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Le pèlerinage, c’est bien à la Mecque et non à Jérusalem! (Par Abdoul Azize KEBE)

Ces derniers jours, M. Idrissa Seck, Président d’un parti politique et candidat à la magistrature suprême, s’est illustré par des propos on ne peu plus graves sur le pèlerinage musulman. Je me suis mis à l’écouter, à le réécouter. Et pour ne pas tomber dans les travers d’une interprétation subjective de ses propos, je les ai transcrits tels que je les ai entendus, de sa propre bouche.

« Dieu dans le Coran ne parle pas de Makka hein, il parle de Bakka. Et Bakka renvoie étymologiquement aux pleurs. Alors pourquoi on penserait que le lieu de pèlerinage serait ici (à la Mecque) et non Jérusalem ? » Dixit Idrissa Seck
Evidemment, ces déclarations de M. Seck surprennent et blessent. Elles blessent parce qu’elles remettent en cause l’authenticité d’une pratique religieuse historique, à fort coefficient social chez nous, fondée sur les sources scripturaires de l’Islam : Coran et Sunna.

Rappelons que la Tarîqa Tidiane s’est propagée au Sénégal grâce à Cheikh al-Hadj Oumar al-Fûtî. Ce dernier a rencontré le Khalife Muhamed al-Ghâli lors de son pèlerinage à la Mecque. Son célèbre « Wallâhu ya’çimunî min kulli muhlikatin » a été composé sur la voie de son périple pour accomplir cette obligation canonique. Son Khalife, Cheikh al-Hadj Malik, s’est lui aussi rendu à ses Lieux sacrés et nous a légué les émotions de ses adieux à la Kaaba, au moment de son retour à la mère patrie .

C’est lors de son pèlerinage à la Mecque, en 1937, que l’illustre Baye Niass, Cheikh al-islam, a rencontré Abdullah Bayoro, Emir de Kano. Ce dernier, séduit par le rayonnement de Cheikh Ibrahim lui confia sa guidance et l’invita chez lui, dans son Emirat. L’on connaît la suite de la Fayda Tijâniyya. Serigne Fallou Mbacké, Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba, s’est lui évertué, en guise de fidélité au vœu de son illustre père, a entreprendre le périple vers les Lieux Saints pour lui dédier son Hajj. Car le Serviteur du messager, al-Khadîm, n’avait pas eu l’opportunité de le faire, malgré son ardent désir.

Tout ça, si l’on suit les propos d’Idrissa Seck, ne serait que vanité puisque le lieu du pèlerinage ne serait pas la Mecque mais pourrait bien être Jérusalem. Tout en lui laissant l’entière responsabilité de ses propos blessants, à la limite de l’apostasie, je ne saurais passer sous silence ses incongruités à la fois sémantiques et historiques et sa méconnaissance de l’exégèse coranique. Sur un autre plan, en ma qualité de Délégué général au Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, je me sens concerné au nom de toute la communauté du Hajj de notre chère patrie.

Nous allons d’abord apporter des précisions sur les deux vocables « Bakka » et « Makka » qui, aux dires de M. Seck sont deux lieux différents, avant de relever l’erreur quant à l’étymologie. Je terminerai par démontrer, à partir du Coran, qu’il ne s’agit pas de penser que le lieu du pèlerinage c’est la Mecque. Non, ce n’est pas une opinion, c’est un fait historique, attestée par le Coran et la pratique du Messager d’Allah. Le lieu du pèlerinage c’est bel et bien là-bas, Makka, et nulle part ailleurs.

1- A propos de Bakka et Makka

« La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka, bénie et une bonne direction pour l’univers ». Ali ‘Imrân, 96.

Tous les exégètes s’accordent sur le fait que Bakka, c’est bien Makka. Et là, il ne s’agit pas d’interprétation mais c’est le même texte coranique qui cite Bakka, qui donne les indications. Au verset 97 de la même sourate : « Là sont des signes évidents, parmi lesquels l’endroit où Abraham s’est tenu debout. ».

Il est clair dans ce passage coranique que là, c’est à dire Bakka, c’est bien la Mecque. Car le signe évoqué, Maqâmu Ibrâhim, l’endroit où Abraham s’est tenu debout, n’existe qu’à la Mecque.

Par ailleurs, cette Maison (bayt) dont parle le verset 96 est précisée dans d’autres versets qui montrent, sans équivoque, qu’il s’git de la Kaaba et rien que la Kaaba. Or, l’on ne peut situer la Kaaba qu’à la Mecque. Au verset 126 de la sourate La Vache, on lit : « {Et rappelle-toi}, quand nous fîmes de la Maison (al-Bayt) un lieu de visite et un asile pour les gens- adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout (Maqâm Ibrâhîm)- Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : « Purifiez Ma Maison (baytiya) pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s’y inclinent et s’y prosternent. »

Encore une fois, le Coran donne des indications très claires en parlant de Maqâm Ibrâhîm sur le site de la Maison (Kaaba) et décrit le rite de la circumambulation (Tawâf). Or, ce rite de Tawâf n’est pas exercé sur le mur des lamentations mais bien à la Kaaba, à Bakka, devenue Makka.

Nous aurions pu encore continuer à citer les versets qui parlent de la Kaaba, la Maison, le premier temple dédié à Allah et situé à Bakka/Makka. Le Coran l’évoque dans 11 passages distribués dans 6 sourates. Mais ceci suffit à mon avis pour qui veut être édifié.

2- L’erreur étymologique

Contrairement à ce qui est dit, Bakka ne renvoie pas aux pleurs sur le plan étymologique. Il y a une confusion faite entre Bakâ, pleurer et Bakka qui est un site. Les exégètes, comme al-Qurtubî, disent que Bakka désigne le site même où est bâti le Temple alors que Makka désigne la ville toute entière. C’est la thèse défendue par Mâlik ibn Anas, le célèbre maître de Médine qui est la référence dans une grande partie du monde islamique. Pour les linguistes, il s’agit d’une substitution entre deux phonèmes labiaux : B et M. Ce qui fait que Bakka est devenu Makka.

Pour ce qui est de l’étymologie, plusieurs thèses sont exposées. Aucune ne fait référence au verbe pleurer ni à aucune de ses dérivations. Certains font dériver Bakka de « al-Bakk » qui signifie, la foule, le surpeuplement. Ils font dériver l’appellation Bakka de ce radical du fait de la bousculade de la foule au moment du Tawâf. D’autres prennent le sens de déchirer, ou de casser, dominer, car toute personne qui y est auteur de turpitude ou de crime est punie.
Il y a d’autres significations qui sont exposées çà et là mais aucune ne fait référence à Bakâ, pleurer.

3- Le pèlerinage c’est bien la Mecque

Si le pèlerinage dont parle dont parle M. Seck est bien al-Hajj, cinquième pilier de l’islam, alors c’est bien à la Mecque et non à Jérusalem. Il est un ensemble de rites évoqués par le Coran à travers diverses sourates et versets. Que cela soit le Tawâf, le va et vient entre Çafâ et Marwa, la station de ‘Arafât, la lapidation (Jamra), tout cela, cité dans le Coran, se situe à la Mecque et non à Jérusalem.

Le même verset qui énonce le mot Bakka est suivi immédiatement d’indicateurs suffisamment clairs pour qui veut se rendre à l’évidence. Non seulement Maqâm Ibrâhîm est évoqué mais ce passage mentionne le pèlerinage nommément : « Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage dans la Maison / Wa lillâhi ‘ala-n-Nâsi hijjul bayt man istatâ’a ilayhi sabîlan ».

Le pèlerinage est un ensemble de rites qui se font dans la même cité, Makka. Or, ces rites sont tous cités par le Coran qui les situe dans cette même ville sans équivoque aucune. La circumambulation, le Tawâf, est déjà citée supra avec le verset 126 de la sourate La Vache, Maqâm Ibrâhîm aussi.

Quant à as-Çafâ et al-Marwa, qui sont aussi dans le périmètre du site de la Kaaba, le Coran en parle ici, au verset 158 de la Sourate La Vache : « As-Safa et Al-Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah. Donc, quiconque fait pèlerinage à la Maison ou fait l’Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne œuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient ». Ici, le Coran dit clairement que le va-et-vient entre Çafâ et Marwa est un rite du pèlerinage et de la ‘Umrah.

Ce pèlerinage est un appel fait aux croyants pour qu’ils viennent à la Maison (Kaaba), faire le Tawâf et accomplir les rites cités par le Livre. Dans la Sourate al-Hajj, du verset 26 au verset 33, tous les passages figurent le pèlerinage à la Mecque, auprès de l’antique maison, al-Bayt al-‘Atîq. Enfin, toujours dans la Sourate La Vache, verset 200, Allah cite ‘Arafât et le Mash’ar al-Harâm (Muzdalifa) : « Puis quand vous déferlez depuis ‘Arafât, invoquez Allah, à al-Mash’ar al-Harâm (Muzdalifa).. ». Par ailleurs, le pèlerinage n’est pas né de l’imagination des musulmans. Nous ne nous imaginons pas que ce doit être à Makka au lieu de Jérusalem. Nous savons, que c’est là-bas et nulle part ailleurs.

Pour conclure.

Être musulman haqqan, c’est croire au Livre, à Tout le Livre pour ne pas être dans le lot de ceux dont parle le Coran en ces termes : « Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie… ». La Vache, verset 85. Être musulman haqqqan, c’est croire à ce que le Messager d’Allah, et non le bédouin, a enseigné en paroles, en actes et en approbation. Le Coran nous dit : « ô vous qui croyez obéissez à Allah et à son messager et ne vous détournez pas de lui quand vous l’entendez (parler). Et ne soyez pas comme ceux qui disent « Nous avons entendu, alors qu’ils n’entendent pas », (Le Butin, versets 20-21). Ailleurs, il conditionne l’amour d’Allah à l’obéissance au messager d’Allah. Verset 31 et 32 Sourate Ali ‘Imran. C’est lui-même le Messager d’Allah qui a effectué le Pèlerinage d’adieu et qui a dit à toute la Ummah de pratiquer le rite comme il l’a lui-même fait : « Khuzû ‘annî manâsikakum ».

Par conséquent, dire que le lieu du pèlerinage ne serait pas le site sur lequel l’a accompli le Messager d’Allah, où il a défini le modèle, relève du révisionnisme, pour ne pas dire autre chose.

Abdoul Azize KEBE
Dr d’Etat, spécialité Civilisations musulmanes
Délégué général au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam

Abdoul Aziz Kébé : Le Hajj vise à faire du pèlerin un « être positif »

Le pèlerinage musulman (Hajj), au-delà d’un simple rituel mécanique, est un ensemble de pratiques destinées à installer des compétences de vie qui font du croyant un « être positif », prêt à les réinvestir dans sa société une fois de retour chez lui, a indiqué, samedi à Thiès, le délégué général au pèlerinage, le docteur Adoul Aziz Kébé.

« Le pèlerinage n’est pas un simple rituel mécanique, sans âme. C’est un ensemble de pratiques qui renvoient à des compétences de vie qu’il faut acquérir et les réinvestir au retour chez nous », a dit Abdoul Aziz Kébé, s’adressant à la presse au terme d’une conférence qu’il animait dans la ville de Thiès.

A l’initiative du Forum citoyen pour l’émergence, cette rencontre était organisée en partenariat avec l’Association des imams et oulémas de la commune de Thiès Ouest.

« Un verset coranique interdit les futilités, la permissivité sexuelle et les polémiques stériles pendant le Hajj », a relevé d’emblée le conférencier, non sans ajouter que « toutes les sociétés qui ont connu une certaine déchéance, ont laissé se développer ces éléments dans leur ensemble ou (l’un d’eux) ».

Pour Abdoul Aziz Kébé, une société qui s’adonne à une « sexualité débridée, proche de l’animalité » est en déchéance morale. Tout comme un espace public où les acteurs s’affrontent par le biais de « fake news » (fausses nouvelles) et où la polémique stérile a droit de cité « passe à côté de l’essentiel ».

Déplorant l’existence dans nos pays d’une « industrie de l’amusement » et d’une « prolifération de polémiques stériles », le conférencier estime que ce n’est pas ce qui va développer le pays. Comme le Ramadan, le pèlerinage à la Mecque propose une solution pour aider le musulman à se débarrasser des passions et pulsions à la base de tous ces vices, a-t-il poursuivi.

Ce cinquième pilier de l’Islam encourage à mettre en avant des « arguments de raison » en lieu et place de la violence. En tant que condensé de plusieurs types d’adorations, dont la prière, la zakat, le ’’tawhid’’ (foi en l’unicité de Dieu), le Hajj sollicite le croyant sur les plans physique, intellectuel, spirituel et moral qu’il relie de « manière cohérente », a-t-il fait valoir.

« Le hajj nous apprend à être des vecteurs de paix et de fraternité » a dit M. Kébé, laissant entendre que le pélerin doit, en quittant son domicile pour les lieux saints de l’islam, faire en sorte que cet itinéraire matériel aille de pair avec l’itinéraire spirituel, consistant à abandonner la perversion pour se rapprocher de ce à quoi appelle son Seigneur. Il s’agit de la bonté, de la paix, de la compassion, etc. Un parcours qui requiert beaucoup d’endurance.

Pour lui, toute la symbolique du Hajj inculque des valeurs de solidarité dans la piété, de miséricorde et de paix. « Le hajj nous apprend à être un vecteur de paix et de fraternité », a-t-il noté, ajoutant qu’il « lève les distinctions de sang, de rang, pour faire de nous des frères et sœurs ».

« Le fait que des individus de races, de nationalités, d’ethnies et de rangs sociaux différents se côtoient, vêtus du même type d’habit, accomplissant les mêmes rituels devant un même Seigneur, renvoie à l’unicité de la condition humaine et appelle à la fraternité humaine. Cela fait penser aussi au jour dernier », a-t-il ajouté.

« En lapidant Satan avec des cailloux (Jamra), le pèlerin vise en réalité ses propres passions qui le poussent à la haine et lui empêchent d’être positif. Il cherche à les tuer en lui pour rester avec son Seigneur », relève-t-il.

Le pèlerinage vise aussi « l’équilibre tant social qu’écologique du monde, puisqu’il est interdit pendant le pèlerinage de couper un arbre ou de tuer un animal », indique M. Kébé, par ailleurs l’universitaire.

Pour lui, « le Hajj est atemporel », il apprend au musulman à rechercher la « permanence de la relation avec Dieu, à être positif dans la vie en société ». En somme, résume-t-il, il s’agit pour le pélerin de « garder intactes les valeurs acquises au terme de cet itinéraire symbolique, dont il revient purifié comme le jour de sa naissance ».

Exclusif : De retour du pèlerinage de la Mecque, une Sénégalaise décède à bord de l’avion de Turkish Airlines

Exclusif : De retour du pèlerinage de la Mecque, une Sénégalaise décède à bord de l’avion de Turkish Airlines

Selon nos radars, capteurs et autres antennes déployés à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, une pèlerine sénégalaise, venant de Mpal dans la région de Saint-Louis, est décédée à bord du vol de Turkish Airlines qui a atterri sur le tarmac dudit aéroport, ce lundi, à 10 heures. Et naturellement, l’émoi et la consternation ont gagné les autres passagers du vol.

Une nouvelle qui sonne comme une tragédie pour ses parents venus la quérir à l’aéroport L.S. Senghor.

Nettali.sn 

Pèlerinage à la Mecque : Audition imminente des 150 pèlerins laissés à Dakar

Pèlerinage à la Mecque : Audition imminente des 150 pèlerins laissés à Dakar
Le dossier des 150 pèlerins laissés à Dakar par l’Agence Haramayni Chérifayni va bouger à partir de la semaine prochaine. Le doyen des juges, Samba Sall qui instruit le dossier va recevoir l’avocat des 150 victimes, Me Barro dans la semaine pour fixer la date du démarrage des auditions.
Le doyen des juges poursuivra ainsi les auditions dans le fond des membres de l’agence Haramayni Chérifayni. Il clôturera les auditions par une confrontation entre les membres de l’agence et les 150 victimes pour faire jaillir la vérité.
Pour rappel, ces membres de l’agence Haramayni Chérifayni sont poursuivis pour association de malfaiteurs et abus de confiance L’As.

Plus de deux millions de musulmans entament le pèlerinage à La Mecque

Plus de deux millions de musulmans entament le pèlerinage à La Mecque
Plus de deux millions de musulmans venus des quatre coins du monde ont entamé mercredi le grand pèlerinage à La Mecque: un parcours en plusieurs étapes qui se déroule au coeur de la première ville sainte de l’islam et dans ses environs.
Les autorités saoudiennes ont mobilisé d’importants moyens, dont 100.000 membres des forces de sécurité, et se sont dites prêtes à parer à toute éventualité alors qu’il y a deux ans, une gigantesque bousculade avait fait près de 2.300 morts. A l’aube, l’effervescence est déjà palpable sur l’esplanade de la Grande mosquée.
Chacun se prépare à rallier Mina, à cinq kilomètres à l’est de La Mecque. Valises prêtes et scellées, des pèlerins attendent leur bus sur un trottoir. D’autres accomplissent le tawâf, les sept tours rituels autour de la Kaaba. La Kaaba est cette construction cubique enveloppée d’une lourde étoffe de soie noire brodée au fil d’or de versets coraniques.
C’est dans sa direction que les musulmans du monde entier se tournent pour prier et autour de laquelle les pèlerins effectuent le tawâf. Nour, une Saoudienne de 30 ans, presse le pas, le souffle court. « Je dois encore finir le tawâf » avant de rejoindre Mina, lâche-t-elle sans marquer de pause. Risvana, elle, semble plus apaisée.
Assise sur une chaise pliante au milieu de l’esplanade, elle berce son bébé de six mois avec lequel elle compte effectuer le pèlerinage. « J’ai tout prévu pour lui », dit la jeune maman en montrant une bouteille d’eau dépassant de son sac. « Chaque fois, ce sont de nouvelles émotions », lance de son côté Tidjani Traoré, consultant dans la fonction publique originaire du Bénin.
Au fil des ans, « il y a eu des innovations en terme d’organisation et d’accueil des pèlerins. Aujourd’hui, les tentes sont climatisées », ajoute-t-il en assurant effectuer son 22e pèlerinage à l’âge de 53 ans. – « priorité » à la sécurité – Sur l’esplanade de la Grande mosquée, appelée en arabe Masjid al-Haram (la mosquée sacrée), des brumisateurs rendent la chaleur plus supportable.
Assis à l’ombre d’arbres ou de ponts en béton armé, des fidèles attendent patiemment l’appel de la prochaine prière. D’autres, plus téméraires, poursuivent leur marche, protégés par un tapis de prière ou un petit parapluie fixé sur la tête par un bandeau élastique.
Plusieurs fois dans la journée, des équipes bien rodées d’employés, majoritairement asiatiques, nettoient l’esplanade, à coups de jets d’eau. Cette année, le pèlerinage est marqué par le retour des fidèles iraniens, absents l’an dernier. La bousculade meurtrière de 2015 avait fait 464 victimes iraniennes et, quelques mois plus tard, Ryad et Téhéran avaient rompu leurs relations après l’exécution d’un dignitaire chiite en Arabie et l’attaque de missions diplomatiques saoudiennes en Iran.
« Assurer la sécurité des pèlerins est notre priorité », a insisté mardi le général Mansour Al-Turki, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Le hajj intervient aussi dans un contexte de crise diplomatique entre l’Arabie saoudite et ses alliés d’un côté, et le Qatar de l’autre. Les premiers reprochent au petit émirat gazier son soutien à des groupes extrémistes et son rapprochement avec l’Iran, grand rival régional de Ryad.
Le boycott imposé au Qatar depuis le 5 juin, qui comprend notamment la fermeture des liaisons maritimes et aériennes, a empêché de nombreux Qataris de venir au hajj cette année, même si Ryad a assoupli les conditions d’entrée par la voie terrestre à deux semaines du pèlerinage. – En fauteuil roulant – Le grand rassemblement religieux intervient également à un moment où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) recule dans ses fiefs irakiens et syriens mais continue à répandre la terreur, notamment au Moyen-Orient et en Europe.
A quelques pas de la Kaaba, Fatiya Taha, 67 ans, ne cache pas sa joie. « J’espérais faire ce pèlerinage depuis quatre ans », assure la doyenne d’un groupe d’Egyptiennes, enfoncée dans son fauteuil roulant. Le moment fort du hajj aura lieu jeudi avec l’ascension du mont Arafat pour une journée de prières et d’invocations. Avant même le début des premiers rites, les allées marchandes ne désemplissaient pas.
Une jeune femme installée à la table d’un grand glacier prie, assise, les mains croisées posées sur les genoux. Des effluves de musc embaument les allées. Gandouras, farachas et jellabas –tenues traditionnelles dans les pays d’origine des pèlerins– aux couleurs chatoyantes font fureur. Le pèlerinage est incontestablement une source de revenus pour le royaume saoudien.
Le plan de réformes économiques « Vision 2030 », dessiné dans un contexte de chute du prix du pétrole, comprend l’essor du tourisme religieux. Selon des chiffres officiels, le nombre de pèlerins venus de l’étranger est en augmentation par rapport à 2016.

Pèlerinage à la Mecque: 150 Sénégalais privés de «Hadjj » par une agence de voyage

Pèlerinage à la Mecque: 150 Sénégalais privés de «Hadjj » par une agence de voyage
 150 candidats sénégalais au pèlerinage à la Mecque sont dans le désarroi. Après avoir rempli toutes les formalités, ils risquent de ne pas effectuer le pèlerinage. Alors que leur agence de voyage a fixé les jours de départ, ils ont été surpris de constater, une fois à l’aéroport, qu’ils n’ont même pas reçu leur visa d’après Ousmane Baldé, leur porte-parole.
Hormis les pèlerins convoqués le 18 août, aucun vol de l’agence de Haramayni Chérifayni n’a quitté Dakar pour la Mecque. Dans le désarroi, ces pèlerins demandent au gouvernement notamment, le ministère des Affaires Etrangères et le président de la République, d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard.

Ils réclament tout simplement que l’affaire soit tirée au clair afin qu’ils puissent effectuer leur pèlerinage. Parce que l’agence a déjà encaissé 420 millions.

L’As

51 personnes envoyées à la Mecque par le Khalife général des Mourides

Serigne Sidy Moctar Mbacké, qui ralliait la capitale depuis 2002 pour formuler des prières aux pèlerins qu’il convoie chaque année à la Mecque, est resté cette année à Touba. Cette situation s’explique par le poids de l’âge qui pousse le guide spirituel des Mourides à rationaliser ses déplacements.

Cheikh Thioro Bassirou Mbacké, neveu du khalife général des Mourides, explique la portée de ce geste : « Serigne Cheikh Sidy Moctar a convoyé 364 pèlerins à la Mecque depuis 2004. C’est en 2004 que j’ai accompagné Serigne Sidy Moctar faire la Oumrah. Il m’avait dit que chaque année il va envoyer des musulmans accomplir ce pilier de l’islam.

La première année, il avait amené à la Mecque tous ses frères et demi-frères. À la suite de cela, il a envoyé aux Lieux saints de l’islam d’autres descendants de Serigne Touba, des imams et des maîtres coraniques. Le marabout ne s’est pas arrêté en si bon chemin parce qu’il a amené des agents de l’État, des talibés tidianes à la Mecque.

N’oubliez pas qu’il avait dit qu’il ne faisait pas de distinguo entre les musulmans. Pour lui, c’est un acte de solidarité, de piété, mais surtout d’entre-aide à l’endroit de son prochain. »

Cheikh Thioro Mbacké renchérit : « Le marabout dit le faire sur recommandation de Serigne Touba. Chaque groupe de pèlerins sera accueilli à la maison du khalife, sise aux Hlm n°1 de Dakar, pendant trois jours. Ils sont tous assistés pour les formalités, les préparatifs et tout. Il veille à ce qu’il ne leur manque de rien avant de les appeler pour prier pour eux et leur rappeler les bienfaits du Hadj. »

Il y a quelques mois, le Président Macky Sall demandait aux Sénégalais de soutenir cette initiative du khalife général des Mourides. « C’est un exemple qui doit faire tache d’huile. C’est un geste noble et d’une très grande portée. Une leçon de solidarité, de partage, d’entre-aide envers ceux qui n’ont pas les moyens de remplir l’un des cinq piliers de l’islam », suggérait-il.

LE QUOTIDIEN

Ryad déjoue une attaque terroriste contre la Grande mosquée de la Mecque

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L’Arabie saoudite a annoncé avoir déjoué un attentat d’envergure contre la Grande mosquée de La Mecque, qui aurait pu causer de nombreuses victimes parmi les dizaines de milliers de fidèles rassemblés sur le site du premier lieu saint de l’islam.

Les forces de sécurité ont arrêté vendredi cinq membres d’un groupe « terroriste » alors qu’un sixième s’est fait exploser après avoir été pourchassé et encerclé dans un bâtiment près de la Grande mosquée. Six pèlerins et cinq policiers ont été blessés dans l’effondrement partiel du bâtiment provoqué par l’explosion, selon les autorités.

L’Iran et le Qatar ont aussitôt exprimé leur solidarité avec l’Arabie saoudite, malgré la rupture de leurs relations avec le royaume saoudien.

Le Qatar, en brouille avec Ryad qui l’accuse de soutenir le « terrorisme » et lui reproche ses liens avec l’Iran, s’est dit « solidaire avec le royaume saoudien frère » et réaffirmé son « rejet de violence et du terrorisme ». L’Iran chiite, rival régional du royaume sunnite, s’est déclaré prêt à « coopérer » dans la lutte antiterroriste.

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a été la cible de plusieurs attentats meurtriers revendiqués par le groupe jihadiste sunnite Etat islamique (EI).

C’est la deuxième fois en moins d’un an que les lieux les plus sacrés de l’islam sont visés dans le royaume. En juillet 2016, un attentat à Médine, deuxième lieu saint de l’islam qui abrite le mausolée du prophète Mahomet, a fait quatre morts.

Kamikaze ‘barricadé’ 

Samedi avant l’aube, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le général Mansour al-Turki, a annoncé « la mise en échec vendredi d’une action terroriste imminente qui visait les fidèles et la sécurité de la Grande mosquée », située dans l’ouest saoudien.

L’attentat a été déjoué au moment où les fidèles étaient massivement rassemblés à la Grande mosquée pour le dernier vendredi du ramadan, le mois sacré du jeûne musulman.

Selon le communiqué du porte-parole, le kamikaze faisait partie d’un groupe « terroriste » basé dans deux quartiers de La Mecque et à Jeddah, la capitale économique du royaume (ouest), et dont cinq membres, y compris une femme, ont été arrêtés.

Il a expliqué que le kamikaze, qui s’était barricadé dans les étages du bâtiment situé dans l’enceinte de la grande mosquée, avait « ouvert le feu sur les forces de sécurité qui ont riposté, avant qu’il ne se fasse exploser ».

L’explosion a causé l’effondrement partiel du bâtiment, qui a blessé six résidents étrangers effectuant la Omra -petit pèlerinage de La Mecque-, et cinq policiers, selon lui. Deux des fidèles blessés sont toujours hospitalisés.

‘Plans dirigés de l’étranger’ 

le porte-parole a accusé le groupe « terroriste » d’exécuter « des plans dirigés depuis l’étranger dans le but de nuire à la sécurité et à la stabilité » du royaume, sans fournir d’autres précisions.

Il a rappelé que « plusieurs cellules terroristes avaient été démantelées ces deux dernières années à La Mecque et dans sa banlieue », ajoutant que leur objectif était « de remettre en cause la capacité du royaume à assurer la sécurité des fidèles ».

Outre l’Iran et le Qatar, le projet d’attentat a été condamné par la Jordanie, Al-Azhar, la prestigieuse institution de l’islam sunnite basée en Egypte, et la Ligue arabe.

Al-Azhar a affirmé soutenir Ryad « dans la lutte contre le terrorisme jusqu’à son éradication ». Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a condamné une tentative de « déstabiliser la stabilité du royaume et de terroriser les innocents ».

Le 20 novembre 1979, La Mecque a été le théâtre d’une attaque armée spectaculaire: l’occupation par des intégristes musulmans sunnites de la Grande mosquée, où priaient des milliers de fidèles, avait entraîné quatorze jours plus tard un assaut des forces saoudiennes. Bilan: 333 morts.

Pèlerinage à La Mecque 2017: la complainte des 286 voyagistes privés

Pèlerinage à La Mecque 2017: la complainte des 286 voyagistes privés

Ce n’est pas encore la grande entente entre la Délégation générale au pèlerinage à La Mecque et les 286 organisations privées devant convier les 9500 pèlerins sénégalais sur le quota de 10500 attribué au Sénégal. D’après ces voyagistes, toutes les conditions sont loin d’être réunies.
« Par rapport aux visites médicales et les inscriptions, on a informé le délégué qu’il n’y a que 8 box, donc 8 médecin pour traiter 10500 pèlerins. Est-il possible qu’on décentralise afin de permettre aux autres centres avec lesquels, on a l’habitude de travailler, d’ouvrir leurs portes« , a lancé le président, Directeur général de l’agence « Lébougui Voyage et membre également, de la coordination des leaders des groupe de voyagistes privés, Pallla Mbengue.
La coordination des leaders des groupes de voyagistes privés est convaincue que la banque se sucre sur leur dos. « Nous avons vu que le Riyal saoudien coûte excessivement cher. Mais le besoin n’est plus, parce qu’avant, c’étaient les taxes saoudiennes qu’on payait, maintenant, il existe un portail électronique où on devrait virer l’argent.
Mais à chaque fois que la banque nous donne des chiffres, arrivés en Arabie Saoudite, notre argent n’est plus disponible. On est donc obligés de payer pour se faire rembourser après, par la banque« , a souligné Palla Mbengue.

Il a par ailleurs informé que le délégué général a promis de tout faire pour que la délégation, les voyagistes privés et la banque s’asseyent autour d’un table afin de trouver la bonne formule.

source: vox populli

La Mecque visée par un missile

La Mecque visée par un missile
 Le missile a été tiré vers 21H00 locales (20H00 en Belgique) jeudi soir depuis la province de Saada, bastion des rebelles dans le nord du Yémen, « en direction de la région de la Mecque », dans l’ouest de l’Arabie saoudite.
« La défense aérienne a pu l’intercepter et le détruire à environ 65 km de la Mecque sans faire de dégât », a indiqué la coalition dans un communiqué. L’Arabie saoudite a déployé des batteries de missiles Patriot pour détruire les missiles balistiques, tirés occasionnellement du Yémen contre son territoire.

Il s’agit du deuxième tir de longue portée tiré par les rebelles ce mois-ci. Début octobre, la coalition avait annoncé avoir intercepté un missile visant la ville de Taëf, qui héberge une base aérienne saoudienne près de la Mecque.

Les rebelles sont alliés aux forces d’élites du Yémen, loyales à l’ancien président Ali Abdallah Saleh. Ils se sont emparés des armes du gouvernement après avoir conquis la capitale Sanaa fin 2014. La coalition arabe dirigée par Ryad est intervenue en mars 2015 en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Hajj 2016 : Premier jour du pèlerinage à La Mecque

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Près de 1,5 million de fidèles venus du monde entier entament samedi le pèlerinage à La Mecque, point culminant du calendrier musulman, marqué l’an dernier par une bousculade meurtrière et cette année par une crise ouverte entre Ryad et Téhéran. Samedi, les pèlerins se rendent d’abord dans la vallée de Mina, à quelques kilomètres à l’est de La Mecque, avant d’entamer l’ascension du mont Arafat, premières étapes de cinq jours de rituel.

Gérer les flux ininterrompus de pèlerins, organiser leur accueil, leur transport et garantir leur sécurité représentent une énorme opération logistique dont la gestion par l’Arabie saoudite sera cette année scrutée de près. Ryad avait en effet fait l’objet de vives critiques après la bousculade la plus meurtrière de l’histoire du hajj, le 24 septembre 2015, survenue lors du rituel de la lapidation de Satan, qui aura lieu cette année lundi.

Au moins 2.297 fidèles avaient péri dans ce drame, selon des données compilées à partir de bilans fournis par des gouvernements étrangers. L’Arabie saoudite avait elle communiqué un chiffre de 769 morts, et les résultats d’une enquête lancée par les autorités n’étaient toujours pas communiqués près d’un an plus tard. L’identification des victimes avait été difficile et des gouvernements avaient dénoncé la confusion entourant le sort de leurs ressortissants.

Pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise, Ryad assure avoir pris de nouvelles mesures, notamment la création d’un bracelet électronique stockant les données personnelles de chaque pèlerin. Aucun chiffre n’a cependant été donné sur la proportion de fidèles équipés de ce bracelet. Abdelatti Abou Zayan, pèlerin libyen de 44 ans, se dit cependant confiant dans l’organisation saoudienne après avoir assisté à la prière du vendredi dans la Grande mosquée de La Mecque.

« C’était un sentiment incroyable, des millions de gens sont venus prier à la mosquée et Dieu merci, tout s’est bien passé », a-t-il dit à l’AFP. « Nous sommes prêts à tout ce qui pourrait arriver », a affirmé pour sa part, sourire aux lèvres, Hawa Chemsia, une Nigériane de 27 ans, assise sur un trottoir face à la Grande mosquée. La bousculade de 2015, « j’en ai entendu parler, mais ça ne m’a pas empêché de venir ». Des dizaines de milliers d’Iraniens seront eux privés de pèlerinage cette année, et ce pour la première fois depuis près de trois décennies.

Sur les quelque 60.000 qui s’étaient rendus en 2015 à La Mecque, plus de 460 avaient péri dans la bousculade, provoquant la colère de Téhéran, dont les relations étaient déjà très tendues avec Ryad, notamment au sujet des conflits en Syrie et au Yémen. Après ce drame, et en dépit de négociations, les deux puissances régionales rivales ne sont pas parvenues à trouver un accord pour l’envoi des Iraniens au pèlerinage, échangeant cette semaine des invectives qui ont atteint un niveau inédit.

Le guide suprême de l’Iran chiite, Ali Khamenei, a estimé que la famille royale saoudienne « ne mérite pas de gérer les lieux saints » de l’islam, alors que le grand mufti de l’Arabie sunnite, Abdel Aziz ben al-Cheikh, a lancé que les Iraniens n’étaient « pas des musulmans ». L’Arabie saoudite « ne pense même pas aux mesures de sécurité » pour le pèlerinage, a affirmé Saïd Ohadi, chef de l’organisation iranienne du hajj. Vendredi, des milliers d’Iraniens ont défilé à Téhéran sous des pancartes proclamant qu’ils ne « pardonneraient jamais » à l’Arabie saoudite leur exclusion du hajj.

De nombreux pèlerins ne semblent pas perturbés par cette crise. Achraf Zalat, égyptien de 43 ans, préfère noter qu' »il y a des gens qui viennent de tous les pays du monde, qui parlent toutes les langues du monde et qui se réunissent tous ici en un seul endroit sous une seule bannière, celle de la profession de foi musulmane: il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète ». Le grand pèlerinage à La Mecque (hajj) est l’un des cinq piliers de l’islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie s’il en a les moyens.

« J’ai réussi à réunir l’argent nécessaire au voyage » et « c’est magnifique d’être ici », affirme Mohammed Hassan, un pèlerin de 28 ans venu d’Egypte. La Marocaine Zayna Dahkoun manifeste encore plus de ferveur: « Je ressens de la joie et de la gratitude envers Dieu. La sécurité est entre les mains de Dieu. Moi, je ne pense qu’à une chose, accomplir mon devoir religieux ».

Un pèlerin sénégalais meurt à la Mecque

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On se rappelle les nombreux morts côté sénégalais au dernier pèlerinage aux lieux saints de l’islam. Pour cette année, le décès d’un premier pèlerin a été enregistré, hier. Une information confirmée par le chargé de communication de la délégation générale au pèlerinage, Abdou Aziz Mbaye

Arrivé à la Mecque, hier à 4 h du matin, le pèlerin, sujet à un malaise, a été conduit dans un centre hospitalier où il a rendu l’âme.

Son nom n’a pour le moment pas été communiqué.

Une autopsie en cours permettra de déterminer les causes de la mort de ce pèlerin convoyé par une structure privée dénommée «Dental daaka»

Sènèwen

Les pelerins sènègalais quittent Medine pour la Mecque

Kaaba

Fini les «ziarra» (recueillements) et autres prières à la cité du Prophète Mouhammad (PSL), place aux choses sérieuses. Les pèlerins de Maréga Voyages quittent définitivement Madina Al Mounawara pour La Mecque ce jour, mardi 6 septembre 2016 dans la mi-journée.

Sur le chemin, après s’être déjà purifié à l’hôtel à Médine et enfiler la tenue d’ihram («armal») pour la sacralisation, ils feront escale à Zhul Huleyfa (Biru Wadj), qui est leur Miqa, pour formuler l’intention d’accomplir le pèlerinage et prier deux rakats.

Après les recueillements et prières très bénéfiques durant leur séjour de 6 jours à Madina Al Mounawara, les pèlerins qui ont fait confiance à Maréga Voyages pour le pèlerinage, embarquent aujourd’hui, mardi 6 septembre, dans la mi-journée pour La Mecque. Mais avant, pour alléger les Oujaj, les responsables de l’Agence de voyages les ont déchargé de tous les bagages non essentiels, (valises, tout ce dont le pèlerin n’a pas besoin durant toute la période du Hajj, parce qu’étant sous ihram).Ces bagages «encombrants» ont été tous convoyés la veille, lundi 5 septembre, à la Mecque et seront gardés en lieu sûr. Ils ne rentreront en possession de ces affaires qu’après Jamra (la Lapidation de Satan, le maudit)

(source Internet)

Idrissa Seck a fêté la Korité à la Mecque

Le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, a prié à la Mecque à l’occasion de la célébration de la fête de la Korité. Il a délivré pour la circonstance, un message aux sénégalais à travers sa page Facebook en ces termes : « A l’occasion de la Korité, je vous souhaite une excellente fête. Que le Tout Puissant agrée et récompense nos bonnes actions.
Déwénati et vive le Sénégal. »

idy makka

Sur la photo, Idrissa Seck (coran à la main) est en compagnie de l’Imam de la sainte mosquée Sheikh Yasser Rashed Al Dossari

dakaractu

Pèlerinage à la Mecque : les fidèles porteront un bracelet électronique

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 Les musulmans se rendant en pèlerinage à La Mecque seront appelés cette année à porter un bracelet électronique de sécurité, après la confusion qui a entouré la bousculade meurtrière du hajj l’an dernier, a rapporté vendredi la presse saoudienne.
Le recours à cette technologie aidera les autorités saoudiennes à soigner les pèlerins et à « les identifier », selon les quotidiens Arab News et Saudi Gazette.

Le 24 septembre 2015, lors du dernier pèlerinage à La Mecque, une gigantesque bousculade avait coûté la vie à au moins 2.297 fidèles, selon des données compilées à partir de bilans fournis par des gouvernements étrangers. Ces derniers avaient, pour certains, trouvé des difficultés à identifier les victimes.

Les autorités saoudiennes en étaient restées à un bilan de 769 morts pour ce drame, le plus meurtrier de l’histoire du hajj.

Des centaines de milliers de fidèles attendus dans le royaume en septembre prochain seront amenés à porter ce bracelet qui sera résistant à l’eau, relié à un système de localisation GPS et contiendra des informations personnelles et médicales, selon la presse.

Parmi les données stockées, Arab News cite la date d’entrée du pèlerin dans le royaume, le numéro de son visa, son adresse et le numéro de son passeport.

Le prince héritier Mohammed ben Nayef, ministre de l’Intérieur, qui préside la commission du hajj, avait ordonné une enquête sur la bousculade de l’an dernier dont les résultats n’ont jamais été rendus publics.

Pour renforcer la sécurité à La Mecque, plus de 800 caméras de surveillance ont été installées autour de la Grande mosquée, le lieu le plus sacré de l’islam, selon Saudi Gazette.

Des millions de fidèles se rendent chaque année dans le royaume saoudien pour y effectuer les rites du hajj et ceux de la Oumra, ou petit pèlerinage.

Les musulmans se rendant en pèlerinage à La Mecque seront appelés cette année à porter un bracelet électronique de sécurité