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Pour Obama, la gestion du coronavirus par Trump est un “désastre chaotique absolu”

L’ancien président des États-Unis en a profité pour renouveler son soutien à Joe Biden, son ex-vice-président.

Barack Obama s'en est pris vertement à la gestion de l'épidémie de coronavirus par Donald
Barack Obama s’en est pris vertement à la gestion de l’épidémie de coronavirus par Donald Trump.

L’ancien président des États-Unis Barack Obama a estimé que la gestion de la pandémie due au nouveau coronavirus par son successeur Donald Trump était un “désastre chaotique absolu”, ont rapporté ce samedi 9 mai des médias américains.

Cette critique cinglante, la plus explicite à ce jour de sa part, l’ex-président démocrate l’a faite vendredi soir lors d’une conversation téléphonique d’une demi-heure avec d’anciens collaborateurs de son gouvernement, dont Yahoo News s’est procuré un enregistrement.

Donald Trump a “rejeté les avertissements” sur le covid-19

Barack Obama y invoque notamment la réponse à la crise sanitaire pour justifier la nécessité de choisir de bons dirigeants et appeler ses ex-conseillers à s’investir dans la campagne de Joe Biden, son ancien vice-président et candidat démocrate à la présidentielle de novembre face à Donald Trump.

“L’élection qui arrive, à tous les niveaux, est tellement importante car nous n’affronterons pas seulement un individu ou un parti politique”, a-t-il dit, selon ses propos rapportés par plusieurs médias. Il estime que le véritable adversaire, ce sont des “tendances de long-terme” comme ”être tribal, être divisés, voir les autres comme des ennemis”, qui risquent de caractériser “la vie américaine”.

Encore très populaire chez les démocrates, Barack Obama avait déjà laissé entendre que le milliardaire républicain avait “rejeté les avertissements” sur les risques de pandémie. Donald Trump est accusé par ses détracteurs d’avoir d’abord minimisé la menace, puis d’avoir donné des consignes contradictoires et confuses, entre les appels à la prudence et la hâte de voir l’économie redémarrer.

L’État de droit “menacé” par Trump? 

Dans la conversation de vendredi, le premier président noir des États-Unis (2009-2017) est aussi revenu sur la décision controversée du ministère américain de la Justice de retirer le dossier d’accusation contre Michael Flynn, un ex-conseiller de Donald Trump poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe.

“Il n’y a aucun précédent que l’on puisse trouver sur une personne inculpée de parjure qui s’en tire impunément”, a-t-il dit. “C’est le genre de situation où l’on peut commencer à redouter que (…) notre lecture basique de l’État de droit soit menacée”, a-t-il prévenu.

“Quand on prend ce chemin, cela peut aller très vite, comme on l’a vu ailleurs”, a-t-il ajouté, appelant à ne pas sous-estimer cet événement. Là aussi, il souligne y voir une raison pour soutenir son ancien vice-président. “C’est pourquoi je vais passer autant de temps que nécessaire à faire campagne aussi intensivement que possible pour Joe Biden”, a-t-il assuré.

Détecté dans du sperme, le coronavirus est-il aussi une Mst?

Déjà repéré dans la salive, le sang et dans les selles, le coronavirus a été détecté par des chercheurs chinois dans le sperme de plusieurs personnes ayant contracté le Covid-19, y compris chez des patients en rémission.

C’est ce que rélève une nouvelle étude publiée jeudi par la revue scientifique américaine Journal of American Medical Association. Toutefois, d’autres études devront être menées pour confirmer cette donnée.

L’étude a été réalisée par des chercheurs de Pékin sur 38 hommes passés par l’hôpital de Shangqiu, dans la province du Henan (nord-est).

Six de ces patients ont vu leur sperme testé positif, soit 16%, dont deux qui avaient passé la phase aiguë de la maladie et étaient considérés comme en rémission.

Les auteurs soulignent que la portée de l’étude est «limitée par la faible taille de l’échantillon» testé et que d’autres études seront nécessaires pour mieux comprendre la durée de vie du virus dans le sperme et les conditions de sa transmission.

Le Covid-19 est connu pour se transmettre par des gouttelettes (secrétions projetées par la personne atteinte). Des traces du virus ont déjà été détectées dans la salive, l’urine et les selles. 

Coronavirus : Donald Trump suspend le financement américain de l’Oms

Le président américain a accusé l’Organisation mondiale de la santé d’avoir pris pour argent comptant les affirmations de la Chine au début de l’épidémieDonald Trump fait le point sur le coronavirus depuis les jardins de la Maison Blanche, le 14 avril 2020. © Alex Brandon/AP/SIPA Donald Trump fait le point sur le coronavirus depuis les jardins de la Maison Blanche, le 14 avril 2020.

ETATS-UNIS – Le président américain a accusé l’Organisation mondiale de la santé d’avoir pris pour argent comptant les affirmations de la Chine au début de l’épidémie

Il a trouvé un coupable. Donald Trump a annoncé mardi la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), coupable à ses yeux d’avoir commis de nombreuses « erreurs » sur le coronavirus et d’être trop proche de la Chine.

« Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité » du Covid-19, a lancé le président américain dans un long et violent réquisitoire contre cette agence de l’ONU. Les Etats-Unis sont le premier contributeur de cette agence sanitaire dont le siège est à Genève.

« Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner son rôle dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus », a lancé Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche.

Une évaluation de 60 à 90 jours

Le président républicain a évoqué une étude « très approfondie » qui pourrait durer de 60 à 90 jours. Soulignant que les Etats-Unis contribuaient à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars « et même moins » pour la Chine, Donald Trump a estimé que son pays avait le « devoir » de réclamer des comptes.

« Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts », a-t-il martelé. « Nous avons eu des problèmes avec eux depuis des années », a-t-il encore dit. Le président américain avait pourtant loué « les efforts de transparence » de la Chine le 24 janvier, avant de changer de ton depuis.

Donald Trump a été particulièrement agacé par les critiques de l’OMS à l’encontre de sa décision, fin janvier, d’interdire l’entrée aux Etats-Unis aux voyageurs en provenance de Chine – une mesure dont le locataire de la Maison Blanche s’enorgueillit encore, assurant qu’elle a ralenti l’arrivée du virus. Aux yeux de l’OMS, « la Chine a toujours raison », a déploré le président américain.

Un déconfinement Etat par Etat

Donald Trump est par ailleurs resté évasif sur les conditions dans lesquelles il souhaitait que les Etats-Unis mettent progressivement en place le déconfinement. Après avoir eu des propos très autoritaires lundi – « C’est le président des Etats-Unis qui décide ! » – il a adopté un ton beaucoup plus conciliant vis-à-vis des gouverneurs. « Nous nous entendons tous très bien et nous voulons tous prendre les bonnes décisions », a-t-il lancé.

Mardi matin, Andrew Cuomo, gouverneur de l’Etat de New York, avait vivement dénoncé les propos du président selon lesquels il avait tout pouvoir d’ordonner le déconfinement dans les Etats.

« La position du président est tout simplement absurde. Ce n’est pas ce que dit la loi. Ce n’est pas ce que dit la constitution. Nous n’avons pas un roi, nous avons un président », avait-il lancé. Le président peut certes donner le ton, fixer un cap, mais le système fédéral accorde aux gouverneurs des 50 Etats le pouvoir de prendre les mesures obligatoires de confinement ou de déconfinement.

La leçon de Serigne Mountakha au Coronavirus (Par A. Aziz Majalis)

Conformément aux recommandations de réorganisation de la prière du vendredi qu’il avait données il y a quelques jours, le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a accompli ladite prière ce vendredi 27 mars à la Grande Mosquée de Touba, dans des conditions assez particulières de limitation des fidèles et de respect des normes sanitaires.

En effet, dans un contexte de lutte contre la propagation du Coronavirus, les directives des autorités sanitaires de l’Etat du Sénégal portent, entre autres, sur l’interdiction ou la limitation de tout rassemblement humain ou activité à même de favoriser les contaminations de masse, allant même jusqu’à la fermeture de mosquées.

Pour rappel, dans sa démarche de soutien à l’action publique et d’autorité religieuse soucieuse du bien-être sanitaire, moral et spirituel des citoyens, le Khalife des mourides s’illustra d’abord à travers la première et jusqu’ici plus importante contribution financière (de 200 millions) pour soutenir cette cause nationale. Toujours dans sa dynamique de collaboration avec l’autorité publique dans son combat contre les grands regroupements socio-religieux, le Khalife émit, avec le soutien louable de la famille de Serigne Fallou Mbacké, le Ndigeul de surseoir à la célébration traditionnelle du Magal de Kazou Rajab, constituant le second plus important rassemblement du Mouridisme, après le Magal de Touba. Une recommandation inédite dans l’histoire du Mouridisme, à laquelle les disciples mourides se sont tous conformés avec une rare fidélité qui démontre une fois de plus la remarquable capacité de discipline de cette communauté.

Et c’est dans cette même lancée, initiée par le Khalife, que tous les autres futurs magals et grands événements du Mouridisme sont en train d’être annulés, reportés ou célébrés dans des conditions différentes des éditions passées (Magal de Darou Mouhty, de Serigne Chouhaibou etc.) Parallèlement (ou à la place) de ces manifestations, le Khalife recommanda des séances de récitation de Coran et d’imploration du Pardon de Dieu, le Tout-Puissant, pour juguler ce fléau en face duquel les nations les plus puissantes n’ont pu résister.

A la suite de ces dispositions communautaires, Serigne Mountakha mettra ensuite à la disposition du district sanitaire de Touba des moyens conséquents (terrain pour l’hôpital militaire, denrées alimentaires pour les familles en quarantaine, espaces d’hébergement pour les renforts envoyés etc.) pour une prise en charge optimale des cas détectés dans la ville sainte et la prévention d’éventuels nouveaux cas. Tout en encourageant la sensibilisation des populations sur l’importance du respect des mesures d’hygiène et des gestes-barrières édictés par les autorités publiques (en souscrivant personnellement à se laver publiquement les mains avec un gel hydro-alcoolique dans la mosquée).

Avec l’appui des organisations mourides, comme Touba Ca Kanam, qui contribua, à la suite du Khalife, avec un budget de 45 millions CFA en produits et matériels destinés aux structures sanitaires de Touba, aux daaras confinés, aux mosquées et morgues, aux autres services de l’Etat (police, sapeurs pompiers…) etc. A quelque chose, malheur étant quelques fois bon, l’apparition du Coronavirus à Touba est ainsi en train de créer un intéressant modèle de prise en charge communautaire des crises sanitaires et autres problématiques, méritant d’être mieux appréhendé.

Ces initiatives éclairées et éminemment responsables de l’autorité suprême des mourides, soutenues par les dynamiques communautaires, ont sans nul doute contribué au recul de la pandémie actuellement constaté dans la zone de Touba que beaucoup pourtant redoutaient, il y a juste quelques jours, comme principal « foyer local » du Covid-19 dans le pays (Dakar semblant constituer, en ce moment, le prochain foyer majeur, soulevant même la question d’une éventuelle mise en quarantaine de la capitale, selon les requêtes précédemment émises envers Touba par certains acteurs publics).

Lorsque la question de la fermeture des mosquées fut évoquée, le Khalife des mourides notifia clairement aux autorités publiques que, quoique cette prérogative relève de leur responsabilité régalienne exclusive (auquel cas, il s’y confirmerait de façon citoyenne), mais en tant que autorité religieuse, il proposait une alternative à la fermeture totale des mosquées (à laquelle il refusa catégoriquement de procéder personnellement, selon les témoins). Une alternative brillante et équilibrée à même de respecter à la fois les directives contre les risques de contamination suscités par les rassemblements religieux et de préserver en même temps le souci majeur de beaucoup de croyants musulmans (dont lui-même) de ne pas arrêter totalement le culte dans les mosquées.

Cheikh Mouhamadou Mountakha suggéra ainsi aux autorités, en prenant comme modèle la grande mosquée de Touba (sans nécessairement en réclamer de même pour les autres), de continuer à y faire l’appel à la prière, d’y effectuer les prières quotidiennes et celle du vendredi, sous de nouvelles conditions conformes aux règles requises, en ces termes :

« La prière du vendredi pourrait désormais se faire avec le quorum de douze (12) fidèles minimum (préconisé dans l’école malékite) qui respectant les distances réglementaire et les autres mesures sanitaires. Le quorum légal des prières canoniques étant de trois (3) personnes minimum. De tels quorums pourraient d’ailleurs être facilement réalisés avec le personnel qui gère la mosquée, notamment les agents du Dahira Moukhadamatoul Khidma dont moi-même me considère comme faisant partie

[sans doute, en sa qualité de « gardien des lieux saints » du Mouridisme]

. Les autres fidèles pourront ainsi rester et prier chez eux, dans la mesure où l’obligation cultuelle collective (fardu kifaaya) sera accomplie, au nom de toute la communauté, par un groupe d’entre eux qui en déchargera tous les autres. »

Cette position médiane du Khalife des mourides (incomplètement relayée, il faut le dire, par les grands médias, qui se contentèrent uniquement d’une partie de la proposition), qui justifie sa participation symbolique à la prière et à la préservation du culte rendu à Dieu (non moins importante à ses yeux, en ces moments d’épreuves, que les autres mesures matérielles) nous semble éminemment éclairée et justifiable dans le contexte actuel. En effet, dans d’autres domaines de la vie publique, l’Etat du Sénégal semble avoir fait le choix de la LIMITATION et de la RÉGLEMENTATION plutôt que celui de l’arrêt radical de toute activité dans lesdits domaines ou du confinement intégral. Il en est ainsi du secteur du transport dont les usagers et les conditions de circulation ont été simplement réadaptés au contexte. De même que du secteur administratif ou des entreprises (banques, sociétés, réunions officielles, commerces, marchés etc.) dont certaines règles d’organisation et de fonctionnement ont été juste modifiées. Au même titre que l’état d’urgence et le couvre-feu décrétés, qui ne vont pas jusqu’au confinement total des populations et ne s’opposent pas non plus totalement à la libre circulation des biens et des personnes (réorganisée sous de nouvelles dispositions réglementaires plus restrictives) etc. Une situation qui, d’ailleurs, n’a point manqué de susciter certains questionnements : comment comprendre l’empressement frappant de nos autorités à fermer tous les lieux de culte du pays, en n’envisageant aucune mesure alternative de réglementation, tout en ne faisant pas montre du même zèle envers les autres sources de rassemblements comme les marchés etc. ?

À travers l’approche proposée par le Khalife des mourides, l’on pourrait assurément tirer de remarquables enseignements sur un modèle de vie plus équilibré, à même de concilier harmonieusement nos CONDITIONS de vie à nos RAISONS de vivre ; le respect des règles sanitaires qui nous permettent de rester en vie et la conformité à nos valeurs fondamentales pour qui nous voulons rester en vie. En somme le Zaahir (éxotérique) au Baatin (ésotérique), la Sharia (règles extérieures) à la Haqiqah (Réalités intérieures).

Une excellente leçon de foi et de Tawhid (foi en l’Unicité absolue de Dieu) du Patriarche de Darou Minan, qui nous rappelait, il y a juste quelques jours :

« C’est Dieu qui choisit les personnes qui tomberont malades et celles qui seront épargnées par cette pandémie. Cette maladie ne décide pas de tout. C’est une simple créature de Dieu et elle ne fera que ce que Dieu voudra qu’elle fasse. Tout vient de Dieu. Tout ce qui arrive à l’être humain est juste la résultante de la volonté de Dieu. Cela ne veut pas dire que nous ne devons prendre aucune précaution. Au contraire. Car se conformer aux prescriptions des médecins est aussi un acte musulman… »

Puisse le Seigneur lui prêter longue vie pour le bien de l’Islam et de toute la nation, puis préserver notre pays et le monde entier de ce fléau.

Coronavirus : le point sur la pandémie dans le monde

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19.

– Plus de 112.000 morts dans le monde –

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 112.510 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 19H00 GMT.

Plus de 1.824.950 cas d’infection ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts qu’en nombre de cas, avec plus de 22.000 décès pour plus de 555.000 cas confirmés.

Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés sont l’Italie avec 19.899 morts, l’Espagne (16.972), la France (14.393 morts) et le Royaume-Uni (10.612).

L’ancien grand rabbin d’Israël Eliahou Bakshi-Doron est décédé dimanche des suites d’une infection au nouveau coronavirus. Agé de 79 ans, il a été le grand rabbin séfarade d’Israël entre 1993 et 2003.

Plus de 700 cadavres ont été recueillis dans des logements de Guayaquil, capitale économique de l’Equateur, où les services hospitaliers et funéraires sont débordés par la pandémie de Covid-19. La cause des décès n’a pas été spécifiée.

– Italie: un dimanche de Pâques moins meurtrier –

L’Italie a annoncé sa journée la moins meurtrière en plus de trois semaines, avec 431 en 24 heures. Pour la première fois depuis le 19 mars, sous les 500 morts en une journée.

« La baisse de la pression sur nos structures hospitalières se poursuit », s’est félicité le patron de la protection civile, Angelo Borrelli.

– « Tout aurait pu basculer »-

Après une semaine d’hospitalisation –dont plusieurs jours en soins intensifs–, le Premier ministre britannique Boris Johnson est sorti dimanche de l’hôpital.

Désormais en convalescence, il a remercié les soignants qui lui ont « sauvé la vie » et notamment les infirmiers présents à ses côtés pendant les 48 heures où « tout aurait pu basculer ».

– « Contagion de l’espérance » –

Le pape François a proposé dans son message de Pâques « de réduire » voire « d’annuler » la dette des pays pauvres, a appelé à un allègement des sanctions internationales et à « un cessez-le-feu mondial et immédiat ». Il a aussi souhaité que l’Europe retrouve « un esprit concret de solidarité ».

A Jérusalem, un court chapelet de religieux a célébré le plus important moment liturgique de la tradition chrétienne dans le Saint-Sépulcre, fermé au public pour la première fois en plus d’un siècle lors d’un dimanche pascal.

– Etats-Unis: réouverture graduelle possible en mai –

L’expert en chef du gouvernement américain, le docteur Anthony Fauci, a estimé qu’une réouverture graduelle et localisée des activités économiques aux Etats-Unis pourrait intervenir en mai, tout en restant très prudent.

– Risque de récession historique –

L’Asie du Sud (Inde, Bangladesh, Pakistan, Afghanistan …) risque de subir cette année sa pire performance économique en 40 ans, ce qui va nuire aux efforts de lutte contre la pauvreté dans la zone, a estimé la Banque mondiale.

– Retour du Charles-de-Gaulle –

L’armée française a entamé une opération inédite de débarquement et de placement en isolement sanitaire de 1.900 marins, après l’accostage à Toulon du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, de retour anticipé pour cause de coronavirus à bord.

– Baisse de la production de pétrole –

L’Opep et ses partenaires sont convenus de la « plus grande baisse de production de l’histoire », dans l’espoir de faire remonter les prix du pétrole en pleine pandémie et malgré les tensions entre Moscou et Ryad. Les cours du pétrole bondissaient lundi matin sur le marché en Asie.

– Panique et démission en Turquie –

Le ministre turc de l’Intérieur a présenté sa démission au surlendemain de l’annonce abrupte d’un confinement total pour le weekend, qui a poussé des foules de Turcs paniqués dans les commerces pour faire des provisions sans respecter les mesures de distanciation sociale. Quelques heures plus tard, le président Recep Tayyip Erdogan a refusé cette démission.

– 500 fois « pardon » –

La police indienne a sanctionné dix touristes étrangers, contraints d’écrire 500 fois « je suis désolé » pour avoir enfreint le confinement dans une ville du nord du pays.

– Voleur de tests –

Un Chinois a été interpellé dimanche à Lima accusé d’avoir proposé illégalement des tests rapides de Covid-19 qu’il avait volés au ministère de la Santé, a annoncé la police péruvienne. Tianxing Zhang, 36 ans, faisait du porte-à-porte à Lima pour proposer des tests contre de l’argent.

France 24 avec Afp

Coronavirus et philanthropie au Sénégal (Par Alassane Kitane)

Qui a défini la philanthropie comme une générosité désintéressée à l’égard de ses semblables ? Dans notre pays en tout cas, cette définition n’est plus fonctionnelle. L’État, le personnel politique, les people, bref tout le monde profite de la pandémie pour polir ou vendre son image. C’est le comble de la société de spectacle et de l’égoïsme devenu pathologique. Mais ce qui est paradoxal dans cette affaire, c’est moins le comportement des individus que les choix du gouvernement : une remise fiscale est promise aux donateurs !

Pourquoi ne pas l’appeler une avance sur fiscalité ? Tout porte à croire que c’est un gouvernement qui a des problèmes de trésorerie, et qui cherche de façon informelle ou perfide à anticiper sur ses recettes budgétaires pour se donner une bouffée d’oxygène dans cette situation de crise. Ces entreprises qui donnent de l’argent à la télé sont donc doublement gagnantes : elles ont la publicité et la remise fiscale. Promettre une remise fiscale à ce stade de la lutte nous semble impertinent et même dangereux, car on ne sait pas combien de temps elle va durer. On ne sait pas non plus quelles sont les entreprises qui vont en pâtir le plus. Il y a apparemment un parfum de précipitation dans la communication du gouvernement (car beaucoup de décisions prises dans ce sens relèvent de la communication politique). Le corona a donc le mérite de nous révéler la vraie situation de notre pays. Y a-t-il dans ce pays un fonds de gestion des calamités comme c’est le cas dans beaucoup de pays ? A-t-on les structures de santé que mérite notre peuple ? Combien d’hôpitaux on aurait pu construire avec l’argent qui a financé le TER ?

Ce qui est plus choquant, c’est qu’un ministre a osé dire que la qualité de notre système de santé a permis de faire face à la pandémie ! Il a même insinué que c’est grâce à la vision du Président que la pandémie n’a pas fait de ravage chez nous. J’imagine que les autres pays africains ont dû nous emprunter nuitamment notre président pour, eux aussi, éviter le chaos qui sévit dans les pays du nord ! Voilà comment on construit des mythes pour dissoudre la réalité. On ne mesure pas la performance d’un système de santé par une pandémie dont l’impact dans notre pays est forcément affaibli par des paramètres autres que ceux définis par la médecine moderne. Notre système de santé n’est pas plus performant que celui de l’Italie, il faut arrêter de baratiner le peuple pour faire une récupération politique de cette affaire. Tout le monde a rangé les armes pour vous laisser travailler dans la quiétude, alors ayez la décence de ne pas exploiter nos peurs et angoisses pour redorer votre blason !

La santé et la performance d’un système sanitaire sont évaluées par la satisfaction qu’il procure aux citoyens. Un système de santé doit être évalué par la qualité de sa gestion des maladies normales ; or sur ce point, il suffit de faire un détour dans n’importe quel hôpital public de l’intérieur du pays pour se rendre compte que notre État a failli à ses obligations. Par la grâce de Dieu ne nous parlez plus de CMU et autre pacotille de politique publique. Notre peuple, en ce moment, n’a pas besoin de charognards politiques, il a plutôt a besoin d’actes qui parlent d’eux-mêmes.

Alassane K. KITANE