interpelé par les députés sur les nombreux chantiers de l’Etat à l’arrêt, Amadou BA n’a pas uniquement admis cette situation. Brandissant des chiffres, repris L’As quotidien, il renseigne qu’ils sont au total 715 chantiers à l’arrêt. Et selon l’argentier de l’Etat, qui crypte ses explications, cette situation se justifie par une modulation des dépenses qui s’est avérée nécessaire suite à la baisse des recettes tirées du pétrole. Poursuivant un discours que la plupart des députés ne comprennent pas, Amadou BA soutient que cette situation est passagère et que bientôt, les chantiers, dont les budgets ont été votés, vont redémarrer.

C’est la première fois que le gouvernement admet faire face à une Tension de trésorerie. Malgré la dette intérieure qu’il peine à honorer, les nombreuses accusations des opposants, dont Mamadou Lamine DIALLO, les remarques d’alliés comme Mamadou Lamine LOUM, le régime de Macky SALL a toujours nié la situation de banqueroute au bord de laquelle se trouve le Sénégal. Amadou BA s’est même permis d’affirmer que le Sénégal avait en caisse plus de 700 milliards de F CFA.

WALFNet

Mondial 2018 : Les chantiers de Cissé à 4 mois de la Russie

Comme prévu, Aliou Cissé a qualifié le Sénégal pour le prochain Mondial. Mais un chantier immense l’attend pour que son équipe soit compétitive en Russie, dans quatre mois.

S’il faut évidemment se réjouir de voir l’équipe nationale de football du Sénégal décrocher son billet pour la Russie, il est tout aussi légitime de s’interroger sur son niveau et sur celui de son sélectionneur, dont les résultats plaident toutefois en sa faveur. Après avoir conduit le groupe en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2017, Aliou Cissé a une nouvelle fois rempli sa mission en guidant ses hommes jusqu’à la prochaine Coupe du monde. Le tout en terminant en tête d’un groupe même s’il était moins relevé (Burkina Faso, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert) où il a fallu batailler jusqu’au bout avec les Bafana Bafana.

Le collectif

La qualification est en poche et c’est l’essentiel, c’est d’ailleurs ce que souhaite toute sélection nationale. Mais c’est à peu près tout. Hormis face au Cap-Vert à Praia (0-2), les Lions n’ont jamais donné l’impression d’avoir progressé lors des éliminatoires et le sélectionneur continue toujours de tâtonner. «Je suis d’accord que l’équipe peut mieux faire. Mais, je préfère jouer comme l’Atlético Madrid et gagner, plutôt que de perdre en jouant comme le Fc Barcelone », avait-t-il déclaré lors des éliminatoires de la CAN 2017.

Pourtant, dans le groupe, il ne manque pas de talents. Cissé peut pourtant compter sur un outil impressionnant, notamment en attaque où Mame Biram Diouf, Diao Baldé, Mbaye Niang, Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Moussa Sow ou encore Baye Oumar Niasse feraient le bonheur de n’importe quelle sélection. Mieux, au milieu, Gana Guèye, Salif Sané, Assane Dioussé…sont également de grands talents. Malgré tous ces outils à sa disposition, Cissé a parfois du mal à trouver la bonne formule.

Source : Metrodakar

Les chantiers du Pse n’émergent plus

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Les chantiers du Plan Sénégal Emergent risquent de prendre du plomb dans l’aile. Selon Enquête, il y a déficit des matériaux devant servir à la construction. Les responsables du ministère des Mines et de la Géologie et des spécialistes issus de différents corps se sont penchés sur la question autour d’un atelier qui s’est tenu, hier, à Dakar.

Si rien n’est fait pour trouver des alternatives aux granulats traditionnels, « le pays va vers une tension certaine », expose l’ancienne directrice de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée. Le basalte, le sable et la latérite pourraient également faire défaut, selon la ministre des Mines, Sophie Gladima Siby.

Qui explique que : «  la quantité de latérite consommée dans la construction des routes et chaussées a triplé, entre 2014 et 2016. Passant de 101 345 à 498 997 mètres cubes. Quant à la production de sable, elle a presque doublé, en passant de 521 473 mères cubes en 2014 à 1076614 en 2016 ».

Aujourd’hui, pense le directeur du centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement, « il y a besoin de mobiliser tous les matériaux de qualité pour construire ce pays à moins coût ». Sinon, souligne Pape Goumbo Lo, « on continuera d’apporter du basalte jusqu’en Casamance pour construire des salles de classe à 12 millions FCA alors que dans cette région nous avons tous les matériaux qu’il faut pour construire des salles de classe à 400 mille francs CFA ».

Gambie: les premiers chantiers d’Adama Barrow

En Gambie, le nouveau président Adama Barrow attend le feu vert de la Cédéao pour rentrer à Banjul et prendre ses quartiers dans le palais présidentiel. Il vient de nommer Fatoumata Tambajang, figure de l’opposition comme vice-présidente et l’on devrait connaître d’ici peu la composition du gouvernement qui assurera la transition pour les trois prochaines années. Pour l’instant, le nouveau président s’est montré très discret, peu d’annonces ont été faites, mais les chantiers sont conséquents.

Les premiers défis du nouveau gouvernement seront économiques. Selon le conseiller principal d’Adama Barrow, plus de 11 millions d’euros auraient disparu des caisses de l’Etat au cours des deux dernières semaines. Alors, comment combler ce déficit ? Il y a deux mois, Adama Barrow dirigeait une agence immobilière. Il est désormais à la tête d’un pays où 60% de la population souffre de pauvreté.

« Aujourd’hui, notre économie est basée essentiellement sur l’endettement, souligne Halifa Sallah, porte-parole de la coalition qui a remporté l’élection présidentielle. Cela signifie que nous allons devoir faire entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat. Ensuite, il faudra utiliser cet argent pour soutenir le secteur social et en premier lieu la santé et l’éducation. Mais nous avons un avantage, poursuit l’homme politique : nous allons mettre en place un système basé sur la responsabilité, la transparence, la bonne gouvernance et le respect des droits fondamentaux. Je pense que cela va encourager les investisseurs à revenir dans le pays. En rétablissant l’Etat de droit, conclut-il, nous espérons aussi renouer des partenariats avec l’Union européenne, les Etats-Unis et tous les acteurs de la coopération internationale ».

Adama barrow a également promis de la réformer la NIA, l’omniprésente et toute puissante agence nationale du renseignement, accusée d’avoir détenu, torturé et assassiné des centaines d’opposants. Aisha Dabo, journaliste gambienne en exil plaide pour une refonte totale des forces de défense et de sécurité : « Il faut que la police, les paramilitaires et l’armée comprennent que leur rôle est de protéger la population. Il faut en finir avec l’impunité. On parle d’arrestations de torture surtout de la part de la NIA beaucoup de gens sont morts là-bas. Il y avait les arrestations nocturnes, des dizaines de personnes ont disparu ça fait plus de dix ans et on ne sait toujours pas où elles sont ».

Enfin, Adama Barrow a annoncé la mise en place d’une commission vérité et réconciliation dont on ne connaît pas encore le fonctionnement ni la composition. C’est cependant une étape « essentielle », selon Fatou Jagne Senghor, directrice de l’ONG de défense des droits de l’homme, Article 19. Elle a passé des années à documenter les violations des droits de l’homme en Gambie, mais considère qu’il faut éviter la précipitation : « La vérité est à la base de la réconciliation surtout lorsque beaucoup d’injustices et d’atrocités ont été commises. Mais si le système est bâclé les uns et les autres ne vont jamais être apaisés et cela pourrait créer un sentiment de frustration et renforcer l’impunité qui elle-même risque d’encourager d’autres crimes ».

Les journalistes ont payé un lourd tribut au long de ces années de répression. Aujourd’hui, la presse reprend peu à peu du service et regarde d’un œil attentif ces grands chantiers de ce gouvernement de transition.

Jeune Afrique