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Aliou Sall, vérités et mensonges d’un « naufragé» Oil & Gas (Par Bassirou Diomaye FAYE).

« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » » Abraham Lincoln

Suite aux révélations de la BBC sur un « scandale à 10 milliards de dollars » au parfum de corruption impliquant Frank Timis et Aliou Sall, à travers les sociétés Petrotim, Timis Corporation et Agritrans, une société appartenant à Aliou Sall (qui l’a créée pendant qu’il était fonctionnaire), ce dernier, à travers une conférence de presse tenue le 04 juin 2019, a tenté de laver son honneur et celle de la famille Sall.

En substance, l’enquête sous forme de documentaire vidéo révèle que British Petroleum (BP), le géant de l’énergie qui exploite le gisement de Gaz naturel liquéfié de Grand Tortue Ahmeyim (Entre le Sénégal et la Mauritanie), a accepté de payer près de dix milliards de dollars à Frank Timis, un homme d’affaires impliqué dans un contrat pétrolier controversé : l’attribution des blocs de Saint Louis Offshore Profond et Cayar Offshore profond.


La BBC rappelle que BP avait acheté les actions de Frank Timis dans un gisement de gaz au large des côtes du Sénégal pour 250 millions de dollars en 2017 et que les documents obtenus par BBC Panorama et Africa Eye révèlent que BP versera également à sa société, Timis Corporation entre neuf et douze milliards de dollars en redevances, soit près de 6 000 milliards de FCFA sur la durée de la Concession. Pauvre Sénégal !

Face à de telles accusations, pour le moins gravissimes, Aliou Sall n’a pas convaincu. Sa conférence de presse n’a été qu’une ridicule mise en scène d’un comédien visiblement mal en point dans son rôle. Pire, les arguments et affirmations passés, à la loupe, durant des émissions passées, notamment Faram facce avec Pape Ngagne Ndiaye, révèlent un tissu d’incohérences et de contradictions dignes d’un gamin de cinq ans pris la main dans le pot de confiture et qui ne pense qu’à blablater, face à l’urgence, pour se dédouaner.

Aliou Sall a travesti la réalité des faits pour semer le doute

Aliou Sall, considère que la BBC n’a donné la parole qu’à l’opposition radicale et à un ancien collaborateur de Frank Timis qui est en bisbille avec lui, passant sous silence le fait que la BBC lui a bien offert l’opportunité de se prononcer sur le sujet avant publication. D’ailleurs, il reproche au média anglais de n’avoir que très peu pris en compte ses arguments. Une chose est sûre c’est que BBC a mis en écrit dans le reportage les réponses de ses avocats. La chaine a publié des extraits des interviews ainsi que des réponses produites par Aliou Sall. On voit même clairement la journaliste poursuivre un haut responsable de BP qui a refusé de répondre à ses questions.

Pour une enquête qui aura duré une année, selon la journaliste Mayeni Jones, difficile de faire croire à une légèreté de l’enquête. Faut-il souligner qu’Aliou Sall ne réfute pas le contrat révélé par BBC qui le liait à Timis ? Tout au plus, se plaint-il que son salaire, qui est privé et confidentiel soit révélé au monde. Cela signifie que les autres documents exhibés par la chaine anglaise sont du béton. Ils ont obtenu le vrai contrat d’Aliou Sall, logiquement la même source leur a donné accès aux autres documents. Qui du reste est aussi bien placé qu’un proche collaborateur frustré de Frank Timis pour balancer ?

Par ailleurs, il s’offusque que la BBC ait fabriqué de fausses informations en affirmant que des manifestations ont eu lieu contre l’attribution des blocs à Petrotim. Mais, contrairement à ce que dit Aliou Sall, cette manifestation a bel et bien eu lieu. En effet, entre 2012 et 2016, toutes les demandes de marche déposées par l’opposition ont été refusées. Ce n’est en effet que le 14 octobre 2016 que la première marche sous l’ère de Macky Sall a eu lieu. Je faisais partie des membres de l’opposition qui ont été gazés à hauteur de la RTS. Cette marche, organisée par le front Manko Wattu Sénégal, avait effectivement pour but de dénoncer le bradage des ressources naturelles par la famille Sall au profit de Frank Timis. S’y grefferont la réclamation de la transparence du processus électoral et la défense des libertés démocratiques (https://www.youtube.com/watch?v=uKIZymOhNuE).

La BBC n’a donc rien inventé. C’est bien Aliou Sall qui feint l’amnésie ou qui compte jouer sur une hypothétique amnésie des sénégalais. D’ailleurs c’est le même jour qu’il a démissionné de Petrotim pour, disait-il, mettre à l’aise le Président de la République, son frère. Ce qu’il a rappelé dans sa conférence de presse en ces termes : « Quand la polémique a enflé, j’ai pris ma responsabilité et j’ai quitté ». Sa page Facebook, sur laquelle était annoncée cette démission reprise par la presse n’affiche plus aucune publication sur l’année 2016. Allez savoir pourquoi… Mais un crime n’est jamais parfait.

Quand Aliou Sall jette Wade & fils en pâture pour dédouaner Macky

Aliou Sall est malhonnête. Très malhonnête. Sauf à lui concéder peut-être quel qu’instinct de protection du grand frère Macky qui l’aurait emporté « humainement » sur tout le reste, on comprendrait difficilement qu’il cherche à enfoncer le clan Wade en lui imputant de façon mensongère la signature des décrets d’approbation signés le 19 juin 2012 par Macky Sall? (voir Décrets n°2012-597, portant approbation du CRPP d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, PETROSEN et PETRO-TIM Limited pour le permis de Saint-Louis Offshore profond et décret n° 2012-596, portant approbation du CRPP d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, PETROSEN et PETRO-TIM Limited pour le permis de Cayar Offshore profond).

Le plus grave c’est quand il déclare, toute honte bue, que « M. Abdoulaye Wade avait bel et bien signé le décret approuvant la concession qui a été donné à Petrotim », essayant ainsi de

jouer la confusion aux yeux de l’opinion entre les contrats de concession et les décrets d’approbation nécessaires à leur validité conformément au Code pétrolier de 1998, alors en vigueur. Le discours de son grand frère de sang de ce jour de korité où, malgré la ferveur et les « séquelles positives » des dévotions du mois béni, il est apparu groggy et amer, traitant les concitoyens qui l’ont porté au pinacle, d’hypocrites (nafeeqh) et de fumistes (rambaaj) au lieu d’appeler au pardon et à la concorde nationale, entrerait sans doute dans la même veine d’instinct de protection du petit frère. 

Soutenir, comme il l’a fait, que « c’est dans le cadre de la continuité de l’Etat que Macky Sall a confirmé ces décrets qui ont été déjà signés par Wade » n’est ni plus ni moins qu’une flagrante contre-vérité d’un grand manipulateur. Un décret déjà signé par un Président de la République ne se confirme pas ! La continuité de l’Etat ne saurait justifier que le Président entrant confirme, par sa signature, les décrets signés par son prédécesseur. D’autant plus que l’IGE auprès de laquelle Macky avait commandité une enquête lui recommandait d’annuler le

contrat signé par A. Wade. Si tel est le cas, qu’il dise donc pourquoi le Président Macky Sall n’a pas confirmé le décret instituant une taxe sur les appels entrants ? Pourquoi n’a-t-il pas confirmé la dénonciation des accords de défense avec la France qui avait déjà été obtenue par Wade ?


Les arguments d’Aliou Sall sont trop légers trop tirés par les cheveux. Ils donnent l’impression d’un naufragé en proie aux vagues et effluves Oil & Gas et qui cherche à s’extirper du guêpier de la BBC. L’homme sûr de lui qui claironnait, le 07 septembre 2016, face à pape Ngagne NDIAYE, en prenant Dieu à témoin « Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais » et qui disait toute sa fierté de faire partie de l’aventure pétrolière au Sénégal est apparu moins hautain tout d’un coup,, moins arrogant et en proie au doute. « Si j’avais soupçonné un seul moment que des découvertes aussi importantes allaient être faites, je n’imagine même pas que j’allais m’aventurer dans cela », lance-t-il, la mine déconfite.
Personnellement, je ne crois traître mot de cette déclaration. Je crois, au contraire, que c’est justement parce qu’il a du flairer le coup qu’il a abandonné le public pour, comme lui-même le dit, « partir à la recherche d’opportunités dans le privé ». Se jeter sur l’opportunité aurait été plus honnête expression de sa part pour qualifier ce qui s’est réellement passé. Mais, le plus cocasse c’est quand M. Sall dit avoir quitté la fonction publique « parce qu’il était apparu que ce n’était pas convenable, pour lui, à ce moment PRECIS, où le fils du Président Abdoulaye Wade était accusé d’implication excessive dans la gestion des affaires de l’Etat, d’assumer des fonctions publiques ».
Ma conviction en écoutant Aliou Sall c’est qu’il prend les Sénégalais pour des moins que rien. Pourquoi cherche-t-il à figer la convenance à un « moment précis » ». Mais, rien n’a changé, bon sang ! Bien au contraire. L’implication de la famille sous Wade ne s’était limitée qu’à Karim Wade et sa sœur. Mais, sous le Président Macky Sall, on a parlé et continue de parler de dynastie FAYE-SALL impliquant la fratrie, la famille et la belle famille. On ne parle plus d’implication excessive mais d’accaparement total.
C’est justement parce que rien n’a changé, que les choses ont au contraire empiré, qu’Aliou Sall continue à être une personne politiquement exposée (PPE), cause pour laquelle les

américains avant l’entrée de Kosmos Energy dans les blocs en question ont exigé qu’il quitte purement et simplement.

Aliou Sall brouille les pistes : une commission d’enquête pour le blanchir ?

C’est pour la même raison, qu’on ne saurait croire à une commission d’enquête parlementaire. Pourquoi, le suggère-t-il d’ailleurs en premier Depuis 2016 qu’on parle des conditions d’attribution nébuleuses des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore, notre Assemblée nationale est aux abonnés absents. Bien au contraire, la majorité mécanique, s’est érigée en bouclier vilipendant et insultant tous les opposants qui ont réclamé de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Pourquoi nos vaillants députés sortiraient-ils de leur torpeur comme par magie pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire que l’opposition a vainement réclamée en son temps ?
Le feraient-ils fait, du reste qu’il s’agirait purement et simplement d’une entreprise de blanchiment du forfait mis davantage à nu par la BBC. Pour rappel, une plainte a été déposé par depuis le 26 décembre 2014 en plus d’une autre dénonciation déposée le 15 février 2016.

Aliou Sall dit avoir été entendu de 10h à 17h et que Frank Timis a été entendu pendant 6 tours d’horloge. Il est malheureux de constater, qu’à la page 92 du rapport de l’Ofnac pour l’année 2016, soit plus de deux années après, il est juste mentionné que « l’enquête suit son cours ». Merci à Africa Eye et à la BBC. 
À suivre la ligne de défense du gouvernement, ce blanchiment politique des malversations commises par les hommes politiques semble être la mission réelle des organes de contrôle et autres structures dédiées. Cela est d’autant plus vrai que le gouvernement, le président Macky Sall en premier, dans son allocution faite après la prière de la Korité, n’a trouvé rien de mieux à nous servir qu’un ramassis de décrets et de lois instituant un COS-Pétrogaz ici, un institut du pétrole et du gaz par-là, si ce n’est l’adhésion à l’initiative ITIE ou encore la création d’un fonds pour les générations futures qui est chantée. Pauvre Sénégal !

Un dialogue commandé par des renseignements sur l’imminence du BBC-gate ?

Voilà bien des raisons qui imposent une certaine prudence dans le cadre du dialogue. Au-delà du volet technique (discussions naturelles sur le processus électoral, le fichier et l’autorité indépendante qui devra gérer) le reste cache aussi bien une duperie qu’un chameau qu’on essayerait de dissimuler sous un lit. Les Sénégalais se rappellent, sans doute, de la phrase pas du tout anodine du chef de l’Etat lors du lancement : « si on ne s’unit pas, des étrangers viendront nous diviser pour s’accaparer de nos ressources ».

Pourquoi après nous avoir dénié toute science sur le pétrole et le gaz et donc toute légitimité à nous prononcer (avec à la clef les menaces ridicules de Boun Abdallah Dione alors 1er Ministre), pourquoi après avoir dit qu’il était prématuré de parler de pétrole et de gaz car aucune goutte n’est encore sortie, vouloir poser un débat sur la même question alors qu’entre

temps nous ne sommes pas devenus « ingénieurs pétrogaz » et que pas une seule goutte n’est encore sortie ?

Au nom de la lignée des guerriers, l’honneur au cœur

J’ai encore l’espoir ténu, comptant sur l’ADN de la lignée des guerriers dont ils se réclament, que pour l’honneur familial et la préservation de la pureté du « sang royal », qu’Aliou Sall portera plainte contre la BBC, là-bas, au Royaume uni. Cela aura le mérite de réactiver la plainte qui a été initialement déposée contre BP dans ce pays et contribuera à la manifestation de la vérité.
En attendant, j’espère fortement que les organisations citoyennes et les citoyens prendront le leadership dans cette bataille que les politiciens et quelques personnalités sont un peu trop seuls à porter depuis 2016. Et même si, en synergie avec les ONG de lutte contre la corruption à l’international, l’accent doit être mis sur la plainte déposée à Londres contre BP, ma conviction profonde est que dans cette magistrature se trouvent encore des juges qui se battent pour redorer le blason de la justice sénégalaise et pour défendre leur honorabilité. Voilà pourquoi, une plainte, avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction mettrait les juges, qui sont tout aussi Sénégalais que nous tous, face à leurs responsabilités et à l’histoire.

Bassirou Diomaye FAYE
Coordonnateur du mouvement des cadres patriotes
PASTEF-LES PATRIOTES.

Le Sénégal n’est assurément pas de bonnes moeurs politiques ! Par Bayaliou

Sur plan politique, le Sénégal n’est assurément pas de bonnes moeurs! Les pratiques les plus courantes dans le champ politique national sont tout à fait à l’opposé de la morale. Entre mensonges, trahisons, reniements, scandales de corruption, transhumance et achats de conscience, les politiciens dansent un tango endiablé et valsent au gré des pérégrinations de la puissance publique. On les voit toujours s’agglutiner autour des fleurs du pouvoir pour en sucer le nectar quels que soient l’homme, le parti ou l’idéologie régnants.

Cette attitude des plus immorales est le lit de toutes les turpitudes que l’on reproche actuellement aux politiques. En vérité, voulant coûte que coûte s’accrocher à des sinécures et ou caresser les ors du pouvoir, les experts politiciens sont prêts à tout, même à s’allier avec le diable. La morale, l’éthique, la dignité, « le kersa, le ngor et le diom », c’est pas leur tasse de thé. Et c’est pourquoi, il est très fréquent de voir des politiciens chanter les louanges d’hommes ou de femmes qu’ils ont eu à traiter de tous les noms dans le passé. Et la réciproque reste également valable avec des politiciens et autres acteurs sociaux qui vouent aux gémonies des hommes et des femmes qu’ils ont adulés et louangés pendant un long moment de leur carrière politique.

Le reniement et la trahison désignent chez les politiques, des changements brusques de position et d’alliés en fonction du contexte et du dynamisme politiques. Ainsi, dire d’un individu qu’il pratique aisément le compromis revient à désigner quelqu’un de peu scrupuleux qui n’hésite pas, à l’occasion, à revenir sur sa parole, à trahir ou se dégager de ses amis ainsi que de l’ensemble des règles qui régulent le jeu politique afin de conserver une position avantageuse pour lui, ou d’obtenir des ressources dont l’aurait privé la conformité à une morale.

Le plus grave dans cette sarabande endiablée de traîtres et de renégats, est que ces damnés sans foi ni morale envahissent l’espace politico-médiatique avec tous les risques d’influence et d’impact négatif sur la jeune génération. Il urge dès lors, d’assainir les moeurs politiques par des garde-fous, des lois qui limiteraient le nombre de partis politiques, qui fixeraient les militants dans un camp et qui exigeraient à ceux-là évoluent dans le champ politique la bonne conduite à tenir…

Boubacar Camara : La gestion du Sénégal est catastrophique et enrobée de mensonges

À Touba pour rencontrer des femmes dans le cadre de sa stratégie politique en direction de la prochaine Présidentielle, l’ancien Directeur Général de la douane Sénégalaise a vertement critiqué le régime Sall. Pour Boubacar Camara, le Président Macky Sall et son équipe ont depuis 2012, brillé par leur incompétence à développer le Sénégal et à octroyer aux Sénégalais de meilleures conditions d’existence. Après avoir effectué une tournée dans le cité religieuse, le candidat déclaré à la prochaine échéance électorale dira toute sa déception.

 »Nous sommes choqués par la situation que nous avons trouvée dans cette zone qui manque d’eau potable après 58 ans d’indépendance. Voilà une ville où la majorité des jeunes manque de formation et manque d’emploi. C’est pourquoi dans notre programme  »Jengu Ngir Jarin Sénégal  », nous allons réouvrir le service de la main-d’œuvre partout au Sénégal. Nous avons aussi été choqués par la situation des femmes. Nous avons des femmes qui, pour gagner 250 francs CFA, sont obligées de décortiquer 19 kilos d’arachide. Nous invitons ces jeunes et ces femmes de Touba et de Mbacké à aller vers l’essentiel. L’essentiel c’est de changer leurs situations. À un moment de l’histoire, il ne faut plus être spectateur!  »

Mr Camara de poursuivre son réquisitoire :  »Je suis venu demander aux femmes de Touba si elles valent moins que les épouses d’ambassadeurs qui reçoivent un demi-million de francs juste parce qu’elles ont épousé des ambassadeurs ? Est-ce normal que des femmes, parce qu’elles sont dans les sphères de l’État ou épouses de personnalités politiques se permettent de déambuler avec des sacs excessivement chers ? La situation est grave. Il faut choisir entre se soumettre et s’engager. Nous avons choisi de nous engager!  »

Invité à donner son point de vue sur la gestion de notre pays, l’hôte de la cité religieuse se voudra catégorique dans le choix des qualificatifs.  » La gestion du Sénégal est catastrophique et enrobée de mensonges. On nous fait croire que tout va bien. Disons la vérité aux Sénégalais! Disons que nous sommes en train de toucher le fond du gouffre et nous vous parlons en connaissance de cause. L’heure est grave. Combien de familles peuvent se réveiller avec la dépense quotidienne en poche ?  »

Il préconisera la mise en place d’un État avec une meilleure capacité de collecte de recettes et où le travailleur est renforcé dans ses avoirs financiers pré et post-retraite. Il préconisera un Sénégal où ses dirigeants ne négocieront pas assis, accroupis face aux partenaires, mais debout les yeux dans les yeux. Il prévoit aussi d’injecter 102 milliards pour permettre à tous les jeunes enfants d’intégrer le système scolaire.

Les mensonges statistiques du régime de Macky Sall mis à nu

Enfin l’aveu de famine par Macky Sall et sa coalition malgré le taux de croissance miraculeux de 7,2 %

Un communiqué du Conseil National de Sécurité Alimentaire du 18 mai 2018 renseigne sur un programme de lutte contre la faim dans six départements du Sénégal, et pour sauver 397 863 unités de bétail dans dix autres.
Ce Plan d’Urgence pour la Sécurité Alimentaire 2018 (PUSA) d’un montant de 11 milliards fcfa a été validé par le Premier ministre Mohamed B. A. Dionne.

Nos nombreuses tournées dans les zones rurales nous avaient permis de constater la réalité d’une campagne agricole désastreuse suivie de difficultés vécues par les paysans à pouvoir vendre leurs maigres récoltes d’arachides. Nous n’avons cessé de dénoncer les mensonges statistiques du régime de Macky Sall, et tout particulièrement une croissance économique de 7,2% en 2018 présentée comme reposant principalement sur un doublement de la production vivrière et une augmentation de 40% de la production d’arachide du Sénégal.

Après l’aveu de l’impossible autosuffisance en riz en 2017 pourtant défendue jusqu’en juin 2017 par des augmentations de production absolument irréalistes et mensongères, après le demi-aveu d’une pauvreté en progression dans le pays par le Chef de l’État lors de son discours de fin d’année, voilà celui que nous attendions portant sur l’extension de l’extrême pauvreté et de la faim dans plusieurs départements du Sénégal.

Que reste-t-il donc pour justifier cette croissance miraculeuse annoncée à 7,2 % en 2018?
Espérons que le Fond Monétaire International (FMI) et autres institutions commenceront enfin à entrouvrir leurs yeux et leur expertise sur cette lourde contradiction entre la richesse présentée galopante de la nation et l’extension de la faim dans notre pays. Espérons aussi que les distributions de vivres et de soutiens annoncées seront organisées au profit des véritables concernés et non à des fins électoralistes et bassement politiciennes comme trop souvent par ce régime.

Dakar le 19 mai 2018
Abdoul Mbaye
Alliance pour la Citoyenneté et le Travail

Le régime Macky Sall en 6 (Incompétences, cacophonies, tâtonnements, supercheries, magouilles et mensonges)

Six ans de règne au pouvoir, le régime marron-beige se vante en prétextant que le bilan est positif. Quel irrespect de la part du Président de la république aux Sénégalais ! Durant les six années de votre règne monarchique, le pays est nimbé de mensonges républicains, de cacophonies, de tâtonnements, de supercheries et magouilles qui ont fini de mettre le Sénégal à terre.
4600 milliards, c’est la somme avancée par le Gouvernement du Président Macky Sall pour le financement des engagements chimériques lors de la clôture des conseils des ministres décentralisés. Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Macky Sall et son équipe gouvernementale jouent avec les chiffres pour endormir les Sénégalais alors que la réalité est toute autre. 3000 milliards comme budget, croissance à deux chiffre, ce qui traduit mal le quotidien des Sénégalais et qui masque nettement la difficulté que vive la population.

Du jour au lendemain, les Sénégalais sont de plus en plus fatigués, appauvris, déçus et perdus à cause d’un Gouvernement manipulateur et incapable de répondre aux attentes de l’homo sénégalensis, qui ne demande rien d’autre qu’une vie meilleure. Tous les secteurs de la vie économique, sociale, culturelle, industrielle, sanitaire, éducative sont aux rouges. Pour en avoir la preuve, il suffit simplement de voir le nombre de grève sempiternelle que connait la majorité de ses secteurs et que le Gouvernement peinent à apporter des solutions idoines.

Outre ces problèmes qui mettent notre pays à genoux, le gouvernement à travers les hommes qui l’incarnent, excellent dans des contre valeurs graves. On assiste à un gouvernement qui fait l’apologie de la transhumance, le culte du deal (l’immixtion de la république qatarienne dans la libération de Karim Wade).

On n’oublie pas le « wax waxeet »du Président de la république sur la réduction de son mandat et la tenue de ce pseudo dialogue national mort-né qui a donné raison au Président Malick Gackou, Président du Grand Parti qui fait le culte de la vérité, du respect des engagements et du respect de l’individu dans toute sa dimension.

Le secteur de l’éducation est à l’agonie et en complice avec le Ministre de l’Education, le Président de la république joue au dilatoire, montre son irrespect vis-à-vis du protocole des accords signés en 2014.

Le secteur de la justice est manipulé de tout bord. On a plus une justice impartiale, neutre, respectueuses des règles constitutionnelles qui fondent le socle de la démocratie. La justice est instrumentalisée pour éliminer des adversaires politiques et elle a perdu de toute son indépendance.
Le secteur de la santé est malade de sa propre maladie. Tous les services sanitaires crient sur les tous les toits. Le SAMES va toujours en grève et c’est grave pour un pays qui se vante d’être sur la voie de l’émergence alors que tout immerge. Le problème de la radiothérapie demeure et aucune voie de sortie n’est opérée.

La Sécurité est quasi inexistante et c’est démontrable simplement pat les nombreux enlèvements de nos enfants qu’on assiste au moment où le gouvernement opère par un silence complice et coupable. On ne compte pas le nombre de morts en 2017 et début 2018 dans la circulation routière et les Sénégalais qui sont tués de tout bord comme des oiseaux versés à la chasse ouverte.

Il est temps que nos dirigeants soient régis dans leurs actions politiques quotidiennes par le l’éthique, le respect de la parole, la bonne gouvernance entre autres bonnes valeurs.
Le Grand parti, dans sa politique met l’éthique au cœur de ses actions, l’homme au centre de tout pour valoriser sa compétence et faire les difficultés des Sénégalais, les siennes pour espérer une fois au pouvoir apporter les solutions pérennes et aptes à développer le Sénégal que nous aimons tant.

Serigne Thiam,

Membre de la Convention nationale des cadres du Grand Parti.

Souleymane Jules Diop : entre mensonges et imposture (Par Ibrahima Sadikh Ndour)

Rappel des faits

Le 26 janvier 2018 a eu lieu la cérémonie de signature de deux conventions liant le PUDC avec deux autres entités : le Conseil national de la Jeunesse du Sénégal (CNJS) et le Comité des supporters du 12ème Gaïndé. L’objectif de ces deux conventions est d’assurer la communication du PUDC.

Lors de cette cérémonie de signature, Souleymane Jules Diop, Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du suivi du PUDC a déclaré ce qui suit : « J’ai été rédacteur et présentateur à l’une des plus grandes radios au monde, Radio Canada, pendant 6 ans. » Cette information a été largement relayée par la presse. À travers les réseaux sociaux et la presse en ligne, plusieurs compatriotes anonymes vivant au Canada avaient démenti, aussitôt, ces allégations qu’ils voyaient comme une énième tentative d’embellissement d’un CV que l’auteur des propos n’a jamais eu. Il a la réputation d’être coutumier des faits, car personne ne se donne la peine de vérifier les parcours professionnels dont se prévalent nos hommes et femmes publics.

Les vérifications effectuées

Aussitôt ces affirmations sorties de sa bouche, nous avons entrepris une démarche de vérification de telles allégations auprès de Radio Canada. Ainsi, nous avons saisi, le même jour, Radio Canada en posant la question suivante à ses services compétents : « Je voudrai avoir la confirmation que Monsieur Souleymane Chaupin connu aussi sous le nom de Souleymane Jules Diop , a été “Rédacteur et présentateur” de nouvelles à Radio-Canada Montréal pendant 6 ans entre 2004 et 2012. »

Le lundi 29 janvier 2018, après un traitement interne de notre demande, la personne de Radio Canada chargée de nous répondre nous a fait parvenir la réponse suivante : « Je n’ai rien trouvé dans nos données avec les noms fournis. » Tous les échanges eus avec Radio Canada se sont faits par voie électronique et sont ci-devant présentés en fac-similé, après dépersonnalisation, pour appuyer la véracité de notre propos et la réalité de notre démarche.

Constats

Souleymane Jules Diop a menti. Il n’a jamais travaillé à Radio Canada a fortiori d’y avoir été « Rédacteur » et « Présentateur », ceci pendant 6 ans !
Il peut paraître redondant de parler, à la fois d’affabulation, de mensonge et d’imposture. Loin s’en faut ! Toutes ces choses abominables se retrouvent dans les propos de Souleymane Jules Diop. En effet, en présentant des faits sortis de son imagination (reconnue comme étant très fertile !), comme ceux d’avoir été un journaliste au Canada, SJD fait de l’affabulation.

En tentant de faire croire des choses qui n’ont jamais existé comme celui d’avoir travaillé pendant 6 ans à Radio Canada, SJD verse dans le mensonge. En essayant de se faire passer pour quelqu’un qu’il n’est pas, notamment comme un ancien « Rédacteur » et « Présentateur » de nouvelles à Radio Canada, SJD fait de l’imposture.

Affabulation, mensonge et imposture, voilà ce qui caractérise les propos d’une personne intronisée comme Ministre du Gouvernement sénégalais. Un personnage auteur de tels actes, n’a pas sa place dans le plus petit cabinet de conseil en communication a fortiori être à la tête d’un Département ministériel. Souleymane Jules Diop n’est pas à son coup d’essai. Il n’a jamais hésité à fabriquer, de toutes pièces, des histoires abracadabrantesques et à les répandre très largement en vue de porter atteinte, délibérément et à des fins inavouées, à l’honneur et à la dignité de guides spirituels et de certains responsables avec qui il était en conflit.

Qui avait taxé un nos illustres guides religieux d’amateur de Whisky ? Qui avait traité de « Goor djiguen » un Ministre d’État ? Qui avait accusé ce même Ministre d’État d’avoir acheté un jet privé prépositionné à Casablanca pour le cacher aux Sénégalais ? Qui faisait des élucubrations à longueur de journée sur la « sélénite » de l’ancien Président avec des histoires de mallettes d’argent volées au Palais de la République ? Last but not least.

Souleymane Jules Diop a vécu à Montréal dans la dèche. Ça c’est connu de tous les ressortissants de la communauté sénégalaise établie dans cette métropole. Il vivait grâce notamment à l’aide sociale financière de l’État québécois. Tout le monde le sait, sauf lui. Certainement, il l’a oublié. S’il dit avoir été au service de Radio Canada pendant 6 ans et que cette entité le déclare inconnu au bataillon, cela veut dire qu’il a passé 6 ans à Montréal sans rien faire de significatif (professionnellement s’entend), sinon à inventer et à diffuser des histoires pour faire mal à ses cibles (sur commande ?).

Ses affabulations et mensonges ne se limitent pas à son pseudo emploi de « Présentateur » et de « Rédacteur » de nouvelles à Radio Canada. Il procède de la même façon pour ses démêlés judiciaires au Québec. Il a perdu tous les procès que Karim Meïssa Wade, sa sœur Sindiély, Ibrahima Khalil Bourgi et consorts avaient intenté contre lui à Montréal. Il continue d’affirmer le contraire comme s’il n’y avait aucun écrit pour le prouver où que nous, sénégalais, ne savons pas lire une décision de justice ou aller nous informer à la source.

Son histoire de Radio Canada ne date pas d’aujourd’hui. Il en a fait un fonds de commerce et un moyen de pression sur le Président Macky Sall et sur d’autres responsables apéristes. En effet, il se plaît à rappeler, à qui veut l’entendre, qu’il avait perdu une bonne situation professionnelle à Radio Canada suite aux pressions de Wade et de son fils lorsqu’il portait le combat (de qui ?) depuis Montréal. Bien évidemment, tout cela est faux et révélateur de sa fourberie et de ses capacités de manipulation.

Lorsque qu’on veut se faire passer pour un Hérault des valeurs démocratiques, de la justice sociale et de la rectitude morale, on n’a pas le droit d’affabuler, ni de mentir, ni de faire de l’imposture. Bien au contraire, on doit être irréprochable, crédible, fiable et honnête. Malheureusement, ces valeurs ne se trouvent pas chez Souleymane Jules Diop comme, du reste, dans la majorité des personnes qui siègent au gouvernement.

Pour toutes ces raisons, Souleymane Jules Diop doit rendre le tablier, ici et maintenant. À défaut, il faut le démissionner. L’avoir nommé dans un gouvernement est une faute politique grave et une attaque à nos valeurs fondatrices. Continuer à le conserver dans le gouvernement serait un aveuglement politique suicidaire ainsi qu’une insulte à l’intelligence des sénégalaises et sénégalais.

Ibrahima Sadikh NDour
ibasadikh@gmail.com

Sonko sur les 200 milliards recouvrés : Mimi raconte des contre-vérités

Ousmane Sonko, leader du PASTEF a formellement démenti l’ancien Pm  Aminata Touré qui avait révélé que 200 milliards de nos francs ont été recouvrés dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis.

« Aminata Touré, vous m’excusez, mais elle raconte des contre-vérités. Ces 200 milliards n’ont rien à avoir avec les dossiers de la traque des biens supposés mal acquis. Il faut qu’elle nous dise à quels dossiers sont rattachés ces 200 milliards », a démenti le leader de PASTEF Ousmane Sonko en marge de l’Assemblée générale des jeunes de son parti.

Ousmane Sonko s’est également démarqué de la démarche de l’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) qui vient de présenter un rapport sur la perception de la corruption au Sénégal. « On ne demande pas à l’OFNAC de faire une étude sur la perception de la corruption alors qu’il y a des dossiers sur la corruption sur sa table. Une perception de la corruption consiste à interroger quelques personnes qui vont dire qu’elles connaissent le phénomène et c’est dans tel ou dans secteur où il y a de la corruption », s’est-il offusqué.

Propagande mensongère (Par Ibrahima Sadikh Ndour)

L’ancien premier ministre et envoyée spéciale du Président de la République a déclaré, lors d’une interview radiophonique que « plus de 200 milliards ont été récupérés » (passage 9’05 de l’interview) dans le cadre de la traque des biens mal acquis. En justifiant la pertinence de la traque, elle lâche une phrase très floue sur l’origine des sommes récupérées en déclarant : « si vous avez récupéré 200 à 300 milliards, alors que le condamné gérait la moitié du budget du Sénégal, c’est important et cela constitue une première en Afrique » (passage 10’08 de l’interview).

En plus de relever, encore la barre des montants récupérés (200 à 300 milliards FCFA), ses propos laissent penser que tout cet argent prétendument récupéré provient des poursuites engagées contre l’ancien Ministre d’État Karim Meïssa Wade. Plus tard, questionnée par un quotidien de place relativement aux 200 milliards recouvrés par l’État, elle apporte des détails concernant l’origine des sommes récupérées : Karim Wade (30 milliards FCFA récupérés dans le compte de Monaco), Dubaï Ports Word (37 milliards représentant le ticket d’entrée au Port de Dakar), Abbas Jaber et le Groupe Advens (5 milliards FCFA) et Tahibou Ndiaye, ancien Directeur du cadastre (2 milliards FCFA).

À l’analyse, les déclarations d’Aminata Touré ne résistent au test de la vérité. Elles s’avèrent non fondées avec de forts relents propagandistes. Des choses que l’ancien Premier ministre nous a habituées.  D’ailleurs, cela n’a pas pris du temps pour que telles affirmations soient contredites, arguments à l’appui, par la seule voix, réputée crédible et courageuse, de la société civile sénégalaise en l’occurrence celle de Birahim Seck.

30 milliards récupérés dans un compte bancaire qui n’en a que 1,3 milliard à son crédit

En ce qui concerne Karim Wade, il est impossible d’avoir récupéré 30 milliards FCFA dans son compte de Monaco, pour la bonne et simple raison qu’on ne peut pas récupérer ce qui n’existe pas ! En effet, dans le jugement rendu par le Président de la CREI, Henri Grégoire Diop, voilà ce qui est écrit, noir sur blanc, à propos de ce compte : « Considérant qu’il appert des documents, en l’occurrence des relevés de comptes reçu à la CREI, à la suite de l’exécution de la commission rogatoire adressée aux autorités judiciaires monégasques par la Commission d’Instruction de la dite Cour que Karim WADE est titulaire d’un compte n°5102960 ouvert dans les livres de la Julius Baer à Monaco ; Qu’il s’agit d’un compte dormant puisqu’aucune opération de retrait n’a eu à y être effectué depuis son ouverture et dans lequel des personnes non identifiées ont eu à verser au total la somme d’un milliard trois cent vingt neuf millions neuf cent soixante sept mille six cent soixante quinze francs (1 329 967 675 frs) ; ». Par conséquent comment peut-on prendre 30 milliards dans un compte bancaire qui n’a à son crédit que 1,3 milliard FCFA ? En tout cas, la ficelle est trop grosse comme le théorisait le propagandiste Goebbels, voilà pourquoi cette assertion pourrait être tenue pour une « vérité » par le peuple non averti.

Dubaï Ports Word : les sommes payées n’ont rien à avoir avec la traque des biens mal acquis

Suite aux contestations des co-inculpés de Karim Wade sur l’illégalité de la mise sous administration provisoire de leurs sociétés, le Président de la CREI Henri Grégoire Diop, répond, dans les attendus du jugement qu’il a rendu, par ce qui suit : « Qu’en effet le juge d’instruction ne peut laisser un inculpé poursuivi pour enrichissement illicite gérer ou faire gérer par des prête-noms ou des hommes de paille des sociétés qui lui permettent de continuer à s’enrichir illicitement ; Que c’est par conséquent à bon droit que la Commission d’instruction, en se fondant sur les dispositions des articles 72 et 87 bis du CPP, a mis sous administration provisoire les sociétés AHS, ABS, AN MEDIA, HARDSTAND et BLACK PEARL FINANCE ; ».

Il est dès lors évident que Dubaï Ports Word ne figurait pas sur la liste des entreprises mises sous administration provisoire, donc n’avait aucun lien avec l’affaire Karim Wade. Le premier Procureur de la CREI, Aliou NDAO, avait essayé d’aller dans ce sens, appuyé en cela par la presse à la solde de l’APR, mais ce chemin n’a pu prospérer faute de preuves et suite aux contestations vigoureuses et fondées des émiratis.

D’abord, contrairement à ce qu’affirme Mimi Touré, ce n’est pas 37, mais un peu plus de 24 milliards FCFA que Dubaï Ports Word a versé au Trésor sénégalais. Ensuite, ce montant payé par Dubaï Ports Word fait suite à une enquête diligentée par l’Inspection générale d’État (IGE) sur les conditions de concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Dakar (PAD). L’IGE avait conclu à une présomption de fraude sur les manipulations du ticket d’entrée, car Dubaï Ports Word ne s’était pas acquitté « selon l’article 5–1 du contrat de concession, la 2e partie du ticket d’entrée évaluée à vingt-quatre milliards six cent millions de francs (24 600 000 000) CFA » (Rapport IGE 2013, p. 96).

Sur ce point, l’IGE conclut en proposant une « renégociation du pacte d’actionnaires pour que la deuxième composante du ticket d’entrée, soit vingt-quatre milliards six cent millions (24 600 000 000) de francs CFA, soient affectés au capital social de la société d’exploitation, conformément à l’article 5.1 b de la concession » (Rapport IGE 2013, p. 97). Ce que Macky Sall s’est chargé de faire lui-même, en juin 2013 à Paris, en négociant, avec le Sultan Bin Sulayem, Chairman de Dubaï Ports World, lors de l’audience qu’il lui a accordée.

La même Mimi Touré, alors Ministre de la Justice, s’était aussitôt fendue d’un communiqué de presse confirmant que « DPW s’est résolument engagé à payer le reliquat du ticket d’entrée d’un montant de 24 milliards de FCFA » et appelant à faire la différence entre l’exécution régulière des termes du contrat liant l’État du Sénégal à Dubaï Ports World et les procédures judiciaires en cours dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Est-elle amnésique au point d’oublier tout cela en mettant les sommes payées par Dubaï Ports Word au crédit de la traque des biens mal acquis ? Cela s’appelle mauvaise foi ou mensonge. Où les deux à la fois.

Paiement d’Abbas Jaber : aucun lien avec la traque des biens mal acquis

À la suite de la Cour des comptes, l’IGE dirigée par François Collin est revenue sur les conditions nébuleuses qui avaient entouré la cession des parts de l’État dans la SONACOS au consortium ADVENS mené par Abbas Jaber. En résumé, voici le problème : le 22 décembre 2004, l’État du Sénégal a convenu de céder 66,90% des actions de la SONACOS au consortium ADVENS correspondant à un prix de vente de 5,352 milliards FCFA déterminé sur la base d’une fausse évaluation (volontaire ?) des fonds propres de la SONACOS (fixée à 8 milliards FCFA) alors que ces derniers étaient réellement de 25,967 milliards comme en faisant foi le bilan comptable de la compagnie au 31 décembre 2004.

Ce qui a amené l’IGE à écrire que « force est de constater qu’à l’occasion de sa privatisation, la Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (SONACOS) n’a pas été cédée à son juste prix » (Rapport de l’IGE 2015, p. 104). Fait important à noter : le 22 décembre 2004, Karim Wade n’était pas encore un Ministre du gouvernement (il devenu ministre pour la première fois dans le gouvernement dirigé par Souleymane Ndéné Ndiaye à partir du 30 avril 2009).

Suite à la convergence, dans leurs constations et recommandations, des rapports des deux organes de contrôle (Cour des comptes et l’IGE), Abbas Jaber et le consortium ADVENS se sentaient cernés de toutes parts et n’avaient pas d’autre choix que de corriger le prix de cession de la SONACOS dans le sens de la hausse. Cela a abouti au paiement d’une somme supplémentaire de 5,4 milliards de FCFA même si c’était au titre « des taxes, des frais de loyer et des pénalités » (on peut noter, au passage, le caractère dérisoire du montant par rapport aux préjudices subis). Quel est le lien entre le paiement de ce montant et la traque des biens mal acquis déclenchée à l’arrivée de Macky Sall ? Aucun, si l’on se fie à la liste des personnes que la CREI avait l’intention de poursuivre. À noter que ce n’est pas la première fois que Mimi Touré tente, faussement, d’établir un lien entre ces faits. En sa qualité de Ministre de la Justice, elle avait tenté de le faire pour prouver l’efficacité de « sa » traque des biens mal acquis.

Tout ça pourquoi ?

Ces mensonges avec des relents propagandistes que Mimi Touré a fini de nous habituer ne visent qu’une chose : lui permettre de revenir au cœur du pouvoir, à défaut, de continuer à jouir de son train de vie à la charge de l’État avec la pompeuse, creuse et absurde fonction d’Envoyée spéciale du Président de la République. Elle passe tout son temps à appeler les opposants et contradicteurs du régime à des débats basés sur des faits et chiffres et, en ce qui la concerne, elle se fait remarquer par des propos au ras des pâquerettes d’une plate évidence (qui est contre la vertu ?) comme ceux -ci :  une personne qui gère les deniers publics est tenue de rendre compte ; elle ne doit pas confondre sa poche avec la caisse de l’État dont elle a la responsabilité de gérer ; le contrôle et la vérification de l’utilisation des deniers publics est un impératif de développement ; de même que la lutte contre le développement ; et tutti quanti.

Elle enfume son monde avec des propos du genre « (…) ce que je percevais était 20 fois plus, voire 30 ou 40 fois supérieur au salaire du maire (…) » (passage 13’20 de l’interview). Les personnes compétentes issues du système onusien, on les connaît et elles reçoivent immédiatement des offres alléchantes dès leur sortie du gouvernement leur permettant de réintégrant la fonction publique internationale au plus haut niveau. Le cas de Matar Diop, premier ministre des Finances de Wade et actuel Vice-Président de la Banque mondiale ainsi que celui d’Éva Marie Coll Seck qui était retournée dans le système international comme Directrice exécutive du partenariat de Roll Back Malaria après sa défenestration sont là pour le prouver. Mimi Touré doit comprendre que sa nomination comme Premier ministre a été un accident de l’histoire qui risque de plus se reproduire, car les sénégalais la connaissent maintenant, à commencer par le premier d’entre nous, le Président Macky Sall.

Ibrahima Sadikh NDour

ibasadikh@gmail.com

« Diass, projet de Diouf » : Habib Sy démonte les mensonges de Maimouna Ndoye Seck

« En ma qualité de témoin de l’histoire, je ne pourrais garder le silence. Aussi, voudrais-je rappeler à madame la ministre, que j’étais le directeur de cabinet de Me Abdoulaye Wade, ministre d’Etat auprès du président de la République, dans le gouvernement de majorité présidentielle élargie du président Abdou Diouf, de 1995 à 1998 . Le projet d’un nouvel aéroport faisait partie de son important programme.

Le ministre d’Etat Abdoulaye Wade le proposa au président Abdou Diouf, qui donna son accord. A l’époque, le ministre d’Etat déploya d’énormes efforts avec une ferme volonté de réaliser le projet. Finalement, une grande société allemande dénommée IBN accepta de l’accompagner. La maquette fut réalisée et remise au président Abdou Diouf.

Les premières études pour la construction de l’aéroport furent réalisées sur le site de Keur Massar. Les experts conclurent,que l’orientation du vent ne permettait pas d’y réaliser un aéroport. Le ministre d’Etat Abdoulaye Wade leur donna instruction d’étudier le site de Diass. Les résultats furent positifs.

Avant que le projet ne commence à être réaliser, le ministre d’Etat Abdoulaye Wade décida de sortir du gouvernement. Donc, c’est tout naturellement qu’il décida de le réaliser, quand il accéda au pouvoir en 2000 . « Madame la ministre telle est la vraie histoire. Tout le reste n’est que de l’histoire. »

Karim Wade porte plainte contre Madiambal pour mensonges, diffamation et calomnie

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Karim Wade, a formellement démenti les informations parues ce mardi dans le journal de Madiambal Diagne faisant  état de l’arrestation d’un de ses proches par la douane sénégalaise, à l’aéroport de Dakar

« Ces insinuations sont fabriquées de toutes pièces, comme l’ont été le complot des « biens supposés mal acquis » et la résurrection inconstitutionnelle de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Cette nouvelle accusation par un organe de presse à la solde du pouvoir est instrumentalisée pour détruire un adversaire politique en vue des prochaines échéances électorales.

Après avoir détenu Karim Wade arbitrairement en prison pendant plus de 3 ans, après avoir violé systématiquement ses droits au cours d’un simulacre de procès devant une juridiction politique aux ordres, la CREI, après avoir créé de fausses preuves contre lui, notamment en inventant le faux compte de 47 milliards de Singapour et en lui attribuant la propriété de sociétés appartenant en réalité à d’autres personnes, après avoir extrait Karim Wade de sa cellule dans la nuit du 23 juin 2016 pour l’expulser hors du Sénégal, voilà maintenant que l’Etat du Sénégal tente d’inventer de nouvelles accusations pour l’empêcher de se présenter contre l’actuel Chef de l’Etat.

Nous informons l’opinion nationale et internationale que Karim Wade nous a demandé de porter plainte pour diffamation et calomnies contre les auteurs de cette machination, le directeur de publication du journal « le Quotidien » ainsi que l’auteur de l’article Madiambal Diagne, propriétaire du journal.

L’opinion constatera que c’est toujours le même journal proche du pouvoir qui est à l’origine d’accusations mensongères contre Karim Wade, sa famille et ses proches. Il en a été de même pour le faux compte bancaire de 47 milliards à Singapour et les 100 milliards imaginaires à Monaco.

Ces manœuvres, ces machinations fantaisistes et les menaces dont il est systématiquement la cible n’empêcheront pas Karim Wade d’exercer pleinement ses droits constitutionnels et politiques pour se présenter à l’élection présidentielle de 2019 contre le Chef de l’Etat Macky Sall.

En cette période qui coïncide avec la fin du Ramadan, Karim Wade nous a déclaré : « je prie pour que la haine, les règlements de comptes politiques et l’esprit de vengeance n’aient jamais raison de ce que des générations d’hommes et de femmes de valeur ont bâti à la sueur de leur front et dans l’esprit de concorde nationale ».

« Trump’s lies » : Le New York Times recense tous les mensonges du Président américain

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Cette compilation fait froid dans le dos. Deux journalistes américains du New York Times ont recensé tous les mensonges de Donald Trump depuis son investiture le 21 janvier. Et ils sont nombreux.

Une centaine au total, regroupés dans un article très graphique publié ce vendredi 23 juin sur le site du quotidien et intitulé « Trump’s Lies » (« Les mensonges de Trump »).

Ces mensonges présidentiels ont commencé dès le lendemain de l’investiture, avant de s’égrener à un rythme presque quotidien jusqu’au 21 juin (pour l’instant…) et parfois plusieurs fois par jour.

Parmi les mensonges, on note le tout premier: « Je ne voulais pas aller en Irak » (alors qu’il était pour une invasion avant de se prononcer contre); ou celui du 18 février quand il avait inventé un attentat en Suède.

Comey, ex-patron du FBI, accuse Trump de mensonges

L’ancien directeur du FBI James Comey a commencé jeudi à livrer un témoignage exceptionnel au Sénat sur le président des Etats-Unis Donald Trump, qui l’a limogé le mois dernier après l’avoir pressé pendant des mois dans l’enquête sur la Russie. Comey a rapidement accusé Donald Trump de diffamation et de mensonges.

Dans une salle comble, James Comey est venu raconter ses conversations privées avec le locataire de la Maison Blanche devant la commission du Renseignement du Sénat, une séance retransmise par toutes les grandes chaînes de télévision américaines lors d’émissions spéciales, dans la tradition des grandes auditions parlementaires qui ont marqué l’histoire du pays.

La quinzaine de sénateurs assis en face de l’ancien premier flic des Etats-Unis voudront savoir si les multiples requêtes présidentielles, formulées en tête à tête dans l’intimité du Bureau ovale ou de la Maison Blanche, représentent une interférence politique et une entrave à la justice, un délit majeur qui dans le passé à conduit au lancement par le Congrès de procédures de destitution contre les présidents Richard Nixon et Bill Clinton.

« Diffamé » par Trump
Il a commencé par répondre que ce n’était pas son rôle de qualifier juridiquement les requêtes du président. A la question de savoir si le président ou l’administration lui avait demandé d’ »arrêter » l’enquête menée par le FBI sur les ingérences russes, il a répondu « non ». Mais il a jugé que les actions du dirigeant américain étaient « très dérangeantes », ne mâchant pas ses mots contre lui.

Il a dénoncé les explications changeantes du locataire de la Maison Blanche sur les motifs de son licenciement, et accusé l’administration de l’avoir « diffamé », défendant l’honneur du FBI, qu’il dirigeait depuis 2013. « Ce sont des mensonges purs et simples », a-t-il dit des propos tenus par l’administration à l’époque sur le mauvais état supposé de la police fédérale à son départ.

« Demande ambigüe » 
M. Comey, 56 ans, a choisi de ne pas lire la déclaration écrite explosive qu’il avait fait publier la veille, répondant de suite aux questions pour gagner du temps. Dans celle-ci, il y confirmait que Donald Trump lui avait demandé de lever le pied sur l’enquête visant l’un de ses fidèles, le général Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale, évincé en février pour n’avoir pas dit toute la vérité sur ses discussions avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis.

« J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn. C’est un homme bien », aurait ainsi plaidé Donald Trump le 14 février, un jour après le départ du général. Cette phrase à elle seule contredit le milliardaire, qui avait nié il y a trois semaines avoir formulé une telle demande. A l’époque, ce conseiller était visé par une enquête pénale, a confirmé jeudi M. Comey.

Il y a aussi relaté un dîner à la Maison Blanche, le 27 janvier, lors duquel Donald Trump lui aurait dit: « J’ai besoin de loyauté, je m’attends à de la loyauté », une demande ambigüe adressée à l’homme qui supervisait à l’époque l’enquête sur une éventuelle collusion entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016. Pour le vice-président démocrate de la commission, Mark Warner, cette exigence de loyauté ressemble à une menace. « Le président lui-même semble avoir tenté d’influencer ou de coopter le directeur du FBI », a déclaré Mark Warner.   L’audition doit durer toute la matinée, puis M. Comey s’exprimera à huis-clos devant les mêmes sénateurs à partir de 17H00 GMT afin de pouvoir évoquer librement des informations classifiées.

Entrave?
Plus de 300 personnes avaient fait la queue pendant des heures pour rafler l’un des 88 sièges réservés au public, dans ce bâtiment annexe du Capitole. « C’est un moment d’histoire et je voulais être là », dit une collaboratrice parlementaire, une couverture sur les épaules, qui a passé la nuit dans son bureau. Plus de 120 journalistes et une cinquantaine de photographes couvrent l’audition.

Le témoignage de M. Comey confirme ce que ses proches avaient fait fuiter dans les médias ces dernières semaines. L’ancien procureur avait pris l’habitude de consigner par écrit tous ses échanges individuels avec le président américain, pour les méthodes duquel il ne cache pas son dédain. « Je craignais honnêtement qu’il ne mente sur la nature de nos rencontres », a-t-il expliqué devant les sénateurs, rappelant qu’il ne le faisait pas sous George W. Bush ou Barack Obama, qu’il n’avait d’ailleurs rencontré en tête à tête que deux fois.

Le milliardaire républicain, qui n’avait pas réagi par Twitter ou autrement, s’était dit mercredi « complètement conforté » par ce témoignage, par la voix de son avocat personnel, Marc Kasowitz. Il s’est réjoui que M. Comey ait confirmé ce que le successeur de Barack Obama clame depuis des mois: le président ne fait « pas l’objet d’une enquête en lien avec une investigation sur la Russie », a écrit l’avocat.

A trois reprises entre janvier et mars, M. Comey a effectivement confirmé à M. Trump qu’il n’était pas visé par l’enquête russe, qui s’intéresse en revanche à certains de ses proches, dont son gendre Jared Kushner, selon des médias. Mais, réticent à intervenir politiquement, il a refusé les demandes répétées du président qui lui demandait de l’exonérer en public afin de dissiper le « nuage » que l’enquête russe fait peser sur sa présidence. De nombreux républicains on fait valoir que l’ancien patron de la police fédérale n’avait pas accusé M. Trump de délit.

A ce stade, la majorité des démocrates n’ose pas s’aventurer sur le terrain de la destitution, préférant accumuler d’abord les faits. Mais le mot n’est plus complètement tabou, des élus de la Chambre des représentants étant favorable au lancement d’une procédure. Afin de protéger l’indépendance de l’enquête russe, la Justice a nommé un procureur spécial, Robert Mueller, le 17 mai.

7sur7.be

Macky Sall répond à l’opposition : « Ay kathie ak ay wakhi pithie rek…

Au cours d’une rencontre politique ce dimanche au Palais, Macky Sall a chargé l’opposition considérant leurs déclarations sur la politique pétrolière et les investitures pour les Législatives de mensonges et de piaillements.

« Des gens ont fait le tour du pays avec des  kathie et des wakhi pithie. Il y a des gens qui disaient qu’après le référendum les homosexuels vont occuper le pays et l’image de l’Islam sera ternie et il n’en est rien.  Si les adultes se mettent à mentir des histoires, qu’en sera-t-il des enfants qui les écoutent. Cette politique est à bannir et nous le ferons. Vouloir gagner le suffrage des sénégalais ne doit pas nous conduire à dire des contrevérités . La politique ne doit pas nous retarder. Si on le fait normalement, il n’y a rien à dire ».

Les mensonges, les reniements, les trahisons (Par Mody Niang)

Ce qui intéresse par-dessus tout notre président-politicien chez les individus, ce n’est certainement pas la vertu, mais le gain électoral qu’il peut en tirer. Les mensonges, les reniements, les trahisons ne le dérangent pas.

Le président-politicien avait déjà donné le ton. Un ami me rappelle une réponse qu’il a donnée à une question du journaliste français Vincent Hervouet, lors d’une interview parue dans le numéro 1 du Trimestriel «Pouvoir d’Afrique» (novembre – décembre 2014 / janvier 2015).

Le journaliste lui fait d’abord la remarque suivante : «Mais la vie politique est faite de de loyauté, de mensonges, de trahisons». Il répond : «Exact, mais il y a aussi beaucoup de loyauté. Des gens qui s’engagent et qui prennent la loyauté comme valeur cardinale, cela existe.» Loyauté, valeur cardinale ! Ces mots ont-ils vraiment un sens pour lui ? Y croit-il vraiment ? Si oui, s’entourerait-il de renégats connus grâce aux réseaux sociaux, des hommes et des femmes sans foi ni loi ?

Ce qui intéresse par-dessus tout notre président-politicien chez les individus, ce n’est certainement pas la vertu, mais le gain électoral qu’il peut en tirer. Les mensonges, les reniements, les trahisons ne le dérangent pas le moins du monde, lui qui bénit publiquement la détestable transhumance et qui l’érige en méthode de gouvernement. Lui qui jette par-dessus bord tous ses engagements, et sans état d’âme.

Pour revenir à la question que lui avait posée le journaliste français, c’est celle- ci : «A l’inverse, la faute pour laquelle vous avez de l’indulgence ?», il fit cette réponse qui en surprendra plus d’un, surtout parmi ceux et celles qui lui accordent encore tant soit peu de crédit : «Je peux pardonner la faiblesse de ceux à qui il arrive de profiter des situations. Leur cupidité ou leur incapacité à résister à la tentation les amène à mentir et à trahir la confiance. Cela, je peux le pardonner». Enorme ! Il avait donc donné le ton de ce que serait sa gouvernance depuis novembre 2014, sans doute bien avant.

Cette réponse n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. On comprend aujourd’hui la gloutonnerie dont font montre les gestionnaires de deniers publics qui s’en donnent à coeur joie à leur dilapidation, sûrs qu’ils sont de bénéficier de la «magnanimité» du président-politicien. On comprend mieux qu’il mette le coude sur des dossiers compromettants pour ses amis. Ce qu’on comprend moins, c’est qu’il continue de nous parler de bonne gouvernance, même la tête baissée.

Ce qu’on comprend moins, c’est son acharnement sur Khalifa Sall et ses collaborateurs. Pourquoi ne leur a-t-il pas pardonné ? Je ne les défends pas : je prends le président-politicien au mot. J’invite mes compatriotes à relire sa réponse à la question du journaliste français. «Pardonner la faiblesse de ceux à qui il arrive de profiter des situations»! Leur pardonner «leur cupidité ou leur incapacité à résister à la tentation (qui) les amène à mentir et à trahir la confiance» ! Quelle énormité !

Quelle autre faute va-t-il alors sanctionner ?  Une telle déclaration dans la bouche de quelqu’un qui s’engageait solennellement à mettre en œuvre, une fois élu, une politique «sobre, vertueuse et transparente» ! Imagine-t-on un seul instant cette déclaration dans la bouche d’un chef d’Etat ou de gouvernement d’un pays sérieux, d’une grande démocratie ? On ne l’entend même pas dans celles des moins mauvais chefs d’Etat africains.

Nous découvrons de jour en jour le vrai visage du président-politicien qui nous gouverne. Cet homme a trahi tous ses engagements. Il garantit l’impunité à la cupidité, au mensonge, à la trahison. Cinq ans avec lui comme président de la République, ce sera déjà trop. Il ne doit pas être réélu. Et le 30 juillet prochain déjà, le peuple doit se rebiffer.

En particulier, l’opposition doit dépasser ses clivages, ses ego, et constituer une forte coalition pour nous éviter le scénario-catastrophe d’un Bennoo Bokk yaakar qui rafle la majorité des députés. Elle porterait alors une lourde responsabilité et porterait un terrible préjudice à la Nation entière. Un ou deux députés par liste individuelle, c’est maigre, c’est une misère par rapport à l’intérêt supérieur de la Nation.

Mody Niang

De Wade à l’actuel Prince : Mensonges ou informations?

Face à une vérité inamovible, aussi professionnelle que technique, comme quoi, la rumeur ne fait pas l’information, acceptons tout de même, que le sénégalais n’invente pas, il en rajoute. Victimes d’un atavisme en rhétorique légué par leurs ancêtres  » Les Gaulois « , après trois siècles de colonisation, les populations du pays de la Téranga arborent un art délibéré, sans mesure commune, de propager des nouvelles. Ignorant cette arme noble du journaliste : Informer juste et vrai.
                                                        Rumeurs D’antan  
Nous sommes en 2000, l’année de la première alternance de notre pays. Un nouveau style illustrant un pragmatisme dans les actes du nouvel élu, le Président Wade, a pris place à travers une autre stratégie de gouvernance. De toutes nouvelles industries ont vu le jour, évidemment avec une race de responsables d’une autre vision émanant du libéralisme économique.
Que de rumeurs ! Que d’informations bizarres ! Ou encore, que d’intoxications concernant la création, la constitution juridique et la gestion financière de ces sociétés ! Nous avons ouïe dire que DAKAR DEM DIKK, une toute nouvelle institution de transports, en ces temps sus-cités, était la propriété du nouveau Chef de l’Etat ; les recettes journalières dormaient chaque nuit à la Présidence de la République.
AUTRES QU’EN DIRA – T- ON : La société ELTON connue dans la commercialisation de l’essence, nous disait-on, figurait dans le patrimoine de Karim Meïssa Wade. Au même moment, les distributeurs de ces fantaisistes informations octroyaient à Idrissa Seck , le Premier Ministre d’alors, la belle maison  » KIRENE  » s’activant dans l’industrie d’eau minérale. Tout ceci, dans un seul dessein : faire mal, atteindre à la moralité ou polluer la mentalité d’un adversaire politique.
                                                          La Donne Actuelle  
Aujourd’hui, puisque le monde est mouvement et que la deuxième alternance bat, tant bien que mal, son plein, ces virtuelles  » agences de presse  » ont changé de camp. Raison pour laquelle, une toute nouvelle et puissante société de transport et logistique, a été créée par un membre de la progéniture de l’actuel premier magistrat du pays. Est-ce vrai ? that is the question, chuchotent les anglais dakarois.
Quoi qu’il en soit, avons-nous appris, les plus grands marchés de l’Etat relatifs au matériel roulant, sont gracieusement accordés à l’entreprise du prince.
Souvenons-nous encore, des 4000 Milliards Cfa criardement annoncés par le vieux Dansoko, volés et placés par Wade-fils dans des banques étrangères ; sans oublier les 2000 autres Milliards claironnés par Abdoulaye Bathily  » l’africain « , qui devaient être rapatriés ! Ah! Rancœurs et intoxications, quand vous nous tenez !
Concluons avec ce Scoop : une luxueuse bagnole de cette prestigieuse marque  » BENTLEY « , haut de gamme, coûtant la rondelette somme de 100 Millions de nos francs, serait extirpée du Port de Dakar, au compte d’un des plus proches hommes de confiance du Roi de la Cour. Et, si, suite à nos enquêtes, ce haut d’en haut, est maire d’une commune à l’intérieur du pays, ne nous retrouverions nous pas devant ce fameux dilemme, à l’ordre du jour : La Caisse Noire, La Caisse d’Avance ou les Fonds Politiques ?
    Sacrée gestion sobre et vertueuse dans un pays de spéculations et d’intoxications !
Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste- formateur
Tel : 77 179 19 38
E-mail : olympress45@yahoo.fr

Les contrevérités du secrétaire d’Etat à la communication (Par Thierno Bocoum)


 Monsieur le secrétaire d’Etat à la communication a déclaré, dans l’émission Faram Facce de ce mercredi 15 février 2017, que l’opposition a voté à l’unanimité le Code électoral et que d’ailleurs, c’est Mamadou Lamine Diallo qui aurait demandé que le vote se fasse sans débat.

Cette information est erronée. Elle ne reflète nullement la vérité.

Le code électoral a été totalement rejeté par l’opposition lors de son vote en plénière, le lundi  2 janvier 2017, pour des raisons plusieurs fois évoquées et qui découlent, entre autres, de décisions unilatérales de la part du président de la République.

Le vote à l’unanimité n’a concerné que le projet de loi N°45/2016 modifiant la loi 2016-27 du 19 Août 2016 portant refonte partielle des listes électorales.

C’est également erroné de dire qu’après le vote du code électoral, le président de la République a demandé à l’opposition la date qui convenait le mieux pour la tenue des élections législatives.

Le président de la République n’a pas rencontré l’opposition après le vote de la loi sur le code électoral et sur la refonte partielle (2 votes qui se sont passés le même jour).

Il n’a jamais demandé à l’opposition son avis sur le report des législatives. C’est une décision unilatérale de sa part que l’opposition a apprise en même temps que tous les Sénégalais.

La seule rencontre entre le Président Macky Sall et l’opposition durant laquelle la question de la date des élections législatives a été évoquée, remonte en 2016, plus exactement le 1er décembre 2016.

C’est à cette occasion qu’un consensus a été trouvé sur la date de tenue des élections pour le 2 juillet 2017. Ce qui a été précisé dans un communiqué des services de la Présidence, en ces termes: « Sur l’essentiel des points soulevés, des accords ont été notés. Il s’agit, entre autres, de la fixation de la date des élections législatives au 02 juillet 2017« .

C’est cet accord que le président de la République a violé en passant outre le consensus établi avec l’opposition et sans lui avoir demandé son avis.

Ces vérités que Monsieur le secrétaire d’Etat a sciemment falsifiées prouvent que les manipulateurs sont plutôt du côté de ce pouvoir oisif et errant qu’ils incarnent manifestement.

 

Thierno Bocoum

Député à l’assemblée nationale sénégalaise

Aminata Touré : entre mensonges et manipulations

Le cas de l’ex premier ministre Aminata Touré est pathologique. Il est symptomatique et représentatif de notre classe politique actuelle : mentir, toujours mentir, se tailler de beaux rôles qu’on a jamais joués dans sa vie, se verser dans la manipulation de l’opinion publique (avec la complicité et la complaisance de la presse), etc. Le dessein ultime de ce spectacle permanent d’egocentriques est de se donner une importance et une crédibilité que l’on ne dispose pas et, subséquemment, parvenir à se tailler une place dans le cercle restreint du Président de la République, gage d’un accès privilégié aux prébendes et sinécures de la république.

Les propos d’Aminata Touré relatifs à «sa décision de décliner l’offre d’Antonio Guterres d’occuper le poste Vice-Secrétaire générale et de rester auprès du Président Macky Sall» ont été largement relayés. Sans filtre, ni analyse. Même s’ils puent l’odeur nauséabonde d’une énième tentative de manipulation du peuple. Avant de démontrer la fausseté de ces propos, cette nouvelle tentative de manipulation offre l’opportunité de revenir sur un point noir de son CV qu’elle doit impérativement éclairer : l’obtention d’un Doctorat ou d’un Ph.D en «Management financier international» qu’elle se prévaut.

Toute personne attentive a pu remarquer le titre pompeux de «Dr» (Docteur) que lui sert sa cellule de communication. Qui peut affirmer, avec exactitude, le sujet de sa thèse, le lieu et l’année de sa soutenance ainsi que les publications subséquentes dans des revues scientifiques d’évaluation par les pairs ? À ma connaissance, personne ! Voici les résultats des investigations menées relativement à ce point noir de son CV qui ressemblerait beaucoup plus à une supercherie. Elles sont factuelles, documentées et prouvées.

Un CV badigeonné

Tout indique qu’Aminata Touré ne serait pas titulaire d’un Doctorat en «Management financier international» contrairement à ce qu’affirmait sa biographie officielle diffusée par le Gouvernement du Sénégal suite à sa nomination comme Premier ministre et en dépit de ce que continuent de prétendre ses «Amis de la Diaspora» et sa cellule de communication.

En effet, dans la biographie officielle d’Aminata Touré diffusée par le gouvernement sénégalais (http://www.gouv.sn/IMG/article_PDF/article_a1483.pdf ), on y apprenait qu’elle a couronné son «cursus universitaire à l’École internationale de management de Paris III par l’obtention d’un PhD en Managament financier international.» Pour celles et ceux qui connaissent Paris III (L’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) savent que cette université est exclusivement dédiée aux Humanités (http://www.univ-paris3.fr/l-universite-sorbonne-nouvelle-paris-3-165136.kjsp?RH=ACCUEIL ).

On y apprend et on y sort diplômé en Arts du spectacle, en Information & Communication, en Sciences du langage, en Langues, en Lettres et en Sciences humaines & sociales, mais non en «Management financier international». Donc, chose gravissime, la biographie officielle de la dame diffusée par le gouvernement recelait des informations fausses et trompeuses que seule l’intéressée aurait pu inclure dans son CV présenté au Président de la République lors de sa nomination.

Sur la page Facebook des «Amis de Mimi Touré de la Diaspora» (https://www.facebook.com/dolimimi.rdm/posts/336110353258877:0 ) il y est écrit que «Dr Aminata Touré» est titulaire d’un «doctorat en management financier international de l’École internationale de management de Paris». On note que l’établissement où son «Doctorat» est obtenu change dans ce document.

Ce n’est plus Paris III comme mentionné dans le communiqué officiel du gouvernement sénégalais, mais «l’École internationale de management de Paris» tout simplement. Vérifications faites, on trouve que cet établissement existe bel et bien (http://www.eimparis.com/ ). Toutefois, cet établissement n’a pas de programme doctoral. Il est plutôt orienté vers la pratique professionnelle et, dans le domaine du management, il n’offre que deux diplômes du niveau BAC + 5 ans.

Deux vérifications supplémentaires ont été effectuées. La première vérification a été faite sur les bases de données du Ministère français de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20185/la-formation-doctorale.html ). Elle a permis de découvrir que sur les 273 écoles doctorales accréditées par l’État français dans les établissements autorisés à délivrer le doctorat, «l’École internationale de management de Paris» n’y figure pas (https://appliweb.dgri.education.fr/annuaire/selectEd.jsp ).

La seconde vérification a été menée sur le site qui recense l’ensemble des thèses de doctorat soutenues en France depuis 1985 jusqu’en 2016 (http://www.theses.fr/ ). Sur les 395542 thèses de doctorat soutenues et recensées à ce jour, seules deux (2) ont été défendues par des personnes répondant au nom d’Aminata Touré : une thèse de doctorat en Médecine (biologie moléculaire et cellulaire) soutenue en 2000 et une autre récemment défendue en 2015 en Droit privé.

Pour conclure sur ce point, que ce soit à Paris III ou à l’École internationale de management de Paris, les faits relatés ci-dessus prouvent, sans équivoque possible, qu’Aminata Touré ni disposerait pas d’un Doctorat ou d’un Ph.D en «Management financier international». Elle aurait badigeonné son CV pour se prévaloir d’un titre et d’un diplôme qu’elle n’aurait pas.

Renonciation au poste de Vice-Secrétaire-générale des NU : une imposture
Aminata Touré n’a pas renoncé au poste de Vice-Secrétaire générale des NU. Elle n’a pas été choisie. D’ailleurs, elle ne pouvait pas être choisie, car elle ne remplit pas les critères exigés pour occuper ce poste. C’est tout simple et ce qui suit va le démontrer.
Elle n’a pas été choisie, car dans les processus de nomination, il arrive souvent qu’une personne soit consultée et, qu’au final, elle ne soit pas retenue.

La qualité des autres personnes consultées pour le même poste ainsi que la vérification des références (systématiquement effectuée) sont deux facteurs, parmi tant d’autres, qui peuvent amener à reconsidérer une candidature retenue auparavant. En effet, un tour dans la presse internationale aurait permis à quiconque de se rendre compte que, parmi toutes les personnes consultées pour occuper le poste de Vice-Secrétaire générale des NU, la favorite se nommait Mme Amina J. Mohammed, ministre de l’Environnement de la République fédérale du Nigéria.

Son parcours universitaire et professionnel est impressionnant et lui confère, indéniablement, une très grande présomption de compétence : Professeure-adjointe à l’université de Columbia (USA), Conseillère spéciale du Secrétaire général des NU sortant, coordinatrice du Groupe de travail sur le genre et l’éducation pour le projet Objectifs du millénaire des NU, assistante principale du Président du Nigéria pour les objectifs du Millénaire pour le développement, puis Ministre, 30 ans d’expérience en matière de la planification du développement et de développement durable. Last but not least.

Aminata Touré n’a pas été nommée, parce qu’elle ne remplissait pas les critères. En effet, le communiqué en date du 17 décembre 2016 diffusé par un démembrement des Nations Unies, en l’occurrence le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC) dont Mme Amina J. Mohammed va assurer la présidence en sa qualité de Vice-Secrétaire générale, nous apprend que sa «nomination s’appuie sur la tradition du WSSCC consistant à désigner un Président qui a occupé un poste de haut fonctionnaire des Nations Unies et qui exerce ou a exercé des responsabilités au sein d’un gouvernement» (http://wsscc.org/wp-content/uploads/2016/01/COMMUNIQU—DE-PRESSE-Amina-J.-Mohammed-nomm–e-Pr–sidente-de-WSSCC.pdf ).

Par conséquent pour être nommée président(e) du WSSCC, donc Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, il fallait remplir 2 critères cumulables : avoir été haut fonctionnaire des NU et avoir exercé des responsabilités gouvernementales. Si Aminata Touré rencontre ce dernier critère, il n’en est pas de même pour le premier. En effet, Aminata Touré n’a jamais été haut fonctionnaires des Nations Unies. Pour comprendre cela, il faut aller sur le site dédié aux carrières au sein de cette organisation (https://careers.un.org/lbw/Home.aspx ).

Aux Nations Unies, les emplois se répartissent en cinq (5) catégories : a) les administrateurs et les fonctionnaires de rang supérieur ; b) le personnel des services généraux et services apparentés ; c) les administrateurs recrutés sur le plan national ; d) le personnel du service mobile et ; e) les hauts fonctionnaires. La notion de «haut fonctionnaire» dans le syst;me des Nations Unies a un sens bien défini et vise certaines du personnel explicitement énumérées: le Secrétaire général, le Vice-Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints (SSA) et les Sous-Secrétaires généraux (SSG) (https://careers.un.org/lbw/home.aspx?viewtype=sc&lang=fr-FR ).

Or, Aminata Touré n’a jamais occupé une fonction de haut fonctionnaire au sein des Nations Unies. Dans l’ensemble de ses états de services onusiens, comme en fait foi sa biographie officielle diffusée par le gouvernement sénégalais ainsi que celle sur la page Facebook de ses souteneurs, elle n’a été que conseillère régionale, coordinatrice de programme et directrice du département droit humain au FNUAP.

Soit des emplois qui relèvent de la catégorie «Administrateurs et fonctionnaires de rang supérieur» (https://careers.un.org/lbw/home.aspx?viewtype=sc&lang=fr-FR ). Voilà pourquoi elle ne pouvait être nommée faute de remplir le premier des critères énoncés, à savoir avoir été haut fonctionnaire des Nations Unies. Présenter les choses autrement, relèverait du mensonge et d’une volonté délibérer de duper le Président Macky Sall et le peuple sénégalais.
Lorsqu’on cherche à exercer des responsabilités publiques, le moins que l’on puisse s’attendre de vous est d’avoir une rectitude morale. Cette dernière revêt des formes et pratiques différentes notamment celle de ne pas se faire passer pour ce que l’on est pas ou se déclarer titulaire de parchemins jamais obtenus.

Lorsqu’on manque à son devoir de rectitude morale en procédant, par exemple, au badigeonnage de son CV, on démissionne ou on se fait démissionner. C’est la règle dans tous les pays démocratiques. Comment accepter qu’une personne qui serait coupable de tels mensonges, de telles manipulations puisse graviter autour de la première institution de notre république ?
Ibrahima Sadikh NDour
ibasadikh@gmail.com

Les pépites de vérité et les fragments de mensonge (Par Babacar Justin Ndiaye)

babacar j ndiaye
« L’Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré : elle justifie ce que l’on veut. Sauf sur les dates et les faits bruts, le consensus n’y fleurit guère », professe une tête froide qui s’appelle Claude Imbert. Cette perception de l’Histoire, notamment évènementielle, offre une grille de lecture aux révélations inattendues ou prématurées de Maitre Ousmane Ngom, sur les heures décisives et consécutives à la défaite du Président Abdoulaye Wade, en mars 2012.
Des déclarations politiquement intrigantes mais historiquement intéressantes à passer au crible. Evidemment, dans une conjoncture que le pétrole rend, chaque jour, plus inflammable, la sortie de l’ex-ministre de l’Intérieur et nouvel allié ressemble à un gros extincteur manipulé par des mains expertes.

Débarrassées des desseins obscurs et délestées des calculs sous-jacents, les affirmations de Me Ngom – premier policier et suprême organisateur des élections jusqu’à la chute du Président Wade – sont très éloignées des balivernes d’un conteur. En effet, il y a des pépites de vérité dans le récit ; tout comme apparaissent des fragments de contre-vérité ou des flots de non-dits dans les versions servies par une liste d’acteurs et de témoins de premier plan : Samuel Sarr, Madické Niang, Souleymane Ndéné Ndiaye, Mamour Cissé, Sérigne Mbacké Ndiaye etc.

Justement, ces narrations nuancées, décalées et opposées sont la caractéristique dominante de l’Histoire brûlante. Celle que le temps court n’a pas encore refroidie, faute de recul suffisant. Comme on le voit, le consensus ne fleurit que sur les dates (25 mars 2012) et sur les lieux (le Palais présidentiel). Sur tout le reste, bonjour les trous de mémoire voire les béances de manigance.

Les bribes de pré-mémoires de Maitre Ousmane Ngom accrochent particulièrement mon attention. Moi qui dis, à l’époque, sur Walf TV, que « Wade ne bougera pas ». Ce qui me valut – après le coup de fil du Président vaincu au candidat vainqueur – un tombereau d’injures, de calomnies et de moqueries que j’ai encaissées avec d’autant plus de stoïcisme que les dessous de cartes ne me donnaient pas totalement tort.

Aujourd’hui, Ousmane Ngom apporte de l’eau – certes un peu usée et assez colorée en marron-beige – à mon moulin. J’ajoute que Me Ngom, en dépit de son parcours en zigzag (aller et retour à Canossa) et au vu de ses responsabilités sensibles et stratégiques (alternativement l’Intérieur et les Mines) est, avec Idrissa Seck, l’homme qui connait Abdoulaye Wade, jusque dans les plis et les replis de son âme. Donc sa voix est autorisée sur ce chapitre de notre Histoire récente. Mais, attention : une voix autorisée peut être…modulée. Voire biaisée.

En tout état de cause, les manuels d’Histoire enseigneront à nos petits enfants que Maitre Abdoulaye Wade n’a pas été inférieur à ces prédécesseurs que sont Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor. En revanche, les sources bien informées et les faits lourds de sens accréditent fort bien que tout n’a pas baigné dans l’huile ni marché comme sur des roulettes. Du reste, ce sont là deux euphémismes.

Dans cet ordre d’idées, rappelons que l’ambassadeur de France d’alors, Nicolas Beau, a dit, en substance, dans un journal de la place – avant Ousmane Ngom et avant de quitter définitivement le Sénégal – que le Président  Wade avait sollicité son avis dans un contexte où lui (le diplomate) flairait quelques velléités de refus. Il s’y ajoute que tous ceux qui rectifient ou polémiquent avec Ousmane Ngom, indiquent, donc confirment que deux ou trois Généraux ont rendu visite au chef de l’Etat, après la clôture du vote. Un phénomène significatif ; puisque pareille démarche ne s’est produite que deux fois dans l’Histoire du Sénégal indépendant.
En décembre 1962 (au paroxysme de la crise au sommet de l’Etat) un groupe d’officiers rencontra, en pleine nuit, le Président Senghor habillé en pyjama et muni de la Constitution. Scène surréaliste mais révélatrice d’un bégaiement dangereux de l’Histoire du Sénégal. La seconde fois, c’est cette visite des Généraux au Palais, à l’issue d’un scrutin. Ils n’y étaient pas pour souhaiter bon anniversaire à Abdoulaye Wade.

Les convictions démocratiques de Me Wade ne sont pas en cause. Même si Ousmane Ngom (encore lui) a dit, dans un passé peu lointain, que le fondateur du Pds « parle comme un démocrate mais agit comme un tyran », les observateurs, eux, ont constaté l’âpreté, la patience et la témérité au moyen desquelles Abdoulaye Wade a taillé en pièces l’hégémonie du Ps sur le pays, avant de l’expédier démocratiquement dans l’opposition.

Le point d’achoppement momentané dans l’alternance Wade-Macky de mars 2012, est double : psychologique et politique. En effet, Wade cloisonné au Palais et mentalement chloroformé par un pan de son entourage, n’entrevoyait point sa défaite. D’ailleurs, il assimilait les manifestations anti-3ème mandat à une grosse trouille de l’opposition, face à lui. Ce que lui serinaient continuellement les courtisans.
Secondement, une lecture politique formellement valable (admirez l’adverbe : « formellement ») excluait Macky Sall, comme vainqueur de la présidentielle de 2012. Créer l’APR en 2008 et accéder au pouvoir en 2012 (trois ans d’opposition, au demeurant assez molle) dans un continent africain où la longue et trentenaire marche ouvre aléatoirement les portes des Palais, est un cas de figure invraisemblable puis une hypothèse assommante pour Me Abdoulaye Wade, arrivé totalement exténué, au pouvoir.
Le Pape du Sopi n’a-t-il pas dit devant le marabout Adoul Aziz Sy Junior : « Je ne comprends toujours pas, comment le gamin (Macky Sall) a pu me terrasser ? ». Enfin, Abdoulaye Wade couvait ses infrastructures fabuleuses et inachevées – singulièrement l’Aéroport Blaise Diagne –  comme une poule protège ses fragiles poussins.

En définitive, l’arithmétique limpide et l’actualité ivoirienne avaient pesé sur la balance des réticences qui avaient visiblement préludé à un refus du verdict, sans heureusement y déboucher. D’une part, les chiffres avaient clairement consacré la victoire de l’un et la défaite de l’autre : 65%. Si les résultats avaient été tangents, ils auraient fait le lit large de toutes les contestations de bonne comme de mauvaise foi, avec leur somme de secousses fatales à la stabilité du Sénégal. D’autre part, le moyen expéditif par lequel le syndrome Gbagbo fut tué dans l’œuf par la communauté internationale, avec l’appui des blindés français de l’opération Licorne, a considérablement et rapidement illuminé et les esprits et éclairé les lendemains post-scrutin.

Les causeries un peu poussées de Me Ousmane Ngom contrastent avec les témoignages parcimonieusement livrés par le Général Lamine Cissé (artisan de l’alternance de mars 2000) dans son ouvrage intitulé « Un soldat au service de la démocratie ». Et pourtant, tout ne fut pas net à l’époque. Certes, le Président Diouf ne reçut aucune délégation de Généraux, mais un Général –  et pas des moindres – participa à des conciliabules nocturnes avec des fers de lance du Parti socialiste, parmi lesquels figurait feu Babacar Ndiaye Cosapad (aux côtés d’autres dont je tais le nombre et les noms) dans un endroit professionnellement et géographiquement éloigné de l’Etat-major des armées. Directeur de la Sécurité publique, en 1987 (période de radiation des policiers) puis ministre de l’Intérieur, dix ans plus tard, le Général Cissé n’est certainement pas moins informé que Maitre  Ousmane Ngom. Mais, il est assurément moins politique et prolixe.

Bref, en scrutant froidement les deux alternances démocratiques de 2000 et de 2012, les analystes inventorient des motifs de satisfaction objective et d’autoglorification mesurée. Non sans recenser des éléments constitutifs d’un impérieux devoir de vigilance. Car, en effet, deux changements peu ou prou impeccables à la tête de l’Etat ne mettent pas à l’abri d’une sortie de route. Tant les soifs de mandats sont de plus en plus envoûtantes. Le Sénégal est dans le peloton d’avant-garde aux côtés du Cap-Vert, de l’Ile Maurice et du Botswana. Vivement qu’il y reste, sans reculer d’un millimètre, en 2019 !

Sidy et les mensonges à laminer ( par Ahmed Khalifa Niasse)


Nouveau livre: Sidy et les mensonges à laminer ( par Ahmed Khalifa Niasse)

C’est l’accaparement maladif de l’histoire propre de l’autre comme dans une démarche œdipienne (parricide-fratricide).
Commentant son nouveau livre, dans sa télévision au micro de Mme Ndiaye Mbacké, il conte l’audience accordée par l’ancien Président Senghor à Me Wade. A l’issue de laquelle, dit-il, a été prise la décision d’autoriser la création du PDS. Il ira jusqu’à affirmer que seul Moustapha Niasse était au courant de l’audience.
Il n’en est rien.
Et, ce, pour la simple raison que c’était pour contourner Moustapha qui, en tant que Directeur de Cabinet, constituait un barrage entre Wade et Senghor que j’ai suggéré à Wade de me trouver à Mogadiscio. Pour profiter de l’isolement de Senghor afin que l’entrevue puisse avoir lieu. D’ailleurs j’ai relaté cette histoire dans un livre autobiographique inédit que j’ai intitulé seul parmi les grands de ce monde
Je me suis ensuite évertué à faire loger l’ancien Président du Sénégal dans la villa des hotes et non dans la cité de l’OUA où résidaient tous ses autres pairs.
C’est le Commandant Mamadou Wane, alors Aide de Camp de Senghor, qui lui a annoncé notre visite impromptue. Il nous a dit de revenir deux heures plus tard car il s’apprêtait à faire sa gymnastique quotidienne.
Moustapha Niasse, Babacar Ba, Ministre des Finances, Médoune Fall, Latyr Camara, Ambassadeur à Addis, étaient logés dans l’internat de l’unique lycée de Mogadiscio où il n’y avait pas de téléphone. Seul un taxi réquisitionné était à la disposition de la délégation. A l’exception du Ministre d’Etat Assane Seck qui logeait à l’unique hôtel de la ville, Awatakko, où je logeais avec Me Wade.
L’affaire du récépissé s’est réglée sur place pendant l’audience par un appel téléphonique à feu Jean Collin, alors Ministre de l’Intérieur, qui a, par la même occasion communiqué avec Me Wade. Il lui a ainsi dit de ne mettre que trois à cinq fondateurs pour les besoins de l’accélération de l’enquête devant aboutir à l’obtention du récépissé.
Sidy Lamine ne s’est jamais rendu en Somalie. Il ne sait de cette affaire que ce que j’ai bien voulu lui en dire. D’ailleurs il dit, lui-même, que Assane Seck lui a dit que même étant Ministre des Affaires Etrangères à l’époque il n’avait aucune connaissance du dossier. Il en est de même pour Moustapha Niasse.
Ce je viens de dire je le fais sous le contrôle de ce même Moustapha Niasse et de Me Wade. Tous les deux ayant déjà confirmé mes dires dans des écrits, y compris inédits.
Il est vrai que Sidy s’est rendu au Caire et à l’Université Al Azhar où il a été Auditeur Libre en Première Année de Capacité en Droit Comparé.

Il est arrivé au Caire doté de son unique diplôme de BFEM de l’école franco arabe jadis situé sur la corniche et aujourd’hui au Point E ( Mohamed Fadel Mbacké).Il n’est resté que des mois en Egypte avant de retourner définitivement au Sénégal. Où il fut arrêté après avoir dirigé une manifestation devant l’Institut Islamique de Dakar contre le régime de Senghor pour une revendication de bourse.
Nous regrettons, toutefois, que l’éminent Pr Amadou Moctar Mbow, le défunt Pr Assane Seck ainsi que le Philosophant Souleymane Bachir Diagne aient été entrainés, de bonne foi, pour entériner, par leurs signatures, un faisceau de mensonges visant à utiliser leur crédibilité pour essayer de modifier ce qui est déjà un fait historique.

AHMED KHALIFA NIASSE

« La fuite en avant du régime mackyen, entre mensonges et fuites en avant »

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« Le mensonge et la manipulation au lieu de la force et de la violence comme moyens de gouvernement. C’est ce qu’ils appellent la démocratie »! Qui ? Macky et son régime !
J’ai honte quand Macky ose balancer certains chiffres totalement fantaisistes sans ciller, à la suite de l’administrateur de l’APR, façon « 1700 milliards exécutés sur les 2872 promis » lors des promenades et séjours de mobilisation politiques  enrobés de la sauce conseil des ministres décentralisés !

« La femme qui ment a le visage tranquille » disait Chinua Achebe dans Le Monde s’effondre. Au Sénégal où notre monde à nous s’effondre pour de vrai, c’est du visage d’un vrai démagogue dont on devrait parler, même si on a voté pour lui et élu sa femme, pour reprendre Souleymane Jules Diop, un démagogue à la tête d’un régime aux abois qui a désormais opté pour la désinformation et les polémiques futiles et stériles pour endormir le peuple.

Mais la réalité finit toujours par rattraper ce régime dorénavant honni, car « la vérité a une force unique. Contrairement au mensonge, elle se consolide avec le temps, et possède le pouvoir de lier les uns aux autres des sentiments et des idées disparates, ce dont nul mensonge ne serait capable. » Aujourd’hui résonne dans notre pays une voix diffuse qui commence à être audible, et sonne comme un appel au rassemblement des patriotes pour bouter hors du pouvoir Macky, dont nous avons marre des combines, deals et autres secrets entourant les questions d’intérêt national comme l’exploitation de nos hydrocarbures, la libération de Karim et tous les scandales habillés d’un secret suspect : « Un secret ne cache pas la vérité. Ce n’est pas son rôle primordial, en tout cas. Un secret est fait pour camoufler un mensonge. »

Mais tous ces mensonges du régime mackyen seront divulgués au grand jour. Nous nous évertuerons en effet ponctuellement à faire échec à leurs combines, sans peur ni reproches.

Le  régime mackyen « se persuade quelquefois ses propres mensonges pour n’en avoir pas le démenti », mais c’est peine perdue encore une fois. La réalité le rattrape et rend vaine sa tentative de se glorifier d’un bilan inventé qu’il ne pourra jamais crédibiliser!

Quant aux citoyens courageux et déterminés prêts au sacrifice suprême pour sauver le Sénégal, ces héros anonymes ou connus, je salue leur détermination qui me rappelle cette  réflexion : « et parce que sous la menace constante de la mort ils avaient appris à discerner le son de la vérité de celui du mensonge, il leur était aisé d’être incorruptibles. » Nous mourrons tous un jour en effet, à l’heure de notre mort que souhaiterions nous laisser comme souvenirs à la postérité ?

Le souvenir d’un voleur de deniers publics rasant sans vergogne les murs et ravalant sa dignité sans honte en ralliant le camp Mackyen pour que l’on mette son dossier « sous le coude Mackyque » ? Le souvenir d’une catin politique obligée de se coucher pour bénéficier d’un non lieu scandaleux qui résonne encore dans nos oreilles ? Le souvenir d’un traitre à la patrie capable sans sourciller d’un reniement total des principes pour lesquels il avait mobilisé l’opinion publique encore et encore, contre un régime  impopulaire dont les dérives sont empirées sans qu’il daigne assumer ses responsabilités?

« Quand on refuse, on dit NON », a dit Amadou Hampathé BA.
Non au régime démagogue de Macky! Non aux mensonges et aux manipulations!
Non au pillage de nos ressources de toutes natures! Non à une justice aux ordres!

Cissé Kane NDAO

Président de l’A.DE.R

La réponse du parti Rewmi suite à la sortie de Me Ousmane Seye


Idrissa Seck

Suite aux déclarations de Me Ousmane Seye au Grand Jury du Dimanche 10 Juillet 2016, nous notons qu’il a lui-même déclaré détenir les preuves de l’existence d’un document dans lequel Idrissa Seck s’engage à payer 21 milliards de FCFA. A travers cette déclaration, les sénégalais, longtemps tympanisés par cette histoire de protocole qui n’est qu’un mensonge, ont l’opportunité d’être édifiés une bonne fois pour toute.
Par conséquent, si Me Ousmane Seye souhaite sortir du lot des manipulateurs attitrés et recrutés pour mettre en exécution un gigantesque complot d’Etat, il a les moyens de se préserver en publiant le document, lui qui a déclaré en détenir une copie. Toute autre attitude n’est que diversion et mensonge continu.

Par ailleurs, il nous revient d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les faits suivants:

1- Les acteurs que Me Ousmane Seye a cités comme étant des témoins de la signature du document ont tous eu à parler, y compris lui même et ont soutenu totalement le contraire de ces récents propos.
Me Pape Sambare Diop, lors de son audition à la Dic le 5 mars 2007, avait clairement déclaré que le protocole de Reubeuss n’existait pas.
Me Nafissatou Diop Cisse avait, elle aussi, déclaré qu’il « n’existait pas de protocole puisque pour qu’il y ait  protocole il faut un accord écrit. Et l’accord n’a jamais existé. » (Face to face du 7 mars 2013)
Me Ousmane Seye lui-même avait déclaré sur le même plateau du Grand Jury, le 17 Mars 2013 que « le protocole de Reubeuss était une invention de la presse sénégalaise » et qu’il « n’a jamais existé « .
Aujourd’hui il change de vocable en parlant d’engagement pour maintenir une accusation qu’il avait réfuté avec force, dans un passé récent.

2- Jusque là, les accusateurs de Idrissa Seck ne se sont jamais accordés sur les chiffres.  21 milliards,  74 milliards,  45 milliards ont été évoqués et encore…. N’est ce pas là une autre preuve éloquente de leurs mensonges qui resteront tels jusqu’à l’extinction du Soleil…

Thierno Bocoum
Chargé de la communication de Rewmi

Grâce de Karim : Le Pm met à nu les mensonges de Latif Coulibaly

Macky pm

Le Premier ministre du Sénégal, Mouhammed Dionne met à nu les mensonges de Latif Coulibaly  sur la grâce de Karim Wade. Le Secrétaire général du  Gouvernement indiquait en fin de semaine dernière que c’est la famille Wade qui avait demandé une grâce pour Karim, alors que la réalité est tout autre.

Dans un entretien accordé à nos confrères de l’Obs, il a tenu à éclairer la lanterne des sénégalais sur le rôle joué par l’Émir et le Procureur Général du Qatar. Selon lui, c’est l’Emir qui a demandé la grâce présidentielle au profit de Karim Wade.

Pour le Procureur général du Qatar, le Docteur Ali Bin Fetais Al-Marri, dont les photos aux côtés du président de la République circulent sur l’Internet depuis quelques jours, il indique que ces images ont été montées.

“En mars 2015, le Directeur Régional Afrique du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) a été reçu, en ma présence, par le chef de l’Etat au Palais. Le responsable du Pnud pour l’Afrique avait proposé au président Macky Sall la tenue à Dakar d’un conférence ministérielle sur l’état de droit et la lutte contre la corruption en Afrique.

Ce que le président avait immédiatement accepté, en m’instruisant aussitôt de mettre tout le gouvernement en marche afin d’assurer le succès de cet important événement international. En trois mois, ce fut fait et la veille de la tenue de la conférence à Dakar, le 1er juin 2015, il y a donc un an, le président a reçu à nouveau le Directeur Régional Afrique du Pnud à cette conférence, le Docteur Ali Bin Fetais Al-Marri”, a-t-il expliqué.

Il a assuré que ce “sont les photos “tronquées” de cette audience du 1er juin 2015 qui circulent aujourd’hui sur Internet”. “Voilà les faits”, dit-il, “il n’y a pas eu d’autres déplacements d’officiels sénégalais au Qatar au cours de la période. Au total, sauf à vouloir entretenir volontairement la confusion, il n’y a pas de raison de spéculer sur la portée de la décision du chef de l’Etat”.