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Reprise des établissements Yavuz Sélim : Maarif, les faits et chiffres du désastre

REPRISE DES ÉTABLISSEMENTS YAVUZ SÉLIM : Maarif, les faits et chiffres du désastre

Selon les informations de Libération, en Somalie par exemple, les deux établissements placés sous tutelle de Maarif après les menaces de la Turquie ont connu une chute remarquable de leurs effectifs.
De deux écoles qui comptaient 120 élèves, on est passé d’une école avec 20 élèves car tous les parents ont tourné le dos à l’établissement.
En Guinée Conakry, c’est la même remarque qui a été faite après la reprise des 15 établissements par Maarif. ‘’Les Citadelles’’ qui étaient réputés être des établissements de référence n’ont presque plus d’élèves et on se dirige tout simplement vers leurs fermetures.
C’est à cause de ce désastre que des pays comme l’Afrique du Sud ou le Nigéria ont refusé de se soumettre à la volonté vengeresse d’Erdogan lorsqu’il a demandé de placer les établissements Gülen sous contrôle de Maarif.
A vrai dire cette « Fondation » se révèle plus être un outil de propagande idéologique mis en place par Ankara. Le professeur Aysel Çelikel, présidente de l’Association pour le soutien de la vie contemporaine, a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme dans un article très détaillé publié sur Cumhuriyet.

Les chiffres du désastre

Elle écrit : « en ce qui concerne la Loi de la Fondation de l’Education, exerçant dans un domaine qui prépare les nouvelles générations et l’avenir du pays, il est plus qu’urgent de freiner un mouvement de main mise idéologique sur l’éducation, qui prétend agir dans le sens inverse.

Il n’est pas possible de comprendre la nécessité d’une fondation qui possède les mêmes autorités que le Ministère de l’Education nationale dont les administrateurs seront affectés par le pouvoir politique et qui bénéficiera largement des sources de l’Etat.
Tous les domaines concernés par les devoirs et autorités du ministère sont également mis à la portée de la fondation.
La création d’une nouvelle organisation avec de tels privilèges, appuyée par des lois est d’autant plus inquiétante, car d’ores et déjà des institutions d’éducation de tous les niveaux scolaires et éducatifs, et de nombreuses associations et fondations religieuses font déjà des efforts afin de former des générations bigotes et haineuses. »

Maarif un dangereux appareil de propagande idéologique

Selon le professeur : « ’’Maarif Vakfı” a donc le droit d’ouvrir, acheter, prendre la gestion des écoles, foyers et installations similaires de tous les niveaux, préscolaire au supérieur, en Turquie et dans d’autres pays, dans lesquels si un école de la fondation existe, d’autres organismes ne pourront pas en ouvrir. Elle peut donc produire et améliorer les programmes de l’éducation, créer ?

Des méthodes d’apprentissage. Elle peut donner des bourses et soutiens aux élèves. Elle peut aussi former les cadres enseignants et conseils.
Aussi, il n’est pas possible d’expliquer avec raison, les motivations qui conduisent à ouvrir une nouvelle institution d’éducation à l’égal du Ministère d’Education existant, donnant à une entité juridique des pouvoirs exceptionnels, et non soumise au contrôle de l’Etat, ni administrativement ni financière- ment, mais qui dépend directement du pouvoir politique.
Cette autorité aura pouvoir d’ouvrir des organismes scolaires et d’agir dans tous les domaines liés à l’éducation, y compris la formation des enseignants qui seront en fonction dans ces institutions. »
« Cette Fondation, qui utilisera pourtant les autorités et les moyens de l’Etat, sera dirigée par la main du pouvoir, mais par l’intermédiaire d’organismes hors contrôle de l’Etat. Le Conseil d’Administration sera composé de 7 membres permanents affectés par le Conseil des ministres, 5 membres de YÖK (Conseil de l’Education Supérieure).
Les administrateurs qui peuvent garder leur place jusqu’à 72 ans, peuvent intervenir sur le statut de la fondation, prendre des décisions sur la qualité et la nature de l’éducation. Ces membres, élisent également les membres du Conseil exécutif, les démettent de leur fonction, et sont autorisés dans tous les domaines, jusqu’à définir les salaires, allocations et indemnités » révèle l’article.

Des financements occultes sans contrôle

Qui note : « un budget d’1 million de Livres turques (environ 300 mille €) sera versé à la fondation, depuis le budget de l’Education Nationale. Par ailleurs, les sommes qui seront transférées sur décision de Conseil des ministres, depuis le budget général et des institutions publiques liées, figureront dans les “dons”.

Aucune administration étatique, y compris le Ministère des finances, et la Cour des comptes n’auront autorité de contrôle sur l’utilisation des sources financières de la fondation. Ainsi, sous le prétexte “d’éradiquer” les “infiltrations de la secte Gülen” au sein de l’appareil d’état, le pouvoir AKP, sans souci de la constitution turque, construit-il ses propres structures éducatives, qui prendraient le pas sur le ministère de l’Education existant.
C’est du moins la seule explication plausible qu’on puisse donner de cette nouvelle loi, qui s’articule si bien avec la montée en force d’un système éducatif totalement bigot et idéologisé.
On peut s’étonner du fait que la protestation des politiques qui se disent encore “républicains” soit si faible, alors que ces mesures sont dans la droite ligne d’une concentration des pouvoirs entre les mains du Président et de son parti, jusqu’à prétendre former la conscience et les cerveaux des générations futures. Et on sait pourtant avec quelle idéologie ! »

Les frais d’inscription ne concernent pas les établissements élémentaires

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Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a rappelé vendredi que les frais d’inscription exigés à chaque rentrée des classes ne concernent pas les établissements élémentaires, mais plutôt les collèges d’enseignement moyen secondaire (CEM) et les lycées.

‘’Depuis deux ans, j’ai dit que les frais d’inscription, c’est au niveau de l’enseignement moyen et secondaire. Au niveau de l’enseignement élémentaire, il n’y a pas de frais d’inscription », a-t-il tranché.

Le seul cas où les parents d’élèves d’une école pourraient verser de l’argent, c’est lorsqu’ils décideraient « de faire des cotisations », a indiqué le ministre de l’Education nationale. « Mais ça, c’est un acte volontaire des parents d’élèves pour le fonctionnement de leurs associations et, peut-être, pour contribuer à l’école’’, a-t-il fait remarquer.

Serigne Mbaye Thiam a fait cette précision à Saly-Portudal (Mbour, ouest), où il prend part au séminaire de rentrée des classes 2016-2017, sur le thème : ‘’Une gouvernance efficace pour relever les défis’’.

Il a précisé que pour ce qui est de l’enseignement moyen et secondaire, les frais d’inscription sont plafonnés à 10.000 francs CFA, a-t-il indiqué.

‘’Pour permettre aux élèves de pouvoir démarrer les cours le jour même de la rentrée des classes, nous avons indiqué aux chefs d’établissement qu’il ne faut pas exiger des frais d’inscription avant de s’inscrire.

Les cours doivent démarrer et l’inscription pédagogique permet de démarrer les cours, parce que les dix mille francs CFA ne peuvent pas être consommés le jour de la rentrée ni le premier mois de l’année scolaire’’, a dit M. Thiam.

Il estime que des facilités doivent être accordées aux parents qui inscrivent leurs enfants et que les frais d’inscription doivent être payés entre les mois d’octobre et décembre.

‘’Cette année, nous avons tenu à mieux préparer la rentrée scolaire. Et pour le concept +Oubi tèy Jang tèy+ (démarrer les cours dès le premier jour de la rentrée des classes), nous avons essayé d’y réfléchir avant même la fin de l’année scolaire 2016-2017’’, a-t-il rappelé.

Il a signalé que « chaque inspection de l’éducation et de la formation (IEF) s’est engagée à démarrer les cours effectivement dans, au moins, dix établissements élémentaires et dans un certain nombre de collèges et de lycées’’.

‘’J’ai toujours indiqué que le démarrage des cours le jour de la rentrée, c’est une ambition, un objectif. Ce n’est pas une question qui s’évalue sur une seule année scolaire. Nous souhaitons enclencher une dynamique pour que, d’ici, peut-être, cinq ou dix ans, ça prendra le temps qu’il prendra, que les gens sachent qu’en 2013, le gouvernement, la société civile et les partenaires de l’école avaient l’ambition de démarrer les cours le jour de la rentrée’’, a-t-il expliqué.

‘’Année après année, on a vu que le nombre d’établissement qui démarrent les cours le jour de la rentrée scolaire a augmenté’’, s’est réjoui Thiam.

Il a, d’ailleurs, signalé qu’un établissement scolaire de Tawfèkhe-Yakaar a décidé de démarrer les cours le 4 octobre, un jour avant la date officielle prévue le 5 octobre prochain.

Aps