Tag Archives: Reprise

La reprise des cours annoncée par le Ministre n’est pas effective à Dakar

La levée du mot d’ordre de grève de certains syndicats d’enseignants est sans effet. Nombreux sont les établissements scolaires où les enseignants n’ont pas respecté la levée du mot d’ordre.

« À Blaise Diagne, aucun cours n’a été dispensé. Toutes les salles de classes étaient fermées », renseigne Wal fadjri. Même constat au lycée Seydou Nourou Tall. Les professeurs n’ont pas tenu classe, hormis un professeur de philosophie, qui, dit-il, fait cours par « sympathie ».

Au lycée Maurice Delafosse tout comme à l’école élémentaire Les Manguiers, les élèves ont déserté les salles, faute d’enseignants.

Reprise de Yavuz Selim : La Fondation Maarif donne des assurances

La Fondation Maarif va assuer une formation de qualité (responsable)
Le responsable des affaires juridiques de la fondation Maarif de Turquie, Mahmut Mustafa Özdil, a assuré, jeudi à Dakar, que toutes les conditions sont réunies pour offrir une gamme de formation du préscolaire à l’enseignement supérieur au Sénégal.

« Les conditions sont donc réunies pour que nous puissions offrir toute notre gamme de formation qui s’étend du préscolaire à l’enseignement supérieur », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.

La fondation qui a repris les écoles Yavuz Sélim veut offrir un modèle pédagogique qui « puisse prendre en compte les besoins de tous les acteurs en transformant les différences en richesse », a t-il dit.
« Nos, élèves, parents et enseignants peuvent être sûrs que toutes les mesures nécessaires seront adoptées afin de ne pas porter préjudice à leurs droits », a-t-il souligné.
Le responsable des affaires juridiques de Maarif a laissé entendre que la fondation dispensera un enseignement de qualité qui « s’efforcera de répondre au mieux aux attentes de tous les acteurs et participants de la vie éducative ».
« Notre priorité est de fournir des prestations de qualité (…) », a – t-il fait valoir.
Selon M. Özdil, il ne s’agira pas de changer le système déjà existant dans les écoles, mais plutôt de le « renforcer » en instaurant d’autres modèles scientifiques.
« La laïcité dans les écoles ne sera pas du tout remise en cause », a-t-il poursuivi avant d’ajouter que la gestion des écoles sera transmise à la fondation en vue d’augmenter la qualité de l’éducation au Sénégal.
M. Özdil a annoncé que les activités de la fondation Maarif pourraient démarrer en septembre prochain.
« La structure des écoles sera la même. C’est seulement la gestion et l’administration qui vont changer », a pour sa part déclaré l’ambassadrice de Turquie au Sénégal, Nilgen Erdem Ari.
Elle a ajouté que la fondation étendra ses activités par la création de centres de formation professionnelle et des universités.
« La fondation ne va pas se baser seulement à gérer des écoles privées ici. Il va y avoir beaucoup plus d’ouverture sur d’autres possibilités », a-t-elle expliqué.
D’après la diplomate turque, « l’importance pour cette fondation est de faire plus et mieux que ce qui a été fait dans les années précédentes avec sa coordination et des ministères de l’éducation nationale des deux pays ».
La fondation Maarif de Turquie a été créée en juin 2016.

reprise des mutineries en Côte d’Ivoire

"L'Argent ou la mort": reprise des mutineries en Côte d'Ivoire
 « L’argent ou la mort! »: mécontents après l’annonce télévisée faite par un groupe de militaires sur le « renoncement » à leurs revendications financières, les soldats qui avaient ébranlé la Côte d’Ivoire en janvier, ont repris les mutineries vendredi en tirant en l’air et en paralysant plusieurs villes du pays.
Dans le quartier du Plateau à Abidjan, les mutins se sont positionnés autour du vaste camp militaire Gallieni où est situé l’état-major des armées.
Kalachnikov à la main, bonnets ou bandeaux de camouflage sur la tête, ils tiraient sporadiquement en l’air, bloquant les routes autour du camp.

Un mutin exhibe fièrement un lance-roquette, un autre porte une mitrailleuse avec une impressionnante ceinture de balles sur l’épaule, rappelant le célèbre film « Rambo ».
« Notre réponse à l’annonce d’hier, c’est ça », explique un mutin sous couvert d’anonymat.
La veille, une cérémonie en présence du président Alassane Ouattara, d’un sergent mutin et plusieurs soldats avait acté la fin des contestations.

Organisé sans la présence de la presse et diffusé en différé après montage, l’évènement se voulait visiblement un point final à la protestation de l’ensemble des forces de sécurité, alors que le pays est durement touché par l’effondrement des cours du cacao vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

le sergent Fofana-là

« On devait payer +la suite+ maintenant et un groupuscule se lève et dit qu’il ne veut plus l’argent. Le sergent Fofana-là (le nom du sergent à la cérémonie), on le connait d’où? », souligne un mutin.  Les mutins avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros).

On leur avait promis de payer les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.  Les soldats mutins sont des anciens rebelles qui avaient aidé Ouattara à prendre le pouvoir après la crise post-électorale de 2010-2011 lorsque le président Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite électorale.

« On restera, 2 jours, 2 mois, 2 ans », assure un autre mutin, montrant une photo de sa maison inachevée achetée avec la prime des 5 millions. « Pour le reste, je vais où pour l’emprunt? ».  Les nombreux tirs effrayent les passants faisant aussi s’envoler des milliers de chauves-souris habituées à dormir dans les arbres du Plateau.

Des femmes passent en courant. Les mutins les calment: « Ne courez pas: on n’a pas de problème avec vous ». Peur « Les populations n’ont pas à payer. On ne leur veut pas de mal. On tire en l’air pour qu’elles partent et ne soient pas blessées », promet un mutin, qui refuse les explications sur la pauvreté générale du pays: « Si Ouattara est au pouvoir c’est pour l’argent. Lui, il en a. Il a promis, il paie ».

« Ce n’est pas bon pour le pays. On ne sait pas ce qui va se passer, on a très peur », raconte un professeur venu retirer un document à la Cité administrative, à côté du camp Gallieni. « S’ils veulent tirer, ils n’ont qu’à aller tirer à la présidence, c’est là-bas que cela se passe », lance un badaud.

Un important dispositif militaire encadrait la présidence, située à quelques centaines de mètres du camp Gallieni. A Akouedo, à l’est d’Abidjan, les militaires ont aussi tiré en l’air alors que les mutins ont investi le centre de Bouaké, deuxième ville du pays et épicentre de la mutinerie de janvier.

La plupart des commerces, écoles et l’université et même un commissariat et la préfecture de police ont fermé alors que des balles tirées en l’air retombent régulièrement dans des concessions de maisons, selon plusieurs témoins et un journaliste de l’AFP. La situation était semblable à Korhogo et Odienné (nord).

Début janvier, la mutinerie avait paralysé plusieurs villes, notamment Abidjan. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro. Le président Ouattara a rappelé jeudi que la « stabilité de la Côte d’Ivoire a été mise à mal » et les événements avaient « effrayé les Ivoiriens, ceux qui veulent investir et visiter le pays ».

Reprise du procès ce matin : Le procureur requiert 10 ans ferme et un mandat de dépôt contre Barthélémy Dias

Reprise du procès ce matin : Le procureur requiert 10 ans ferme et un mandat de dépôt contre Barthélémy Dias

Dans ses réquisitions, le maître des poursuites a tenté de démonter la culpabilité de Barthélémy Dias et de ses codétenus. Selon lui, Barthélémy Dias et ses camarades se sont refusés dans des dénégations systématiques pour se tirer d’affaires mais précise le parquet « la ruse et le mensonge ne passeront pas dans ce procès. »

A l’image des avocats de la partie civile, le représentant du parquet estime que c’est le maire prévenu et sa bande qui ont débuté les hostilités. Dans son réquisitoire, le procureur a essayé de démontrer que Barth détenait une arme de calibre 38. Mieux, le maitre des poursuites a estimé que l’arme que Barth tient dans la main gauche est différente de celle qu’il a remise à l’instruction. Il a requis contre, Barth de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner avant de requérir10 ans de prison ferme contre Barth et le décernement d’un mandat de dépôt.

Pour ses codétenus, il a requis 5 ans de prison ferme sans mandat de dépôt. Pour les « nervis » du Pds, le maitre des poursuites a requis 2 ans contre eux pour rassemblement illicite. 10 ans de prison ferme ! Telle est la peine qu’encourt le maire de Mermoz accusé dans la mort de Ndiaga Diouf. Le procureur a requis 10 ans de prison ferme et un mandat de dépôt contre le maire socialiste. Le procès reprend aujourd’hui

Reprise des établissements Yavuz Sélim : Maarif, les faits et chiffres du désastre

REPRISE DES ÉTABLISSEMENTS YAVUZ SÉLIM : Maarif, les faits et chiffres du désastre

Selon les informations de Libération, en Somalie par exemple, les deux établissements placés sous tutelle de Maarif après les menaces de la Turquie ont connu une chute remarquable de leurs effectifs.
De deux écoles qui comptaient 120 élèves, on est passé d’une école avec 20 élèves car tous les parents ont tourné le dos à l’établissement.
En Guinée Conakry, c’est la même remarque qui a été faite après la reprise des 15 établissements par Maarif. ‘’Les Citadelles’’ qui étaient réputés être des établissements de référence n’ont presque plus d’élèves et on se dirige tout simplement vers leurs fermetures.
C’est à cause de ce désastre que des pays comme l’Afrique du Sud ou le Nigéria ont refusé de se soumettre à la volonté vengeresse d’Erdogan lorsqu’il a demandé de placer les établissements Gülen sous contrôle de Maarif.
A vrai dire cette « Fondation » se révèle plus être un outil de propagande idéologique mis en place par Ankara. Le professeur Aysel Çelikel, présidente de l’Association pour le soutien de la vie contemporaine, a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme dans un article très détaillé publié sur Cumhuriyet.

Les chiffres du désastre

Elle écrit : « en ce qui concerne la Loi de la Fondation de l’Education, exerçant dans un domaine qui prépare les nouvelles générations et l’avenir du pays, il est plus qu’urgent de freiner un mouvement de main mise idéologique sur l’éducation, qui prétend agir dans le sens inverse.

Il n’est pas possible de comprendre la nécessité d’une fondation qui possède les mêmes autorités que le Ministère de l’Education nationale dont les administrateurs seront affectés par le pouvoir politique et qui bénéficiera largement des sources de l’Etat.
Tous les domaines concernés par les devoirs et autorités du ministère sont également mis à la portée de la fondation.
La création d’une nouvelle organisation avec de tels privilèges, appuyée par des lois est d’autant plus inquiétante, car d’ores et déjà des institutions d’éducation de tous les niveaux scolaires et éducatifs, et de nombreuses associations et fondations religieuses font déjà des efforts afin de former des générations bigotes et haineuses. »

Maarif un dangereux appareil de propagande idéologique

Selon le professeur : « ’’Maarif Vakfı” a donc le droit d’ouvrir, acheter, prendre la gestion des écoles, foyers et installations similaires de tous les niveaux, préscolaire au supérieur, en Turquie et dans d’autres pays, dans lesquels si un école de la fondation existe, d’autres organismes ne pourront pas en ouvrir. Elle peut donc produire et améliorer les programmes de l’éducation, créer ?

Des méthodes d’apprentissage. Elle peut donner des bourses et soutiens aux élèves. Elle peut aussi former les cadres enseignants et conseils.
Aussi, il n’est pas possible d’expliquer avec raison, les motivations qui conduisent à ouvrir une nouvelle institution d’éducation à l’égal du Ministère d’Education existant, donnant à une entité juridique des pouvoirs exceptionnels, et non soumise au contrôle de l’Etat, ni administrativement ni financière- ment, mais qui dépend directement du pouvoir politique.
Cette autorité aura pouvoir d’ouvrir des organismes scolaires et d’agir dans tous les domaines liés à l’éducation, y compris la formation des enseignants qui seront en fonction dans ces institutions. »
« Cette Fondation, qui utilisera pourtant les autorités et les moyens de l’Etat, sera dirigée par la main du pouvoir, mais par l’intermédiaire d’organismes hors contrôle de l’Etat. Le Conseil d’Administration sera composé de 7 membres permanents affectés par le Conseil des ministres, 5 membres de YÖK (Conseil de l’Education Supérieure).
Les administrateurs qui peuvent garder leur place jusqu’à 72 ans, peuvent intervenir sur le statut de la fondation, prendre des décisions sur la qualité et la nature de l’éducation. Ces membres, élisent également les membres du Conseil exécutif, les démettent de leur fonction, et sont autorisés dans tous les domaines, jusqu’à définir les salaires, allocations et indemnités » révèle l’article.

Des financements occultes sans contrôle

Qui note : « un budget d’1 million de Livres turques (environ 300 mille €) sera versé à la fondation, depuis le budget de l’Education Nationale. Par ailleurs, les sommes qui seront transférées sur décision de Conseil des ministres, depuis le budget général et des institutions publiques liées, figureront dans les “dons”.

Aucune administration étatique, y compris le Ministère des finances, et la Cour des comptes n’auront autorité de contrôle sur l’utilisation des sources financières de la fondation. Ainsi, sous le prétexte “d’éradiquer” les “infiltrations de la secte Gülen” au sein de l’appareil d’état, le pouvoir AKP, sans souci de la constitution turque, construit-il ses propres structures éducatives, qui prendraient le pas sur le ministère de l’Education existant.
C’est du moins la seule explication plausible qu’on puisse donner de cette nouvelle loi, qui s’articule si bien avec la montée en force d’un système éducatif totalement bigot et idéologisé.
On peut s’étonner du fait que la protestation des politiques qui se disent encore “républicains” soit si faible, alors que ces mesures sont dans la droite ligne d’une concentration des pouvoirs entre les mains du Président et de son parti, jusqu’à prétendre former la conscience et les cerveaux des générations futures. Et on sait pourtant avec quelle idéologie ! »

Transrail : Bolloré compte investir 500 milliards Fcfa pour la relance du rail


Dans son édition de vendredi dernier, le journal « Le Témoin » révélait en exclusivité que le Groupe Bolloré s’est positionné pour la reprise de la société Transrail dont la convention avec la société Advens a été résiliée par le Sénégal et le Mali.
Dans son numéro paru ce mardi 1 Mars 2016,  « Le Témoin » quotidien confirme que le Groupe français Bolloré est le potentiel repreneur le plus solide et le plus sérieux.
D’ailleurs, nos confrères indiquent qu’au cours des tractations qui sont menées, Vincent Bolloré aurait promis d’investir plus de 500 milliards FCFA pour l’exploitation de Transrail et la relance du transport ferroviaire au Sénégal. Le volet construction des voies ferrées sera confié aux Chinois. Car dans ce domaine, les Chinois restent imbattables pour avoir fait leurs preuves partout dans le monde. Notre confrère du « Témoin » estime qu’un nouveau jour plein d’espoir est donc en passe de se lever pour les cheminots Sénégalais et Maliens. Ce après une longue nuit de privations et d’incertitudes…

Le procès de Hissein Habré repend lundi par les plaidoiries

Le procès de l’ex-président du Tchad, Hissein Habré, devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), reprend lundi, à 9h, à Dakar, après une suspension de deux mois, a appris l’APS auprès du service de communication de cette juridiction.

Ce procès ouvert le 20 juillet 2015 devant les CAE, le tribunal créé au sein des juridictions sénégalaises pour le jugement de l’ancien chef d’Etat, a connu beaucoup de rebondissements.

Jugé pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture, M. Habré comparaît de force devant les CAE, en refusant de répondre aux questions des juges et en commettant quelquefois des incidents d’audience.

La Cour a auditionné des experts, des témoins et une personne citée à témoin par les avocats de la défense.

Selon un communiqué du service de communication des CAE, les avocats des parties civiles feront leurs plaidoiries lundi et mardi. Ce sera au tour du parquet général d’intervenir mercredi. Les avocats de la défense feront leurs plaidoiries jeudi et vendredi.

Le verdict du procès est attendu à la fin du mois de mai, selon le communiqué des CAE.

Hissein Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990. Ecarté du pouvoir par une rébellion dirigée par l’actuel président tchadien, Idriss Déby Itno, il s’est réfugié au Sénégal.

Après une bataille judiciaire menée durant plusieurs années par des plaignants et leurs avocats, l’ancien chef d’Etat est arrêté le 30 juin 2013 à Dakar.

Il est ensuite inculpé le 2 juillet 2013 par les CAE, une juridiction créée au Sénégal sous l’égide de l’Union africaine (UA) pour la tenue de son procès.

BHC/ESF