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Fermeture des écoles Yavuz Selim : Le président Erdogan remercie le Sénégal

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a qualifié, jeudi, à Dakar, de « très importante » la fermeture des écoles du groupe scolaire sénégalo-turque Yavuz Selim, en lien avec le mouvement Gülen ou « PDY/FETO ».
« Nous allons continuer avec détermination la coopération que nous avons avec le Sénégal dans la lutte contre la +FETÖ+. La fermeture au Sénégal des écoles en lien avec la FETÖ au Sénégal est très importante », a-t-il dit lors d’une conférence conjointe avec son homologue sénégalais.
Le gouvernement sénégalais procédé à la fermeture des écoles de l’association Baskent Egitim, portant l’appellation de Yavuz Selim, par arrêté n°19360 du 11 septembre 2017. Ce groupe scolaire, fondé en 1998, est affilié au prédicateur turc Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis depuis 1999.
La fondation Maarif a signé une convention avec l’Etat du Sénégal pour reprendre les écoles Yavuz Selim.
Selon le président Turc, les écoles que la fondation Maarif va gérer au Sénégal formeront des générations de Sénégalais patriotes.
« Ces écoles continueront leurs activités sous la supervision des gouvernements sénégalais et Turc. Je remercie le gouvernement sénégalais pour leur soutien à la fondation Maarif », a ajouté Recep Tayyip Erdogan.
Le président Turc a remercié le gouvernement sénégalais pour la solidarité, dont il a fait preuve lors du coup d’Etat avorté du 15 juillet 2016. « Nous n’allons jamais oublier cette attitude noble », a-t-il salué.
Le chef de l’Etat turc Recep Tayyip Erdogan et son épouse sont arrivés mercredi, à 23h 30 à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), pour une visite officielle jusqu’ à vendredi.
Cette visite est la deuxième au Sénégal de Recep Tayyip Erdogan après celle de janvier 2013 alors qu’il était Premier ministre de ce pays, 15e puissance économique mondiale et 6e en Europe.
La coopération entre le Sénégal et la Turquie connaît une intensification depuis quelques années. Les turcs ont permis la finition de l’aéroport Blaise Diagne, la construction du Centre de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, entre autres.
D’autres chantiers sont en cours de réalisation par les entreprises turques.

Affaire Yawuz Selim: L’Etat se dédouane de toute responsabilité sur la situation des enseignants…

Affaire Yawuz Selim: L’Etat se dédouane de toute responsabilité sur la situation des enseignants...
La cérémonie de lancement de l’Edition 2017 de remise de kits scolaires de la fondation Kéba Mbaye à l’école publique Iba Katy Bâ de Thiès qu’il présidait hier, a été l’occasion pour Serigne Mbaye Thiam d’évoquer l’affaire Yawuz Selim, notamment la situation que vivent les enseignements de cet établissement. 

Pour lui, ces derniers étaient dans le cadre d’un contrat privé, avec une organisation privée. Donc, dit-il l’Etat du Sénégal n’est responsable de rien et invite ces enseignants à s’adresser tout simplement à leur employeur.

«Si les enseignants de Yawuz Selim traversent tous ses difficultés c’est à cause de la direction de ladite école. Lorsque nous avons rencontré l’association des parents d’élèves et les représentants du corps professoral, nous leur avons indiqué que cette solution d’administration provisoire permettrait d’assurer la continuité des enseignements-apprentissages et de conserver en même temps les emplois, mais l’administration de Yawuz Selim n’en a pas voulu », a expliqué Serigne Mbaye Thiam.

Pour le cas des 225 parents d’élèves de Thiès qui attendent toujours le remboursement de leurs frais d’inscription, le ministre de l’Education leur demande également de s’adresser à l’administration de Yavuz Selim. « C’est dans le cadre d’une relation privée. Ils doivent s’adresser à l’administration Yawuz Selim. L’Etat n’est pas responsable parce qu’il avait indiqué que l’association Baskent Egitim ne pouvait plus continuer à exercer au Sénégal. »

Le collectif des enseignants de Yawuz Selim/Printemps Thiès a profité de la visite du ministre de l’éducation Nationale à l’école Iba Katy Ba pour exprimer leur ras-le-bol. Mamadou Niang leur porte-parole se dit surpris de la nouvelle déclaration du ministre. « Je suis très étonné de la réaction ministre. Il n’y a pas longtemps, il nous a reçus en audience dans son bureau, et devant son staff. Le ministre a pris un engagement pour procéder à l’installation de l’administration provisoire. Il nous avait promis de nous soutenir », se souvient-il. M. Niang.

« Nous accepterons pas d’être l’agneau du sacrifice et le combat pour la préservation de leurs emplois ne fait que commencer », avertit le porte-parole du collectif des parents d’élèves.

EnQuête avec Cheikh T. Sy (stagiaire)

Établissements Yavuz Sélim : Erdogan installe ses hommes

Établissements Yavuz Sélim : Erdogan installe ses hommes
Libération est en mesure de révéler que la Fondation Maarif aux ordres de Erdogan commence à prendre le contrôle des écoles Yavuz Selim. Hier en fait, la Fondation était à Ziguinchor et Saint- Louis pour installer les nouveaux responsables. Mieux, pour Dakar, Maarif a envoyé des messages pour convoquer les enseignants à 8 heures, lundi prochain.

Rencontre Etat du Sénégal-Yavuz Selim : Les minutes d’un clash

RENCONTRE ÉTAT DU SÉNÉGAL-YAWUZ SELIM : Les minutes d’un clash

Un retournement spectaculaire s’est produit hier lors de la rencontre entre la délégation conduite par le ministère de l’Education et celle de Yawuz Selim dirigé par Madiambal Diagne qui ne s’est pas gêné pour dire ses vérités crues à Serigne Mbaye Thiam avant de quitter la salle.
Dimanche dernier, le ministre de l’Éducation Serigne Mbaye Thiam révélait qu’on allait vers la « sénégalalisation » des capitaux contrôlant Yawuz Selim.
Que s’est-il passé pour que l’État change d’avis ? Hier, Madiambal Diagne, le PCA de Yawuz Selim SA, et sa délégation sont allés rencontrer Serigne Mbaye Thiam qui avait à ses côtés son directeur de cabinet, le patron de la Dagat, représentant le ministre de l’Intérieur, le directeur de l’Enseignement privé, l’adjoint de l’agent judiciaire de l’État, un conseiller du Président de la République et un conseiller du Premier ministre.
Après la présentation des délégations, Serigne Mbaye Thiam a affirmé que l’État avait décidé que la seule solution de sortie de crise était le placement sous administration provisoire des établissements Yawuz Selim. Une déclaration qui a fait sortir Madiambal Diagne de ses gonds.
« Nous sommes surpris et étonnés. Les magistrats qui sont autour de cette table savent que ce vous proposez est illégal. Nos partenaires français avaient accepté malgré tout de céder leurs parts à des Sénégalais connus du milieu, à savoir Moustapha Guirassy de l’IAM et Moustapha Sène qui a un centre de formation.
Le reste du capital devait être cédé au personnel et nous vous avons envoyé le schéma retenu ce week-end. Lorsque nous venions ici, nous croyions que c’était pour acter cette proposition. Mais vous nous montrez que vous agissez avec un pistolet sous la tempe. La vérité est que Erdogan (président de la Turquie) a refusé de valider ce que nous avions retenu. Donc, nous n’avons plus rien à dire. »
Sur ce, Madiambal Diagne qui a dit à l’État qu’il serait responsable du sort des 517 employés du groupe Yawuz, des 3000 boursiers et des 3000 écoliers, a quitté la salle avec sa délégation laissant Serigne Mbaye Thiam et Cie sans voix.

Yavuz Selim : L’Agent judiciaire de l’Etat introduit un rabat du délibéré

Gestion des écoles Yavuz Selim par la Fondation Maarif: L'Agent judiciaire de l'Etat introduit un rabat du délibéré

Ce lundi ça devait être la proclamation des résultats du dossier Yavuz Selim par le juge des référés du Tribunal de Grande instance hors classe de Dakar sur la proposition du gouvernement de confier la gestion de ces établissements à la Fondation Maarif. Mais l’Agent judiciaire de l’Etat (Aje) a introduit un rabat de délibéré. Même si le dossier sera évoqué, le verdict va être probablement rapporté.

Pour quelles raisons ? Il est difficile de savoir les motivations de cette demande de l’Aje alors que le gouvernement est en train d’étudier la contre-proposition de l’administration de Yavuz Selim, en pleine tempête, après que l’Etat a décidé la semaine dernière de fermer ses portes. Il veut sans doute donner une chance aux tractations en cours qui devraient déboucher sur un compromis au grand bonheur des élèves angoissés par autant d’incertitudes.

Même si les deux parties avaient décidé de ne pas dévoiler le contenu de cette proposition, le directeur de l’Enseignement élémentaire semble avoir violé cet accord, en soutenant que les nationaux vont racheter les parts récemment cédées aux Français. A l’émission « Jakarlo » de la Tfm, il a dit qu’il s’agissait de la « sénégalisation » totale des établissements, dont l’actionnariat majoritaire est devenu français après que Baskent Egitim a été cédée à Yavuz Selim S.a au pic de la crise qui secoue ces écoles. Jointes par téléphone, l’administration de Yavuz Selim S.a n’a pas voulu se prononcer et reste en revanche suspendue à la décision du gouvernement.

Vers la « sénégalisatio » des écoles

Il faut savoir que ce rififi est provoqué par la décision de l’Etat de céder ces écoles turques à la Fondation Maarif, mise en place par le gouvernement turc au lendemain du putsch manqué contre Recep Tayyip Erdogan. Favorable à cette option au départ, le gouvernement avait fait face à l’intransigeance du Conseil d’administration de Yavuz Selim.

Laquelle l’avait contraint à abandonner cette option avant qu’il ne propose leur placement sous administration provisoire. Elle sera rejetée par Yavuz Selim S.a qui a fait une contre-proposition pour essayer de résoudre définitivement cette crise dont les contours judiciaires ne sont pas totalement vidés.

Le gouvernement du Sénégal, par le biais de l’Agent judiciaire de l’Etat, avait saisi le juge des référés du Tribunal régional de Grande instance hors classe de Dakar pour demander à ce que la Fondation turque Maarif puisse administrer les écoles Yavuz Selim.

En lieu et place d’une assignation en bonne et due forme, l’Etat avait servi une assignation à mairie. Informé des manœuvres de l’Etat au niveau du Tribunal régional, le groupe Yavuz Selim avait lui aussi introduit un rabat du délibéré qui sera accordé par le juge.

Le Quotidien

Affaire Yavuz Selim: Jeux d’ombres entre Paris, Dakar et Istanbul

Affaire Yavuz Selim: Jeux d'ombres entre Paris, Dakar et Istanbul

L’affaire Yavuz Selim, qui est sans doute le feuilleton le plus électrique de l’hivernage, n’est pas prête de s’estomper.

La société Horizon Education France, qui détient la majorité du capital de l’institution scolaire, ne serait française que de nom.

Elle est née sur les cendres de Basom Global Invest, à consonance plutôt turque, plus proche d’Istanbul que de Paris.

Selon des documents notariaux dont nous tenons copie, les intérêts entre les deux sociétés. Horizon Education France et Basom Global Invest sont plus que liés. Elles partagent la même adresse: le 19; Chemin de Trousseau, 91130 RIS Orangis, France. Ce n’est pas la seule « coïncidence », puisqu’on retrouve le même Tuna Ba, à la direction générale des deux structures.

C’est, en effet, par procès-verbal, en date du 19 avril 2017, que l’assemblée générale des actionnaires prenait deux résolutions. En l’occurrence, la nomination de M. Ba à la tête de cette structure qui change de nom pour devenir Horizon Education France, constituée avec un capital social de 50 000 euros. L’opération permet aussi de transformer Basom Global Invest en holding, dont le président est Cayir Pascal Serkan.

Ce dernier se retrouve donc dans les deux sociétés. Mieux, outre Serkan, les autres souscripteurs d’actions se trouvent être Meviut Ucar, Ousmane Catakli, Aytouc Akbas et Bekir Dengi. Ce sont ces personnalités franco-turques, introduites dans les milieux d’affaires français, qui ont procédé aux premiers versements de 25 mille euros pour souscrire au capital de Basom Global Invest.

De là à faire la connexion avec le prédicateur turc Fethullah Gulen, l’inspirateur du mouvement Gulen, aujourd’hui bête noire du pouvoir turc, c’est un pas que les autorités du Sénégal ont sans doute aisément franchi, même si elles ne communiquent pas dessus.

L’Etat du Sénégal soupçonnait, en effet, des connexions cachées qu’il veut mettre sur la balance pour écarter toute société qui pourrait avoir des liens avec Gulen. Selon nos sources, le schéma de la délégation spéciale n’a été brandi que pour mieux évoluer vers d’autres scénarii, qui écartent Horizon Education France.

Toute la question est maintenant de savoir, si le front constitué pour défendre les intérêts de l’institution scolaire Yawuz Selim, qui a pris langue avec l’Etat, va accepter d’autres propositions qui lui seront faites.

Enquête

Crise à Yavuz Sélim : Aly Ngouille Ndiaye en sapeur-pompier

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Le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, s’est invité en médiateur de la crise qui secoue les établissements Yavuz Sélim depuis plusieurs mois. Il va rencontrer, avec le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, le Pca du Groupe Yavuz Selim SA et la direction générale dudit Groupe «pour trouver une solution à la fermeture des écoles Yavuz Selim»

, informe un communiqué de la direction générale de Yavuz Selim SA, reçu à Seneweb. La rencontre entre les différentes parties aura lieu cet après-midi à 18 heures au ministère de l’Intérieur, précise le texte.

Auteur: Seneweb

Affaire Yavuz Selim: La reculade du Gouvernement

La détermination des parents d’élèves et l’administration de Yavuz Sélim a été payante. Le ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam a indiqué hier, que le gouvernement est dans les dispositions de trouver une solution à cet imbroglio, qui risque d’être fort préjudiciable aux nombreux enfants inscrits dans les établissements.

«Nous avons décidé d’écarter l’association Baskent Egitim de la gestion des directions des établissements, mais en même temps, d’écarter la fondation Maarif aussi de la reprises des établissements. Dans ce contexte, une solution serait que le ministre de l’Education nationale assure la reprise de l’administration provisoire, qui doit conduire vers une solution définitive qui assure le modèle pédagogique et la qualité de l’enseignement. Dans cette solution provisoire, toutes les parties prenantes seraient associées, y compris les parents d’élèves… », a exposé Serigne Mbaye Thiam.

Le ministre de l’Education qui a rencontré hier, les parents d’élèves, va recevoir ce mardi le corps professoral sénégalais des établissements, pour prendre leur avis sur la décision de l’Etat et voir comment matérialiser cette décision, tout en maintenant l’esprit d’excellence qui a toujours cours au sein des établissements. Par ailleurs, il assure que les cours peuvent reprendre dès la semaine prochaine.

Source : Xalima

Yavuz Selim de Saint-Louis : La police interdit l’accès de l’établissement aux élèves et enseignants

YAVUZ SELIM DE SAINT-LOUIS : La police interdit l'accès de l'établissement aux élèves et enseignants
L’école Yawuz Sélim de Saint-Louis n’a pas ouvert ses portes malgré l’intervention de Madiambal Diagne, le PCA de l’école. Ce dernier avait rejeté la décision de l’adjoint au gouverneur d’interrompre les activités pédagogiques en indiquant que le dossier de l’école est en traitement à la Cour suprême.
Hier matin, ils étaient environ 150 élèves, enseignants et parents à être interdits d’accéder à l’établissement alors qu’une ouverture devrait être faite à 08heures. Les éléments d’El Hadji Bécaye Diarra, le Commissaire central de Saint-Louis, ont été positionnés très tôt sur les lieux.
Deux véhicules de police ont été stationnés devant l’école Yavuz Selim, interdite de fonctionner. Aucune résistance n’a été constatée. Après une conférence de presse, la foule s’est dispersée.

Groupe Yavuz Selim : La rentrée scolaire est bien effective, ce lundi

Groupe Yavuz Selim : La rentrée scolaire est bien effective, ce lundi

« Nous avons ouvert toutes nos classes ce matin ; il faut préciser qu’une première rentrée a été opérée le 11 septembre dernier pour les classes d’examens et les classes de 6e. Ce matin, beaucoup de parents qui étaient hésitants, ont vu que nous sommes plus que jamais là.
Ils sont revenus ; d’autres qui étaient sur le point de partir, sont en train de revenir », a dit, sur Radio sénégalais, Mamadou Ndoye, censeur du collège, Bosphore du groupe Yavuz Selim.

Par rapport à la demande du ministre de l’Education, M. Ndoye reste intraitable, soulignant que son établissement ne fermera pas ses portes. « Nous sommes ulcérés par le comportement de M. Serigne Mbaye Thiam.

Nous sommes formels : notre école fonctionnera, nos élèves se présenteront aux examens. Dans l’état actuel des choses, il n’y a rien qui puisse nous empêcher de fonctionner, encore moins empêcher nos élèves de participer aux examens », a-t-il assuré.

Venu inscrire son fils en classe de 4e, Ibrahima Sylla affiche toute sa confiance. « Nous sommes confiants ; je pense que l’Etat n’a pas pour rôle de fermer l’école. Si l’établissement ne donnait pas des résultats, j’aurais peut-être accepté… »

leral.net 

Fermeture de Yavuz Selim : Des marabouts invitent l’Etat à revoir sa décision

Le fils du Khalife général des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidiane Sy, un représentant du Khalife général des mourides, Ahmed Saloum Dieng, quelque 200 imams, parents d’élèves et enseignants du groupe scolaire Yavuz Selim ont organisé un grand rassemblement, jeudi, pour demander à l’Etat de revoir sa décision de fermer cet établissement scolaire.

L’Etat du Sénégal a retiré la gestion du groupe scolaire Yavuz Selim à l’association turque qui en avait la charge depuis 1999. La Fondation turque Maarif a été chargée de la gestion des écoles du groupe éducatif turc Yavuz Selim dans plusieurs pays africains. Cette décision a été prise par le gouvernement turc après le coup d’État de juillet 2016.

‘’C’est une épreuve qui nous touche, qui touche notre société, et nous demandons à l’Etat de savoir raison garder au risque de sacrifier la scolarité de plusieurs élèves qui sont nos enfants’’, a dit Cheikh Ahmed Tidiane Sy.

 

Selon lui, l’Etat ’’doit revoir’’ sa position et faire valoir ’’l’intérêt général’’ qui est de jeter un regard sur ’’tout ce que cet établissement compte comme élèves ayant reçu un bon enseignement et qui risquent de ne même pas se retrouver dans un autre mode d’enseignement’’.

 

‘’Nous ne sommes pas des activistes pour battre le macadam, pour dénoncer cet état de fait que nous trouvons irréalliste et intolérable dans un Etat souverain et de droit ne devant subir aucune pression extérieure’’, a soutenu le fils du Khalife des tidianes.

 

Pour lui, avec cette déclaration de fermeture du Groupe scolaire Yavuz Selim, c’est ’’l’intérêt général qui est bafoué’’. ‘’Nous ne croyons qu’à la vérité et à la connaissance et nous le faisons valoir’’, a-t-il encore confié.

 

Pour le représentant du Khalife général des mourides, Ahmed Saloum Dieng, ce rassemblement qui a vu les imams réciter le Livre saint du Coran traduit encore une fois l’intérêt pour l’Etat de ’’revoir’’ sa décision

 

‘’Les responsables de cet établissement que nous côtoyons depuis plus de 15 ans ont imprimé au Sénégal un nouveau type d’enseignement basé sur la performance et les résultats, et nous ne comprenons pas qu’au prix d’intérêts inavoués, l’Etat veuille fermer cette école’’, a-t-il dit.

 

Il a également fait savoir que dans cette école sont placés en internant plus de 200 élèves, issus de familles déminues et qui bénéficient de bourses entières octroyés par les responsables de l’école pour un bon enseignement.

 

Pour le secrétaire général de l’Association des guides, imams et prédicateurs du Sénégal Ahmed Dame Ndiaye, le Groupe scolaire Yavuz Selim a ’’amélioré la qualité’’ de l’enseignement au Sénégal.

 

Selon lui, l’Etat doit suivre les ’’intérêts’’ des populations qui ont besoin d’avoir un enseignement de qualité, dans un environnement sain et assaini tel que cela se fait dans cet établissement.

 

‘’Nous ne nous occupons pas de la politique politicienne, a dit Imam Dame Ndiaye, mais nous prônons et défendons des principes basés sur l’islam qui voudraient que nul ne fasse mal à son prochain pour ses propres intérêts (…)’’.

Aps

Affaire Yavuz Selim : Les précisions du ministère de l’Education nationale

AFFAIRE YAVUZ SELIM : Les précisions du ministère de l'Education nationale
Suite aux déclarations parues dans la presse et relatives à la cession de 64% du capital d’une société « Yavuz Selim » à des privés français, le Ministère de l’Education nationale tient à apporter les précisions suivantes :

Le Groupe Yavuz Selim compte neuf (9) établissements scolaires disséminés dans les régions de Dakar (5), Thiès (1), Ziguinchor (1), Saint Louis (1) et Kaolack (1) ; trois de ces établissements, dont deux à Dakar et un à Thiès, ont reçu l’autorisation d’ouverture prévue par les textes législatifs et réglementaires régissant l’enseignement privé et la procédure d’instruction de cette autorisation est en cours pour les six autres.

Dans les registres du Ministère de l’Education nationale, Yavuz Selim est juste une appellation donnée à des écoles relevant de l’Association internationale turque BaskentEgitim dont la création au Sénégal comme association étrangère a été autorisée par l’arrêté n°002686 du 16 avril 1998.

Au cours des procédures et formalités d’ouverture des écoles Yavuz Selim, tout comme dans les arrêtés d’autorisation, les déclarants responsables désignés, représentent l’Association BaskentEgetim et agissent en son nom, et non pour le compte d’une société « Yavuz Selim ».

L’arrêté n° 002686 du 16 avril 1998 précité a été abrogé par celui n° 18353 du 07 décembre 2016 qui « entraîne la cessation immédiate des activités de l’Association BaskentEgetim sur toute l’étendue du territoire national » ; BaskentEgetim n’est donc plus autorisée à mener des activités d’enseignement au Sénégal et l’Etat tient en à informer l’opinion et les parents d’élèves.

Une société dénommée « Yavuz Selim », déclarant responsable autorisé d’établissements privés d’enseignement, est inconnue des registres du Ministère de l’Education nationale ; elle ne peut, en conséquence, gérer ou administrer aucun établissement scolaire privé.

Dakar, le 6 septembre 2017

Pour le ministère de l’Education nationale
Mamadou Abdoul SOW
Chef de la Division de l’Enseignement privé

Reprise des établissements Yavuz Sélim : Maarif, les faits et chiffres du désastre

REPRISE DES ÉTABLISSEMENTS YAVUZ SÉLIM : Maarif, les faits et chiffres du désastre

Selon les informations de Libération, en Somalie par exemple, les deux établissements placés sous tutelle de Maarif après les menaces de la Turquie ont connu une chute remarquable de leurs effectifs.
De deux écoles qui comptaient 120 élèves, on est passé d’une école avec 20 élèves car tous les parents ont tourné le dos à l’établissement.
En Guinée Conakry, c’est la même remarque qui a été faite après la reprise des 15 établissements par Maarif. ‘’Les Citadelles’’ qui étaient réputés être des établissements de référence n’ont presque plus d’élèves et on se dirige tout simplement vers leurs fermetures.
C’est à cause de ce désastre que des pays comme l’Afrique du Sud ou le Nigéria ont refusé de se soumettre à la volonté vengeresse d’Erdogan lorsqu’il a demandé de placer les établissements Gülen sous contrôle de Maarif.
A vrai dire cette « Fondation » se révèle plus être un outil de propagande idéologique mis en place par Ankara. Le professeur Aysel Çelikel, présidente de l’Association pour le soutien de la vie contemporaine, a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme dans un article très détaillé publié sur Cumhuriyet.

Les chiffres du désastre

Elle écrit : « en ce qui concerne la Loi de la Fondation de l’Education, exerçant dans un domaine qui prépare les nouvelles générations et l’avenir du pays, il est plus qu’urgent de freiner un mouvement de main mise idéologique sur l’éducation, qui prétend agir dans le sens inverse.

Il n’est pas possible de comprendre la nécessité d’une fondation qui possède les mêmes autorités que le Ministère de l’Education nationale dont les administrateurs seront affectés par le pouvoir politique et qui bénéficiera largement des sources de l’Etat.
Tous les domaines concernés par les devoirs et autorités du ministère sont également mis à la portée de la fondation.
La création d’une nouvelle organisation avec de tels privilèges, appuyée par des lois est d’autant plus inquiétante, car d’ores et déjà des institutions d’éducation de tous les niveaux scolaires et éducatifs, et de nombreuses associations et fondations religieuses font déjà des efforts afin de former des générations bigotes et haineuses. »

Maarif un dangereux appareil de propagande idéologique

Selon le professeur : « ’’Maarif Vakfı” a donc le droit d’ouvrir, acheter, prendre la gestion des écoles, foyers et installations similaires de tous les niveaux, préscolaire au supérieur, en Turquie et dans d’autres pays, dans lesquels si un école de la fondation existe, d’autres organismes ne pourront pas en ouvrir. Elle peut donc produire et améliorer les programmes de l’éducation, créer ?

Des méthodes d’apprentissage. Elle peut donner des bourses et soutiens aux élèves. Elle peut aussi former les cadres enseignants et conseils.
Aussi, il n’est pas possible d’expliquer avec raison, les motivations qui conduisent à ouvrir une nouvelle institution d’éducation à l’égal du Ministère d’Education existant, donnant à une entité juridique des pouvoirs exceptionnels, et non soumise au contrôle de l’Etat, ni administrativement ni financière- ment, mais qui dépend directement du pouvoir politique.
Cette autorité aura pouvoir d’ouvrir des organismes scolaires et d’agir dans tous les domaines liés à l’éducation, y compris la formation des enseignants qui seront en fonction dans ces institutions. »
« Cette Fondation, qui utilisera pourtant les autorités et les moyens de l’Etat, sera dirigée par la main du pouvoir, mais par l’intermédiaire d’organismes hors contrôle de l’Etat. Le Conseil d’Administration sera composé de 7 membres permanents affectés par le Conseil des ministres, 5 membres de YÖK (Conseil de l’Education Supérieure).
Les administrateurs qui peuvent garder leur place jusqu’à 72 ans, peuvent intervenir sur le statut de la fondation, prendre des décisions sur la qualité et la nature de l’éducation. Ces membres, élisent également les membres du Conseil exécutif, les démettent de leur fonction, et sont autorisés dans tous les domaines, jusqu’à définir les salaires, allocations et indemnités » révèle l’article.

Des financements occultes sans contrôle

Qui note : « un budget d’1 million de Livres turques (environ 300 mille €) sera versé à la fondation, depuis le budget de l’Education Nationale. Par ailleurs, les sommes qui seront transférées sur décision de Conseil des ministres, depuis le budget général et des institutions publiques liées, figureront dans les “dons”.

Aucune administration étatique, y compris le Ministère des finances, et la Cour des comptes n’auront autorité de contrôle sur l’utilisation des sources financières de la fondation. Ainsi, sous le prétexte “d’éradiquer” les “infiltrations de la secte Gülen” au sein de l’appareil d’état, le pouvoir AKP, sans souci de la constitution turque, construit-il ses propres structures éducatives, qui prendraient le pas sur le ministère de l’Education existant.
C’est du moins la seule explication plausible qu’on puisse donner de cette nouvelle loi, qui s’articule si bien avec la montée en force d’un système éducatif totalement bigot et idéologisé.
On peut s’étonner du fait que la protestation des politiques qui se disent encore “républicains” soit si faible, alors que ces mesures sont dans la droite ligne d’une concentration des pouvoirs entre les mains du Président et de son parti, jusqu’à prétendre former la conscience et les cerveaux des générations futures. Et on sait pourtant avec quelle idéologie ! »