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«Covidgate : Le business macabre de 2 délinquants, Diop Sy et Mansour Faye» Par Seybatou Sougou

Le 19 avril 2019, le tribunal de commerce hors-classe de Dakar en audience de la Chambre des procédures collectives, a constaté la cessation de paiement de la société de Diop SY, et ordonné la liquidation des biens de sa société « Urbaine d’entreprise ». Lorsqu’une entreprise n’est plus en capacité de régler ses dettes avec son actif disponible, elle se trouve alors en situation de cessation de paiement (dépôt de bilan). La liquidation judiciaire survient lorsque la société est dans l’impossibilité de pouvoir faire face à la poursuite de son activité.

La situation est si compromise que la société n’a pas d’autre choix que de disparaître. Lorsque la liquidation est prononcée dans le jugement d’ouverture de la procédure collective, le dirigeant de l’entreprise est dessaisi de ses fonctions (pour l’entreprise de Diop SY, le tribunal de commerce a désigné M. El Hadjj Allah Kane en qualité de juge commissaire et Mme Delphine N’Diaye en qualité de syndic). En liquidation judiciaire, le jugement emporte arrêt de l’activité.

Par exception (extrêmement rare pour ne pas dire nul), le Tribunal peut autoriser la poursuite de l’activité dans trois cas précis : 1) si l’intérêt des créanciers l’exige, 2) si l’intérêt public est en cause, 3) si des perspectives de cession d’entreprise existent.

Alors que le tribunal de commerce hors-classe de Dakar a ordonné la liquidation des biens de la société de Diop SY (UDE) depuis le 19 avril 2019, ce dernier a décidé de se refaire une santé financière sur le dos des Sénégalais, dans le cadre d’une entente illicite et d’une magouille de bas étage avec un piètre ministre affairiste Mansour Faye.

Alors que le pays tout entier retient son souffle, que la majorité de la population sénégalaise est confrontée à une situation sociale dramatique et n’arrive plus à se nourrir, que des hommes d’affaires, et des citoyens se sont mobilisés pour apporter leur contribution financière au fonds mis en place pour lutter contre la pandémie de COVID-19 ; 2 sinistres personnages indignes, perfides, ignobles et dépourvus d’honneur, se sont comportés comme des malfrats, décidant de faire du business avec le CORONAVIRUS : « le business de la mort ».

Le député Diop Sy et le ministre le ministre Mansour Faye ; 2 énergumènes perfides qui jouent avec la mort (COVID-19), et profitent de la pandémie du CORONAVIRUS ne méritent qu’une seule chose : la prison à perpétuité et l’indignité à vie. Alors que le peuple crève de faim, et que les citoyens sont préoccupés par le CORONAVIRUS, ils se sucrent ! Le Ministre Mansour Faye (qui doit sa nomination à son appartenance au clan Faye-Sall) doit être démis de ses fonctions et traduit devant la haute cour de justice. Cette affaire est d’une extrême gravité.

In fine, un seul homme, depuis son accession au pouvoir, par effraction en 2012, a favorisé la persistance de telles pratiques « macabres » : Macky Sall, un « président » irresponsable, et incompétent, qui devra forcément un jour, ou l’autre rendre compte de ses turpitudes.

Ps

Redressement judiciaire : une procédure de redressement judiciaire est destinée à permettre la sauvegarde de l’entreprise, le maintien de l’activité et l’apurement du passif (à ce stade, la situation est rattrapable).

Liquidation judiciaire : Elle est prononcée lorsque l’entreprise a cessé toute activité ou lorsque le redressement est manifestement impossible. Par quel miracle l’entreprise de Diop Sy (Urbaine d’Entreprise), en liquidation, judiciaire depuis le 19 avril 2019 a-t-elle pu remporter le marché de transport d’aide alimentaire au titre du Covid ?

Enlévements d’enfants : La police promet de traquer les délinquants

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Le  Directeur de la Sûreté Publique a fait face à la presse, ce mardi, pour s’exprimer sur les rapts d’enfants qui va crescendo. Dernière en date, Fallou Diop, 2 ans, retrouvé mort à Rufisque.  Abdoulaye Diop  assure que la police est à pied d’œuvre.

« Nous rassurons les autres sénégalais que les délinquants, où qu’ils trouvent seront traqués, interpellés  mis à la disposition de la justice. Parce que, notre rôle en tant que policiers, consiste  à effectuer les diligences nécessaires à l’information de la justice surtout  quand il y a un épiphénomène qui dérègle le jeu de la vie en société. Nous rassurons tout le monde que notre objectif est de mettre fin à ce phénomène qui hante le sommeil de certains sénégalais », a indiqué  le chef de la Sécurité publique qui rencontrait à presse au ministère de l’Intérieur.

Auteur:  Seneweb.

Macky Sall, de l’art de protéger les délinquants. (Par Birahim Seck)


Macky Sall, de l’art de protéger les délinquants. (Par Birahim Seck)
Dans son discours du 3 avril 2012, le président de la République s’était engagé à mettre en place « un gouvernement de rupture » enraciné dans  « une gestion sobre et vertueuse ». Il s’était aussi engagé à mettre « en charge l’obligation de dresser les comptes de la Nation et d’éclairer l’opinion sur l’état des lieux ». Rien de tous ces engagements-là n’a été respecté par le Chef de l’Etat. Nous assistons à l’instauration d’un modèle de gouvernance d’opportunisme tourné vers la sauvegarde et la consolidation des intérêts extérieurs ainsi que la protection de ses hommes qui ont hissé la délinquance financière à des niveaux insoupçonnés.

Depuis plus de trois ans, le système de gouvernance publique s’obscurcit. Sa manifestation la plus flagrante est la domestication des organes de contrôle et la politisation outrancière de l’administration à tous les niveaux. Il s’agit d’une attitude neutralisant toutes les ambitions sérieuses de refondation de l’Etat et de la transformation de la société poussant le Sénégal vers des profonds abîmes.

La perversion et le naufrage de la gouvernance publique ont pour conséquence des retards inquiétants constatés dans la publication des rapports des organes de contrôle de l’Etat : ceux de l’Inspection Générale d’Etat (IGE) et de l’Office National contre la Fraude et la Corruption (de l’OFNAC) ou du moins ce qu’il en reste.

La volonté de protéger ses ministres et ses directeurs pousse le Chef de l’Etat à passer sous silence le rapport de l’IGE 2015-2016 sur l’état de la gouvernance et la reddition des comptes. Cette posture du président de la République anéantit le travail des Inspecteurs généraux d’Etat qui n’ont ménagé aucun effort pour retracer la gestion tourmente du régime-Sall. Ce retard est imputable au Président de la République. A l’OFNAC, la non publication du rapport est la conséquence  d’un manque de matière dû au piétinement des enquêtes sur l’octroi des contrats pétroliers de PETROTIM Ltd, sur les contrats relatifs aux passeports biométriques alloués à SNEDAI de l’homme d’affaires Adama Bictogo et la mise sous le coude de la seconde phase de l’enquête sur la gestion du COUD géré par Cheikh Oumar Hanne.

Conscientes des probables poursuites dans la galaxie-Sall, en matière d’enrichissement illicite et en matière de blanchiment de capitaux, les autorités étatiques font preuve de laxisme  retardant considérablement la transposition de la nouvelle Directive de 2015 de l’UEMOA sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La logique de protection des hommes du pouvoir découlant d’un manque de volonté politique fera que le Sénégal risque d’être évalué par ses pairs de la CEDEAO sans la transposition de cette Directive. Alors que notre pays avait six (6) mois pour la transposer à partir du 2 Juillet 2015.

Les germes du «larbinisme » et du « carriérisme »  que craignait Souleymane Teliko, nouveau président de l’Union des Magistrat Sénégalais (UMS) semblent s’emparer du système judiciaire.

Faut-il rappeler que Monsieur Serigne Bassirou Gueye, Procureur de la République, avait pris l’engagement de nous entretenir « prochainement » (propos tenus le vendredi 3 mars 2017) sur les rapports de l’OFNAC. Il avait considéré que ces rapports étaient « comme un mauvais gruyère, il y a plus de trou que de fromage ». Que l’on cherche à protéger des gens ou pas, les Sénégalais veulent connaitre la vérité judiciaire sur ce qui reste du gruyère et par conséquent de la grosseur de la taille des trous. Le même sort est aussi réservé au rapport 2015 de l’IGE alors que le 25 juin 2105, devant les députés, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne avait martelé que « l’impunité est terminée » et que « des courriers donnant des instructions de poursuites au garde des Sceaux sont signés ». En lieu et place de poursuites, nous ne pouvons qu’être septiques. Cela ressemble bien à une politique de protection des personnes concernées par ce rapport.

La politique de protection de la délinquance financière par les autorités étatiques a profité jusqu’à présent à des personnalités tels que Monsieur Moustapha Diop, ancien Ministre délégué auprès du Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, chargé de la Microfinance et de l’Economie solidaire. Pour rappel il avait refusé sans conséquence que le Fonds de l’Entreprenariat féminin soit contrôlé par la Cour des Comptes. Pour mémoire, ce Fonds était géré par Monsieur Diop qui vient d’être promu ministre plein dans le gouvernement formé le 7 septembre 2017.

Ce gouvernement dit de combat a promu Monsieur Aly Ngouille Ndiaye qui, avec Monsieur Aliou Sall, a été un acteur direct dans l’affaire Petrotim. Il se voit confier le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique (MISP). Quant à Monsieur Aliou Sall, il est promu Directeur général de la Caisse de Dépôts et de Consignation (CDC).

Monsieur Cheikh Kanté, ancien Directeur général du Port, n’a pas été capable jusque-là de justifier les critères de fixation des 2 milliards  de FCFA en guise de ticket d’entrée pour l’octroi illégal de la concession du Terminal vraquier du Port Autonome de Dakar (PAD) à NECOTRANS. Il est promu Ministre chargé du PSE.

Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre de l’Intérieur, a passé illégalement un marché de gré à gré pour un contrat de 50 milliards de francs Cfa pour la conception et la production des cartes d’identité biométriques alors que Monsieur Ibrahima Diallo, Directeur de la Division de l’automatisation du fichier (DAF), avait martelé le 06 Octobre 2016 sur les ondes de la RFM qu’ils auraient pu « parfaitement faire un appel d’offres pour octroyer ce marché ». En plus, au même titre qu’IRIS CORPORATION, bénéficiaire du contrat des cartes d’identité biométriques, plus de 18 autres candidats avaient manifesté leur candidature. Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo se voit confier le ministère en charge des Infrastructures. La liste des infracteurs et des faits infractionnels est loin d’être exhaustive.

La mal gouvernance systémique a fini de s’emparer de l’Assemblée nationale et du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) qui refusent toujours de se conformer à la réglementation des marchés publics.

Et pourtant, le journaliste  Madiambal Diagne, dans sa chronique du 31 juillet 2017 avait attiré l’attention du chef de l’Etat en ces termes : « La Présidentielle de 2019 pourrait être délicate pour le Président Macky Sall si des mesures hardies de réaffirmation de la crédibilité de sa gouvernance ne sont pas entreprises. Il convient de donner des signaux clairs dans le choix des personnes qui incarnent la gouvernance publique, mais aussi sur les méthodes, les pratiques et les images renvoyées aux populations ».

A la place de mesures de matérialisation de la bonne gouvernance, le Chef de l’Etat nous compose un gouvernement symbolisant et incarnant la mal gouvernance dans son système et en ses acteurs. Face à cette situation, un peuple de combat s’impose pour la préservation des ressources publiques.

Birahim SECK,
Membre du Conseil d’Administration du Forum Civil.
Dakar, le 17 septembre 2017.