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Gambie : La première Dame au coeur d’un scandal

GAMBIE : La première Dame au coeur d'une affaire intrigante
Libération révèle que Fatoumata Bah-Barrow, l’une des épouses du président gambien est au cœur d’une affaire intrigante, pour ne pas dire troublante, qui risque de révéler bien des surprises. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’un transfert de 752.544 dollars versés dans le compte de la Première dame ouvert dans les livres de la Uk Guaranty trust Bank sise au Royaume Uni.
Le transfert a été effectué depuis un compte logé à Honk Kong. L’affaire est si accablante
que la Première dame n’a pas cherché à nier le virement. Au contraire, sa Fondation assure avoir ouvert une…enquête en jurant ne pas savoir qui est à l’origine de cette donation. Libération sait. Rendez-vous dans nos prochaines livraisons…

Gambie-Le Président Cissé Lo en visite à la ferme agricole des femmes de Nyofelé

Mettant à profit son séjour gambien dans le cadre de la réunion délocalisée de la Commission mixte du Parlement de la CEDEAO qui se tient du 24 au 28 Avril 2018, le Président de l’institution précitée, a visité, ce mercredi, la ferme agricole des femmes de Nyofelé, village situé d’à peine à 05 Km de Birghama (sur la côte Est). Arrivé sur les lieux sous un soleil d’aplomb, le Président Moustapha Cissé Lo a eu droit à un accueil des grands jours. Pour dire, les populations de ce patelin composé majoritairement de Socé et Diola sont sorites par vagues successives pour prendre part à la cérémonie. Il a visité en compagnie de certains parlementaires de la CEDEAO  son staff technique, la dite exploitation agricole qui s’étend sur plus de 5 Ha dont 2 ont servi de culture de maïs. Selon la présidente des femmes en activité au niveau de cette ferme : «Nous avons mis en place cette ferme grâce à l’appui de la Banque Mondiale. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes 270 femmes et quelques 7 hommes  qui y travaillent. Nous utilisons la méthode culturale de la goutte à goutte qui rend moins pénible nos travaux mais aussi réduit le temps qu’on passe à cette activité.  Avec ce système, nous récoltons 3 fois /année. Nous utilisons des panneaux solaires pour faire fonctionner nos pompes à eau et cela occasionne moins de dépenses. Aujourd’hui, nous demandons plus d’appui technique comme celui  du Parlement de la CEDEAO pour aller vers  l’autonomisation et la sécurité alimentaire qui demeure une réelle problématique.» Et l’honorable député Moustapha Cissé Lo de s’impressionner : «Nous sommes, ici, dans le cadre de nos missions qui consistent à effectuer des visites de terrain pour  constater, de visu, les conditions de vie et de travail des populations et, notamment, au niveau de l’agriculture. Nous voulons également faire un certain nombre de suggestions. On le dit, souventefois, l’activité agricole, c’est le moteur du développement économique.   Nous souhaiterions que des fermes de la sorte fassent des émules, partout, en Gambie, et dans l’espace CEDEAO. On ne peut pas développer nos Etats  et/ ou combattre la pauvreté des masses en mettant en réclusion  les femmes. Vous devez venir en appoint à ce qui est en train de se faire pour tirer notre sous région vers l’émergence qui n’est rien d’autre que la satisfaction des besoins des populations à tous les niveaux. Nous avons toujours demandons à ce qu’on consacre les 10 pour cent de nos budgets à l’agriculture mais, nous les exhortons aussi à  les renforcer   pour financer des activités de cette trempe », a invité le Président du Parlement de la CEDEAO.

senelux.com

source Ibrahima NGOM Damel

 

Homosexualité : Adama Barrow suscite l’indignation

« L’homosexualité n’est pas un problème en Gambie ». Cette déclaration d’Adama Barrow fait exploser la toile en Gambie, lors de sa visite en Angleterre.
Un pays a forte croyance religieuse, 94 % de Musulmans et 5% de Chrétiens, n’accepte pas certaines déclarations. Le Président Adama Barrow a créé l’indignation en Gambie.
En visite à Londres le numéro 1 gambien a déclaré que l’homosexualité n’est pas un problème chez lui. C’était à l’occasion de son interview avec la chaîne BBC.
Interrogé sur le sort des homosexuels et lesbiennes sur les lois draconiennes anti-gai adoptées par son prédécesseur, le Président Barrow a déclaré que des projets sont en cours pour amender la Constitution afin que tous les hommes et toutes les femmes soient traités de la même manière dans le pays.
Il a ajouté que la promotion des droits fondamentaux est l’une des priorités de son gouvernement.

Le parlementaire Gambien de la Cedeao Kebake Barro formule une invite à l’intention des chefs d’États membres

 

En marge de la cession de Dakar,l’honorable député Kebake Barro a exprimé son souhait de voir les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest appliquer le protocole de la Cedeao sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire.Un protocole stipulant que les  citoyens des pays membres de la Cedeao sont libres de séjourner  dans chacun des pays membres sur une durée de trois mois sans interpellation.L’Honorable député Barro de dénoncer les tractations policières dont sont victimes les peuples membres de la Cedeao.

Le parlementaire Gambien souhaite voir les peuples circuler sans aucune difficultés dans l’espace communautaire.Selon lui, les dirigeants ont l’obligation de travailler dans le sens d’une intégration  des peuples dans l’espace communautaire.

Abordant l’actualité en Gambie, l’Honorable député de magnifier l’arrivée du Président Adama Barro à la tête de la nation Gambienne.Selon le parlementaire, le Président Adama Barro a libéré le peuple Gambien et a démarré un programme de développement alléchant pour le peule Gambien. L’Honorable Barro a aussi annoncé une adhésion totale des populations Gambiennes dans la nouvelle vision du Président Barro.

Senelux.com/Saliou Ndiaye

 

Les précisions du préfet de Bounkiling sur les sénégalais expulsés de la Gambie

Le Préfet de Bounkiling est intervenu sur les ondes de la Rfm pour apporter des précisions sur le cas des 69 sénégalais expulsés de la Gambie pour défaut de titre de séjour.

Selon Abdoul Wahab Talla, il s’agit de 61 enfants qui ont été conduits dans son département par les autorités gambiennes. Des enfants qui sont originaires du Sud du Sénégal et qui étaient partie en Gambie pour un travail saisonnier.

« Il ne s’agit pas d’adultes mais d’enfants de 12 à 17 ans. Principalement, il s’agit de 61 enfants dont les 55 sont âgés de 12 à 17 ans et les 6 entre 18 et 20 ans. Il s’agit d’enfants qui sont tous originaires de Niamakouta et de Bounouk et traditionnellement dans ces localités, à l’approche de la Tabaski, les enfants vont vers Banjul pour préparer la fête. Ils font des petits boulots au niveau du quai de pêche, des restaurants, qui leur permettront de bien préparer la fête », a-t-il expliqué.

Yahya Jammeh annonce son retour en Gambie

Jammeh

En exil en Guinée Equatoriale, Yaya Jammeh n’oublie pas, pour autant,  la Gambie. Par le biais d’un émissaire à ses partisans, il déclare suivre de près la situation politique en Gambie, où il compte retourner, très bientôt.

L’émissaire, connu pour sa proximité avec l’ancien président, a rendu public le message de Yaya Jammeh dans lequel il demande aux Gambiens de rester calmes et de ne pas céder à une quelconque provocation d’où qu’elle puisse venir. Il demande aussi aux Gambiens de gérer leur vie et de prier pour plus de paix dans le pays. Jammeh a aussi adressé un message au nouveau pouvoir à qui il demande de préserver la paix  dans le pays. Sans donner la date exacte de son retour, ce proche de Jammeh révèle qu’il va rentrer bientôt en Gambie. Plus tôt qu’on ne le pensait !

Gambie : Les soldats sénégalais quittent Kanilai

La Cedeao prolonge le mandat de sa force en Gambie

La CEDEAO prolonge le mandat de sa force en Gambie
 Les pays membres de la CEDEAO ont décidé de prolonger d’un an le mandat de la force déployée en Gambie. La décision a été prise lors du 51ème sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Monrovia
La Micega, majoritairement constituée de militaires sénégalais, fait pourtant face à l’hostilité de certains Gambiens. A Monrovia, les chefs d’Etat ouest-africains ont d’abord salué « le rôle crucial » joué par la Micega « dans la stabilisation et la sécurité de la Gambie ».
Mais ces présidents considèrent toujours que la situation est fragile, d’où la décision de la prolongation de la mission de la Micega pour douze mois supplémentaires.
BBC Afrique

Troubles en Gambie : Un frère de Yaya Jammeh sème le bordel à Kanilaï

Saney Jammeh, le frère de l’ex président gambien, serait à l’origine d’une situation d’urgence. Il est recherché, ce samedi soir, pour avoir créé des émeutes qui ont fait 2 morts à Kanilai.

Selon notre source, l’armée et la police sont à ses trousses au moment où des informations le localisent en Casamance. Le ministre gambien de l’Intérieur, Mai Ahmad Fatti, a interrompu son séjour au Libéria pour gérer la situation.

Par ailleurs, une déclaration radio télévisée est attendue d’un moment à l’autre. Il faut noter que le Président Barrow est à Monrovia pour le sommet de la Cedeao. Les forces de l’Ecomig sont venues en renfort à Kanilai dont la population réclame le départ des troupes sénégalaises.

Sources : xalima

Gambie : bilan mitigé après 100 jours de pouvoir d’Adama Barrow

Ce dimanche 28 mai, cela fait 100 jours qu’Adama Barrow est entré en fonction en Gambie. Le 18 février dernier, il prêtait serment dans son pays après une première cérémonie lors de son exil à Dakar. Il avait alors lancé : «La Gambie a aujourd’hui changé pour toujours». Lors des élections parlementaires, les Gambiens l’ont préféré, lui et sa coalition, au parti du dictateur Yahya Jammeh. Malgré tout, après un peu plus de trois mois au pouvoir, tout reste encore à prouver.


 Premier faux pas du nouveau président : officiellement, il n’y a pour l’instant toujours pas de vice-président. Adama Barrow souhaite nommer Fatoumata Tambajang, mais elle dépasse la limite d’âge de 65 ans. Donc, sauf révision de la Constitution, elle exercera cette position de façon officieuse.

Et les supporters de l’APRC, le parti de l’ancien président, n’hésitent pas à pointer ce premier couac. Pour Pa Ebou Sanneh, un fidèle du parti, c’est la preuve que le pays ne peut pas continuer sans Yahya Jammeh. « Cela va faire quatre mois, et on n’a toujours pas de vice-président. Quant à l’électricité, soyons honnêtes, est-ce que c’était comme ça au cours de ces 22 dernières années ? Et ce n’est que le début ! » critique-t-il.

A l’Assemblée, aucune réforme législative promise n’a encore été présentée. Les premières réformes sont attendues, d’après le gouvernement, d’ici la fin du mois d’août.

Mais petite avancée du côté judiciaire : le pays a réintégré la Cour pénale internationale. Le président a par ailleurs obtenu la libération d’opposants politiques et le gel des biens de Yahya Jammeh dans le pays. Reste à savoir si le système judiciaire sera capable de juger les proches du dictateur, alors que le procès d’anciens agents des services secrets traîne en longueur depuis des mois.

Quant à la situation économique, elle est des plus délicates : les caisses de l’Etat sont vides. Alors, jusqu’à maintenant, Adama Barrow parie sur l’ouverture à l’international, récoltant des promesses d’aides et des visites d’investisseurs étrangers.

Mais le plus gros problème, selon Ismaila Ceesay, enseignant en sciences politiques à l’université de Gambie, c’est le manque de vision du gouvernement d’Adama Barrow. « On n’espère pas en 100 jours que le gouvernement règle les difficultés économiques, on n’espère pas non plus qu’il trouve une solution à la crise du chômage, ce qu’on attend, c’est qu’ils exposent leur projet pour le pays. Mais en échouant, cela signifie qu’ils se savent pas dans quelle direction ils vont », pointe-t-il.

Finalement le plus gros changement, c’est cette liberté d’expression retrouvée. Pour le ministre de l’Information, Demba Jawo, les détracteurs oublient un peu vite l’un des plus gros progrès réalisés depuis le départ de Yahya Jammeh. « C’est difficile de mettre le doigt sur quelque chose de tangible qui a vraiment changé. Mais si on va dans la rue, les gens peuvent parler librement, ils n’ont plus peur que quelqu’un vienne frapper chez eux, la nuit, pour les arrêter, c’est au moins une preuve qu’il y a déjà des avancées », avance-t-il.

Une liberté que les Gambiens n’hésitent pas à utiliser pour commencer à critiquer leur nouveau gouvernement à leurs yeux un peu trop lent.

On a changé de leader, ce qu’on espérait tous, et maintenant on a un nouveau président. Donnons-lui du temps et petit à petit on va y arriver. Moi j’attends que la fourniture en électricité s’améliore parce que, sans électricité, pas de développement. Donc je veux les voir travailler sur ce sujet et aussi sur la commission Vérité et réconciliation. On veut que ce soit mis en place pour que l’on puisse pardonner et passer à autre chose.

Gambie: Mandat d’arrêt contre un général de Jammeh

Le général Badjie, ici, élevé au grade de général

 La justice gambienne a émis lundi un nouveau mandat d’arrêt international contre le général Sulayman Badjie, ancien chef de la garde nationale républicaine, sous l’ex-président Yahya Jammeh. 
Avec huit autres soldats de l’armée gambienne, le général Badjie est poursuivi pour sa participation présumée au meurtre, en 2013, d’Ebou Jobe et d’Alhagie Mamud Ceesay, deux citoyens américains d’origine gambienne.

Le général Sulayman Badjie et ses 8 coaccusés auraient dû comparaître jeudi dernier devant la juge Isatou Janneh-Njie du Tribunal de grande instance de Banjul pour les chefs d’inculpation d’assassinat et de conspiration pour commettre un meurtre.

Sauf que le général Sulayman Badjie se trouve en Guinée équatoriale aux côtés de l’ancien président de la Gambie.

Source: Bbc

Coopération de pêche entre le Sénégal et la Gambie : Les défenseurs de la mer s’insurgent


Nous, défenseurs de la mer, considérons comme précipité, ce que le Ministère de la pêche trouve comme étant une bonne moisson obtenue par le Sénégal, en allant signer un accord de pêche avec la Gambie.

Préservez nous de cette situation qui n’aura que des conséquences. La Gambie est notre seul parc halieutique. C’est un pays souverain, qui peut offrir toute sorte de licences et autant qu’il le veut au Sénégal, un pays frère. Le secours apporté par le Sénégal est un geste salué de partout dans le monde. C’est très bien, aider est un acte bénit par le Tout Puissant. Après cette aide, vous demandez une contre-partie. Et quel type de contre-partie,? La déportation de cette patate chaude qui vous brûle les mains. En matière de pêche, le professionnalisme Sénégalais est inégalé, or en Afrique, le Sénégal n’est pas un modèle en matière de pêche non et non. Il y’a une grande différence car ce modèle est un modèle qui a finit d’écumer, piller et nuire nos fonds marin. Tous ces trafics pour appauvrir le Sénégal.

Nous disons non pour plusieurs raisons, dans une opération que nous trouvons prématuré et mériterait une étude préalable avant de se lancer dans ce que nous considérons comme périlleux. Ce pays ignore pour le moment ce qui l’attends. Les vrais responsables dans toute cette histoire sont les techniciens sénégalais qui ont une expérience assez avéré et reconnue au niveau international, que je vais mettre au devant de la scène comme responsables premiers, dans tout le mal qui découlera de cette situation. Les résultats ne vont pas tarder à tomber. Quand le travail de ces bateaux monstres va débuter, ils vont entrer en action dans les eaux sous juridiction gambienne pour détruire tous les fonds marins.

Le constat sera perçu par un décor macabre de poissons pourris en provenance d’un travail sale avec de grosses quantités rejetées des bateaux qui vont salir toutes les plages. La position géographique n’étant pas la même, tous les rejets vont être déportés directement sur les plages, pas dans les Bolongs. D’ailleurs, quels sont ces bateaux? J’espère que se ne sont pas ceux qui ont finit de nous laisser un désert liquide qu’ils vont déporter chez nos voisins? Je pose la question à savoir, où pêcher? Dans quel espace maritime? Répondez à cette question. Ça va être une porte ouverte à tous sortes de bateaux et même les russes qui sont des non désirés au Sénégal. Arrêtons ces jeux de yoyo et autres étrangers.
Dans ces accords, il est introduit la pélagiques : une bête féroce redoutable, intouchable au Sénégal, mais pas en Gambie. Ça sous-entend les  conséquences qui en découleront. Vous les techniciens aurez la plus grande part de responsabilité. Il faut savoir dire non à l’autorité pour lui éviter de nous conduire dans l’irréparable. Un appel aux sénégalais et gambiens : cet espace maritime est à protéger par quelques raisons que ce soit. Sauver cette zone.
À quoi sert un tel empressement? C’est ouvrir la voie à plus de pillages dans les zones sénégalaises. Il n’y aura plus de zones interdites. Cette coopération n’est pas à encourager. C’est une opération que personne n’a le droit de laisser prospérer. Vous allez vers la Gambie  alors que le Sénégal à bien une mer trois fois plus vaste, où est son poisson? Il a disparu. Vous en connaissez la raison.
Nous croulons sous le poids d’une pratique de pêche destructrice, qui nous a laissé une mer complètement morte. C’est ça le modèle sénégalais, qui continue de faire subir la pression sur la ressource. Dans toute cette coopération, combien va coûter la licence au Sénégal? C’est la mort dans l’âme du peuple, des miettes pour une licence qui rapporte des milliards à ces armateurs qui ne sont pas en règle. Aujourd’hui la Gambie constitue la seule réserve inviolée depuis presque 22 ans.
Un véritable parc halieutique. Préservons la pour sauver le Sénégal qui est vidé de son contenu en poisson. Un si petit espace qui a pris cette idée folle. Il faut renoncer à cette coopération, protéger ce petit espace maritime de la Gambie, c’est le seul parc restant pour les deux pays et tous les sites comme l’île des oiseaux et d’autres sites d’espèces protégées seront agressés par les pirogues et les bateaux d’une certaine capacité. La mer risque de subir une forte pression et ça peut mal finir quand ils découvriront que cette coopération est une erreur.
Trouvons une solution pour rationnaliser la pêche en trouvant des embarcations de pêches plus petites et des engins plus adéquat pour une pêche sélective. Nos pirogues ne le sont pas et ne font pas l’affaire pour faire de la pêche dans un espace comme le Sénégal. Je salue les pêcheurs de Soubédioune, un modèle à instaurer.
Au sénégalais, il faut savoir que cette coopération n’est pas pour aider, mais pour nuire toute une génération. Ça peut être grave. Préservons la Gambie qui est notre réserve pour sauver les eaux sénégalaise. Attention, j’interpelle le Gaipes et associés, vous serez responsable si les bateaux russes sont déportés en Gambie. C’est un pays souverain, il est dans ses droits d’autoriser qui il veut. Ce qui veut dire qu’ils vont aussi pêcher au Sénégal grâce à la coopération que nous avons signé.
La Gambie comme le Sénégal va en payer un prix fort. Gardons des relations saines avec ce pays frère. Nous pouvons les aider dans beaucoup de domaines pour leur éviter de tomber dans la situation que vous connaissez et que nous vivons. Nous disons non à cette coopération. Tout peut se faire dans tous les domaines sauf la pêche. 250 licences de pêche artisanale c’est des problèmes.
J’ai pratiqué tous les quais de ce pays. nous avons une pêche meurtrie et pas responsable. Attendons nous à aller vers une pagaille des plus belliqueuse. Il arrive que des marins fassent parfois beaucoup de vidées qui constituent aussi un risque de pollution pour les hôtels. Faites attention, pas de précipitation, c’est encore trop fragile. À bon entendeur salut.
Alassane Ba S/G des défenseurs de la mer

Gambie : création d’une association pour les victimes du régime Jammeh

Une association pour les victimes de la dictature de l’ancien président Yahya Jammeh vient d’être créée à Banjul. Leur réunion de présentation a eu lieu ce jeudi 30 mars. Le Comité pour les victimes des atrocités de Jammeh regroupe des proches ayant perdu un frère, une mère, un mari. Réunis derrière le slogan « #Gambia Justice must prevail ! », ils souhaitent aujourd’hui mettre la pression sur le nouveau gouvernement d’Adama Barrow, pour obtenir justice.


 Dans la salle, chacun a une histoire à raconter. Abdoulie Bojang, par exemple, est venu avec une photo de son fils de 18 ans, Lamine, tué lors d’une manifestation d’étudiants en 2000 par les forces de l’ancien régime.

« Voici Lamine, c’est la photo de mon fils décédé. Les tueurs ont condamné mon fils, ils lui ont confisqué le droit de vivre… Oui, je ressens beaucoup de colère contre eux, quand je vois ses anciens camarades qui aujourd’hui sont vivants et travaillent dans des banques, ou font du business. »

Comme lui, ils sont une cinquantaine à réclamer justice. Ils ont rédigé une liste de 12 demandes qu’ils souhaitent remettre au nouveau gouvernement.

« On a attendu assez longtemps »

Ousainou Mbenga est l’un des Gambiens à l’origine de ce comité : « On a attendu assez longtemps. Maintenant tout le monde clame que c’est la « Nouvelle Gambie ». Mais s’ils sont sincères à propos de cette « Nouvelle Gambie », toutes les atrocités commises par Jammeh doivent être jugées. On doit aller plus loin qu’on ne le fait maintenant, car on a à peine gratté la surface de tout ce que Jammeh a fait subir à notre peuple ces 22 dernières années. »

Et certains sont même venus de loin dans cette quête de justice. Olay Jabbi est américano-gambienne. Son frère est retourné en Gambie, en 2013, et depuis elle ne l’a jamais revu. Olay vient tout juste d’apprendre qu’il a été l’une des victimes du régime de Jammeh.

« La raison pour laquelle on a décidé de former cette sorte de groupe de pression, c’est parce que on sait qu’individuellement, ça ne sert à rien. Alors qu’on peut se regrouper, parler d’une seule voix, et nous serons beaucoup plus forts. »

L’association attend beaucoup des premiers procès contre les proches de Yahya Jammeh qui devraient bientôt s’ouvrir. Et espère que beaucoup d’autres suivront ensuite.

Gambie : L’armée sénégalaise détruit des caches d’armes de Jammeh

Présente en territoire gambien dans le cadre du Micega, l’armée sénégalaise a confisquée vendredi dernier et détruit le lendemain des caches d’armes du président déchu, Yahya Jammeh.


Gambie : L’armée sénégalaise détruit des caches d’armes de Jammeh
Selon le journal EnQuête qui donne l’information, les soldats sénégalais ont procédé à un véritable «nettoyage».

«Des armes et des munitions découvertes dans des caches signalées aux troupes sénégalaises ont été confisquées puis détruites vendredi dernier à Pallody», écrit le journal.

Il précise qu’il y avait des grenades, des obus de mortier de 60 mm, des obus de Rpg7 identiques aux munitions utilisées par les hommes de Salif Sadio.

Gambie: Encore un homme de Jammeh qui tombe, arrestation d’Yankuba Badjie

Gambie: arrestation d’Yankuba Badjie, ex-patron des services de renseignement

Il était l’un des hommes les plus craints de Gambie, Yankuba Badjie a été arrêté lundi soir 20 février par la police gambienne. Une information confirmée mardi à RFI par le porte-parole de la police. Badjie a dirigé durant de longues années la NIA, la National Intelligence Agency, autrement dit les services secrets gambiens. La NIA a très mauvaise réputation. Elle est accusée d’assassinats, de torture et de disparitions.

Pour certains opposants, Yankuba Badjie dirigeait rien moins que la chambre de torture de Yahya Jammeh. La National Intelligence Agency, à la fois agence de renseignement et police politique, est accusée par les défenseurs des droits de l’homme et les opposants d’avoir fait assassiner, disparaître ou torturé nombre de personnes.

La NIA est synonyme de terreur en Gambie. Et une partie de l’ancienne opposition soupçonne d’ailleurs Yankuba Badjie d’être personnellement impliqué dans la mort en avril dernier de l’opposant Solo Sandeng, l’un des responsables de l’UDP.

Depuis l’accession au pouvoir d’Adama Barrow, plusieurs voix s’étaient d’ailleurs interrogées dans la presse sur le fait que Yankuba Badjie puisse continuer ainsi à jouir de sa liberté.

C’est désormais terminé, il a été interpellé lundi en compagnie de Sheikh Omar Jeng, chargé des opérations à la NIA. Ce sont les deux premiers hauts responsables du système répressif de Yahya Jammeh à être ainsi arrêtés.

On ne pas sait encore de quoi ils seront inculpés mais le porte-parole de la police a laissé entendre que les charges seront rendues publiques rapidement. Peu après sa prise de fonction, le président Barrow avait limogé Yankuba Badjie et rebaptisé la NIA en « Service de renseignement d’Etat ».

Gambie : 14 prisonniers sénégalais parmi les 174 graciés par Barrow

Gambie : 14 prisonniers sénégalais parmi les 174 graciés par Barrow

Les relations sénégalo-gambiennes ’’ne seront plus jamais comme avant’’ (Robert Sagna)

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Les relations entre le Sénégal et la Gambie ne seront « plus jamais » comme avant et seront « encore meilleures que par le passé », avec l’avènement du président Adama Barrow en Gambie, a soutenu, dimanche, le président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), l’ancien maire de Ziguinchor Robert Sagna.

Les relations entre les deux pays « ne seront plus jamais comme avant » dans un « sens positif’’, avec l’élection du président Adama Barrow en remplacement de Yaya Jammeh, plutôt perçu par l’opinion, comme un obstacle au retour de la paix dans la zone méridionale du Sénégal, frontalière de la Gambie, a-t-il déclaré au cours de « Grand jury », émission hebdomadaire de la Radio futurs médias (RFM, privée).

Robert Sagna table sur le fait que les relations entre le Sénégal et la Gambie « seront encore meilleures que par le passé », compte tenu des « possibilités énormes » que les deux pays peuvent expliciter. « On peut envisager une fédération pour quoi pas », a-t-il ajouté.

« Nous avons eu des difficultés » et des « relations tendues » entre le Sénégal et la Gambie sous le magistère de Yaya Jammeh, de sorte qu’avec le règne du président Adama Barrow les choses vont ‘’certainement s’améliorer » entre les deux pays, avec des « changements importants dans le fond comme dans la forme ».

« Il faut espérer beaucoup de choses » du président Barrow, « il a véritablement la volonté de changer » et de renforcer par exemple la démocratie en Gambie.

« Je crois qu’il faut lui donner encore beaucoup de temps pour agir mais la volonté est là », a dit l’ex-maire de maire de Ziguinchor et ancien ministre socialiste.

Dans le même temps, l’ancien président gambien Yaya Jammeh ne doit pas selon lui être diabolisé, les difficultés notées dans les relations avec le Sénégal relevant surtout de son « tempérament » et der son « caractère », surtout qu’il n’avait toujours pas eu « le bonheur » de diriger la Gambie, a-t-il dit.

« C’est un peu exagéré (…) » de mettre par exemple sur son dos les trafics d’armes et de bois notés dans cette zone. « Il n’y avait pas eu que du négatif dans l’action de Yaya Jammeh en Casamance », a-t-il indiqué.

Selon le président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), l’ancien président gambien a aussi contribué à la réconciliation des différentes factions du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion), de même qu’il avait contribué aux dernières négociations pour la libération de personnes détenues en otage par le maquis.

Sans compter que « presque 17.000 personnes » originaires de la Casamance ont trouvé refuse en Gambie où elles demeurent toujours en raison du conflit casamançais, a signalé Robert Sagna.

Gambie : Adama Barrow prête serment devant son peuple


 Le nouveau président gambien Adama Barrow, investi dans ses nouvelles fonctions le 19 janvier dernier dans les locaux de l’ambassade de la Gambie à Dakar, a de nouveau prêté serment samedi lors d’une cérémonie tenue au stade de Bakau, à l’ouest de Banjul, la capitale gambienne.

Drapé dans un grand boubou blanc et coiffé d’un bonnet de même couleur, le président gambien, main droite sur le Saint Coran, a répété devant une foule immense la formule consacrée, jurant de respecter et de faire respecter la Constitution de son pays.

Cette cérémonie coïncide avec les festivités marquant le 52e anniversaire de l’accession de la Gambie à la souveraineté internationale et a été marquée par la présence de plusieurs de ses homologues, dont la libérienne Ellen Johnson Shirleaf, également président de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO.

Etaient également présents, le président Macky Sall, président d’honneur de cet évènement, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, entre autres chefs d’Etat.

Une foule monstrueuse avait investi tôt le matin le stade de Bakau, à l’ouest de Banjul, la capitale gambienne, en attendant le démarrage de cette cérémonie marquant l’avènement de la « New Gambia », une nouvelle ère de démocratie selon de nombreux citoyens de ce pays.

Certains Gambiens ont reconnu avoir passé la nuit sur place, pour ne rien rater de cette fête, la première à être célébrée depuis plus de 23 ans sans Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir en juillet 1994 suite à un coup d’Etat.

Jammeh a été contraint à l’exil en Guinée équatoriale, après la victoire du président Barrow à la présidentielle gambienne du 1er décembre dernier dont il contestait les résultats après avoir reconnu sa défaite.

La crainte de Yahya Jammeh hante encore la Gambie


 

Près d’un mois après son départ de la présidence, son successeur n’a toujours pas pris possession des lieux. Même en exil, Yahya Jammeh continue d’inspirer l’effroi en Gambie, après 22 ans d’un pouvoir aussi implacable qu’imprévisible.

La peur instillée à toutes les couches de la société par le caractère arbitraire de son régime a brouillé les frontières entre réalité et fiction, alimentant les rumeurs les plus folles, dans un pays où les superstitions sont déjà vivaces.

La semaine dernière, les soldats de la force ouest-africaine chargés d’assurer la protection du nouveau président Adama Barrow, et dont le mandat vient d’être prolongé de trois mois, ont arrêté un ancien militaire armé d’un pistolet dans la mosquée où le président accomplissait la grande prière du vendredi .

L’arme a été découverte pendant la fouille des fidèles par les gendarmes sénégalais, a précisé la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), ajoutant que le suspect avait déclaré avoir appartenu à la garde rapprochée de l’ex-président Yahya Jammeh.

Pour des raisons encore inexpliquées, Adama Barrow, rentré en Gambie le 26 janvier, cinq jours après le départ de son prédécesseur vers la Guinée Equatoriale, ne s’est toujours pas installé à la présidence, pourtant passée au peigne fin par les troupes ouest-africaines.

Le chef de la force de la Cédéao, le général François Ndiaye, a indiqué le 30 janvier que des armements avaient été saisis dans une maison de M. Jammeh à Kanilai, son village natal, à une centaine de km à l’est de la capitale Banjul, mais affirmé que « la sécurité du pays était totalement sous contrôle ».

Le général Ndiaye a balayé les bruits sur la présence de produits toxiques dans les climatiseurs de la présidence, précisant que les seules substances chimiques retrouvées étaient des insecticides contre les termites.

Ce n’était pas la première fois que Yahya Jammeh était soupçonné de tentative d’empoisonnement.

En 2009, d’après des témoignages recueillis par l’AFP, des centaines de villageois avaient été contraints de boire des concoctions qui avaient tué plusieurs d’entre eux, lors d’une opération « anti-sorcellerie », Yahya Jammeh imputant le récent décès de sa tante à des pratiques occultes, selon Amnesty International.

Gris-gris

La croyance au surnaturel, notamment aux gris-gris, est très répandue en Gambie. Le chef d’état-major, Ousman Badjie, qui a prêté allégeance au président Barrow après avoir servi son prédécesseur, a ainsi été vu ces derniers mois arborant une dizaine de ces talismans, au cou et aux poignets.

« Nous cousons ce gri-gri, et il protège des armes à feu et des couteaux », a expliqué à l’AFP Mohammed Ba, un « faraba », ou fabricant d’amulettes, dans son échoppe de Serrekunda, près de Banjul.

La mort le 15 janvier à Banjul dans des circonstances étranges d’un jeune fils de M. Barrow – qui lui-même avait quitté le pays quelques jours auparavant, la Cédéao craignant pour sa sécurité tant que M. Jammeh était en place – a également enflammé l’imagination des Gambiens.

Un chien dont les morsures avaient provoqué le décès de l’enfant a subi une injection mortelle cinq jours après le retour du nouveau président, mais cet épilogue n’a pas totalement fait taire les rumeurs de sorcellerie.

Au-delà de la dimension parfois fantasmagorique des crimes qui lui sont attribués, si Yahya Jammeh reste redouté par de nombreux Gambiens, il le doit surtout aux violations des droits de l’homme de son régime, assumées publiquement dans son rejet systématique des protestations internationales.

« Des gens qui meurent en détention ou pendant un interrogatoire, c’est très commun. Là, une seule personne est morte et ils veulent une enquête », déclarait-il en 2016 à l’hebdomadaire Jeune Afrique au sujet du décès de l’opposant Solo Sandeng, peu après son arrestation en avril.

Malgré des garanties offertes lors de son départ par la Cédéao, l’ONU et l’Union africaine quant au respect de ses droits « en tant que citoyen, chef de parti et ancien chef de l’Etat », y compris à revenir en Gambie, il n’a pas obtenu d’immunité.

Le président Barrow a exclu toute « chasse aux sorcières », privilégiant la création d’une commission Vérité et Réconciliation et accepté que Yahya Jammeh emporte tous les biens qu’il souhaitait, y compris sa collection de voitures de luxe.

Mais dans sa coalition, certains souhaitent un jugement de M. Jammeh, éventuellement devant la Cour pénale internationale. Le nouveau gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer qu’il resterait bien membre de cette Cour, revenant sur la décision de retrait annoncée l’année dernière par Yahya Jammeh.

Voa avec Afp

Gambie : La mission des forces de la Cedeao prolongée de trois mois

GAMBIE : La mission des forces de la CEDEAO prolongée de trois mois
Les forces de la CEDEAO qui ont veillé sur la paix en Gambie ne vont pas encore rentrer. Selon nos informations, le président Adama Barrow a demandé et obtenu que la mission des forces de la CEDEAO soit prolongée de trois mois encore. Ces forces sont intégrées dans la sécurité présidentielle mais aussi, elles veillent sur la sécurité dans le pays en compagnie des militaires Gambiens.

Candidature d’Abdoulaye Bathily à l’UA: Jean Paul Dias s’interroge sur le vote de la Gambie, la Guinée Bissau et le Burkina Faso

Candidature d’Abdoulaye Bathily à l’UA: Jean Paul Dias s’interroge sur le vote de la Gambie, la Guinée Bissau et le Burkina Faso 

Jean Paul Dias, le secrétaire du Bloc centriste Gaïndé a avoué tout son étonnement par rapport à la « défaite d’Abdoulaye Bathily devant le Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine en s’interrogeant sur le vote des pays frères du Sénégal comme la Gambie, la Guinée-Bissau et le Burkina Faso.

« C’est dommage et je regrette cette issue qui n’est pas heureuse. Mais je suis convaincu qu’il ne faut pas simplement faire des constats. Il faut une discussion critique », a d’emblée précisé le père de Barthélémy Dias.

Avant d’enchaîner avec des interrogations : «  Il y a plus de 15 états dans la CEDEAO et au premier tour, nous avons obtenu 10 voix. Où sont les autres voix du reste du reste de l’Afrique du Nord, centrale, de l’Est… ? Au deuxième tour, on passe à 8 voix et on termine avec 3. Si on enlève celle du Sénégal, quelles sont ces voix ? Quel a été le vote de la Gambie qui nous doit tout aujourd’hui, quel a été le vote de la Guinée-Bissau à qui nous avons permis de suivre la Coupe d’Afrique des nations de football ? En dehors du président togolais qui a été clair, dès le départ, disant qu’il ne voterait pas pour le Sénégal, tous les autres n’avaient rien dit. Où est passé la voix du Burkina Faso. S’il y a aujourd’hui, un nouveau gouvernement et la paix dans ce pays, on le doit au Sénégal et à son président. Donc, je dis qu’il y a des problèmes », a ajouté Jean Paul Dias.

Rappelons que le Tchadien Moussa Faki Mahamat dirigera désormais la Commission de l’Union africaine. Il a été élu par les 54 chefs d’Etat et de gouvernement réunis en Sommet à Addis Abeba lors du 28e sommet de l’Union africaine,.

Le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est imposé à la la surprise générale en s’imposant devant le Sénégalais Abdoulaye Bathily, comme successeur de la présidente sortante de la Commission de l’UA (CUA), la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Candidat du bloc régional de l’Afrique centrale moins bien représenté que les autres régions dans les instances continentales et ministre des Affaires étrangères de son pays depuis neuf ans, Moussa Faki Mahamat a tout bousculé sur son passage avec sa grande expérience à l’international et sa bonne connaissance des dossiers stratégiques et sécuritaires de l’Afrique.

Gambie : « La climatisation de la State House n’a pas été empoisonnée»

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Au lendemain du départ de Jammeh, beaucoup avaient fait état d’un empoisonnement du système de climatisation du palais présidentiel gambien. Et l’attitude du tout nouveau président, qui vit jusqu’ici dans sa demeure privée en Gambie, a davantage attisé la rumeur. «Je veux résider, pour le moment, dans ma maison privée jusqu’à ce que les forces de sécurité de la Cedeao finissent leur travail à la State House», avait-il même souligné en conférence de presse ce samedi.

«Ce qui a créé la confusion…»

Cependant, le Général François Ndiaye, commandant de l’Ecomig rassure: «Je suis allé à la State House et je leur a demandé de mettre en marche le système de climatisation, à mes propres risques. Et aujourd’hui, je suis là avec vous et je vous parle. Donc, cela signifie qu’il n’y a pas de produits chimiques là-bas», a rapporté gambia.smbcgo.com.

Ce qui a créé la confusion, dit-il, c’est le pesticide qui a été pulvérisé autour de l’enceinte. Et certains ont cru que le pesticide était un chimique toxique, assure-t-il.

Gambie : Des armes retrouvées au domicile privé de Yahya Jammeh

Gambie : Des armes retrouvées au domicile privé de Yahya Jammeh 

Les responsables de la force déployée en Gambie par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont affirmé ce lundi avoir découvert des armes et munitions au domicile privé de Yahya Jammeh. Malgré cette découverte, la situation est calme à Banjul et les forces de la Cédéao disent avoir la situation en main.

Le général François Ndiaye, commandant de la Mission de la Cédéao en Gambie (Micega), a aussi annoncé l’arrestation au Sénégal voisin du chef d’une unité d‘élite de l’armée gambienne, le général Bora Colley, sans donner de détails.

Cette arrestation a été évoquée la semaine dernière par le porte-parole de la police sénégalaise, Henry Boumy Ciss, selon lequel le général Colley a été appréhendé le 25 janvier “par les policiers du poste frontalier de contrôle de Mpack (en Casamance, sud du Sénégal) alors qu’il tentait de rejoindre la Guinée-Bissau”, limitrophe de cette localité. “Il a été aussitôt mis à la disposition” de l’armée basée à Ziguinchor, une des principales villes de la Casamance, a-t-il dit vendredi.

Le général François Ndiaye a aussi évoqué les arrestations de quatre membres de la garde personnelle de Mme Jammeh, l’ayant accompagnée en exil et qui tentaient de revenir en Gambie. Ils ont été interpellés dans la ville sénégalaise de Karang, frontalière de la Gambie, et étaient détenus lundi à Dakar. Il a décliné tout détail sur ces opérations.

Selon le chef de la Micega, des armes et munitions ont été saisies dans une maison appartenant à M. Jammeh dans son village natal de Kanilai, dans l’ouest du pays, à environ 100 km à l’est de Banjul, refusant toutefois de préciser leur quantité et le jour de leur découverte.

Toutes les armes et munitions sont maintenant sous la garde de la Cédéao. Donc, rien ne se passera là-bas (à Kanilai). La situation est sous contrôle”, a-t-il déclaré, soulignant que “les forces armées gambiennes ont été très coopératives” avec les troupes de la Cédéao.

Les forces de la Cédéao ont été mobilisées pour contraindre Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow, vainqueur de l‘élection présidentielle du 1er décembre.

M. Jammeh, au pouvoir depuis plus de 22 ans, avait initialement reconnu sa défaite avant de se raviser le 9 décembre, déclenchant une crise politique à rebondissement qui a pris fin avec son départ en exil, le soir du 21 janvier, trois jours après la fin officielle de son mandat.

Accueilli au Sénégal depuis le 15 janvier à la demande de la Cédéao qui craignait pour lui tant que M. Jammeh était en place, M. Barrow a prêté serment dans l’ambassade gambienne à Dakar le 19 janvier. Il est rentré à Banjul le 26 janvier.

Sidya Bayo: « La Gambie a été libérée grâce au Sénégal»

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Sidya Bayo, le leader du conseil national de la Transition pour la Gambie, remercie le Sénégal et son chef de l’Etat. Ce, pour être venu prêter main forte au peuple gambien, quand Jammeh a voulu confisquer le pourvoir.
«J’aimerais remercier le peuple sénégalais. Et c’est sincère de ma part. Sans le peuple sénégalais, on n’aurait pas pu bénéficier d’une visibilité médiatique et mettre sur la lumière la dictature de Jammeh. Aujourd’hui, grâce aux Sénégalais, grâce au président Macky Sall, la Gambie a été libérée. Et je dis bien grâce à vous», a déclaré M. Bayo, face à la presse ce lundi.

« Vous êtes de bons voisins»

L’homme politique gambien loue aussi le travail des médias sénégalais, qui a été décisif : «Aujourd’hui, on le sait tous, les médias, la presse sont le second pouvoir dans n’importe quel pays. Vous avez été ce pouvoir, vous avez été cette aide qui  nous a libérés et qui a émancipé les initiatives socio culturelles socio politiques en Gambie.

Heureusement que nous vous avons, vous êtes de bons voisins», s’est réjoui M Bayo, qui joint aussi le Président Macky Sall à ses remerciements: «La Cedeao, c’est vrai, a demandé au Sénégal d’héberger le Président Adama Barrow à l’époque. Ça a été fait de façon remarquable. Le Président Macky Sall a joué son rôle à 100%. Il a aidé, épaulé, et même parrainé la prise de pouvoir du Président Barrow».
Pour Sidya Bayo, à présent, il est temps d’axer la politique de développement économique entre le Sénégal et la Gambie sur du concret et la crédibilité, construire le pont, et construise ensemble des forces de sécurité sénégambiennes.

Gambie : Ousmane Sonko visé pour crime contre l’humanité

GAMBIE : Ousmane Sonko visé pour crime contre l'humanité
 Les choses se corsent pour l’ancien ministre gambien de l’Intérieur, Ousmane Sonko interpellé par les autorités suisses après un signalement.
Selon Libération, le parquet a ouvert contre lui une information judiciaire pour crime contre l’humanité. Ousmane Sonko devrait d’ailleurs être mis en examen cette semaine après une audition.
Autant dire que cette procédure menace Yahya Jammeh qu’Ousmane Sonko aura servi plusieurs années avant de s’enfuir de la Gambie lorsque le navire du régime a commencé à prendre de l’eau.
Pour rappel, Ousmane Sonko avait fui la Gambie en passant par le Sénégal. Dans un premier temps il avait demandé l’asile politique à la Suède qui avait refusé.

[Photos] Gambie : La puissance de l’Armée Sénégalaise qui a surpris occidentaux !

Les Chancelleries occidentales, notamment les Français et les Américains, n’en reviennent pas de voir la rapidité avec laquelle l’Armée Sénégalaise a pu, en moins de 48 heures, occuper tous les points stratégiques en Gambie, et téléporter dans ce pays pas moins de 3000 hommes. Il s’agit, selon des sources diplomatiques contactées par SENEMEDIA NEWS, d’une capacité de projection qui n’a rien à envier à ce qu’ils appellent des puissances militaires moyennes et même à de nombreux pays.

 

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La France et les Etats-Unis ont voulu offrir leur soutien matériel et logistique

Ces diplomates et conseillers militaires soutiennent que même si le Sénégal était intervenu sur de nombreux théâtres d’opération par le passé, notamment en Guinée Bissau, au Libéria et en Côte d’Ivoire, « il avait fallu le soutien logistique de la France, puisqu’à l’époque, le Sénégal n’avait qu’un Engin de Débarquement d’Infanteries et de Chars (Edic) appelé Carabane, qui ne pouvait pas transporter plus de 300 hommes ».

Aux premières heures de l’opération en Guinée Bissau, rappellent-ils, le Sénégal avait sollicité l’ambassadeur de France, André Lewin, pour pouvoir disposer d’une artillerie lourde pouvant faire face aux artilleurs bissau-giuinéens. L’armée de l’air n’existait pas, puisque le parc aviation était réduit à deux vieux Focker, dont l’un n’avait plus de certificat de navigation, un avion de surveillance devenu dangereux puisqu’il faisait trop de bruits « Imaginer que ce pays, moins de vingt ans après, dispose de drones de surveillance, d’avions de guerre, c’est rassurant pour un pays comme le Sénégal ».

 

C’est pourquoi, enseignent-ils, quand la question de l’intervention en Gambie s’est posée, « pour assurer une bonne maîtrise de la situation sur place, des pays se sont concertés, et la France et les Etats-Unis ont voulu offrir leur soutien matériel et logistique ». Ce que le Sénégal n’a pas attendu pour se déployer sur le terrain. C’est ainsi que dès les premières heures, la Marine sénégalaise et le bataillon des blindés ont fait le travail nécessaire, le Sénégal a, en une nuit, maîtrisé les différents points stratégiques comme le village de Kanilaï, maîtriser les zones d’infiltration rebelles à partir de la Casamance, faire agir ses corvettes et permettre à ses troupes amphibies de débarquer en toute sécurité.

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La percée impressionnante de l’Armée Sénégalaise en Gambie

Dès la première soirée du 19 janvier 2017, le Sénégal a pu maîtriser la situation sans avoir eu besoin de l’appui aérien du Nigéria. « Sur le total des troupes, le Sénégal le Ghana a fourni 200 hommes et le Nigéria 100, un nombre symbolique à côté des 300 hommes déployés par le Sénégal. Donc, pour l’essentiel, on peut dire que dans la force de la Cedeao, la présence des autres pays n’est que symbolique. Et si cela était nécessaire, le Sénégal avait positionné son patrouilleur Le Fouladou, capable d’atteindre n’importe quelle position ennemie dans les pays environnants, des hélicoptères de combat, des EMI, des Gazelles et des Drones, sa dizaine d’avions d’attaque Tucaono, sans compter sa défense anti-aérienne, qui auraient pu faire le travail en quelques heures.

 

Maîtriser Jammeh n’était qu’une question de minutes puisque son village, où des armes lourdes et des minutions ont été trouvées, a été maîtrisé dès avant minuit, soit trois heures après l’entrée dans le territoire gambien par différents points. Le Sénégal a acquis deux corvettes, des navires de guerres équipées, et des avions de guerre dès 2013, dans le cadre de la coopération avec les Etats-Unis, récemment en Corée, mais n’a pas jugé utile de les utiliser. Nous savons que le blindage de ses engins, notamment ses chars, a été l’option qui a permis aujourd’hui de réduire à zéro le nombre de soldats morts à cause des mines ou des roquettes RPG des rebelles de Casamance ». Côté renseignements, c’est l’intelligence avec laquelle le Sénégal a pu utiliser ses ressources qui force l’admiration. « Le Sénégal est allé recruter parmi les meilleurs en télécoms, en informatique, directement des grandes écoles, pour les former, en faire des Gendarmes, dans les sections de recherche. Les femmes présentes dans les renseignements ont une capacité d’infiltration extraordinaire. Donc, les Sénégalais pouvaient à tout moment écouter Jammeh, brouiller sa communication, ou même pirater le site de la Présidence gambienne. Jammeh était cerné », ajoutent des spécialistes du renseignement.

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Jammeh aurait-il eu peur de l’armée Sénégalaise ?

De l’avis de ces diplomates, c’est sans doute cette puissance de feu du Sénégal qui a fait peur et interpellé les présidents Condé et Abdel Aziz, face à la détermination du Président Sall et de la Cedeao. « Il est clair que si Jammeh a cédé, pour partir, ce n’est pas parce qu’il est gentil ou qu’il a des égards pour ces deux Chefs d’Etat. La preuve c’est qu’il avait refusé au début. S’il a décidé de partir, c’est qu’il savait qu’il ne pouvait rien faire. D’autant que ses soldats se sont mis à genou face aux Commandos marins et parachutistes Sénégalais, déterminés, aguerris. Ce qui surprend surtout, selon nos interlocuteurs, c’est « de savoir que le Sénégal est aujourd’hui le 7ème pays contributeur dans le système des Nations Unies, avec 7 000 hommes dans les missions de paix. Il a 1000 hommes dans le Nord du Mali.

 

Et il lui fait toujours avoir une présence minimale dans le sud du pays. Malgré cela, l’état-major a été d’une rapidité et d’une efficacité qui forcent le respect, et qui font de ce pays une puissance dans la sous-région. Aujourd’hui, même le transport des troupes en Côte d’Ivoire, ainsi que la sécurité des sites officiels en Cote d’Ivoire et au Mali est assurée grâce au professionnalisme de l’armée sénégalaise, assurent-ils en chœurs.

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Marcel Alain de Souza (CEDEAO) : «Que se passe-t-il si Barrow va en Gambie et y est assassiné?… »

Adama Barrow

Le nouveau Président gambien Adama Barrow devrait recevoir cette semaine un rapport consacré à la sécurité qui pourrait donner le feu vert à son retour dans son pays, a annoncé mardi Marcel Alain de Souza, président de la commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), 15 pays).M. Barrow a remporté la présidentielle de décembre mais le président sortant Yahya Jammeh avait refusé pendant des semaines de reconnaître sa victoire, provoquant une crise. Il avait dû prêter serment la semaine dernière au Sénégal voisin.

Préoccupé par sa sécurité, le président Barrow se trouve toujours au Sénégal.

M. De Souza, qui s’exprimait à Abuja, a précisé que les forces de la Cedeao étaient en train d’agir pour assurer la sécurité à Banjul et aux environs.

Les forces de la Cedeao sont en train d’enquêter sur les affirmations indiquant que des mercenaires et des armes sont entrés en Gambie pendant plusieurs semaines de crise au cours desquelles le président sortant a refusé de quitter le pouvoir.

« Il a été dit que beaucoup d’armes ont été importées dans le pays. Il y avait des armes lourdes et il y a eu des mercenaires qui ne parlaient ni anglais ni wolof. Un hôpital entier a été évacué et rempli d’armes et de gens armés jusqu’aux dents, » a poursuivi M. De Souza. « Le président Adama Barrow nous a demandé deux ou trois semaines pour que nous puissions étudier s’il y a des stocks d’armes quelque part. Et s’il y a des mercenaires cachés quelque part ».

« Les forces (de la Cedeao) doivent y aller pour assurer la sécurité. Imaginez que le président Adama Barrow se rende sur place — il voulait y aller depuis dimanche. Que se passe-t-il s’il y va et est assassiné. Tout le processus sera mis en question ».

M. Barrow a demandé aux forces de la Cedeao de rester six mois dans le pays, selon M. De Souza. La décision de rester ou de partir relève des chefs de la Défense de la Cedeao.

Le nouveau président gambien, réfugié à Dakar, rentrera « dès que possible dans son pays » où s’est déployée dimanche une mission militaire ouest-africaine pour « sécuriser » le territoire, au lendemain de l’exil de son prédécesseur Yahya Jammeh.

Ces développements interviennent après six semaines de crise politique grave née du refus de M. Jammeh, battu à la présidentielle de décembre, de céder la place à M. Barrow.

Sous d’intenses pressions diplomatiques, notamment de la Cedeao, l’ex-Président gambien a finalement accepté de se retirer, après 22 ans de pouvoir, et s’est envolé de Banjul pour Conakry samedi soir. Il a ensuite pris un avion pour la Guinée équatoriale.

Gambie: la nomination de la vice-Présidente contestée, Adama Barrow promet de rectifier le tir

Gambie: la nomination de la vice-Présidente contestée, Adama Barrow promet de rectifier le tir

De Dakar où il est en exil, Adama Barrow a nommé avant hier, lundi 23 janvier,  Fatoumata Tambajang au poste de vice-Présidente. Sitôt la nouvelle rendue publique, par son porte-parole, Halifa Sallah, les Gambiens n’ont pas manqué de manifester leur désolation, accusant le président d’avoir violé la Constitution. D’après eux, Mme Tambajang est atteinte par la limite d’âge, puisque la Constitution gambienne stipule que la nouvelle vice-Présidente doit remplir les mêmes conditions que celles requises pour être président de la République. L’article 62 (1) (b) de la Constitution de 1997 fixe l’âge minimum du Président à 30 ans et maximum à 65 ans, et c’est ce qui est valable pour la vice-Présidente. Alors que Fatoumata Tambajang aura 68 ans le 22 octobre prochain, car elle est née en 1948. Des accusations non contestées par le camp du Président Barrow. Interrogé par « L’Observateur », le porte-parole du gouvernement , Halifa Sallah a fait comprendre qu’ils sont en train de vérifier… pour éventuellement rectifier le tir. « Des gens soutiennent qu’elle a 65 ans, nous ne disons la pas le contraire. Mais le Président nous a chargé de vérifier cela. Et il prendra la mesure adéquate, selon la Constitution », fait-il savoir. S’agissant du nombre de ministres devant accompagner la vice-Présidente, M. Sallah révèle qu’ils seront compris entre 20 et 30 chefs de département. « Tous les partis de la coalition auront au moins un représentant, en plus des technocrates issus des différentes secteurs. On aura un gouvernement de moins de 30 ministres, mais supérieur à 20 », renseigne-t-il.

Gambie: Vice-présidente anticonstitutionnelle: Fatoumata Jallow Tambajang, première bourde d’Adama Barrow

Fatoumata Jallow Tambajang ne peut pas occuper le poste de vice-présidente de la Gambie selon la Constitution gambienne.

Fatoumata Jallow Tambajang ne peut pas occuper le poste de vice-présidente de la Gambie selon la Constitution gambienne.
Si on se réfère à la Constitution gambienne, la première nomination d’Adama Barrow est bien frappée du sceau de l’illégalité. Fatoumata Jallow Tambajang ne peut pas occuper le poste de vice-Présidente de la Gambie selon la loi.

Le fait donne raison à ceux qui se posaient des questions sur les capacités managériales de Adama Barrow que d’aucuns présentent comme un Président par défaut. En effet, la première nomination d’Adama Barrow est bien frappée du sceau de l’illégalité. Si on se réfère à la Constitution gambienne, Fatoumata Jallow Tambajang ne peut pas siéger au poste de vice-Présidente.

L’article 62 de la Constitution gambienne stipule effectivement que la personne qui peut être nommée au poste de vice-président doit avoir au minimum trente ans et au maximum soixante-cinq ans. Or…elle a plus de soixante-cinq ans. « Pour être plus précis, la vice-présidente est née le 22 octobre 1949 à Brikama et elle donc âgé à ce jour de 67 ans ».

Si madame Tambajang est réputée pour sa rigueur et sa maîtrise de l’administration gambienne, il n’en demeure pas moins que les textes la disqualifient formellement pour occuper le poste de vice-Présidente. En attendant, la première décision qu’elle a prise a été d’ordonner la libération de toutes les personnes détenues dans la sinistre prison de mile 2.

Ancienne ministre de la Santé sous Jammeh Fatoumata Jallow Tambajang est aussi une militante des droits de la Femme. Elle a également occupé un poste au sein de l’ONU. Elle fait partie des cadres de la coalition à l’origine de la candidature d’Adama Barrow à l’élection présidentielle qui a consacré le départ du dictateur Yahya Jammeh.

Marcel Alain De Souza : Il y a des dépôts d’armes en Gambie, on va les chercher


Marcel Alain De Souza, président de la commission de la CEDEAO : «Il y a des dépôts d’armes en Gambie, on va les chercher…»
La Cedeao va rester encore quelques temps en Gambie. L’institution tient à sécuriser ce pays avant de partir. Selon le président de la commission de la Cedeao, face à la presse, samedi dernier, les forces de sécurité de la Cedeao vont sécuriser la Gambie tout le temps nécessaire.

Déjà, la Cedeao a détecté des éléments du Mfdc vers la région (Kanilaï) de Jammeh. «Les éléments dont vous parlez (Mfdc) ne sont pas étendus sur tout le territoire. Ils sont vers la région du Président Jammeh (Kanilaï). Quand les troupes sont passées, c’est sur ces seuls lieux où elles ont fait des tirs de sommations. Il n’y a pas eu de résistance», affirme Marcel Alain De Souza. Révélant que des armes seraient cachées en Gambie, la Cedeao promet de les chercher. «Nous sommes certains qu’il y a des dépôts d’armes.

Nous avons soumis la mission à l’Ecomig de chercher les armes. On cherchera les armes, les caches d’armes, les mercenaires seront détectés pour qu’on puisse vraiment créer une situation de quiétude, pour que les populations qui craignaient les représailles rentrent», avise De Souza.

Gambie: L’exode gambien reprend dans le sens inverse

GAMBIE: Suite au départ de Jammeh, l'exode gambien reprend dans le sens inverse

Dès que l’information sur le départ de Jammeh a été confirmée, la gare « Baux Maraîchers » a été prise d’assaut par des citoyens gambiens qui veulent retourner dans leur pays. « Nous n’avons jamais vu autant de gens partir pour la Gambie en même temps », confirme un convoyeur qui supervise des véhicules « 7 places » et des minibus.
Au poste-frontière de Karang, on a comptabilisé près de 4497 Gambiens qui sont déjà rentrés dans leur pays. Dans cette partie sénégalaise de la frontière, un foule de personnes portant des sacs à dos se dirigent vers la Gambie.
Au plus fort de la crise entre le Président Jammeh et la CEDEAO, beaucoup de Gambiens avaient préféré ne pas assister à la date fatidique du 19 janvier, le terme du mandat au-delà duquel l’organisme ouest-africain avait promis d’installer Adama Barrow, par tous les moyens nécessaires.
Jusqu’à samedi dernier, alors que Yahya Jammeh n’avait pas encore quitté le pays, près de 15 mille personnes s’étaient regroupés autour des localités de Sokone, Toubacouta, Fandi Coly ou encore Karang. Plusieurs centaines de personnes avaient été reçues dans les centres d’accueil de la Croix-Rouge.
C’est ainsi que 881 personnes avaient été acheminées dans 14 bus jusqu’à Hamdalaye et 44 bus déployés par la Croix-Rouge et l’Etat gambien pour 3616 personnes. Ce qui portait le total à 4497 personnes qui avaient décidé de rejoindre leur patrie. Aujourd’hui, on devrait voir le gros de la troupe rejoindre son pays, espère la Croix-Rouge.
source: enquête

Les troupes de la Cedeao contrôlent les points stratégiques, Gambie

 Les forces de la Mission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (MICEGA) sont entrées samedi sur le territoire gambien, pour contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du nouveau président Adama Barrow, a-t-on appris de source officielle.

« A la suite de la médiation et au départ de Banjul de l’ex-président Yahya Jammeh, les forces de Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (MICEGA), sont entrées sur le territoire gambien, ce samedi », indique un communiqué de son commandant, le général de division François Ndiaye.

Selon le texte de la MICEGA dont copie est reçue dimanche à l’APS, cette action a pour « but de contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction président élu, son excellence Adama Barrow ».

Le communiqué ajoute que conformément « au mandat qui s’exercera jusqu’à ce que le président Barrow prenne effectivement fonction et que les conditions de l’exercice effectif du pouvoir par le nouveau président de la République de Gambie soient réunies ».

Le président de la commission, Marcel Alain De Souza a annoncé dans la nuit du samedi au dimanche que le nouveau président Adama Barrow sera installé en Gambie après la sécurisation de la capitale Banjul et du territoire gambien par les forces de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Marcel Alain De Souza a annoncé qu’une bonne partie des troupes de la CEDEAO seront déployées dimanche à Banjul pour sécuriser la capitale et le territoire gambien.

« Les conditions de sécurité exigent que les troupes que nous avons envoyés puissent prendre le temps de sécuriser mètre par mètre Banjul et les autres villes. Une fois que les troupes pourront garantir (…) la sécurité, il partira. Le plutôt possible sera le mieux », a-t-il expliqué.

M. De Souza a fait savoir que les troupes seront immobilisées en Gambie pendant un certain temps, pour que la CEDEAO puisse « s’assurer que le calme est vraiment revenu et qu’il n’y a pas d’actes de sabotage et que la sécurité est bien faite ».

Gambie : Le rôle du Khalife général des Mourides, Serigne Sidi Mokhtar Mbacké

Khalife général des Mourides

Tout le temps que son pouvoir a été confisqué par Yayah Jammeh, Adama Barrow est resté « serein » conformément aux indications du Khalife Général des Mourides. L’on se rappelle que quelques jours après la volte-face du fils de Kanilaï, Barrow avait choisi de dépêcher le 12 décembre denier une délégation auprès du Khalife Général des Mourides, Serigne Sidi Mokhtar Mbacké. Omar Top, qui dirigeait cette délégation, était accompagné de plusieurs personnalités du nouveau régime mais aussi de dignitaires mourides comme Serigne Saliou Diakhaté, Serigne Aliou Ndiaye. Ces derniers s’étaient longuement entretenus avec le Patriarche de Ngouye-Mbind, à Touba.

Devant le Khalife, Omar Top n’avait pas manqué de faire état de la gratitude du nouveau Président élu de Gambie à l’endroit du Khalife. Ainsi disait-il, « Il m’a chargé de vous dire qu’il est au courant de toutes les prières que vous formulez à son endroit. Il vous remercie de l’accueil exceptionnel que vous lui aviez réservé lorsqu’il était venu vous voir. C’est vous-même qui aviez fait son lit, tant votre sens de l’hospitalité est immense. » L’émissaire de Barrow de confier à Dakaractu qu’il a aussi sollicité de nouvelles prières en cette nuit de Gamou avant de remettre son aadiya.

Le Khalife général des Mourides avait une vision

Dans sa réponse, le Patriarche de Ngouye-Mbind s’était beaucoup réjoui d’avoir eu droit à une telle visite avant de confier à ses hôtes qu’il suivait de très près ce qui passait en Gambie. Ses propos relayés par Serigne Cheikh Ndiaye étaient les suivants : « J’entends tout le bruit qu’il y a et je suis au courant de ce qui se passe chez vous. Tout ce que Yayah Jammeh fait se retournera contre lui. Dites à Barrow de rester serein et qu’il sache que tout finira bien. La paix reviendra bientôt… ». Aujourd’hui, à Touba, l’on se réjouit fortement du retour de cette paix à Banjul. Dans certaines radios de la place, l’on n’a pas hésité à attribuer ce ouf de soulagement aux prières exaucées du Saint Homme.

Urgent : Jammeh attendu à l’aéroport de Banjul pour son départ en compagnie des médiateurs Abdel Aziz et Condé

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Précisent de plus en plus à l’aéroport de Banjul. L’avion présidentiel est sorti du tarmac et les soldats s’affairent tout au tour. Il y aura bien une cérémonie officielle à l’aéroport.

Plusieurs sources fiables annoncent à la BBC que les négociations ont abouti et que Yahya Jammeh a accepté de céder le pouvoir et de quitter Banjul vendredi soir en compagnie d’Alpha Condé et de Mohamed Ould Abdel Aziz, respectivement président de la Guinée et de la Mauritanie.

Plusieurs journalistes sont sur le tarmac de l’aéroport gambien pour couvrir le départ de l’ancien homme fort de Banjul.

Selon BBC, l’équipe de la télévision nationale (GRTS) qui était au Palais présidentiel vient de rejoindre les journalistes à l’aéroport pour assister au départ de celui qui a régner 22 ans sur la Gambie.

En direct de Gambie : Le président Yahya Jammeh demande un surci

yahya jammeh et Mohamed Ould Abdel Aziz

Selon nos sources bien placées en Gambie, l’ex-président gambien Yahya Jammeh discute actuellement avec le président de la République de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz et celui de la Guinée Alpha Condé. Il aurait demandé que l’ultimatum soit repoussé jusqu’à 16 heures.

En cas d’échec, la Cedeao aura recours à la force. Une opération militaire ouest-africaine a d’ailleurs été déclenchée jeudi en fin de journée. Elle n’est que suspendue ce matin, dans l’attente du résultat des ultimes pourparlers.

Attaque en Gambie : le revirement de Yahya Jammeh

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La veille, Yaya Jammeh assurait au Président mauritanien, Abdel Aziz, qu’il était prêt à faire face en cas d’intervention militaire de la Cedeao. Mais dès l’entrée en action des troupes sénégalaises, ce jeudi en début de soirée, il a levé le drapeau blanc pour négocier et obtenir que les émissaires de l’organisation régionale supervisent son départ.

Il a été entendu. Ce revirement a suspendu l’avancée des soldats sur le sol gambien. Mais provisoirement, car la Cedeao a fixé un ultimatum : si Jammeh ne quitte pas le pouvoir avant midi, l’offensive militaire se poursuivra.
Une délégation de l’Organisation est attendue ce matin à Banjul. Elle sera composée de Ellen Johnson Sirleaf, la Présidente du Liberia, et du Président de la Guinée, Alpha Condé.

Cette mission s’annonce comme la dernière perche, vraiment la dernière, tendue à Jammeh. L’ex-chef de l’État gambien (officiellement) ne peut plus compter sur toute son armée. Son chef d’État-major général des armées lui a tourné le dos, refusant de placer ses hommes sur le chemin des soldats de la Cedeao. La marine gambienne se serait mise aux ordres d’Adama Barrow. Et plusieurs hauts gradés se sont réfugiés au Sénégal ou sont en détention.

URGENT GAMBIE: Assaut prévu mercredi contre Jammeh, les véritables raisons du report

URGENT GAMBIE: Assaut prévu mercredi contre Jammeh, les véritables raisons du report

La CEDEAO avait déclaré que les troupes de l’organisation de la sous-région allait commencer les opérations militaires après minuit dans la nuit du mercredi au jeudi si une solution politique n’était pas trouvée, Cela n’avait pas été le cas. Il fallait que l’intervention soit faite dans le cadre de la légalité et du droit international.

Conformer à l’ordre juridique international. La question mérite d’être posée après les agissements des forces de la CEDEAO qui ont fait croire qu’elles allaient intervenir militairement. L’Afrique, le monde entier avait retenu son souffle. Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps? Deux facteurs ne militaient pas en faveur de cette option tout au moins dans l’immédiat. D’abord, la première est que le Sénégal au nom de la CEDEAO tenait une déclaration du Conseil de sécurité mais n’était pas en possession d’une résolution pouvant cautionner l’intervention militaire des forces de la CEDEAO en Gambie sous l’égide du Sénégal. Il s’y ajoute aussi que tant que Adama Barrow n’avait pas fait sa prestation de serment. Yahya Jammeh était toujours Président de la Gambie. Par conséquent, toute intervention militaire, aurait été considérée comme une ingérence dans les affaires intérieures d’un pays. Puisque Yahya Jammeh n’avait pas demandé aux forces de la CEDEAO d’intervenir. Il fallait que Barrow soit investi pour que la CEDEAO sur demande de ce dernier, puisse user de la force. Tout usage des armes avant l’installation de Barrow aurait été contraire au droit.

Intervention militaire en Gambie: le Forum du Justiciable recadre Me El Hadji Diouf sur la saisine de l’Assemble nationale

Intervention militaire en Gambie: le Forum du Justiciable recadre Me El Hadji Diouf sur la saisine de l’Assemble national

Intervention militaire en Gambie: le Forum du Justiciable recadre Me El Hadji Diouf sur la saisine de l’Assemble national
Le Forum du Justiciable prend le contre pied de l’avocat du peuple Me EL Hadji Diouf qui déclarait sur les ondes de la RFM que l’Assemblée nationale devait se prononcer sur l’envoi des troupes sénégalais en Gambie pour une intervention militaire. Pour le Forum du Justiciable précise qu’en l’espèce, les dispositions de l’article 70 de la constitution sénégalaise dont fait allusion Me EL Hadji Diouf et qui dispose que  » la déclaration de guerre est autorisée par l’assemblée nationale  » ne peuvent pas s’appliquer pour plusieurs raisons.

D’abord les décisions de la CEDEAO lient directement l’Etat du Sénégal qui est membre à part entière de la CEDEAO. Et en vertu du principe de la hiérarchie des normes (sous réserve de certains cas), les conventions internationales ont une valeur supérieure sur les normes nationales.
Ensuite ce n’est pas le Sénégal en tant que entité isolée qui déclare la guerre à la Gambie mais c’est plutôt la communauté CEDEAO.
Et enfin selon le Forum du Justiciable, l’utilisation du terme  » déclaration de guerre  » dans ce cas de figure serait inapproprié, mais il s’agit plutôt de rétablir la légalité constitutionnelle en Gambie.

Ainsi, le Forum du Justiciable invite le président Macky Sall et l’ordre des Avocats du Sénégal à se pencher sur le cas de Me El Hadji Diouf pendant qu’il est encore temps

Afrique Après l’attaque en Gambie par les forces de la CEDEAO, 7 mille hommes…

CEDEAO

« Que ça soit sur terre, sur mer et dans les airs, la Gambie est cernée. Au total 7 mille hommes seront mobilisés pour cette mission de l’installation et de la réhabilitation de la démocratie en Gambie », a-t-il dit lors d’un point de presse.

Le chef d’état-major des forces en attente de la CEDEAO, colonel Seydou Maïga Moro, et son adjoint, et la commissaire aux affaires politique, paix et sécurité ont participé à cette rencontre, qui vise à faire le point sur l’avancée des troupes de la CEDEAO qui sont entrées jeudi après-midi à l’intérieur de la Gambie.

Sur la composition de ces troupes, M. Da Souza a précisé que le Nigeria a fourni 800 hommes, le Ghana plus de 200 hommes. Il a ajouté que le Togo et le Mali ont fait des annonces, soulignant toutefois qu’il reste des précisions à faire.

En plus, il y a les forces sénégalaises avec le général François Ndiaye qui est le commandant de la mission de la CEDEAO pour la Gambie (ECOMIG), qui vise la restauration de la démocratie dans ce pays dirigé depuis plus 22 ans par le président sortant Yahya Jammeh.

Il a indiqué que les troupes de la CEDEAO ont avancé jeudi après-midi à l’intérieur de la Gambie par le groupement sud-est, ensuite le groupement sud-ouest à Bignona et le groupement nord.

Le président de la commission de la CEDEAO a ajouté que des avions de combat ont également survolé Banjul, au moment où le nouveau président Adama Barrow avait fini de prêter serment à l’ambassade de Gambie à Dakar.

Selon lui, il y a également des bâtiments de guerre qui contrôlent l’entrée du port de Banjul. ’’Que ça soit sur terre, sur mer et dans les airs, la Gambie est cernée », a t-il dit.

« Les forces ont avancé sans problèmes, il y a quelques tirs de sommation, mais il n’y pas de dégâts, ni matériel ni humain. Alors, l’ordre a été donné à ces troupes d’arrêter leur avancée et elles ont arrêté leur avancée, parc que la CEDEAO privilégie des initiatives de dialogue et de diplomatie », a-t-il dit.

Gambie: début de l’intervention militaire

Gambie: début de l'intervention militaire
Les troupes sénégalaises déployées aux frontières avec la Gambie en vue d’une opération ouest-africaine pour contraindre Yahya Jammeh à céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow sont entrées sur le sol gambien dans l’après-midi.

« Ils sont entrés cet après-midi », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’armée sénégalaise, le colonel Abdoul Ndiaye, interrogé sur le fait de savoir si les militaires sénégalais avaient déjà franchi la frontière.

Des troupes de plusieurs pays de la Cédéao – dont le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, et le Nigeria, poids lourd régional – se tenaient prêtes à intervenir à partir du Sénégal depuis 48h.

L’aviation nigériane a effectué jeudi après-midi des vols de reconnaissance au- dessus de Banjul, a annoncé l’armée de l’air nigériane, se disant prête à imposer la volonté de la Cédéao.

Le Ghana a de son côté donné jeudi son accord pour déployer, en cas de besoin, 205 militaires en Gambie.

Source: Voaafrique

 

Gambie: Pourquoi l’intervention a été retardée!

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Dans ledit document, renseigne la Bbc, le Sénégal souligne que « l’instabilité en Gambie pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région ». C’est pourquoi, demande-t-il au Conseil de soutenir les décisions de la Cedeao et de l’Union africaine de reconnaître Adama Barrow comme président élu. Mais aussi, il demande à l’Onu de réitérer son soutien total à la Cedeao «dans son engagement à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect de la volonté du peuple de la Gambie».

Gambie: vote de l’ONU attendu ce jeudi sur une intervention militaire de la Cédéao

Gambie: vote de l'ONU attendu ce jeudi sur une intervention militaire de la Cédéao

Le Conseil de sécurité de l’ONU va voter jeudi sur un projet de résolution en faveur d’une intervention militaire de la Cédéao en Gambie pour assurer la passation de pouvoir dans ce pays, où l’élection d’Adama Barrow le 1er décembre est contestée par le président sortant, selon des diplomates.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, 15 pays) a demandé à maintes reprises au président gambien sortant Yahya Jammeh de respecter le résultat de l’élection du 1er décembre en quittant le poste qu’il occupe depuis 22 ans, mais il refuse toujours de reconnaître la victoire d’Adama Barrow, dont l’investiture est prévue jeudi.

Gambie : 205 militaires ghanéens et du matériel militaire en Gambie pour appuyer le Nigeria et le Sénégal

"Le président de la République et chef des forces armées ghanéennes, M. Nana Akufo-Addo, a autorisé l'envoi de troupes de combat de 205 hommes, appuyées par du matériel militaire, en Gambie, dans le cadre de l'accord de la Cédéao".

« Le président de la République et chef des forces armées ghanéennes, M. Nana Akufo-Addo, a autorisé l’envoi de troupes de combat de 205 hommes, appuyées par du matériel militaire, en Gambie, dans le cadre de l’accord de la Cédéao ».
Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a donné son accord pour un éventuel déploiement de 205 militaires en Gambie dans le cadre d’un mandat régional ouest-africain, en appui du Nigéria et du Sénégal, pour imposer le président Adama Barrow, élu face au sortant Yahya Jammeh.

« Le président de la République et chef des forces armées ghanéennes, M. Nana Akufo-Addo, a autorisé l’envoi de troupes de combat de 205 hommes, appuyées par du matériel militaire, en Gambie, dans le cadre de l’accord de la Cédéao » (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), a annoncé mercredi soir le porte-parole de la présidence, Eugène Arhin, dans un communiqué.

Dans le même temps, le Nigeria avait également annoncé avoir envoyé 200 militaires de l’armée de l’air, ainsi que des avions « pour déjouer toutes les hostilités, ou les manquements à la loi, qui pourraient survenir alors que la Gambie est actuellement dans une impasse politique. »

Le mandat du président sortant Yahya Jammeh a pris fin dans la nuit, mais il refuse toujours de céder sa place au président démocratiquement élu, Adama Barrow, à l’issue du scrutin du 1er décembre.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays), qui presse M. Jammeh de quitter le pouvoir, a prévenu à plusieurs reprises qu’elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort.

Yahya Jammeh dirige sans partage depuis 1994 ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest de moins de deux millions d’habitants, enclavé dans le Sénégal à l’exception de sa façade atlantique.

Urgent-Adama Barrow : « Mon investiture se déroulera à Dakar à l’ambassade de Gambie au Sénégal»

Urgent-Adama Barrow : "Mon investiture se déroulera à Dakar à l’ambassade de Gambie au Sénégal»

 Adama Barrow a annoncé via son compte twitter à 8 heures 39 que son investiture se tiendra finalement à Dakar à l’Ambassade de Gambie au Sénégal.

I would like to inform you that the Inauguration Ceremony is going to take place at the Gambian Embassy in Dakar, Senegal. #Gambia