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Trump joue l’apaisement avec l’Iran: “Rien ne presse”

Le président américain a jugé vendredi que « rien ne press[ait] » pour résoudre les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, après une série d’incidents et d’invectives

« Nous avons le temps. Rien ne presse, ils peuvent prendre leur temps », a dit Donald Trump à son arrivée au G20 d’Osaka, lui qui parlait encore il y a peu de « guerre » contre les Iraniens.

Ces propos apaisants tranchent avec le ping-pong des déclarations choc qui s’était poursuivi jeudi entre l’Iran et les Etats-Unis. Téhéran avait mis en garde contre l' »illusion » d’une « guerre courte » entre les deux pays ennemis. La crise entre les Etats-Unis et l’Iran doit être au menu des discussions du sommet du G20 qui s’est ouvert vendredi au Japon.

Une crise de 40 ans

Le même jour, des représentants des Etats encore parties à l’accord nucléaire signé en 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Iran et Russie) doivent se retrouver à Vienne pour faire le point sur l’application du texte. Les Européens pressent l’Iran de ne pas commettre l' »erreur » de se retrouver en violation de ses engagements.

Après leur retrait de l’accord en 2018, les Etats-Unis ont rétabli des sanctions économiques qui asphyxient l’économie iranienne et privent Téhéran des bénéfices qu’il attendait de ce pacte.

La crise au long cours qui caractérise depuis 40 ans les relations entre les Etats-Unis et l’Iran connaît depuis environ deux mois un nouvel accès de fièvre, sur fond d’escalade dans la région du Golfe et d’inquiétudes pour la survie de l’accord nucléaire, menacé depuis que les Etats-Unis s’en sont retirés.

“Ennemi principal”

Un nouveau pic a été atteint lorsque l’Iran a abattu un drone américain, le 20 juin, après une série d’attaques d’origine inconnue contre des tankers attribuées par Washington à Téhéran qui a démenti.

Dans ces circonstances ultratendues faisant craindre un embrasement, M. Trump avait évoqué mercredi la possibilité d’une guerre courte contre Téhéran. « Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire. Et je ne parle pas de troupes au sol ».

L’idée d’une « +guerre courte+ avec l’Iran est une illusion », a réagi le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif dans un message sur Twitter destiné, selon lui, à corriger certaines « idées fausses » du président américain qui « menacent la paix ».

Un drone américain abattu

Mardi, le président iranien Hassan Rohani a déclaré à son homologue français Emmanuel Macron que l’Iran ne cherchait la guerre « avec aucun pays », pas même les Etats-Unis. Pour autant, Téhéran multiplie les mises en garde.

A Téhéran, les funérailles publiques de près de « 150 martyrs » tombés lors de la guerre Iran-Irak ou en Syrie, ont donné aux autorités l’occasion d’exalter la « résistance » face à l' »ennemi principal »: les Etats-Unis.

S’adressant à la foule, le chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, est revenu sur la destruction du drone américain – abattu selon Téhéran dans l’espace aérien iranien, ce que Washington conteste. « La main bénie qui a attaqué le drone américain a confirmé que pour résister devant l’ennemi, la République islamique d’Iran n’a aucune hésitation », a-t-il déclaré.

“Accord durable”

Cherchant à calmer les inquiétudes, Mark Esper, secrétaire américain à la Défense par intérim, a assuré jeudi à l’Otan que son pays ne voulait pas d’un conflit avec l’Iran. « Notre propos est d’amener l’Iran à négocier un accord durable », a-t-il assuré alors que Washington veut un nouvel accord avec l’Iran, pour qui, au contraire, le pacte de 2015 n’est pas négociable.

Par l’accord de Vienne, l’Iran s’est engagé à ne jamais chercher à se doter de l’arme atomique, et à limiter drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée partielle des sanctions internationales. En riposte au retour des sanctions américaines, Téhéran a fait connaître le 8 mai son intention de se délier progressivement de ses engagements si Européens, Russes et Chinois ne l’aidaient pas à contourner les mesures américaines.

Un franchissement du seuil d’uranium?

L’Iran a annoncé ce jour-là ne plus se sentir tenu par les limites que l’accord de impose à ses réserves d’eau lourde et d’uranium faiblement enrichi, et a menacé de s’affranchir d’autres engagements à partir du 7 juillet.

Il avait indiqué le 17 juin que ses réserves d’uranium dépasserait à partir du 27 juin le plafond des 300 kilos fixé par l’accord, mais aucune confirmation du franchissement de ce seuil n’est venue ce jour. Les Iraniens ne « dépasseront pas (la limite) aujourd’hui », a indiqué jeudi à l’AFP un diplomate à Vienne, évoquant une possible « raison politique » à cette retenue.

Mais un responsable iranien à Vienne a affirmé sous couvert de l’anonymat que la limite n’avait pas été dépassée pour des « raisons techniques », soulignant que jeudi et vendredi étaient des jours de repos hebdomadaire en Iran.

Source: Belga

Le Maroc rompt avec l’Iran pour ses liens supposés avec le Front Polisario

Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, accusé d’avoir facilité la livraison d’armes au Front Polisario par l’intermédiaire de son allié du Hezbollah libanais. Rabat avait déjà rompu ses relations avec Téhéran entre 2009 et 2014.

Le Maroc a annoncé, mardi 1er mai, la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Iran, qu’il accuse d’avoir facilité une livraison d’armes au Front Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental, via son allié du Hezbollah libanais. Téhéran a démenti mercredi ces accusations, qualifiées de « mensongères ».

Lors d’une conférence de presse à Rabat, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a assuré qu’une « première livraison d’armes avait été récemment fournie au Polisario », le mouvement indépendantiste sahraoui soutenu par l’Algérie, via un « élément » à l’ambassade iranienne à Alger.

>> À lire : Le Maroc menace d’intervenir militairement au Sahara occidental

« Le Maroc dispose de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts suprêmes du royaume », a affirmé le chef de la diplomatie marocaine.

Téhéran dément « fermement »

« Les remarques attribuées au ministre des Affaires étrangères marocain sur une coopération entre un diplomate iranien et le Front Polisario » sont « mensongères », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères iranien. Téhéran dément « fermement » ces accusations et déplore qu’elles servent de « prétexte » à une rupture diplomatique. Les autorités iraniennes « considèrent que cette affaire est totalement dénuée de fondement », ajoute le communiqué iranien.

L’ambassadeur du Maroc à Téhéran a « quitté mardi l’Iran et je vais demander au chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran de quitter le royaume sans délai », a ajouté Nasser Bourita, qui s’exprimait à son retour de Téhéran, où il dit avoir informé son homologue iranien Mohammad Javad Zarif de la décision marocaine.

Nasser Bourita a précisé que cette décision n’avait rien à voir avec « les développements régionaux ou internationaux » actuels, en référence notamment aux tensions entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, qui soutiennent des camps opposés dans des conflits et des crises au Moyen-Orient.

« Sous pressions »

Dans un communiqué, le Hezbollah a jugé « regrettable que le Maroc lance des accusations infondées sous pressions américaines, israéliennes et saoudiennes », trois pays hostiles à l’Iran. Les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite, deux alliés historiques de Washington, n’ont de cesse de critiquer les ingérences et « l’ambition » dominatrice de l’Iran au Moyen-Orient.

L’Iran et l’Arabie saoudite ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016 et sont engagés dans une lutte d’influence régionale. Les deux pays soutiennent des camps opposés en Syrie, au Yémen ainsi qu’au Liban.

Le Maroc avait déjà rompu ses relations avec l’Iran début 2009, pour protester notamment contre « l’activisme » religieux de Téhéran dans le royaume. Ces liens avaient été rétablis en 2014.

Le Sahara occidental, étendue désertique de 266 000 kilomètres carrés, est le seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n’est pas réglé. Il est revendiqué par le Maroc – qui en contrôle la majeure partie – et par le Front Polisario, qui réclame un référendum d’autodétermination. Rabat rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté.

Avec AFP

Un puissant séisme frappe l’Irak et l’Iran et fait plus de deux cents morts

Un puissant séisme frappe l'Irak et l'Iran et fait plus de deux cents morts
Un puissant séisme d’une magnitude de 7,3 a frappé dimanche 12 novembre le nord-est de l’Irak, à la frontière iranienne, tuant au moins 214 personnes, ont annoncé les deux pays alors que les équipes de secours redoublent d’efforts pour tenter de dégager ceux coincés sous les décombres. C’est en Iran que le bilan est le plus lourd avec 207 morts et 1 700 blessés.

Le séisme a été ressenti dans plusieurs provinces de l’Iran, mais c’est celle de Kermanshah, située le long de la frontière avec l’Irak, qui a été la plus durement touchée. Un deuil de trois jours y a été décrété.

La ville de Sarpol-e-Zahab, située à quelque 15 kilomètres de la frontière avec l’Irak, a été la plus meurtrie. Le principal hôpital de cette localité a été gravement endommagé, ce qui complique le traitement des centaines de blessés, rapporte la chaîne de télévision publique iranienne.

« Nous étions tellement terrifiés que nous nous sommes précipités hors de la maison car c’est une vieille maison », raconte un habitant à la télévision. Le bilan pourrait encore augmenter, selon les autorités.
Francetvinfo

Tir de missile iranien: réunion d’urgence à l’ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence mardi pour discuter d’un tir de missile de moyenne portée effectué par l’Iran le 29 janvier (dimanche), ont déclaré des diplomates. Ce sont les Etats-Unis qui ont demandé ces consultations d’urgence après que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU a appelé le Conseil de sécurité à agir.


Tir de missile iranien: réunion d'urgence à l'ONU
L’ambassadeur israélien Danny Danon a estimé que le tir de missile avait violé la résolution de l’ONU qui interdit à l’Iran d’effectuer des essais de missiles pouvant être équipés de têtes nucléaires. « La communauté internationale ne doit pas se cacher la tête dans le sable devant cette agression iranienne », a dit M. Danon.
« Les membres du Conseil de sécurité doivent agir immédiatement en réponse à ce geste de l’Iran qui met en danger non seulement Israël mais le Moyen-Orient dans son ensemble », a-t-il ajouté.

C’est la première demande de consultations formulée par les Etats-Unis depuis la nomination par le président Donald Trump de la nouvelle ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. M. Trump a promis de resserrer les liens avec Israël et a vertement critiqué l’accord sur le nucléaire iranien qui a permis une levée des sanctions internationales contre Téhéran.

L’Iran a affirmé que ses missiles ne seraient jamais armés de têtes nucléaires et a assuré qu’il n’avait pas l’intention de développer de programme d’armes nucléaires. Mais des responsables militaires iraniens ont déclaré souhaiter un développement du programme de missiles du pays.

La Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis avaient poussé en faveur d’actions du Conseil lors de tests de missiles iraniens l’an passé. Mais la Russie et la Chine s’étaient opposées à des sanctions possibles, estimant qu’elles mettraient en danger l’accord sur le nucléaire âprement négocié.

Interdiction d’entrée des Iraniens aux USA : l’Iran va appliquer la réciprocité


L’Iran a décidé samedi d’appliquer la réciprocité après la décision du président américain Donald Trump d’interdire pendant trois mois l’entrée des Iraniens et des ressortissants de six autres pays musulmans aux Etats-Unis, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

« La République islamique d’Iran (…), tout en respectant le peuple américain et pour défendre les droits de ses citoyens, a décidé d’appliquer la réciprocité après la décision insultante des Etats-Unis concernant les ressortissants iraniens et tant que cette mesure n’aura pas été levée », a affirmé le ministère dans un communiqué repris par la télévision d’Etat

[Vidéo] Sommet des pays musulmans : condamnation de l’Iran

congres-musulmans

Il a été beaucoup question de lutte contre le terrorisme lors du 13e « sommet »de l’organisation de la coopération islamique (OCI). Un sommet qui s’est terminé vendredi à Ankara en Turquie. La conférence a regroupé plus de 50 pays musulmans et a résussi le pari de réunir le président iranien et le roi saoudien pourtant ennemis jurés.